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  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 20:57

 

 

 

 

 

 

YAOUNDE - 23 MARS 2014  © Yves Junior Ngangue | Cameroon-Info.Net

 

Sous la protection du dictateur Ougandais Yoweri Museveni l’ancien chef de l’Etat Centrafricain préparerait son retour aux affaires.

 

D’après le magazine panafricain Jeune Afrique en kiosque, François Bozizé l’ex chef de l’Etat Centrafricain déchu, serait en ce moment même à Kampala, en Ouganda après l’annulation de son visa à Paris en juillet 2013 par les autorités françaises. 

Parti de l’hexagone, il aurait selon les mêmes sources séjourné à Juba au Sud-soudan, avant de rejoindre sa nouvelle terre d’accueil où l’ancien chef d’Etat-major des armées, qu’on dit proche des antibalaka, serait en train de se constituer rébellion. 

Il y a quelques temps déjà, certains médias locaux avaient allégué qu’un coup d’Etat initié par le tombeur d’Ange Félix Patassé était en préparation, contre les nouvelles autorités établies à Bangui --la présidente de la transition Catherine Samba Panza. On se souvient même que la date du 15 mars 2014 avait été formellement avancée par quelques-uns de nos confrères Centrafricains. 


Seulement, n’y a-t-il pas lieu de craindre le pire, au regard de l’instabilité sécuritaire qui prévaut encore dans l’arrière-pays et même à Bangui la capitale où 05 jeunes musulmans ont été tués ce samedi 22 mars par les antibalaka au grand marché du PK 5, pourtant sous le contrôle des hommes de la force Sangaris ? 


Le nerf de la guerre 


A défaut de reprendre son fauteuil au palais présidentiel de Bangui, eu égard à la présence de plusieurs forces internationales sur le territoire Centrafricain, François Bozizé aurait selon quelques observateurs, la capacité de faire perdurer la guerre et le chaos en RCA. Peu après sa chute, on se souvient déjà que le journal Français Le monde avait estimé la fortune de l’ex putschiste, répartie dans des banques étrangères et certains paradis fiscaux, à 155 millions d’Euro. Aussi, convient-il de préciser que les avoirs de l’ancien chef d’Etat n’avaient fait l’objet d’aucun gel. 

Malgré la remise par la France à la cour pénale internationale, il y’a quelques jours, d’une liste de présumés criminels de guerre où figuraient les noms de certains dignitaires du régime de Bozizé, à l’instar de celui de son propre fils Jean- Francis, certains experts des questions de politique internationale interrogés sous anonymat infèrent que la page du pouvoir de l’ancien général d’armée, à la tête de l’Etat Centrafricain serait définitivement tournée.

 

 

 

 

Lu pour vous : Rumeurs de coup d’Etat en RCA: Que cherche François Bozizé à Kampala ?
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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 20:53

 

 

 

 

 

 

 

INTERVIEW - Quatre mois après l'intervention française en Centrafrique, Abdou Diouf, le secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), répond en exclusivité aux questions du JDD. Extrait de son entretien à paraître dimanche.

 

La France a-t?elle, selon vous, sous-estimé les risques et calibré ses forces au minimum pour intervenir en Centrafrique?


Cette mission Sangaris a évité le pire, le génocide. Elle est venue à son heure. Personne ne pensait que la prise de pouvoir par l'ex-président Djotodia, appuyé par les milices Séléka, finirait en guerre politico-religieuse. Au moment où la France a envoyé ses troupes en renfort des forces africaines déjà sur place, la situation était dangereuse, mais je ne peux pas dire que les autorités françaises ont mal apprécié la situation. Au vu de ce qui s'est passé ensuite, si la France n'était pas intervenue, il y aurait eu un véritable génocide. Il faut attendre maintenant l'arrivée des autres renforts africains et européens et surtout la mise en place de l'opération de maintien de la paix des Nations unies.

 

Le mot "génocide" est fort, vous le maintenez?
 

(...) Le mot "génocide" a été galvaudé. Il faut le saisir de façon presque charnelle. Allez à Kigali et visitez le mémorial du génocide rwandais! Personne n'en sort intact. Moi, j'y suis allé, et je vous assure qu'en en sortant je pleurais à chaudes larmes, je n'étais plus moi-même.

 

François Clemenceau - Le Journal du Dimanche  samedi 22 mars 2014

 

 

Centrafrique: pour Abdou Diouf, l'intervention française a évité un "génocide"

 

PARIS, 23 mars 2014 (AFP) - L'intervention française en Centrafrique "a évité le pire, le génocide", estime le secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf, dans un entretien à paraître dans le Journal du dimanche.

 

"Au vu de ce qui s'est passé ensuite, si la France n'était pas intervenue, il y aurait eu un véritable génocide", affirme M. Diouf.

 

Désormais, il dit attendre "l'arrivée des autres renforts africains et européens et surtout la mise en place de l'opération de maintien de la paix des Nations unies".

 

En tant que dirigeant de l'Organisation internationale de la Francophonie, qui regroupe 77 Etats membres ou observateurs, Abdou Diouf assure avoir promis au secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, "de faire tout(son) possible pour qu'un maximum de pays francophones participent à cette mission en Centrafrique".

 

La Centrafrique s'est enfoncée dans le chaos et un cycle infernal de tueries intercommunautaires depuis un coup d'Etat il y a un an.

 

Les violences ont fait près d'un million de déplacés et réfugiés, sur une population totale de 4,6 millions d'habitants, et provoqué une crise humanitaire sans précédent.

 

© 2014 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

 

 

Menace de jihad en Centrafrique

 

Frédéric Gerschel | Publié le 23 mars 2014, 07h00

 

Il s'agit pour l'instant d'un phénomène très marginal. Mais les autorités françaises surveillent avec attention les appels au jihad concernant la Centrafrique. Il faut dire que la situation sécuritaire est toujours préoccupante dans le pays malgré...

Abdou Diouf : "La France a évité un génocide en Centrafrique"
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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 20:49

 

 

 

 

 

Progamme alimentaire mondial

 

dimanche 23 mars 2014, par africanpressorganization

 

YAOUNDE, Cameroun, 21 mars 2014/African Press Organization (APO)

 

L’exode de quelque 296.000 réfugiés de Centrafrique vers les pays voisins, le Cameroun, le Tchad, la République démocratique du Congo et la République du Congo, a engendré une crise régionale, dans des pays qui manquaient déjà de nourriture, a indiqué aujourd’hui Ertharin Cousin, la directrice exécutive du Programme Mondial des Nations unies (PAM).

 

« Au moment où nous avons urgemment besoin que la communauté internationale se préoccupe du désastre humanitaire en Centrafrique, nous avons également besoin de soutien pour faire face la crise régionale engendrée par l’afflux de réfugiés. Nous devons nous assurer que ceux qui ont survécu aux massacres en RCA ne deviennent pas des victimes de la malnutrition et autres maladies pendant leur exil », a indiqué Mme Cousin après une visite en Centrafrique où elle a rencontré les personnes déplacées par le conflit.

 

Afin de pouvoir fournir des vivres et autres forme d’assistance aux réfugiés jusqu’à ce qu’ils puissent rentrer chez eux, les humanitaires, dont le PAM, ont besoin de plus de soutiens financiers de la part de la communauté internationale.

 

Les pays d’accueil sont eux-mêmes déjà confrontés à l’insécurité alimentaire et à des poches de malnutrition. L’afflux de réfugiés augmente significativement la pression sur les communautés et les gouvernements des pays qui les accueillent, ainsi que sur les opérations du PAM qui sont sérieusement sous-financées.

 

Sans de nouvelles contributions financières, le PAM ne pourra apporter une assistance vitale et un soutien nutritionnel aux réfugiés.

 

Les donateurs ont généreusement financé les opérations d’urgence du PAM en Centrafrique à hauteur de 37 millions de dollars mais près de 70 millions de dollars supplémentaires sont nécessaires pour financer ces activités jusqu’à la fin août. Quant aux besoins financiers pour nourrir les réfugiés dans les pays voisins, ceux-ci s’élèvent à plus de 17 millions de dollars.

 

Quand les réfugiés arrivent au Cameroun ou dans les autres pays voisins, ils sont traumatisés, épuisés, affamés et souvent en mauvaise santé. Et chaque jour, ils sont de plus en plus nombreux. Malgré cette situation, les pays voisins, dont le Cameroun, laissent leurs frontières ouvertes.

 

« J’apprécie hautement le soutien que le gouvernement du Cameroun apporte au PAM et à ses partenaires des Nations Unies ainsi que l’assistance qu’il fournit généreusement aux réfugiés centrafricains. Nous sommes également reconnaissant des facilités accordées par les autorités camerounaises au transport des vivres de Douala à la Centrafrique », a ajouté la directrice exécutive.

L’exode des Centrafricains amplifie la crise humanitaire régionale
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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 16:46

 

 

 

 

 

APA-Brazzaville (Congo) - 2014-03-22 13:24:29

 

La 4-ème réunion du Groupe international de contact sur la République Centrafricaine (GIC-RCA) a pris fin vendredi à Brazzaville sur un appel à ‘’une aide financière urgente’’ aux autorités de Bangui en vue de leur permettre de faire revenir la paix dans le pays, un objectif qu’elles peuvent atteindre à travers certaines mesures comme ‘’le paiement des salaires et des pensions’’.


Reconnaissant la gravité des problèmes économiques et sociaux auxquels la RCA est confrontée, les participants ont souligné que ‘'la situation appelle une action urgente de la part des partenaires internationaux et une adaptation des procédures d'aide internationale à la situation particulière de la RCA'', souligne le communiqué sanctionnant la fin des travaux.


Ils ont en outre ‘'insisté sur l'importance que revêt le paiement régulier des salaires des agents de la fonction publique et des pensions des retraités'', sans oublier le ‘'soutien au redémarrage du fonctionnement de la machine étatique et administrative pour le retour d'une paix véritable dans le pays''.


Les participants à la 4ème réunion du GIC-RCA ont à ce propos ‘'salué la décision de la CEEAC (Communauté Economique des Etats de l'Afrique Centrale) de consacrer 50 des 100 millions de dollars américains annoncés lors de la Conférence de donateurs tenus à Addis-Abeba à l'appui économique et budgétaire à la RCA''.


Dans le cadre des efforts de stabilisation de la RAC, les participants à la réunion de Brazzaville estiment nécessaire de prendre ‘'des sanctions contre tous les individus et entités'' s'évertuant ‘'à entraver la transition et le processus de paix et de réconciliation''.


A ce propos, demande a été faite au Conseil de sécurité des Nations Unies de ‘'désigner rapidement les individus et entités à sanctionner, de manière à envoyer un message clair aux fauteurs de troubles'', note le communiqué.

 

La cinquième réunion du GIC-RCA aura lieu en en juin 2014 à Addis-Abeba.

 

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=511116#sthash.nBjGjMKb.dpuf

Appel à ''une aide financière urgente'' aux autorités de Bangui
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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 16:36

 

 

 

 

Bangui, 22 mars (ACAP) - Le Directeur général par intérim de la Société de Distribution en Eau En Centrafrique, Pierre Alfred Lébaramo a reconnu que d’énormes potentialités en eau de surface qui est de 47 milliards de millimètres par an, demeurent inexploitées en matière hydroélectrique par les opérateurs économiques, afin de promouvoir au développement du pays, lors de la 22ème édition de la Journée Mondiale de l’Eau sur le thème « Eau et énergie », vendredi 21 mars 2014 à Bangui.

 

Le but de cette journée instituée par le système des Nations-Unies en 1992, est d’attirer l’attention des décideurs, et de sensibiliser la population de basse couche de se mobiliser autour du secteur de l’eau, son superficie et sa gestion durable pour le développement du pays.

   
Selon lui, malgré l’abondance pluviométrique, seules les chutes de Boali et la centrale hydroélectrique sur le cours d’eau de Mobayi en République Démocratie du Congo (RDC) fournissent de l’énergie de manière insignifiante aux centrafricains. 
  
Aussi, il a fait constater que nonobstant la libéralisation du secteur électricité par le gouvernement centrafricain, aucun opérateur économique ne s’y intéresse. Ajoutant que les projets ficelés dans ce domaine par le ministère de l’Energie souffrent de financement. 
  
A l’issue de cette journée, les cadres et experts du ministère de l’Energie ont présenté des exposés entre autres sur l’historique de la Journée mondiale de l’Eau ; l’hydroélectricité et les ressources en eau en Centrafrique. 

Les potentialités en eau de surface en Centrafrique demeurent inexploitées par les opérateurs économiques
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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 16:28

 

 

 

 

 

 

http://www.midilibre.fr/   G.T. 22/03/2014, 14 h 41 | Mis à jour le 22/03/2014, 14 h 54

 

L'association Actions pour la Centrafrique organise une collecte de produits essentiels à travers tout le pays... Et ce samedi, aux Echelles de la Ville.

 

Depuis ce matin la Caravane de la solidarité est arrêtée aux Echelles de la ville, à Antigone. Cette opération lancée par l'association Actions pour la Centrafrique et relayée par l'association des centrafricains de Montpellier vise à collecter un certain nombre de produits vitaux afin de les convoyer ensuite vers Bangui. Deux tonnes de nourriture et de médicaments divers ont déjà été envoyés sur place. Après Montpellier, la Caravane ira à Lyon. Au total la communauté centrafricaine de France espère collecter une dizaine de tonnes de marchandises lors de cette opération. 

Montpellier : les Centrafricains se mobilisent pour leur pays
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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 13:59

 

 

 

 

 

 

PARIS, 21 mars 2014 (AFP) - Peter Bouckaert, directeur Urgences de l'ONG Human Rights Watch, a dénoncé vendredi la situation "insupportable" des musulmans en Centrafrique, traqués par les milices anti-balaka, au cours d'une rencontre avec la presse à Paris.

 

Vous avez effectué quatre missions en Centrafrique au cours des trois derniers mois. Quelle est la situation aujourd'hui, alors que la majorité de la population musulmane a fui vers le Tchad et le Cameroun voisins ?

 

"La situation humanitaire et sécuritaire est très grave, insupportable pour les musulmans qui restent dans le sud-ouest et à Bangui. Il y a une vingtaine de poches dans le pays avec 15.000 personnes en danger. On doit réfléchir à les évacuer.

 

C'est difficile pour la communauté humanitaire et (la force française) Sangaris de prendre cette décision, qui participe du nettoyage ethnique. Mais la priorité c'est d'assister des personnes en danger.

 

La solution n'est pas seulement de les évacuer vers le Cameroun ou le Tchad, on peut aussi les déplacer d'une ville à l'autre en Centrafrique car il y a encore des communautés qui veulent vivre ensemble.

 

On ne peut pas accepter le nettoyage ethnique comme un fait accompli. Il faut aussi penser au retour des musulmans, même si ce sera un processus très difficile. Leurs maisons ont été détruites ou sont occupées.

 

Il subsiste cependant des possibilités de réconciliation, notamment dans l'intérieur du pays. Depuis que les éleveurs et les commerçants musulmans sont partis, il n'y a plus de viande ou de produits sur les marchés. Et ça, les gens s'en aperçoivent. L'exode des musulmans n'est pas seulement un désastre humanitaire, c'est aussi un désastre économique pour le pays".

 

Q: La Centrafrique est plongée depuis un an dans un cycle de tueries interreligieuses. Face à la recrudescence des exactions à l'encontre des musulmans, des appels au jihad ont été lancés depuis le Soudan voisin mais aussi sur les réseaux sociaux. Redoutez-vous ce scénario ?

 

R: "On n'a jamais vu de mouvement jihadiste en Centrafrique et la rébellion Séléka n'était pas un mouvement islamiste. Mais le danger existe car ce qui se passe actuellement est une situation parfaite pour les mouvements jihadistes. On a des dizaines de milliers de musulmans qui ont tout perdu, leurs familles, leurs biens.

 

Les jihadistes ont toutes les images dont ils ont besoin pour mobiliser les réseaux: des lynchages horribles, des mosquées détruites, des corans profanés.

 

Par ailleurs, les frontières sont ouvertes".

 

Q: Vous avez, au cours des derniers mois, critiqué à plusieurs reprises l'opération militaire française Sangaris. Pourquoi ?

 

R: "Les Français doivent accepter la réalité du terrain. Cette opération militaire n'est pas un succès puisque les musulmans ont fui...

 

L'image de la France en Centrafrique n'est pas bonne. Les Sangaris ne sont pas appréciés par les musulmans et ne sont pas respectés par les anti-balaka (milices à dominante chrétienne).

 

Les Français semblent aujourd'hui prêts à reconnaître qu'ils sont dans une situation critique. Mais le problème, c'est qu'ils sont seuls: il n'y a pas de vraie réponse humanitaire (seuls 20% des 500 millions de dollars demandés par l'Onu ont été octroyés), il n'y a pas d'assistance européenne, le pouvoir centrafricain est paralysé et Catherine Samba Panza est devenue présidente d'un Etat qui a cessé d'exister.

 

Mais ce n'est pas seulement une question d'effectifs (militaires) mais aussi de comportement. Il faut absolument être plus actifs dans la protection des civils.

 

Si vous êtes là pour stabiliser la situation et arrêter les massacres, il faut agir, il faut intervenir pour sauver les gens !"

 

Situation "insupportable" pour les musulmans en Centrafrique, selon Peter Bouckaert (HRW)
Situation "insupportable" pour les musulmans en Centrafrique, selon Peter Bouckaert (HRW)
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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 11:56

 

 

 

 

 

 

(Les Echos 22/03/14)

 

Une année que la Centrafrique est le théâtre d’affrontements armés entre les rebelles majoritairement musulmans de la Seleka et les milices chrétiennes anti-balaka. Ces derniers ont toutefois fait un pas vers l’apaisement lors d’une rencontre, vendredi, avec la ministre centrafricaine de la Communication et de la Réconciliation dans la capitale du pays, Bangui. 

 

« Nous avons opté pour libérer le peuple centrafricain et nous estimons que notre objectif est atteint. Donc nous ne devons plus continuer à perpétrer des actes qui sont contraires à notre but », a annoncé Emotion Brice Namsio, présenté comme l’un des coordinateurs des milices anti-balaka. Et de poursuivre « Nous sommes déterminés à déposer les armes, à aller à la réconciliation avec les musulmans ».

 

Résultant d’un coup d’Etat, d’exactions et de représailles en chaîne, la situation centrafricaine s’est transformée progressivement -et dans le sang-en un affrontement inter-confessionnel. L’intervention des forces françaises et africaines de la Misca a stabilisé la situation dans la capitale Bangui mais n’a pas empêché le déplacement de centaines de milliers de personnes et de nombreux massacres.

 

Par la voix de la ministre de la Réconciliation, Antoinette Montaigne Moussa, le gouvernement par intérim s’est félicité de la « main tendue » des anti-balaka et de cette prise de position allant dans le sens d’une réconciliation. Elle a toutefois indiqué qu’elle espérait que les paroles ne seraient pas contredites par les faits. Les anti-balaka ont exprimé des doléances auprès du gouvernement, sorte de contre-partie à la fin des violences, notamment la prise en charge des «éléments qui travaillent aux champs autour de Bangui pour subvenir aux besoins».


Accrochage avec les troupes françaises

 

Ces déclarations d’un des porte-paroles des anti-balaka interviennent pourtant dans un climat de tensions entre le groupe et les troupes françaises. L’Etat-major de l’opération Sangaris ayant signalé plusieurs accrochages entre les soldats français et les miliciens chrétiens sur l’axe routier entre Bangui et la frontière camerounaise. Dans un point presse, le colonel Gilles Jaron, porte-parole de l’Etat-major, a laissé planer l’idée que les hommes avec lesquels se sont accrochés les troupes françaises ne sont pas des miliciens anti-balaka au sens strict du terme. « Ils se revendiquent anti-balaka, mais nous n’avons pas affaire à une structure organisée », a-t-il expliqué.

 

L’Europe en retard

 

Ce même 21 mars, le président de la République, François Hollande a rappelé l’Europe à ses engagements militaires en Centrafrique. Il demande à ce que la mission de l’Union européenne dans le pays, l’Eufor, soit suffisamment dotée à partir du 24 mars pour intervenir au plus vite. « Il faut 500 personnels, il y en a pour l’instant 375, donc il y a un effort à faire », a expliqué François Hollande au cours du sommet européen consacré essentiellement à trouver une solution à la crise ukrainienne. L’appel français est pour l’instant resté lettre morte. Aucun pays n’a annoncé d’augmentation de sa participation à la mission européenne.

 

http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0203389...

 

Centrafrique : les milices chrétiennes anti-balaka prêtes à déposer les armes
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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 11:24

 

 

 

 

 

(La Voix de l'Amérique 22/03/14)

 

La République centrafricaine est maintenant un pays où les tueurs les plus vicieux opèrent en toute impunité, affirme la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Navi Pillay. Elle s’exprimait jeudi à Bangui au terme de deux jours de discussions avec le chef de l'Etat, le ministre de la Justice, et des organisations locales des droits de humains, entre autre.

 

Mme Pillay a affirmé que la haine entre communautés demeure à un niveau terrifiant. Les personnes, et même des enfants, sont non seulement tuées, mais aussi torturées, mutilées, brûlées et démembrées – parfois par des groupes mobilisés de manière spontanée, tout comme par des groupes organisés de combattants armés, a-t-elle fait valoir, appelant les Centrafricains à réfléchir et la communauté internationale à faire « beaucoup plus » pour aider à rétablir la loi et l'ordre dans le pays.

 

« Bien que les tueries à grande échelle qui ont eu lieu en décembre et janvier paraissent être arrêtées pour le moment, principalement en raison de la présence des Forces de la Mission de maintien de la paix de l'Union africaine (MISCA) et de la Force militaire française, connue sous le nom de Sangaris, dans des zones chaudes, des personnes continuent d'être tuées quotidiennement, notamment par des groupes anti-Balaka », a déclaré Mme Pillay.

 

La Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme s’est dite « particulièrement consternée » par des actes tels que la décapitation, le dépècement des corps ou la consommation de chair humaine.

 

Les responsables des pires sévices, des gens arrêtés avec du sang sur leurs machettes, ou des morceaux de chair humaine à la main, ne sont pas inquiétés, a déploré Mme Pillay, d’autant que la justice n’existe plus, et qu’il ne reste personne pour les inculper, aucune prison pour les détenir.

 

« En réalité, il n'existe pas d'Etat. Il n'y a pas d'armée nationale cohérente, ni de police, ni de système judiciaire, pratiquement pas de lieux de détention des criminels, ni de moyens de les juger », a indiqué Mme Pillay.

 

« Je suis profondément préoccupé par la lenteur de la communauté internationale », a poursuivi Mme Pillay . Elle « semble avoir oublié quelques-unes des leçons apprises en Bosnie-Herzégovine, au Rwanda, au Kosovo et au Timor oriental - pour n'en citer que quelques-unes », a mis en garde la Haut-Commissaire.

 

http://www.lavoixdelamerique.com/content/pillay-denonce-lana...

Pillay dénonce l'anarchie en RCA
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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 10:42

 

 

 

 

 

 

NEW YORK (Nations Unies), 22/03/14 (Xinhua) -- La Banque mondiale (BM), l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et le gouvernement de la République centrafricaine (RCA) ont annoncé vendredi un projet conjoint pour éviter une crise alimentaire et nutritionnelle généralisée dans le pays déchiré par un conflit.

 

La Banque mondiale finance un accord de 8 millions de dollars avec la FAO dans le cadre d'un programme de 20 millions de dollars mis en œuvre en coordination avec le Programme alimentaire mondial (PAM) pour fournir une aide alimentaire et un appui à la production agricole.

 

"Le projet d'urgence s'inscrit dans l'engagement qu'a souscrit la Banque mondiale, pour un montant total de 100 millions de dollars, pour contribuer à rétablir les services publics essentiels, fournir des vivres, des soins de santé et faciliter le relèvement du secteur agricole en République centrafricaine", a déclaré le représentant résident de la Banque mondiale en Centrafrique, Midou Ibrahima, dans un communiqué de presse.

 

A court terme, les activités menées au titre de l'accord consisteront principalement à fournir des semences et des outils à 9000 familles d'agriculteurs pour la prochaine campagne des semis, qui débute à la mi-avril.

 

Après l'insécurité qui règne dans l'ensemble du pays et qui a entraîné des déplacements massifs de population durant la campagne agricole de 2013, la plupart des communautés ont indiqué qu'elles n'avaient pas de semences pour planter. Ces déplacements et l'impossibilité de cultiver ont entraîné une forte baisse de la production alimentaire, alors que dans la capitale, Bangui, de graves perturbations des marchés ont fait monter en flèche les prix des denrées.

 

Les 9000 familles recevront 25 kilos de semences chacune, ce qui devrait leur permettre de récolter environ 6 000 tonnes de maïs, d'arachides et de riz d'ici à septembre 2014.

 

Pour améliorer encore le système semencier des cultures vivrières de base, le projet apportera un appui à 70 groupes semenciers spécialisés pour qu'ils produisent et vendent à la FAO et à ses partenaires 175 tonnes supplémentaires qui seront distribuées à 7 000 familles pour la prochaine campagne.

 

"Les agriculteurs ont besoin d'un appui pour pouvoir produire les aliments qu'ils consomment, rétablir leurs moyens d'existence et tirer parti des opportunités économiques locales", a déclaré le Représentant par intérim de la FAO dans ce pays, Alexis Bonte.

 

 

(Président de la Banque Mondiale)

La BM et la FAO dévoilent un projet d'aide alimentaire en Centrafrique
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