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  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 18:58

 

 

 

 

 

http://www.adiac-congo.com/    Jeudi 11 Septembre 2014 - 18:15

 

L'Amnesty international entend consacrer un sujet interactif sur la République centrafricaine, permettant ainsi à la communauté internationale de mieux comprendre la situation  sur place. L’organisation initiatrice de ce projet, dite : « l’Amnesty Stories » a fait savoir que ce pays a été longtemps oublié par la communauté internationale.

 

Près de 2 ans après le début de la crise, la Centrafrique n'a toujours pas réussi à trouver le chemin de la paix. Les affrontements entre partisans de l'ex-Seleka et anti-balaka se poursuivent dans plusieurs provinces du pays. À la veille du déploiement des forces de l'ONU, Amnesty international consacre un dossier sur la Centrafrique, diffusé sur sa toute nouvelle plate-forme internet "Amnesty Stories" et dans laquelle le site internet "Le Nouvel Observateur" est partenaire.

 

Ce numéro d'Amnesty Stories s’articule autour de l’expertise de l'ONG, du travail pluriel des journalistes, envoyés spéciaux et correspondants des rédactions partenaires, et de photojournalistes. « Les travaux de William Daniels et de Michaël Zumstein, photographes qui se sont régulièrement rendus en RCA depuis le début du conflit, viennent renforcer le récit », a expliqué l'organisation internationale. Interactivité, repères historiques, diaporama, archives de presse, cartes, tout ceci a été pensé pour aider à comprendre ce pays où prédomine la haine et l'incapacité à vivre-ensemble.

 

La crise qui secoue la Centrafrique n’a pas laissé indifférentes les sensibilités humanitaires. « Au cours des huit années de mandat en tant que Haut-Commissaire, la situation en RCA m'a causé beaucoup d’angoisse, que mon récent voyage dans le pays. J'ai été profondément choqué par la barbarie, la brutalité et l'inhumanité qui caractérisent la violence présente dans le pays », s'alarmait déjà le 6 mars 2014, Antonio Guterres, Haut- Commissaire des Nations unies pour les réfugiés.

 

L’ONG internationale se dit, quant à elle, préoccupée du fait que longtemps, la République Centrafricaine a été oubliée par tous, y compris la communauté internationale. Ce n'est qu'en mars 2013 que ce pays d'Afrique centrale a attiré l’attention de la communauté internationale, alors qu’elle a connu de multiples crises ces dernières décennies. Le dernier coup d'État, le énième du genre,  mené par les rebelles de la Seleka, majoritairement musulmans et originaires du nord-est du pays, une région abandonnée par les régimes qui se sont succédé à la tête du pays, a remis en marche le cycle de violences. D’après l’organisation internationale l’Amnesty, tout cela se passe avec l'intérêt de la communauté internationale.

 

Tiras Andang et Fiacre Kombo (stagiaire)

Centrafrique : Amnesty international lance une nouvelle plate-forme internet
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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 18:49

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-09-11 15:09:01 - Le président François Hollande a fait part à Catherine Samba-Panza du ‘’soutien déterminé’’ de son pays à la République centrafricaine, insistant sur la détermination de Paris à ‘’contribuer’’ sur tous les plans ‘’à la résolution de la crise’’ qui sévit en RCA.


‘'La France continuera à apporter son soutien déterminé à la République Centrafricaine, afin de contribuer à la résolution de la crise, dans les domaines sécuritaires, humanitaires, financiers et de développement'', a notamment le président français, François Hollande dans une lettre adressée le 9 septembre à la Présidente de transition Catherine Samba-Panza et dont APA a reçu copie ce jeudi.

Pour le président français, la réunion que le Secrétaire général des Nations unies prévoit d'organiser en marge de l'assemblée générale de l'ONU, sera ‘'l'occasion pour les principaux partenaires de la RCA, dont la France de réitérer leur soutien à votre pays''.


Il a par ailleurs conseillé à la cheffe de l'état de maintenir le cap pour faire avancer le chantier de la transition qui selon lui est ‘'la mise en œuvre de l'accord de cessation des hostilités et du désarmement des combattants, la lutte contre l'impunité, le dialogue national, la remise sur pied des forces de sécurité, la reconstruction de l'Etat et la préparation des élections libres, régulières et transparentes''.


La correspondance de Hollande fait suite à une note de clarification sur le choix de la nomination du gouvernement Kamoun que lui avait envoyée la présidente centrafricaine au lendemain de la formation de la nouvelle équipe gouvernementale.

 

 http://www.apanews.net/article_read-804351-hollande-exprime-le-----soutien-dermine039---de-paris-ea-rca.html#sthash.1pFO7L3x.dpuf

Hollande exprime le ''soutien déterminé'' de Paris à la RCA
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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 18:47

 

 

 

 

 

11/09/14 (AFP)

 

Le président du Parlement de transition centrafricain, Alexandre-Ferdinand N'Guendet, est entré en guerre ouverte avec la présidente de transition, Catherine Samba-Panza Partisan de la nomination de Karim Meckassoua au poste de Premier ministre, Alexandre-Ferdinand N'Guendet, le président du Parlement de transition (CNT), avait un agenda à peine caché : forcer Catherine Samba-Panza à démissionner et assurer l'intérim.

 

C'est en tout cas ce qu'il a expliqué au médiateur congolais, Denis Sassou Nguesso, lorsque ce dernier a convoqué une partie des leaders politiques centrafricains, peu après la nomination de Mahamat Kamoun à la primature. Le plan de N'Guendet n'a pas eu le succès escompté auprès de DSN, même si ce dernier soutenait ouvertement Meckassoua.

 

Quant à Samba-Panza, qui a confirmé Kamoun, le 22 août, elle en a manifestement eu vent. Depuis, la guerre est déclarée entre cette dernière et N'Guendet. Devant plusieurs diplomates, le président du CNT a même expliqué avoir reçu des menaces de mort par SMS. Inquiets de ces tensions, les représentants de la communauté internationale à Bangui ont demandé aux deux protagonistes de "respecter l'esprit de la transition". 

Centrafrique : N'Guendet et son agenda caché
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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 18:20

 

 

 

 

Communiqué de presse de Nouredine Adam 

Les Séléka ne veulent plus être appelés Séléka ni ex-Séléka
Les Séléka ne veulent plus être appelés Séléka ni ex-Séléka
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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 13:06

 

 

 

 

 

Luanda - 10.09.2014 - mer. 19'20 - http://www.portalangop.co.ao/ - Le chef de l'Etat angolais, José Eduardo dos Santos, a analysé mercredi, à Luanda, avec le commandant des Forces de la Mission des Nations Unies en République Centrafricaine (RCA), le général Tumenta Martin, la situation politique et humanitaire qui prévaut dans ce pays de la Région des Grands Lacs.

 

Abordé par la presse, à l'issue de la rencontre, le général de nationalité  camerounaise a expliqué qu'il s'agissait de questions relatives à la mission des forces de maintien de la paix en RCA, qui joue depuis décembre 2013 un "rôle important" pour la reposition de l'ordre et la tranquillité dans ce territoire.

 

 "Le rôle de cette mission a permis de résoudre certaines situations dan la ville de Bangui (capitale de la RCA), où actuellement il est possible de circuler librement", a souligné Tumenta Martin, ajoutant que malgré le relatif calme dans cette ville, il y a encore une préoccupante situation du point de vue humanitaire.

 

Par ailleurs, il s'est dit aussi préoccupé du nombre insuffisant d'effectifs  dans cette mission, ayant annoncé l'intégration bientôt de plus de 10 mille troupes de l'ONU sur le terrain et qu'il y a des conditions logistiques pour supporter la présence de ce contingent militaire.

 

Actuellement, des effectifs français et de certains pays de l'Union Européenne sont en RCA pour garantir la sécurité et tranquillité du pays meurtri par une guerre civile interreligieuse.

Le Président de la République aborde la situation en RCA avec le commandant des forces de l'ONU
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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 18:44

 

 

 

 

 

http://fr.radiovaticana.va/   10/09/2014

 

Trois religieuses ont célébré  25 ans de vie religieuse dans la Fraternité des Petites Sœurs du Cœur de Jésus (congrégation autochtone de Centrafrique). La cérémonie a eu lieu, le dimanche 7 septembre 2014, dans l’archidiocèse de Bangui.

 

Les sœurs Marie-Catherine SOUROU NOUATIN, Paulette LONGBA et Sidonie Francine KAYA sont les trois religieuses qui ont célébré leur  jubilé d’argent, au cours de la messe d’action de grâce, présidée par l’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné  NZAPALAINGA, dimanche 7 septembre, dans la paroisse Saint Pierre de Gobongo.

 

Dans l’homélie, le prélat a insisté sur la fraternité qui doit régner  dans la vie de chaque fidèle laïc et des serviteurs et servantes du Seigneur à l’instar des Trois Petites Sœurs du Cœur de Jésus,  qui totalisent  25 ans de vie religieuse.

 

Selon l’archevêque de Bangui, ces 25 ans de vie religieuse sont vécus avec la présence de Dieu et la force et courage qu’il a donné à chacune d’elle.

 

La cérémonie a été marquée par le renouvellement de l’engagement des trois religieuses. Chacune d'elle tenant chacune une bougie et la bénédiction de Mgr Dieudonné  NZAPALAINGA.

 

Rappelons que ce fut le 8 septembre 1988, que les sœurs Marie Catherine SOUROU NOUANTIN, Paulette LONGBA et Sidonie Francine KAYA avaient fait leur vœu perpétuel dans la Fraternité des Petites Sœurs du Cœur de Jésus, unique congrégation autochtone de la République Centrafricaine.

Centrafrique : Jubilé d'argent chez les Petites Sœurs du Cœur de Jésus
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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 18:38

 

 

 

 

 

Par Thierry Brésillon/AA - 09/09/2014

 

Un convoi de 344 véhicules de l'ONU, entre autres équipements logisitiques, a été déchargé, lundi, à Bangui, d'un cargo en provenance du port de Douala, au Cameroun, en préparation du déploiement des casques bleus en République Centrafricaine, prévu pour le 15 septembre. Une cérémonie officielle devrait en principe se tenir à la mi-septembre au camp Mpoko, à Bangui, qui scellera la présence de 7800 casques bleus sur le sol centrafricain, en attendant le déploiement progressif de nouveaux contingents, jusqu'au 30 avril, date à laquelle le nombre global des forces onusiennes sera ramené à 11 800.

 

Les soldats de l’ONU seront déployés sur tout le territoire centrafricain avec trois états-majors : un premier à Bouar dans l’ouest du pays, un deuxième à Kaga-Bandoro, dans le Centre-Ouest, et un troisième à Bria dans le Centre-Est. La Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA), déployée en RCA depuis décembre 2013, compte actuellement 6000 militaires africains, opérant aux côtés des 2000 Français de l'opération Sangaris et des 150 hommes de l'opération de l'Union européenne pour la stabilisation en RCA (Eufor).


Mardi 1 septembre, la convention relative au transfert de compétence entre la MISCA et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) a été signée au siège du Bureau intégré des Nations Unies en Centrafrique (BINUCA) à Bangui.


Votée à l'unanimité le 10 avril dernier, une résolution du Conseil de sécurité des Nations-Unies a créé une nouvelle mission de maintien de la paix en Centrafrique (MINUSCA), composée de 10.000 soldats et de 1800 policiers.


La Centrafrique est en proie depuis 2012 à un conflit intercommunautaire opposant milices à majorité chrétienne (les Anti-balaka) à une ancienne milice au pouvoir, à majorité musulmane (Séléka). Ce conflit a plongé le pays dans un cercle infernal de représailles acculant les habitants, notamment ceux de confession musulmane, à fuir leurs quartiers vers le nord du pays ou des contrées limitrophes.

Bangui: compte à rebours enclenché pour le déploiement des casques bleus
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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 17:33

 

 

 

 

 

MARIA MALAGARDIS ENVOYÉE SPÉCIALE À PERPIGNAN 

 

Libération 9 SEPTEMBRE 2014 À 17:06

 

GRAND ANGLE

 

Pillages, lynchages, mutilations de cadavres… le déchaînement de violences qui a balayé la Centrafrique est au cœur des images de Michael Zumstein, Pierre Terdjman et William Daniels, présentés à Perpignan.

 

L’air presque espiègle, la jolie Nelly sourit devant des ruines. Elle «se repose après avoir détruit des maisons de musulmans», nous apprend la légende de cette photo prise par Michael Zumstein à Bangui, capitale de la Centrafrique, fin janvier. Le photographe, qui a effectué plusieurs séjours dans ce pays depuis un an, expose pour la première fois son travail au festival Visa pour l’image à Perpignan. Cette année, trois expositions y sont consacrées à la descente aux enfers de la Centrafrique. On découvre ainsi les photos de Pierre Terdjman, et notamment celle qui illustre une affiche de Visa, vision saisissante d’un commerçant musulman poursuivant avec une machette un pilleur. Des scènes violentes ou désespérées que l’on retrouve aussi chez William Daniels, le troisième photographe qui évoque la Centrafrique à Perpignan.

 

«TÉMOIGNER POUR L’HISTOIRE»

 

Amorcée en mars 2013 par un coup d’Etat mené par une rébellion à dominante musulmane, la dérive du pays s’accélère à partir de septembre, lorsque, après plusieurs mois d’exactions commises par les nouveaux maîtres du pays, le rapport de force s’inverse sous la pression notamment de la France. La population chrétienne s’arme et se venge alors sur la minorité musulmane, accusée d’avoir fait cause commune avec les rebelles. Michael Zumstein, 44 ans, William Daniels, 37 ans, Pierre Terdjman, 35 ans, ont été les témoins de cette escalade meurtrière. Ils se sont croisés sur le terrain, partageant souvent la même voiture, logés dans le même hôtel, le pittoresque Relais des chasses tenu par Freddy. Ce vieux Français expatrié offrait chaque soir de généreuses tournées de «Baron de Valls», une piquette bien utile pour décompresser après des journées tendues, passées à «documenter l’actu, mais aussi à témoigner pour l’Histoire», souligne Zumstein. Alors que le couvre-feu plongeait Bangui dans une obscurité pleine d’incertitudes, ils se retrouvaient autour de la même table, les yeux rivés sur leurs écrans d’ordinateur, regardant défiler les images de la journée.

 

Comme les trois mousquetaires, ils étaient en réalité quatre : Jérôme Delay, correspondant de l’agence Associated Press pour l’Afrique, venant compléter le trio qui chaque matin «partait à la pêche aux infos, circulant dans la ville d’un massacre à un lynchage», explique Delay, le quinquagénaire de l’équipe. Daniels était peut-être plus réticent à travailler en bande, connaissant moins ses camarades qui, eux, se fréquentent depuis de longues années. «C’est Jérôme qui le premier, en 2002, m’a mis un appareil photo entre les mains», raconte Terdjman. «On se voit sur le terrain, mais aussi à Paris», ajoute Delay. Ses excellentes photos sur la Centrafrique auraient mérité une exposition supplémentaire, elles ont cependant été projetées lors d’une des soirées organisées à Perpignan.

 

Le festival offre à ces photojournalistes chevronnés une vitrine exceptionnelle. Mais alerter, rendre compte d’un drame au cœur de l’Afrique est rarement aisé. «Le public se lasse vite, n’a pas d’intérêt réel pour ces gens qui souffrent et qu’on a contribué à bousiller avec la domination coloniale et notre ingérence», constate Terdjman, dont les images ont été publiées par Paris-Match et le Figaro. «Le défi, c’est aussi de ne pas renforcer les clichés d’Africains condamnés à se massacrer en permanence», souligne de son côté Zumstein. Voilà près de vingt ans qu’il sillonne l’Afrique : «Avec l’expérience, quand une crise s’amorce, on a des antennes qui frétillent. Quand je suis parti pour la première fois à Bangui en septembre, les ONG tiraient déjà la sonnette d’alarme. Je sentais que la situation était en train de déraper et c’était d’autant plus stimulant qu’il y avait encore peu de couverture médiatique.»

 

Partir, revenir, repartir : pendant près d’un an, ils ont vécu cet aller-retour permanent, la plupart du temps à leurs propres frais, avec l’obsession de «rendre compte de la progression du conflit», rappelle Terdjman, et d’«aboutir à un travail complet», renchérit Zumstein, dont les images ont été publiées dans le Monde. «Quand on suit de cette façon le destin d’un pays, on finit par s’y attacher», observe Daniels. Il y retournera en octobre, grâce à la bourse Getty qu’il a reçue pendant le festival.

 

LA MORT COMME UNE OMBRE

 

Chaque conflit a ses particularités. La crise en Centrafrique a été marquée par une extrême violence mais aussi, paradoxalement, par une très grande facilité d’accès pour ces photographes qui pouvaient passer d’un camp à l’autre sans être inquiétés. «On avait parfois l’impression d’être invisibles au milieu des pillages et des lynchages», dit Delay. «J’ai eu beaucoup plus peur pour ma vie lors de la crise de 2011 en Côte-d’Ivoire et pourtant je n’avais jamais vu un tel déchaînement de haine», explique Zumstein, qui a toutefois renoncé à publier les photos les plus violentes «de peur de provoquer des réactions de rejet».

 

Le pic des violences est atteint en décembre et en janvier avec des pillages massifs, des cadavres émasculés ou décapités au milieu de foules en liesse, ivres de vengeance. Parfois, la petite équipe est amenée à lâcher l’appareil pour tenter de sauver des gens menacés. Ce n’était hélas pas toujours possible. «Quand les agresseurs sont deux ou trois, tu peux intervenir, mais quand c’est une foule de 400 personnes, il n’y a rien à faire et tu te contentes de photographier», explique Delay. Même si les menaces contre les journalistes étaient rares, Daniels se souvient avoir eu un couteau pointé sur lui à un barrage, en avril. Surtout, comme ses camarades, il n’oublie pas la mort de Camille Lepage, jeune photojournaliste venue s’installer en free-lance à Bangui et tuée dans des conditions encore obscures en mai. «Je la considérais un peu comme ma petite sœur», confesse Daniels. La mort de Camille plane toujours comme une ombre. Mais aucun d’eux n’a renoncé à repartir. «Le photojournalisme, c’est une passion, une conviction», explique Terdjman.

 

Lu pour vous : Bangui droit dans les yeux
Lu pour vous : Bangui droit dans les yeux
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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 17:17

 

 

 

 

 

French.china.org.cn  10-09-2014

 

Environ 7.500 membres des ex- Forces armées centrafricaines (FACA) devront être remobilisés en marge de la restructuration des forces de défense et de sécurité nationales envisagée pour le redressement du pays après la crise, un chantier pour lequel les autorités de Bangui plaident pour l'assouplissement de l'embargo sur les armes imposé depuis 2013 par les Nations Unies.

 

La présidente de transition centrafricaine Catherine Samba- Panza, qui prendra part à la prochaine Assemblée générale de l'ONU à la fin du mois, a déclaré vouloir profiter de ce voyage pour faire du plaidoyer et du lobbying en faveur de son pays en quête de normalisation.

 

"S'agissant des Forces armées centrafricaines, nous évoluons dans un cadre juridique international, avec des résolutions du Conseil de sécurité (des Nations Unies) qui nous imposent certains engagements. Nous avons l'embargo sur les armes, nous avons le désarmement des populations comme des ex-combattants également", a- t-elle déclaré dans une récente interview accordée à l'agence Xinhua.

 

"Je pense que je peux expliquer à la communauté internationale que nous avons sur les bras 7.500 FACA qui ne sont pas utilisées. C'est un danger d'avoir des militaires frustrés qui ne sont pas utilisés. C'est vrai qu'il faut refonder l'armée. La refondation de l'armée est un processus, parce que pour rendre notre armée républicaine, il faut se mettre aux standards habituels des armées partout dans le monde", a-t-elle ajouté.

 

Après plusieurs mois de violences nourries à cause principalement des affrontements entre les ex-rebelles de la Séléka et les milices anti-Balakas, la capitale centrafricaine retrouve peu à peu le calme. Les coups de feu se font rares et les Banguissois ont repris goût à la vie. Boîtes de nuit et bar- dancings ont rallumé le show, qui attire jusqu'à des soldats des forces internationales en quête de défoulement.

 

Sur les principaux axes de la ville, les patrouilles de ces unités de maintien de la paix à bord de blindés et d'autres engins de dissuasion sont permanentes. Policiers et gendarmes centrafricains s'associent à la tâche, avec à charge de régler la circulation et de procéder à la vérification des pièces d'identification de quelques automobilistes.

 

Hors de service, des hommes des ex-Forces armées centrafricaines (FACA) en uniforme et sans arme végètent quant à elles dans l'errance d'un coin à l'autre de la capitale. "Comme vous dites, ça peut représenter un danger que de mettre 7.000 hommes formés au métier des armes à ne rien faire, les laisser errer, pour employer votre terme. C'est quand même 7.000 hommes qui émargent sur le budget centrafricain", admet le ministre d'Etat en charge de la Défense nationale, Aristide Sokambi.

 

L'ex-ministre de l'Administration territoriale a été nommé à ce nouveau poste dans le nouveau gouvernement d'union nationale formé le 22 août sous la direction de Mahamat Kamoun. En plus aussi de la prise en charge des anciens combattants et victimes de guerre, cette fonction est en outre dévolue à la restructuration des armées, d'après son intitulé.

 

"J'hérite d'un ministère assez délicat, mais d'un ministère aussi en ce moment inactif. Parce que vous pensez bien qu'avec tout ce qui s'est passé aujourd'hui il y a des résolutions des Nations Unies qui gèrent la sécurité et la défense en République centrafricaine et je peux dire que ce volet défense est quelque peu mis en veilleuse, parce qu'il faut la restructurer", a-t-il souligné dans un entretien avec Xinhua.

 

"Pendant bien longtemps, notre armée a été détruite par les dirigeants de ce pays, par ceux-là mêmes qui étaient en charge de l'encadrement et du fonctionnement de l'armée nationale. Donc aujourd'hui, la mission que j'ai, c'est d'essayer de faire un état des lieux afin d'aller vers cette restructuration que nous avons déjà commencé à préparer pour que demain il y ait une armée républicaine", a-t-il poursuivi.

 

Pour la présidente de transition cependant, "en attendant ce processus de refondation, il faut utiliser les hommes que nous avons. Il faut les utiliser pour les travaux de développement, il faut réhabiliter leurs casernes, il faut s'occuper de leur formation, il faut s'occuper d'un certain nombre de choses. Nous avons commencé à mettre en place un programme de formation des FACA pour les mettre à un certain niveau".

 

Avec l'appui des partenaires internationaux, les autorités de Bangui tentent de réaliser un Programme d'urgence pour la relance durable sur trois ans, 2014-2016. Parmi les axes d'intervention prioritaires identifiés, un montant de 291,04 milliards de francs CFA (582,08 millions de dollars) a été évalué pour la restauration de la sécurité,de la paix et le renforcement de la gouvernance et de l'Etat de droit. Une bonne partie de ces fonds est consacrée au rétablissement des forces de défense et de sécurité conventionnelles (FACA, police nationale, gendarmerie nationale), pour un total de 206,24 milliards de francs CFA (412,48 millions USD).

 

Ce projet devra tenir compte de l'incorporation au sein de l' armée centrafricaine d'ex-rebelles de la Séléka et de miliciens anti-Balakas retenus au terme du programme DDR (désarmement, démobilisation et réinsertion) confié à un organisme autonome en voie de création. Pour l'heure déjà, quelque 20 généraux et plus de 50 colonels de l'ex-coalition rebelle sont mentionnés pour cette mesure.

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

Centrafrique : le gouvernement pour l'assouplissement de l'embargo sur les armes en remobilisant 7.500 ex-soldats
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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 16:54

 

 

 

 

 

 

Exclusif

 

(BRUXELLES2 à Milan –) SEPT 10, 2014 -  Jusqu’à présent le mot d’ordre était : la mission européenne en Centrafrique est prévue pour 6 mois (à compter de la pleine capacité opérationnelle). Et il n’y aura pas de prolongation !

 

Mais la réalité de la situation en république Centrafricaine est telle que cette prolongation devient inéluctable aujourd’hui. Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, en a parlé à ses homologues européens lors de la réunion informelle des ministres de la Défense de l’Union européenne qui vient de se terminer à Milan (Italie). Il « serait souhaitable de prolonger de trois mois » le mandat d’EUFOR Rca, a souligné le ministre.

 

Les forces de l’ONU ne seront pas prêtes mi-décembre

 

Les casques bleus de l’ONU ne devraient « pas arriver en effet avant octobre. Et leur déploiement pourrait prendre plusieurs mois » souligne-t-on dans l’entourage du ministre. NB : En général, on compte un délai de 6 mois pour un déploiement (et encore). Si « on veut que la transition – le tuilage en termes militaire – s’effectue bien entre les forces européennes et de l’ONU, « cette prolongation se justifie parfaitement ».

 

Une mission qui a prouvé son utilité

 

Après une mise en place, un peu longue et chaotique, la mission européenne « fonctionne bien » de l’avis de tous, et « a prouvé son efficacité ». On voit « un apaisement net à Bangui, Il reste des éruptions de violence. Mais il y a des signes nets d’apaisement. La vie nocturne reprend. Les taxis circulent. Le nombre de déplacés à M’Poko a décru de 60-70.000 personnes à 15-20.000 personnes » selon les derniers rapports remis par la mission européenne EUFOR RCA.

 

Soulager Sangaris

 

La mission européenne a aussi « un grand avantage », estime-t-on dans côté français : «soulager l’opération Sangaris, qui peut être ainsi plus mobile, aller en province, là où il y a eu récemment des affrontements entre bandes rivales il y a quelques mois ». Sur les 750 militaires qu’elle compte, environ 2/3 sont des Européens (UE + Géorgie), les Français fournissant environ 200-250 militaires + des officiers dans les deux Etat-Majors à Larissa et Bangui.

 

Commentaire : Cette option de prolongation devra être débattue rapidement si on veut obtenir. Il restera aussi l’épreuve de la génération de forces. Les Etats membres participants (+ la Géorgie) devront indiquer s’ils entendent prolonger le mandat de leurs militaires (ou les renouveler). Et d’autres Etats devraient se joindre. Après le départ des Estoniens, fin août, et malgré l’arrivée des Italiens, les effectifs restent, en effet, au plus juste. A suivre…

 

Nicolas Gros-Verheyde

 

© B2.  "B2" ou "Bruxelles2" en cas de reprise Journaliste. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Ouest-France et Lettre de l'expansion. Editeur du blog. Auditeur de la 65e session de l'IHEDN (Institut des Hautes Etudes de la Défense nationale).

 

 

La prolongation du mandat d’EUFOR-Rca posée sur la table
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