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  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 18:30

 

 

 

06/11/14 (Reuters) - La mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) n'est pas parvenue à arrêter ni prévenir les attaques commises contre les civils faute de stratégie cohérente et d'un déploiement rapide, estime Amnesty International dans un rapport publié jeudi. Malgré la présence des casques bleus, des dizaines de civils, dont plusieurs enfants, ont été tués et des milliers d'autres ont été déplacés ces dernières semaines, selon l'organisation de défense des droits de l'homme.

 

"Si on veut qu'elle soit un tant soit peu crédible, la mission de maintien de la paix des Nations unies doit prendre des mesures plus fermes pour véritablement protéger les civils des nombreuses violations auxquelles ils sont exposés", écrit l'ONG. "Concrètement, ça veut dire davantage de patrouilles, d'arrestations des fauteurs de troubles, de ceux qui commettent des crimes et s'assurer qu'ils soient traduits en justice", souligne Christian Mukosa, spécialiste de la RCA à Amnesty International, lors d'une conférence de presse à Paris.

 

Forte de 7.600 hommes, la Minusca a pris officiellement le 15 septembre le relais de la force africaine Misca, chargée depuis décembre 2013 de restaurer la sécurité dans le pays, avec l'appui de quelque 2.000 soldats de la force française Sangaris. À terme, la Minusca comptera 12.000 hommes. "Le déploiement de la mission est très lent, que ce soit à Bangui, la capitale, ou dans d'autres endroits du pays", indique le chercheur. "Ils ne sont pas encore à leur volume maximum mais se pose déjà un problème sérieux de stratégie cohérente."

 

PAYS MEURTRI

 

A titre d'exemple, le chercheur cite le cas de l'église Notre-Dame de Fatima, dans le centre de Bangui, qui a été à plusieurs reprises la cible d'attaques armées. "Cette paroisse se trouve à l'intersection entre les communautés catholique et musulmane, il s'agit d'un point névralgique, or il n'est protégé que par une dizaine de casques bleus policiers burundais" peu équipés, indique-t-il.

 

Près de deux ans après, le pays reste meurtri par une spirale de violences et de tensions intercommunautaires. "A Bangui et ailleurs la situation reste très préoccupante malgré la présence des forces internationales qui essaient de faire quelque chose pour la protection des civils mais l'impunité demeure", souligne le chercheur.

 

Pour Amnesty, le problème est avant tout un problème de volonté politique et les discussions politiques en vue de la réconciliation nationale ne doivent pas empêcher de traduire en justice les responsables d'exactions. La RCA a plongé dans la violence après le renversement de François Bozizé par les rebelles de la Séléka en mars 2013.

 

Les exactions commises par la rébellion à majorité musulmane contre la population chrétienne ont provoqué une réaction de défense des anti-balaka, des miliciens chrétiens qui se sont mis à traquer la communauté musulmane. A ce jour, le conflit a fait plusieurs milliers de morts et déplacés.

 

(Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse)

RCA - Amnesty épingle l'Onu face aux violences contre les civils
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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 17:21

 

 

 

 

par: APA publié le : 06/11/2014 à 11:43 UTC

 

L’insécurité en Centrafrique, la visite de travail du gouverneur de la BEAC à Bangui et la crise de leadership au sein de la coalition séléka font jeudi la Une des quotidiens centrafricains.

 

Centrafric Matin titre ‘’Séléka disloquée tente de se reconstituer. L’assemblée générale est-elle la voie du retour de la paix et de la cohésion sociale ? », là où Médias + affiche : ‘’l'éclatement de la séléka en sous groupe est un obstacle au dialogue inter centrafricain ».

 

‘’De jour en jour la situation de la séléka ne cesse de se disloquer avec des scènes de division caractérisées entre les leaders de l’ex coalition rebelle. Force est de constater que le passage de la Misca à la Minusca a semé du coup la zizanie au sein de cette milice, depuis la tête jusqu’au pied ‘’, commente Médias+

 

Le Petit Observateur Centrafricain, lui, met en exergue les rapports tendus entre les chefs des rebelles séléka et titre : ‘’Querelle de leadership au sein de la séléka ».

 

Selon ce confrère, ‘’tout se passe comme si les rapports entre le premier vice-président du mouvement ex coalition séléka Adam Nourredine et le chef d’état-major de cette même organisation à savoir Joseph Zoundeko, se sont détériorés. Et comme preuve Zoundéko est des hommes seraient tenaces. Pas question de se soumettre aux ordres de Nourredine ».

 

Sous le titre, ‘’l'insécurité, véritable serpent de mer pour Catherine Samba-Panza ?,, L’Hirondelle écrit : ‘’L'insécurité l’est pour le peuple tout entier et par extension à ces partenaires et amis qui se déportent à leur chevet. Oui elle l’est pour Catherine Samba-Panza, engagée à faire sortir le peuple du peuple du chaos (…) où en sommes-nous avec la brigade d’intervention rapide annoncée tambour battant par Catherine Samba-Panza ? »

 

Pour Le Citoyen, la visite de travail à Bangui du gouverneur de la BDEAC est un soulagement. ‘’Ouf ! Le comité monétaire et financier s’est tenu à Bangui », titre le journal qui note que pendant pratiquement un an les réunions des comités monétaires et financiers et de conseil national de crédit de la RCA ne se sont pas tenues à Bangui pour des raisons sécuritaires.

 

De son côté, Le Petit Observateur Centrafricain affiche : ‘’La BEAC au secours de la Centrafrique ». Pour ce confrère, ‘’la BEAC a pris certains engagements visant la relance des activités économiques. Elle va permettre aux entreprises nationales et œuvrant sur le territoire d’accéder aux crédits. Le plafond de refinancement qui était de 8 milliards est porté à 10 milliards de francs cfa. Le ministre des finances estime que c’est une opportunité ».

 

L’Hirondelle, sous le titre, ‘’10 milliards de francs cfa annoncés par Lucas Abaga Nchama en faveur des entreprises centrafricaines », affirme que la visite de travail effectuée mardi 4 novembre à Bangui du gouverneur de la BEAC, M Lucas Abaga Nchama, lui a permis de faire l’évaluation trimestrielle de la situation économique.

 

‘’D'importantes annonces ont été faites par Lucas Abaga dont l’ajustement du financement aux entreprises locales qui passent de 8 à 10 milliards ainsi que le démarrage prochain de la construction du nouveau siège de la BEAC à Bangui », souligne L’Hirondelle.

 

Copyright : © APA

Insécurité, crise au sein de la séléka et économie en vedette dans la presse centrafricaine
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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 17:19

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-11-06 14:36:52 - Les enseignants du supérieur, affiliés au Syndicat autonome des enseignants du supérieur (SYNAES) ont à l’issue d’une assemblée générale extraordinaire, menacé d’aller en grève à partir lundi prochain alors que la rentrée universitaire est prévue mercredi.


La décision, prise à l l'assemblée générale tenue dans l'amphithéâtre Professeur Comlan Quenum de la Faculté des Sciences de la Santé (FACSS) de l'Université de Bangui, intervient au lendemain d'une trêve de 45 jours observée par ces enseignants depuis le 12 août.


Au cours de l'assemblée générale, les participants ont convenu de faire l'évaluation de la trêve et de remettre sur la table du gouvernement les précédentes revendications, à savoir l'apurement des arriérés de frais de vacation, l'intégration dans la fonction publique de certains enseignants, la sécurité sur les campus universitaires, etc.


''On nous demande d'aller pour une rentrée universitaire le 12 novembre 2014. Une rentrée scolaire pour quoi faire d'autant plus que les précédentes revendications ne sont pas satisfaites ?'', a lancé le secrétaire exécutif adjoint du SYNAES, Eddie Wode Palem.


Selon, le SYNAES demande le versement de la totalité des frais des vacations des années 2010-2011, 2012-2013 et l'intégration des certains enseignants dans la fonction publique qui attendent depuis sept ans. 


''Nous allons, a-t-il martelé, accorder deux jours au gouvernement, c'est-à-dire le vendredi et samedi, s'il n'arrive pas à nous verser ces frais de vacations, nous allons enclencher le mouvement à partir de lundi 10 novembre''.


''A l'Institut Universitaire de Gestion des Entreprises (IUGE), nous avons presque fini. On attend seulement la délibération et quand les enseignants vont rentrer en grève, on ne va pas nous délibérer'', s'est plaint l'étudiant en 2è année, Waller Tambela, appelant le gouvernement au respect du droit à l'éducation et les enseignants à la prise de conscience professionnelle et au respect des volumes horaires.

 

http://www.apanews.net/article_read-808958-vers-une-nouvelle-gre-des-enseignants-de-l--universitee-bangui.html#sthash.EHgCxpvu.dpuf

Vers une nouvelle grève des enseignants de l'Université de Bangui
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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 12:06

 

 

 

 

APA-Abidjan (Côte d'Ivoire) - 2014-11-06 10:11:38 - Le Directeur des opérations de la Banque mondiale (Bm), Ousmane Diagana s'est dit préoccupé, mercredi, par l'éducation dans la sous-région où selon des statistiques, 40% de la population adulte est analphabète.


" La Banque mondiale est préoccupée par l'éducation en Côte d'Ivoire. Dans notre portefeuille globale de 700 millions de dollars, tout programme confondu, 120 millions sont consacrés à l'éducation, notamment le primaire, le secondaire, et la formation professionnelle", a déclaré M. Diagana lors de la rentrée académique 2014-2015 de l'Institut des sciences et techniques de la communication (Istc) d'Abidjan.


"Sans éducation et sans formation, pas d'employabilité", a-t-il ajouté, car selon lui, la formation est un moyen pour accéder à l'emploi. Le directeur des opérations de la Banque mondiale a également souligné que si l'Etat a pour rôle d'assurer les conditions d'une formation adéquate à ses concitoyens, "il n'a pas pour fonction la création d'emplois qui est plutôt du ressort du secteur privé".


Il a en outre affirmé qu'à la faveur du retour de la paix en Côte d'Ivoire et du travail réalisé par les autorités ivoiriennes, la croissance économique ivoirienne est "l'une des plus élevées au monde".


Mais, a-t-il expliqué, cette croissance ne se ressent pas dans tous les foyers notamment dans les milieux ruraux où la pauvreté reste forte "parce qu'il y'a l'héritage des années de crise à gérer".

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=808921#sthash.3xjn98S0.dpuf

40% de la population adulte ouest-africaine est analphabète, selon la Banque mondiale
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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 11:14

 

 

 

DAKAR mercredi 5 nov 2014 4:33 am (Reuters) – Le trafic de l'or et des diamants servent à financer les conflits en République centrafricaine et les forces de maintien de la paix des Nations Unies devraient surveiller les sites miniers et sévir contre le commerce illicite, selon le rapport d'un groupe d'experts de l'ONU.

 

Dans un rapport, le comité a également déclaré que la mission de maintien de la paix (MINUSCA) devrait déployer des troupes au nord reculé du pays et utiliser des drones pour surveiller la région contrôlée par les rebelles afin de mettre fin à la violence endémique dans ces zones.

 

La mission, qui a démarré en Septembre, fonctionne à seulement deux-tiers de sa capacité prévue de 12.000 hommes.

 

La République centrafricaine a été plongée dans le chaos lorsque dans le Nord, la plupart des rebelles musulmans Séléka ont pris le contrôle de la majorité pays chrétien en mars 2013, provoquant une réaction brutale et vicieuse par la milice en grande partie chrétienne anti-Balaka.

 

Le groupe d’experts a déclaré que quelque 3.000 personnes avaient été tuées entre décembre 2013 - lorsque le Conseil de sécurité de l'ONU a imposé un embargo sur les armes - et le mois d’août de cette année. Le nombre de civils tués était en baisse, cependant, a dit le panel.

 

Le Processus de Kimberley - un groupe de 81 pays, y compris tous les grands producteurs de diamants, formé pour empêcher les «diamants de sang» de financer des conflits - a imposé une interdiction d'exporter des pierres précieuses brutes de la République centrafricaine l'année dernière.

 

Mais depuis lors, 140 000 carats de diamants supplémentaires, évaluées à 24 millions de dollars, avaient été sortis clandestinement du pays, selon le comité d'évaluation.

 

Les combattants de la Séléka se sont retirés du sud du pays, y compris de la capitale, Bangui, après que leur chef Michel Djotodia ait démissionné de la présidence en janvier dernier sous la pression internationale, après des mois d’assassinats de civils, de pillages et de viols.

 

Dans leur enclave du nord, les anciens combattants Séléka imposent des taxes sur une large gamme de produits allant de l'exploitation minière de l'or, du café, du bétail, et des diamants pour financer leurs opérations, selon le rapport.

 

Les anciens combattants Séléka délivrent des licences d'exploitation à des chercheurs d'or à la mine de Ndassima près du siège des rebelles de Bambari, dans le centre du pays, dit le rapport.

 

Le rapport conclut qu'il n'y a eu aucun progrès sur le désarmement des factions rebelles depuis mars et que tout espoir de parvenir à la paix est compliqué par les scissions au sein de l'ex-rébellion Séléka et la milice anti-Balaka.

 

Il  pense que la décision de la présidente intérimaire Catherine Samba-Panza de nommer des représentants des groupes armés au gouvernement et à des rôles dans les cabinets, peut avoir alimenté le conflit.

 

"La concurrence entre les représentants politiques des groupes armés pour des postes ministériels, ainsi que les commandants militaires pour le contrôle des ressources, représente des luttes intestines récentes entre les anciens composants de Séléka et factions rivales des anti-Balaka," dit le rapport, daté du octobre 29 mais seulement rendue publique cette semaine.

 

Le Groupe d’experts a constaté que les attaques contre des civils par des groupes armés et des anciennes unités Séléka sous le commandement du général de brigade Mahamat Alkhatim - y compris l'incendie de villages et le déplacement forcé - avaient créé une zone tampon entre le Tchad et le nord de la République centrafricaine.

 

Le panel n'a pas trouvé d'importantes violations de l'embargo sur les armes imposé en décembre.

 

 (Reportage par Daniel Flynn, édité par Mark Trevelyan)

L’or et les diamants alimentent les conflits en République centrafricaine selon un panel de l'ONU
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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 02:26

 

 

 

 

http://www.7sur7.be/   6/11/14 - 01h23

 

Des dizaines de civils ont été massacrés ces dernières semaines dans le centre de la Centrafrique, affirme jeudi Amnesty International, qui demande à la force onusienne de prendre des "mesures plus fermes" pour protéger la population.

 

"Malgré le déploiement d'une nouvelle mission de maintien de la paix des Nations unies (Minusca) le 15 septembre, des dizaines de civils, dont plusieurs enfants, ont été tués et des milliers ont été déplacés ces dernières semaines", a déclaré l'ONG dans un communiqué.

 
Dans le centre du pays, les populations "paient un tribut particulièrement lourd (lié) à l'intensification du conflit entre différents groupes armés", selon Amnesty. Evoquant les affrontements entre l'ex-rébellion Séléka majoritairement musulmane (au pouvoir de mars 2013 à janvier 2014), les milices à dominante chrétienne anti-balaka et des combattants peuls armés, Amnesty estime que "la situation est extrêmement explosive et dangereuse". 


"Tous les camps (...) prennent systématiquement pour cibles les civils qu'ils soupçonnent de soutenir leurs adversaires", explique Amnesty. De nombreux témoignages recueillis par Amnesty font état d'attaques d'une extrême violence contre les civils dans le centre. Ainsi le 10 octobre à Dekoa (260 km au nord-est de Bangui), une attaque menée par la Séléka a fait 14 morts, dont trois femmes et quatre enfants. Certains ont été directement visés alors qu'ils tentaient de se cacher. 

Autre exemple: à Bambari (380 km au nord-est de Bangui) début octobre, sept musulmans à bord d'un véhicule ont été tués dans une embuscade tendue par des anti-balaka. Après avoir laissé partir les passagers chrétiens, "tous les hommes musulmans qu'ils ont capturés ont été tués. Ils les ont déshabillés afin de les humilier, et les ont taillés en pièces, leur tranchant les mains et les pieds", a raconté à Amnesty le propriétaire du véhicule, Saidu Daouda. 


Des milliers de personnes, terrorisées par ces violences, ont fui vers d'autres localités. "Bambari et Dekoa sont désormais deux villes fantômes, pleines de maisons vides, de magasins fermés et de bâtiments abandonnés", assure Stephen Cockburn, directeur régional adjoint pour l'Afrique de l'Ouest et centrale à Amnesty. "Si l'on veut qu'elle soit un tant soit peu crédible", la Minusca "doit prendre des mesures plus fermes pour véritablement protéger les civils" et ce "de toute urgence", conclut Amnesty. 


La Centrafrique a sombré dans le chaos après le renversement en mars 2013 du régime de François Bozizé par les Séléka, ce qui a plongé le pays dans une spirale de violences intercommunautaires ayant entraîné l'envoi de forces française, européenne et de l'ONU dans le pays.

Des dizaines de civils massacrés ces dernières semaines en Centrafrique
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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 01:50

 

 

 


Paris - AFP / 06 novembre 2014 00h15 - Les pauvres sont de plus en plus pauvres, mais la solitude et l'isolement les rendent de moins en moins visibles, témoigne le Secours catholique, qui attire l'attention sur les seniors précaires et les hommes seuls, dans son rapport annuel publié jeudi. 

En 2013, l'association a apporté une aide à 1.477.000 personnes dont 692.000 enfants.

La pauvreté s'intensifie. On rencontre davantage de personnes avec un niveau de vie de plus en plus faible, a expliqué à l'AFP Bernard Thibaud, secrétaire général du Secours catholique.

En moyenne, les bénéficiaires disposent d'un revenu de 515 euros par mois et par unité de consommation, soit 17 euros par jour, bien au dessous du seuil de pauvreté (987 euros) et du seuil de très grande pauvreté (651 euros). Et 16% n'ont aucune ressource. 

Les personnes seules représentent 40% des bénéficiaires, devant les familles monoparentales (30%) et les couples avec enfants (24%). 

Si les jeunes sont majoritaires, la part des plus de 50 ans ne cesse d'augmenter. La paupérisation des seniors s'accentue, avec pour premières victimes les femmes qui n'ont pas connu le plein emploi et disposent donc de pensions très faibles, précise M. Thibaud, avec un revenu moyen de 618 euros.

Ces seniors font partie de ces pauvretés qu'on ne voit plus, explique le Secours catholique. 

Autre précarité silencieuse: les hommes seuls. Jeunes, migrants, grands exclus ou pères célibataires, ce sont ceux qui ont le moins de revenus, avec en moyenne 437 euros par mois. 28% n'ont aucune ressource. 

Ils sont particulièrement victimes du mal-logement. Près de la moitié ne vivent pas chez eux mais chez un proche, en centre d'hébergement, en squat ou à la rue. Dans l'accès au logement, la priorité est donnée aux femmes et aux enfants, souligne Bernard Thibaud.

- un repas par jour -

Ces hommes seuls souffrent aussi d'un très fort isolement. Beaucoup se replient sur eux-mêmes et ont une moindre connaissance de leur droit, explique-t-il.

D'autant qu'ils ont peu de prestations sociales. C'est le cas d'Anthony Knobloch, jeune père de 36 ans, qui vit près de Vannes. Au chômage, il se retrouve dans une situation catastrophique depuis sa séparation d'avec la mère de son fils de 2 ans, Augustin, dont il a obtenu la garde alternée. Mais toutes les aides de la caisse d'allocations familiales vont à la mère, dénonce cet opticien de métier.

Lui qui avant, avait tendance à mépriser les gens qui sont dans l'assistanat, fait désormais ses courses à l'épicerie solidaire du Secours catholique, car en plus de son loyer et de ses charges, il doit rembourser les anciens prêts et dettes de son couple.

Mais difficile de trouver du travail s'il faut payer une nourrice. Couches, lait, légumes, vêtements, toutes ses dépenses sont destinées à son fils. Je ne veux pas qu'il souffre de ma situation, explique Anthony, qui ne prend, lui, qu'un repas par jour. Il a déjà perdu plus de 5 kg.

Outre les besoins d'écoute et d'aide alimentaire, beaucoup de précaires viennent aussi demander une aide financière au Secours catholique, pour payer leur loyer ou leurs dépenses d'énergie. 

Car la précarité énergétique, autre pauvreté invisible, gagne du terrain. On a une hausse des impayés d'énergie. Les gens doivent choisir entre se nourrir et se chauffer, déplore M. Thibaud.

En Loire-Atlantique, Nathalie, 40 ans, a fait appel au Secours catholique à la suite d'une facture EDF de 2.400 euros, liée au chauffage électrique de sa maison mal isolée. Depuis, on n'allume plus les radiateurs, on se chauffe avec la cheminée et quand on n'a plus de bois, on trouve des palettes, explique cette mère de trois enfants, dont le mari est en invalidité.

Avec un petit salaire dans la grande distribution et un dossier de surendettement, la famille a aussi fait appel aux Restos du Coeur. Quand il n'y a pas de tuile, on s'en sort, affirme Nathalie. 


(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=534507 

France : Des pauvres de plus en plus pauvres, et de moins en moins visibles
France : Des pauvres de plus en plus pauvres, et de moins en moins visibles
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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 01:15

 

 

 

 

http://www.7sur7.be/   3/11/14 - 23h02  Source: Belga

 

L'armée belge vient, pour la seconde fois en quelques mois, de renoncer à participer, faute de crédits, à l'opération de l'Union européenne en Centrafrique (Eufor RCA), a-t-on appris lundi de sources concordantes.

 

A la mi-octobre, une compagnie (soit une bonne centaine d'hommes) du 12e/13e bataillon de Ligne, une unité d'infanterie légère casernée à Spa, a reçu un ordre d'avertissement: se tenir prête à se déployer vers la fin de l'année à Bangui dans le cadre de l'Eufor pour sécuriser durant trois mois l'aéroport de la capitale centrafricaine. Mais une semaine plus tard, le contre-ordre est venu, après que l'état-major de la Défense eut appris l'ampleur des économies (environ 220 millions d'euros) que lui impose le gouvernement pour l'année prochaine. 


L'information sur l'annulation, à un stade très précoce des préparatifs, de cette possible mission a été confirmée lundi par plusieurs sources militaires en marge de la visite du nouveau ministre de la Défense, Steven Vandeput (N-VA), aux unités de la composante Terre. Déjà l'an dernier sous le gouvernement Di Rupo, la Belgique avait dû renoncer, pour des raisons budgétaires, à participer à la force européenne en Centrafrique, en dépit des sollicitations répétées de la France. Paris souhaitait un renfort de ses partenaires pour l'épauler dans cette mission, lancée dans la foulée de l'opération Sangaris. 


Cette mission, forte de quelque 750 soldats et gendarmes, assure le maintien de l'ordre à l'aéroport de Bangui et dans le camp de réfugiés de Mpoko, tout proche de l'aérodrome. Son mandat a été prolongé par l'UE fin septembre de trois mois, jusqu'en mars 2015, pour permettre une "transition en douceur" avec la force de l'Onu en Centrafrique (Minusca), qui a commencé à se déployer à la mi-septembre. L'Eufor RCA, qui a débuté le 1er avril dernier, restera donc la première opération de l'histoire de la défense européenne sans la moindre participation belge. 

La France est la "nation cadre" de l'opération, à laquelle participent treize nations européennes. Et paradoxalement, c'est la Géorgie, un pays non membre de l'UE, qui fournit l'un des plus gros contingents, soit une compagnie de 150 soldats. La Centrafrique avait sombré dans le chaos avec le renversement en mars 2013 du régime de François Bozizé par les Séléka, plongeant le pays dans une spirale de violences intercommunautaires ayant entraîné l'envoi de forces française, européenne et onusienne dans le pays. 


Les tueries de masse ont cessé depuis quelques mois, même si la capitale centrafricaine reste régulièrement secouée par des affrontements armés et une forte criminalité. 

L'armée belge contrainte à renoncer à une mission en Centrafrique
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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 00:50

 

 

 

 

APA - Khartoum (Soudan) - 2014-11-05 20:08:31 - Le président Salva Kiir du Soudan du Sud est rentré mercredi à Juba, de retour d’une visite à Khartoum au Soudan, durant laquelle il a eu un malaise.


M. Kiir était tombé mardi soir au moment de monter à bord d'un avion à l'aéroport de Khartoum, au terme de ses pourparlers avec son homologue soudanais Omar el-Béchir.

Un official soudanais a confirmé par la suite que Salva Kiir avait été transporté d'urgence dans un hôpital de Khartoum, mais ne s'est pas plaint d'un quelconque problème de santé.


Cependant, les officiels du Soudan du Sud insistent sur le fait que le report du retour du président Kiir à Juba était dû à un problème technique avec l'avion de commandement du chef de l'Etat.


Les services de sécurité soudanais à l'aéroport de Khartoum ont confisqué les caméras des journalistes et détruit les photos qu'ils avaient prises au moment de la chute de Salva Kiir.

 

http://www.apanews.net/article_read-808898-kiir-de-retour-euba-apredes-rumeurs-alarmistes-sur-sa-sante.html#sthash.DW93vB4X.dpuf

Kiir de retour à Juba après des rumeurs alarmistes sur sa santé
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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 23:31

 

 

 

 Nations Unies

 

 Conseil de sécurité

 

 29 octobre 2014 Français Original : anglais

 

 

Malgré la signature à Brazzaville le 23juillet 2014 d’un accord de cessation des hostilités, les groupes armés contrôlent encore presque toutes les zones habitées de la République centrafricaine ou y exercent encore une influence.

 

Même si les conditions générales de sécurité semblent s’être en partie améliorées, en particulier à Bangui, le Groupe d’experts estime que quelque 2000 soldats de l’ex-Séléka, sans compter ceux cantonnés à Bangui, et quelque 1500 miliciens associés au mouvement anti-balaka font toujours peser une menace permanente sur la paix, la sécurité et la stabilité du pays, qui demeure de fait divisé.

 

Par ailleurs, les conditions de sécurité en République centrafricaine ne pourront vraiment s’améliorer que si les États voisins continuent de manifester leur attachement au processus de paix. Dans l’exercice de son mandat, le Groupe d’experts a recensé plusieurs incidents qui se sont produits dans le nord du pays, à la frontière avec le Tchad, notamment des meurtres de civils, des incendies de villages et des déplacements forcés. Du fait de ces attaques récurrentes commises par des groupes armés non identifiés et des unités de l’ex-Séléka sous le commandement du général de brigade Mahamat Alkhatim, une zone tampon a été créée entre le Tchad et les préfectures centrafricaines de l’Ouham et de l’Ouham-Pendé.

 

De plus, l’éclatement croissant des principaux groupes armés opérant dans le pays et l’implosion récente du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique, la nouvelle structure politique représentant les ex-Séléka, constituent des obstacles importants à la stabilisation du paysage politique dans la perspective de la tenue, en février 2015, d’élections présidentielle et législatives libres, régulières, transparentes et ouvertes à tous.

 

Depuis le 5 décembre 2013, les affrontements directs entre les ex-Séléka et les forces anti-balaka ont été rares, mais les deux groupes armés, en particulier les anti-Balaka, n’ont cessé de prendre les civils pour cible. Dans ce contexte, l’attaque contre les positions Séléka à Batangafo (préfecture de l’Ouham), menée dans la semaine qui a suivi la signature de l’accord de cessation des hostilités à Brazzaville par l’un des commandants anti-balaka les plus en vue, qui est membre de la structure de commandement et de contrôle de l’aile militaire de la Coordination nationale des libérateurs du peuple centrafricain de Patrice Édouard Ngaïssona, également connue sous le nom de Mouvement des patriotes anti-balaka, illustre le doute qui plane quant à l’engagement réel des dirigeants politiques de mettre fin aux hostilités.

 

En outre, le Groupe d’experts estime que la rivalité entre les représentants politiques des groupes armés qui convoitent des postes ministériels et entre les commandants militaires qui cherchent à contrôler les ressources est à l’origine des luttes intestines entre des éléments de l’ex-Séléka et des factions anti-balaka rivales. La nomination du chef d’un groupe armé dénommé «Révolution et justice» au poste de ministre de la jeunesse et des sports dans le nouveau cabinet de transition renforce l’impression que commander un mouvement politico-militaire peut donner accès à des postes de haut niveau au sein du Gouvernement et, partant, valide la stratégie des fauteurs de troubles politiques.

 

Depuis que la République centrafricaine a été suspendue du Processus de Kimberley en mai 2013, on estime que 140000 carats de diamants d’une valeur de 24millions de dollars des États-Unis ont été exportés clandestinement. En mai 2014, les autorités belges ont saisi 6634 carats qui avaient été expédiés via Kinshasa puis Doubaï à Kardiam, société sise à Anvers (Belgique), qui est la succursale belge de la société centrafricaine de commercialisation de diamants, Badica.

 

Le Groupe d’experts pense que certains diamants saisis en Belgique provenaient de Sam-Ouandja et de Bria (préfecture de la Haute-Kotto) dans l’est du pays, où les forces de l’ex-Séléka prélèvent des taxes sur les aéronefs qui transportent des diamants et reçoivent des collecteurs de diamants des paiements en échange d’une protection. Les membres de groupes associés au mouvement anti-balaka sont, quant à eux, impliqués dans la production artisanale de diamants autour de Berberati et de Carnot (préfecture de la Mambéré-Kadéï) dans l’ouest. Même s’ils sont souvent sortis clandestinement du pays, ces diamants entrent aussi dans le circuit de commercialisation officiel, si bien que le principal bureau d’achat, la Sodiam, a dû prendre des mesures pour combattre ce phénomène.

 

Le trafic d’or centrafricain, estimé à environ 2 tonnes par an, passe principalement par le Cameroun. Participent à ce trafic des collecteurs de Yaloké (préfecture de l’Ombella-Mpoko) et de Boda (préfecture de la Lobaye) qui se sont enfuis au Cameroun pour échapper aux attaques inspirées par des motifs religieux que des groupes anti-balaka mènent depuis janvier 2014 et qui ont abouti à leur prise de contrôle des mines d’or artisanales aux alentours de Yaloké. À Ndassima, près de Bambari (préfecture de la Ouaka), les forces de l’ex-Séléka perçoivent environ 150000 dollars par an de taxes sous forme de production d’or locale, qui est estimée à 180 kilogrammes par an. Un même montant est prélevé sur les ventes de café de Bambari au Soudan. Ces systèmes de taxation parallèles procurent aux dirigeants de l’ex-Séléka, en particulier au général Ali Darrassa Mahamat, une source constante de revenus, qui lui permet d’assurer l’entretien des forces sur le terrain.

 

Le Groupe d’experts n’a pas encore constaté de violation grave de l’embargo sur les armes au profit des groupes armés, mais il n’a pas pu se rendre dans le nord-est de la République centrafricaine en raison de difficultés logistiques et des problèmes de sécurité. Il continue néanmoins d’enquêter sur les réseaux de contrebande qui fournissent des munitions de chasse aux groupes anti-balaka. Il a également recensé le premier cas où des mercenaires occidentaux fournissaient une formation et une aide à un groupe armé.

 

La situation humanitaire reste très précaire en République centrafricaine. Dans un pays de 4,6 millions d’habitants, 2,5 millions de personnes ont toujours besoin d’une aide humanitaire. Bien que les organisations non gouvernementales et les partenaires humanitaires internationaux aient intensifié leur présence et leurs opérations, l’insécurité, les problèmes logistiques et le manque de fonds demeurent les principaux obstacles empêchant le pays de sortir de la situation d’urgence humanitaire dans laquelle il se trouve.

 

Dans le présent rapport, le Groupe d’experts décrit l’évolution de la situation politique et des conditions de sécurité en République centrafricaine depuis la publication de son rapport d’activité le 1erjuillet 2014 (S/2014/452), présente de nouvelles études de cas et formule des recommandations à l’intention du Conseil et du Comité du Conseil de sécurité créé par la résolution 2127 (2013) concernant la République centrafricaine.

 

Le Coordonnateur du Groupe d’experts sur la République centrafricaine créé par la résolution 2127 (2013) du Conseil de sécurité(Signé) Aurélien Llorca

 

(Signé) Paul-Simon Handy Expert

(Signé) Ahmed Himmiche Expert

(Signé) Ruben de Koning Expert

(Signé) Carolina Reyes Aragón Experte

 

 

NDLR : La rédaction de Centrafrique-Presse publiera au fur et à mesure les principaux extraits et passages importants de cet édifiant rapport onusien qui compte un peu plus de 200 pages avec les annexes et qui éclaire d'un jour nouveau certains aspects cachés de la très complexe crise centrafricaine et lève un coin du voile sur beaucoup de ses zones d'ombres autour des différentes bandes armées et leurs différents chefs de guerre qui écument et sévissent dans ce pays.  

Résumé du Rapport du groupe d’Experts sur la République centrafricaine créé par la résolution 2127 (2013) du Conseil de sécurité
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Published by Centrafrique-Presse.com