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  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 11:41

 

 

 

 

Par RFI 07-11-2014 à 04:54

 

En République centrafricaine, une délégation gouvernementale accompagnée de représentants de la communauté internationale s’est rendue, durant trois jours, à la rencontre des principaux chefs de la Seleka à Kaga-Bandoro, Bambari et Bria. À l'issue de cette tournée, un constat : les échanges ont été constructifs. Les groupes rencontrés se sont engagés à participer au dialogue national qui devrait avoir lieu à Bangui en janvier 2015.

 

Le ministre centrafricain de la Défense Aristide Sokambi, qui dirigeait la délégation gouvernementale, est satisfait. À Kaga-Bandoro, Bambari et Bria, il a transmis aux principaux chefs de tendance de la Seleka l'invitation de la présidente de transition au forum de réconciliation de Bangui, prévu pour janvier. Le ministre dit avoir obtenu l'accord des chefs de tendance pour une participation à la rencontre. « Le ton de nos échanges a beaucoup changé par rapport aux premiers contacts que j'avais eus avec la Seleka, a-t-il indiqué à RFI. Nos interlocuteurs n'ont posé aucune condition ».

 

À Kaga Bandoro, la délégation a rencontré Noureddine Adam entouré de ses généraux. À Bambari, elle s'est entretenue avec Ali Darassa et Joseph Zoundéko. À Bria, elle a pu rencontrer Zacharia Damane avec ses principaux conseillers et lieutenants. Les discussions ont eu lieu à chaque fois sur les sites de la mission des Nations unies, la MINUSCA.

 

Souhait de paix

 

Les membres du gouvernement ont été accompagnés, tout au long du parcours, par des représentants de la communauté internationale, au travers du G8. « Les trois groupes de la Seleka nous ont tenu un discours comparable de souhait de paix, de souhait d'arrêter les combats, de volonté de déposer les armes après le forum de Bangui » a indiqué à RFI Charles Malinas, l'ambassadeur de France, qui participait à ces rencontres.

 

 

NDLR : Les discours seuls  de ces seigneurs de guerre qui ont mis certaines zones minières du pays en coupe réglée ne suffisent pas. Il faut des actes concrets. 

RCA: les chefs de la Seleka prêts à participer au dialogue national
RCA: les chefs de la Seleka prêts à participer au dialogue national
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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 11:33

 

 

 

 

Bangui (AFP) - 07.11.2014 10:00 - Par Christian PANIKA

 

Les troubles persistants en Centrafrique ont provoqué une nouvelle flambée des prix à Bangui sur fond d'effondrement de la production agricole, aggravant encore les difficultés au quotidien d'une population épuisée.

 

La dernière vague de violences dans la capitale, en octobre, s'est traduite par une paralysie du quartier du PK-5, poumon commercial de la ville et épicentre des affrontements intercommunautaires depuis le déclenchement de la crise centrafricaine, en 2013.

 

Le centre commercial a depuis repris ses activités mais la peur continue de hanter les esprits. "Bon, si c'est calme on revient vendre. Si ce n'est pas le cas, on se terre c'est tout", explique à l'AFP Assan Aoudou Mahamat, jeune quincailler.

 

Au PK-5, on trouve un peu de tout sur les étalages, dans les échoppes et sur les marchés.

 

Mais les taxis refusent de desservir le secteur, redoutant de nouvelles violences dans le quartier, dont presque tous les commerçants sont musulmans et qui a été assiégé pendant des mois par des miliciens anti-balaka à majorité chrétienne, hostiles à la minorité musulmane, et des bandes de pillards.

 

Ils s'arrêtent à plus d'un kilomètre, déposent les passagers et repartent vers le centre-ville dans un concert de klaxons.

 

- Manioc 'pas à la portée de tous' -

 

L'accès difficile aux commerces, ajouté à l'insécurité dans le pays, alimente l'inflation des produits de base: farine de manioc - aliment de base des Centrafricains -, viande de bœuf, lait en poudre, huile, sucre, ciment...

 

"On ne peut pas circuler librement pour atteindre l'arrière-pays ou bien la frontière camerounaise et ramener assez de denrées et de produits pouvant changer la donne. Partout il y a l'insécurité", déplore Albert Yonga, commerçant.

 

"Le sac de manioc est passé de 13.000 francs (CFA, près de 20 euros) à 16.000 francs, voire 18.000 francs. Ce n'est pas à la portée de tous les ménages", constate, dépitée, Marie Yassé, mère au foyer.

 

"Avant la crise, on pouvait bien manger avec 3.000 CFA par jour. Désormais ce n'est plus le cas. Il faut au moins 6.000 CFA ou 9.000 pour qu'une famille nombreuse puisse s'alimenter normalement", soupire Agnès Nguiba, fonctionnaire.

 

Car la crise s'est aussi traduite par un effondrement de la production agricole, aggravé par la présence de groupes armés éparpillés dans le pays qui pillent les camions de marchandises, malgré le déploiement de forces internationales.

 

"On ne peut pas circuler librement pour atteindre l'arrière-pays ou bien la frontière camerounaise et ramener assez de denrées et de produits pouvant changer la donne. Partout il y a l'insécurité", s'insurge Albert Yonga, commerçant.

 

- "Razzias récurrentes" -

 

Cette semaine, le Programme alimentaire mondial (PAM) et le Fonds des Nations unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) ont redit leur forte préoccupation sur la situation alimentaire des 4,8 millions de Centrafricains.

 

Dans un rapport, elles soulignent que "le secteur primaire, pilier de l'économie centrafricaine, a régressé de 46% par rapport au niveau d'avant la crise. On note une fuite importante de la production agricole à la suite de la crise qui a provoqué des déplacements massifs des populations".

 

Même si en 2014, les productions de céréales et de manioc ont augmenté par rapport à 2013 - année particulièrement calamiteuse -, elles restent "inférieures de 58% à la moyenne de la période 2008-2012", selon les deux agences.

 

"Les chiffres de l'élevage sont également en baisse. Ils ont régressé de 77% par rapport au niveau d'avant la crise du fait des razzias et des vols de bétails. Les stocks des réserves alimentaires dans les zones rurales sont actuellement inférieurs d'environ 40 à 50% à leur niveau antérieur du fait des razzias récurrentes", indique le rapport.

 

"Le PAM est particulièrement préoccupé par la situation des communautés isolées et des personnes déplacées à l'intérieur du pays (...) Les niveaux de consommation alimentaire de la moitié de ces ménages sont très bas. Ce qui aggrave le risque de malnutrition et rend les familles largement dépendant de l'aide alimentaire", dans un pays qui figure parmi les plus pauvres de la planète malgré son potentiel agricole et minier, s'inquiète Arif Hussein économiste en chef du PAM.

 

© 2014 AFP

Centrafrique: les troubles persistants font flamber les prix
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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 00:18

 

 

 

 

APA – Douala (Cameroun) - 2014-11-06 13:50:13 L’actualité politique est marquée ce jeudi au Cameroun, par les manifestations marquant la célébration des trente-deux ans de l’arrivée de Paul Biya à la magistrature suprême.


La journée est ponctuée par les meetings politiques à travers le pays, sous les auspices du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, parti au pouvoir) dont Paul Biya reste et demeure le président national depuis la création du parti en 1985.


Les manifestations qui se déroulent cette année sous le thème central ‘'Tous derrière Paul Biya pour lutter contre l'insécurité'', notamment la secte nigériane Boko Haram coupable des attaques terroristes au Cameroun, sont également l'occasion pour les ‘'Camerounais, de réitérer leur indéfectible soutien au Président de la République pour sa politiques des grandes réalisations", a indiqué le secrétariat général du Comité central dans un communiqué.


Ancien Premier ministre de 1975 à 1982, Paul Biya alors ‘'successeur constitutionnel'' a remplacé Ahmadou Ahidjo qui a démissionné après avoir assumé les fonctions de chef de l'exécutif depuis l'accession du Cameroun à l'indépendance le 1er janvier 1960.


Avec la restauration du multipartisme au début des années 1990, Paul Biya a été plusieurs fois réélu à la tête du pays et la dernière qui lui octroie un mandat de sept ans remonte en 2011.


http://www.apanews.net/article_read-808948-commeration-ce-jeudi-des-32-ans-de-paul-biya-au-pouvoir.html#sthash.kAFor6WZ.dpuf

Commémoration ce jeudi des 32 ans de Paul Biya au pouvoir
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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 00:07

 

 

 

New York 5 novembre 2014 16h08 (AFP) - Un nouveau rapport affirme qu'il a une nouvelle preuve que Joseph Kony, suspect en fuite  et recherché par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre, a trouvé refuge dans une enclave contrôlée par le Soudan.

 

Kony, commandant de l'Armée de résistance du Seigneur et originaire de l'Ouganda, a été accusé de crimes pendant des décennies et a échappé à un mandat d'arrêt délivré par la CPI en Octobre 2005.

 

Il a été inculpé de crimes de guerre et crimes contre l'humanité, accusé de mener une campagne de viols, de mutilations et meurtres et enlèvements de garçons enrôlés comme enfants soldats et les filles comme esclaves sexuelles.

 

Les groupes de campagne américains « Resolve LRA Crisis Initiative » et « Invisible Children » disent dans leur rapport, publié cette semaine et publient le dossier le plus complet des mouvements de Kony depuis 2005.

 

Les groupes veulent que les décideurs internationaux redoublent d'efforts pour capturer Kony et le Congrès américain pour financer les activités de surveillance qui permettraient de situer Kony et permettre sa capture.

 

Les révélations des déserteurs de la LRA, corroborées par des images satellitaires et des témoignages de civils, fournissent des «preuves solides» que Kony a souvent campé dans l’enclave de Kafia Kingi, à la frontière du Soudan et du Sud Soudan et dans les zones de la République centrafricaine voisine depuis 2010, selon le rapport.

 

Les troupes soudanaises basées dans le Kafia Kingi, qui est contrôlé par le Soudan mais revendiquée par le Soudan du Sud, auraient fourni aux groupes de la LRA des quantités limitées de fournitures et de munitions ce qui a permis aux rebelles d'accéder aux marchés locaux, a-t-il ajouté.

 

"Il ne fait aucun doute plus que Kony utilise fréquemment Kafia Kingi comme un havre de paix», a déclaré Paul Ronan, directeur de l'Initiative de crise LRA Resolve.

 

«Il est temps pour la communauté internationale et le gouvernement soudanais de cesser de regarder dans l'autre sens."

 

"Nier que Kony s’est réfugié dans Kafia Kingi et le traduire en justice ne sont que la première étape du long chemin de soulagement pour les communautés affectées par la LRA», a déclaré Ronan.

 

En Mars, Washington a envoyé des commandos supplémentaires et tilt-rotor avion Osprey en Ouganda pour aider les forces de l'Union africaine pour la chasse Kony.

 

Mais les perspectives de dégager Kony de Kafia Kingi sont éloignées.

 

Les relations entre le Soudan et les Etats-Unis sont tendues. Le président soudanais Omar al-Bashir, qui a dirigé le pays pendant 25 ans, est recherché par la CPI pour crimes de guerre au Darfour.

 

 

Le chef de la LRA Joseph Kony se trouverait entre la RCA et le Soudan

 

Par RFI 07-11-2014 à 00:33

 

Où se trouve le rebelle ougandais Joseph Kony ? En dépit de la mobilisation de la communauté internationale, le chef de la LRA, l'armée de résistance du Seigneur, est en fuite depuis une décennie. D’après l'ONG américaine Resolve LRA Crisis, Joseph Kony semble avoir voyagé ces dernières années entre l'est de la RCA et l'enclave de Kafia Kingi, au Soudan.

 

L'ONG américaine Resolve LRA Crisis, qui effectue une surveillance régulière des actions des rebelles de la LRA, vient de publier un rapport (en anglais) dans lequel elle tente de retracer les mouvements de Joseph Kony depuis que la Cour pénale internationale le recherche, en 2005.

 

Le rapport de Resolve LRA Crisis explique que les forces armées soudanaises ont longtemps soutenu Joseph Kony, lui permettant d'opérer au Sud-Soudan et fournissant à ses troupes des abris, de l'entraînement, des armes, des munitions et de la nourriture. Après l'accord de paix signé entre le Nord et le Sud-Soudan en 2005, ce soutien est devenu plus difficile, et Joseph Kony a donc dû partir s'installer dans le parc national de Garamba, au nord de la République démocratique du Congo. Selon Resolve LRA Crisis, il y est resté deux ans, entre 2006 et 2008.

 

Raids

 

Puis, la pression des forces ougandaises le force à se déplacer à nouveau, cette fois-ci vers la République centrafricaine, le Soudan, et à nouveau le Congo. Les informations qui filtrent depuis décembre 2012 situent Joseph Kony entre l'est de la Centrafrique et l'enclave de Kafia Kingi – une zone située à la frontière entre les deux Soudan. En mars 2013, un raid a même été lancé par les forces ougandaises et américaines sur l'enclave, mais le fugitif a une fois de plus réussi à s'échapper.

 

Selon Resolve LRA Crisis, depuis cet épisode, des éléments de la LRA ayant fait défection et des sources militaires indiquent régulièrement que Joseph Kony se trouve à Kafia Kingi, ou juste de l'autre côté de la frontière, côté centrafricain. L'ONG estime que les raids ayant eu lieu depuis 2013 près de la localité centrafricaine de Sam-Ouandja, dans l'extrême Est, visaient probablement à fournir de l'approvisionnement au groupe de Kony.

Le fugitif Kony dans l'enclave contrôlée par le Soudan
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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 22:38

 

 

 

INVITÉ AFRIQUE

 

Par Olivier Rogez:RFI   samedi 5 juillet 2014

 

L'ONU a publié son rapport d'étape sur la situation en Centrafrique. Celui-ci documente un certain nombre d'exactions commises par les groupes armés depuis le 5 décembre, ainsi que le pillage des ressources naturelles. Le groupe d'experts des Nations unies s'inquiète de la persistance d'une situation d'anarchie dans le pays. Pour l'ONU, les autorités centrafricaines doivent être plus fermes envers les groupes armés, et notamment veiller à ce que les membres de ces groupes n'aient plus de fonctions dans les forces de défense et de sécurité. Ce rapport pourrait ouvrir la voie à un nouveau train de sanctions. Une liste de noms sera soumise dans quelques semaines à l'appréciation du Comité de sanctions.

 

RFI : Quatre mois après l’installation d’une nouvelle transition menée par Catherine Samba-Panza, l’ONU s’inquiète de la persistance des violences. Est-ce que les autorités de la Transition sont suffisamment fermes avec les groupes armés qui perpétuent ces violences ?

 

Aurélien Llorca : Effectivement la plupart du pays est toujours sous contrôle de groupes armés. Les ressources qui sont liées à l’activité, notamment des ressources naturelles produites dans ces différentes régions, sont sous le contrôle de ces groupes armés qui de fait se renforcent et constituent évidemment une menace à l’autorité du gouvernement de Transition. Parmi les deux principales recommandations qui ont été faites par le groupe d’experts au Comité de sanctions du Conseil de sécurité sur la Centrafrique, il y a notamment cette nécessité de clarifier d’une part, compte tenu de l’appartenance d’une partie de l’encadrement des milices anti-balaka soit aux forces armées centrafricaines, soit à la gendarmerie, et d’un autre côté, également, au niveau des Seleka, puisque la plupart des décrets qui ont été pris par l’ancien président Michel Djotodia sont encore en vigueur. Ce qui fait qu’aujourd’hui on a encore officiellement presque 3 500 ex-Seleka qui sont officiellement membres de l’armée centrafricaine. Donc cette ambiguïté devrait être clarifiée par les autorités de la Transition.

 

Selon vous, les autorités de la Transition devraient exclure de la future armée ou de l’état-major actuel, les membres des groupes armés qui soient Seleka ou anti-balaka ?

 

Effectivement, notre recommandation porte sur la clarification de leurs statuts. On sous entend bien évidemment qu’on ne peut pas être à la fois leader d’un groupe anti-balaka et officiellement sous-officier ou officier des forces armées centrafricaines.

 

De même pour la Seleka ?

 

Egalement du côté Seleka, c’est quelque chose qui devrait être clarifié.

 

Vous recommandez aux autorités de la Transition de faire preuve de plus de fermeté vis-à-vis des fauteurs de trouble et des groupes armés qui commettent des crimes. Comment le gouvernement, comment les autorités peuvent-elles faire preuve de fermeté alors qu’elles n’ont pas d’instrument de coercition, qu’elles n’ont pas d’armées, qu’elles n’ont pas de gendarmerie, ni de police fonctionnelle à l’heure où l’on parle ?

 

On espère que la mise en place le 15 septembre de la Minusca, en tant que force de maintien de la paix, donne justement une plus ample capacité aux autorités de transition pour mettre en œuvre les mesures nécessaires à cette clarification notamment. Et on espère que d’ici le 5 novembre, on puisse voir les prémisses d’un rétablissement de l’autorité de l’Etat.

 

Et pourquoi vous ne recommandez pas aux Nations unies de lever l’embargo sur les armes afin de permettre aux autorités de reconstituer leurs forces de défense et de sécurité ?

 

On estime qu’il y a suffisamment d’armes en circulation dans le pays pour qu’il n’y ait pas un besoin d’introduire de nouvelles armes. D’une part, il y a des armes qui ont été saisies, d’autre part il y aurait une possibilité de saisir un nombre supérieur d’armes, qui sont en ce moment dans les mains des groupes armés, et qui permettraient dans ce cas-là affectivement un réarmement des forces de sécurité. Mais il faudrait tout d’abord une réforme des services de sécurité avant un réarmement qui de plus, pourrait être fait via des armes saisies et non pas par des importations de nouvelles armes.

 

Vous insistez aussi sur l’un des aspects importants de ce conflit, l’exploitation illégale des ressources –diamant, or, bois, faune sauvage. Pensez-vous que la Seleka d’un côté et les anti-Balaka de l’autre contrôlent désormais le trafic illégal d’or et de diamant ?

 

On a pu observer nous-mêmes le contrôle de la production d’or dans la région de Bambari par un groupe Seleka. On a pu constater également le contrôle d’une partie des hommes de production de diamant dans la région de Carnot, par des milices réputées proches des anti-Balaka. On n’a pas établi ce lien dans la région de Bria jusqu’à présent mais malgré tout, il y a un certain nombre d’indicateurs qui pourrait démontrer l’existence de ce lien également. Oui, on a vraiment une inquiétude par rapport à la prise de contrôle des principales ressources du pays par des groupes armés.

 

Comment faire pour empêcher que ces groupes armés ne captent ces richesses ?

 

La plupart de l’or centrafricain est exporté de façon illégale sans que cela ne génère de ressources pour le gouvernement et les autorités de Transition à Bangui. Nous espérons qu’un effort sera également apporté sur la structuration de la filière or en Centrafrique. Et dans la mesure où le diamant, lui, est toujours interdit par le processus de Kimberley sur le diamant centrafricain, on espère juste que des filières illégales ne puissent pas trouver des moyens de contourner ce processus. Et malheureusement on a des indications comme quoi des faux certificats ou des diamants centrafricains sont insérés dans des lots avec des vrais certificats, mais ne mentionnent pas la provenance de Centrafrique. C’est évidemment l’une des inquiétudes du groupe d’experts également.

Aurélien Llorca, expert des Nations unies pour la Centrafrique
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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 22:26

 

 

 

 

APA Bangui (Centrafrique) - 2014-11-06 19:37:21 - Une délégation de la République centrafricaine conduite par le ministre des mines et de la géologie, M Joseph Agbo, prendra part du 10 au 15 novembre prochain à Ganzhou en Chine à la prochaine plénière du processus de Kimberley.

 

La délégation aura comme objectif d'obtenir la levée totale ou partielle de la sanction temporaire sur la certification et la vente du diamant centrafricain sur le marché international, en vigueur depuis près de deux ans.


Le comité de suivi-évaluation de la feuille de route du processus de Kimberley formé depuis un mois et demi en va ainsi présenter sur place des arguments solides appuyés par des photos.


Selon le directeur général des mines, M Georges Hyacinthe Ouaboua , à défaut de la levée totale de cette sanction, la délégation pourra arracher un allègement partiel de cette mesure lui permettant de créer progressivement des zones vertes en tenant compte de l'évolution de la situation sécuritaire dans les zones d'exploitations. 

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=808985#sthash.CZ7f62CV.dpuf

 

 

NDLR : Avec l’interdiction du Processus de Kimberley ou pas, une grande quantité du diamant centrafricain quitte toujours frauduleusement et illicitement le territoire comme vient de le prouver l’équipe d’experts des Nations Unies dont l’édifiant rapport vient de montrer que la filière du diamant et de l’or est solidement entre les mains des bandes armées Séléka et anti-balakas à travers le territoire national. Avant d’œuvrer pour la levée de l’interdiction du Processus de Kimberley contre l’exportation du diamant centrafricain, il conviendrait que le gouvernement reprenne le contrôle de toutes les zones minières par le rétablissement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national. 

La Centrafrique en quête d'une levée de la sanction imposée sur son diamant
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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 21:38

 

 

 

 

http://www.afrik.com/  JEUDI 6 NOVEMBRE 2014 / PAR ASSANATOU BALDÉ

 

 

Un soldat français engagé dans les rangs de la mission européenne Eufor en Centrafrique est décédé des suites de paludisme, dans un hôpital parisien où il avait été rapatrié en début de semaine.

 

Un nouveau militaire français, le caporal-chef Moana Heiarii, affecté au 126e régiment d’infanterie de Brive-la-Gaillarde, est mort après une mission en Centrafrique. « Un soldat français engagé dans les rangs de la mission européenne Eufor en Centrafrique est décédé des suites de paludisme, dans un hôpital parisien où il avait été rapatrié en début de semaine », a annoncé, ce jeudi, le ministère français de la Défense.

 

Selon le ministère de la Défense, « il était atteint d’une forme très grave de paludisme, il a été pris en charge dans un hôpital militaire parisien où il est malheureusement décédé dans la soirée du mercredi 5 novembre ». Il a été rapatrié le 4 novembre de Bangui vers Paris, précise-t-on de même source. Lancée le 1er avril dernier, l’Eufor a atteint sa pleine capacité opérationnelle le 15 juin. Elle compte quelque 250 Français dans ses rangs.

 

La situation en Centrafrique ne s’arrange guère malgré la présence des troupes françaises, de la force africaine MISCA et celle de l’Onu, la (MINUSCA). Le pays est toujours en proie aux violences et massacres dont la population paie le plus lourd tribut.

Centrafrique : un soldat français meurt de paludisme
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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 21:22

 

 

 

 

Par RFI 06-11-2014 à 20:12

 

Le groupe d'experts de l'ONU sur la Centrafrique a rendu, ces derniers jours, son rapport final. Le texte recommande aux Nations unies d'adopter de nouvelles sanctions contre différents leaders qui menacent le processus politique. La liste reste pour l'instant confidentielle. Le diagnostic des experts, en tout cas, est très clair. Anti-balaka et Seleka restent maîtres de l'intérieur du pays et de ses ressources, même si ces deux groupes se divisent de plus en plus en factions. Pour en parler, Aurélien Llorca, coordonnateur du panel d'experts. Il est l'Invité Afrique Soir de RFI.

 

« A l’ouest, nous avons toujours des groupes anti-balaka qui contrôlent les principaux axes et également les principales villes de l’ouest du pays tandis qu’à l’est et au nord, nous avons plusieurs factions Seleka qui exercent un contrôle direct sur les principales villes et également leur influence sur les axes et les régions rurales. […] A partir de nos observations sur le terrain, nous estimons qu’aujourd’hui il y aurait 1 500 anti-balaka à temps plein et du côté Seleka, on parle d’environ 2 000 miliciens. »

 

Aurélien Llorca Coordonnateur du panel d'experts de l'ONU  06/11/2014 - par Laurent Correau

RCA: les groupes armés contrôlent toujours le pays bien que divisés
RCA: les groupes armés contrôlent toujours le pays bien que divisés
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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 20:59

 

 

 

 

http://www.mondafrique.com/   DECRYPTAGES - PAR CLEMENT FAYOL - Publié le 05 Nov, 2014

 

Le secret de polichinelle sur le financement des milices Séléka par le Tchad est sur le point d’être éventé. D’après nos informations, les militaires français ont retrouvé dans un véhicule Séléka un fusil d’assaut de fabrication israélienne. Un modèle qui a été acheté en quantités importantes par le Tchad quelques années plus tôt.

 

L’étau se referme sur le président tchadien Idriss Deby, lui qui a toujours nié l’évidence sur son soutien aux milices Séléka qui sévissent en Centrafrique. En suivant la piste des armes, un certain nombre d’éléments incriminent le président tchadien et semblent démontrer son soutien actif.

 

Armement israélien

 

Depuis décembre 2013, les militaires français sont déployés en Centrafrique sous les couleurs de l’Opération Sangaris. Les troupes tricolores se sont frottées aux miliciens de la Séléka qui commettaient, tout comme leurs opposants Anti-Balakas, des attrocités principalement dans le Nord et Nord-Ouest du pays.

 

D’après nos informations, en avril dernier les militaires français ont anéanti un groupe Séléka qui avait pillé et attaqué des villages dont un camp à Boguila tenu par Médecins sans frontières. A la suite de ces affrontements, les soldats de Sangaris auraient retrouvé dans un des véhicules Séléka un fusil d’assaut de marque Galil fabriqué par la société Israel Military Industries (IMI), contrôlée par l’Etat israélien. Souvent décrits comme des sauvages désorganisés, il est peu probable que les miliciens eux-mêmes aient négocié avec Tel Aviv pour obtenir ce type de matériel.

 

Fusils de la garde présidentielle du Tchad

 

En suivant la piste des armes et des potentiels parrains de la Séléka, l’attention se porte rapidement sur le Tchad. Comme l’a déjà révélé Mondafrique, le Tchad a tissé depuis l’arrivée au pouvoir d’Idriss Deby, des liens avec Israël et principalement dans le domaine de l’armement. Des sources proches de la famille Deby, confirmaient alors que le fils préféré du président tchadien, Zakaria, s’était rendu à plusieurs reprises en Israël pour parler équipement militaire.

 

Pour ce qui est des fusils d’assaut Galil, Mondafrique a pu consulter un contrat datant de 2007 qui officialise l’achat par le ministère de la Défense du Tchad de 2 000 de ces modèles. Acquis pour équiper la garde présidentielle de Deby, le contrat stipule que « les matériels ci-dessus énumérés ne serviront exclusivement aux Forces de Défense et de Sécurité du Tchad et ne seront ni vendus, ni transmis à une tierce partie étrangère à la République du Tchad ».

 

Un rapport d’experts des Nations Unies sur les exactions en Centrafrique rendu le 29 octobre arrive aux mêmes conclusions (1). Affirmant que le contrat israélo-tchadien date de 2008, le rapport ajoute que « des fusils identiques (ont) été saisis dans d’autres régions de la République centrafricaine. » Plus loin, les experts expliquent avoir envoyé une lettre au Tchad le 5 juin 2014 « dans laquelle il demandait des informations complémentaires sur les armes en question et proposait de se rendre au Tchad pour élucider cette question. La Mission permanente du Tchad a accusé réception de sa lettre et demandé un délai supplémentaire de deux semaines. Cependant, le Groupe d’experts n’a pas encore reçu de réponse. »

 

Face à ces éléments accablants, le double jeu d’Idriss Deby apparait de plus en plus clair. Alors que le président Deby s’est récemment rapproché de la présidente de transition Catherine Samba-Panza, ses manigances pourraient bien le rattraper. Ce sera ensuite à Paris de se justifier sur la lune de miel avec le Tchad, pays qui finance l’ennemi Séléka.

 

(1) Le Coordonnateur du Groupe d’experts sur la République centrafricaine créé par la résolution 2127 (2013) du Conseil de sécurité. (Signataires : Aurélien Llorca, Paul-Simon Handy, Ahmed Himmiche, Ruben de Koning, Carolina Reyes Aragón).

Lu pour vous : LE TCHAD ÉQUIPE LES MILICIENS DE LA SÉLÉKA AVEC DES ARMES ISRAÉLIENNES
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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 20:46

 

 

 

 

06/11/2014 à 19:28 Par Vincent Duhem (Jeune Afrique)

 

Les experts de l'ONU sur la Centrafrique ont rendu public, le 1er novembre, leur rapport final dans lequel ils pointent notamment le rôle ambigu joué par le Tchad depuis le retrait des soldats de la Misca (la force africaine) en avril.

 

Souvent pointé du doigt depuis le coup d'État du 24 mars 2013 à Bangui, le Tchad voit cette fois son rôle en Centrafrique bien documenté par les experts de l'ONU. Dans leur rapport final rendu public le 1er novembre, ceux-ci accusent notamment les autorités tchadiennes d'avoir détenu pendant plusieurs mois, et sans raison valable, trois dignitaires centrafricain d'une ville frontalière.

 

Le 1er mai, un groupe armé non identifié attaque Markounda (Nord-Ouest) provoquant l'exode d'une partie de la population en territoire tchadien. Le 17, le sous-préfet de la ville, le secrétaire général et le directeur d'une école publique décident de se rendre sur place. C'est alors, rapportent les experts onusiens, qu'ils sont arrêtés, transférés à N'Djamena puis condamnés avec d'autres citoyens centrafricains à une détention d'au moins trois mois. Selon plusieurs sources, les trois représentants de Markounda ont été libérés fin octobre.

 

Les experts de l'ONU rapportent également que deux de membres de leur groupe ont été détenus pendant quatre heures par les forces de défense et de sécurité, lors d'une mission en RCA le long de la frontière tchadienne. Enfin poursuit le rapport, des soldats tchadiens ont participé à l'attaque, le 20 mai, de trois villages centrafricains proches de la frontière (Bembéré, Békaye et Bédoua 3), attaque lors de laquelle trois personnes ont été emmenées de force au Tchad et dont on est aujourd'hui sans nouvelle.

 

Ces incidents sont "les exemples les plus symboliques de la situation" au nord-ouest de la Centrafrique, où les experts onusiens ont documenté de nombreuses attaques de groupes armés venant du Tchad depuis que N'Djamena a retiré, le 16 avril, ses troupes de la Misca (la force africaine intégrée aujourd'hui au sein de la Minusca).

 

Le document de l'ONU présente un autre détail troublant sur l'implication du Tchad dans le pays. Après les combats de Boguila (proche de la frontière tchadienne), en mai, entre l'armée française et les éléments du général de l'ex-Séléka Mahamat Alkhatim - aujourd'hui coordonnateur adjoint de l'Unité pour la Centrafrique (UCP, branche dissidente de la Séléka) -, les soldats de Sangaris ont saisi un fusil d'assaut israélien Galil, armement inédit dans l'arsenal des rebelles. L'arme "faisait partie d’un lot vendu en 2008 au ministère tchadien de la Défense, qui était accompagné d’un certificat d’utilisateur final garantissant que ces armes ne seraient pas transférées à un pays tiers", précisent les experts qui s'étonnent d'avoir "vu des fusils analogues au Tchad, portés par le personnel des services de sécurité interne de la Direction générale des services de sécurité des institutions de l’État (DGSSIE)". "Des fusils identiques ayant été saisis dans d’autres régions de la République centrafricaine", poursuit le rapport.

 

Enfin, les experts font d'autres constats importants, au nombre de quatre. Les voici :

 

Bilan macabre

 

Selon le rapport, plus de 3 000 personnes et 22 travailleurs humanitaires sont morts entre le 5 décembre 2013 et le 14 aout 2014. Sur cette période, les anti-balaka ont été responsables de la mort de 854 civils et de 7 travailleurs humanitaires. Les attaques menées par des combattants assimilés à l'ex-Séléka ont causé la mort de 610 civils et de 7 travailleurs humanitaires. Pour les experts de l'ONU, le général Alkhatim et ses 600 hommes demeurent la menace principale à la paix et à la sécurité en Centrafrique. Les deux groupes armés sont également accusés de perturber le déploiement de l'aide humanitaire.

 

Début de coopération entre la Séléka et LRA

 

Un groupe de la LRA (Armée de libération du seigneur, de Joseph Kony), dirigé par le capitaine Okello Palutaka, et de la Séléka, sous le commandement du colonel Amed Shérif, ont coopéré sur plan logistique dans la sous-préfecture de Nzako (sud-est), écrivent les experts. On peut ainsi voir les deux hommes bras dessus, bras dessous sur une photo présente dans l'annexe du rapport.

 

Contrebande de minerais

 

Le trafic de minerais ne faiblit pas en RCA, contribuant indirectement au financement des différents groupes armés - anti-balaka à l'ouest, ex-Séléka à l'est où ces derniers ont imposé des taxes aux collecteurs et aux bureaux d'achats de diamants et d'or. Les experts de l'ONU ont noté, grâce à des images satellites, que la production de diamants avait explosé ces derniers mois à Sam-Ouandja, ville du nord-est de la RCA contrôlée par les l'ex-Séléka où aucune force internationale n'est présente. À Ndassima, mine proche de Bambari (Centre) également aux mains des rebelles, ces derniers tentent même d'organiser la production en distribuant, par exemple, des cartes "d'artisan minier" aux collecteurs.

 

Toussaint, l'étrange mercenaire belge

 

De novembre 2013 à février 2014, François Toussaint, un mercenaire belge habitant au Gabon et condamné pour meurtre dans son pays, a officié comme conseiller militaire pour Révolution et justice, un groupe armé présent dans le nord-ouest de la Centrafrique. RJ a été fondé en octobre 2013 par un capitaine des Forces armées centrafricaines (Faca), Armel Sayo. Composé d'anciens éléments de l'APRD (Armée populaire pour la restauration de la démocratie), le groupe a mené des opérations contre des groupes peuls et les ex-Séléka. Toussaint était en charge de l'entraînement et de la stratégie militaire. Il a été arrêté le 7 juillet à Bouar par la Misca et est depuis détenu à Bangui. Signataire de l'accord de Brazzaville, Armel Sayo a, lui, été nommé ministre de la Jeunesse et des Sports, le 22 août par le Premier ministre Mahamat Kamoun.

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Par Vincent DUHEM


 

Lu pour vous : Les experts de l'ONU pointent le rôle ambigu du Tchad en Centrafrique
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Published by Centrafrique-Presse.com