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16 octobre 2021 6 16 /10 /octobre /2021 22:19
RCA : Journée Mondiale de l'Alimentation fêtée à Boali par le gouvernement
RCA : Journée Mondiale de l'Alimentation fêtée à Boali par le gouvernement
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RCA : Journée Mondiale de l'Alimentation fêtée à Boali par le gouvernement

 

Le Président de la République Faustin Archange Touadera a honoré de sa présence  la cérémonie de la Journée Mondiale de l’Alimentation ce samedi 16 Octobre 2021 à Boali. Cette occasion a permis au Chef de l’Etat de décerner des distinctions honorifiques aux agriculteurs provenant de différentes régions des provinces. Parmi ces agriculteurs, figure un responsable d’une institution de la République, en l’occurrence M. Alfred Taïnga Poloko, président du Conseil Économique. 

" Faire de l’agriculture le levier du développement de notre pays ... Faire de la RCA le grenier de l'Afrique ", tels sont les mots forts prononcés par les autorités centrafricaines à l'occasion de cette cérémonie. 

La visite des stands sur le site d'exposition du foire agricole a permis aux invités de découvrir et d'apprécier les propos tenus par les autorités centrafricaines lors de cette commémoration.

Le thème retenu cette année pour cette journée est « agir pour l’avenir ».

 

#Primature

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16 octobre 2021 6 16 /10 /octobre /2021 22:13
La RCA dit contrôler la plus grande partie de son territoire grâce à ses "alliés russes"

Lu pour vous

 

La RCA dit contrôler la plus grande partie de son territoire grâce à ses "alliés russes"

https://fr.sputniknews.com/ 22:20 15.10.2021 (Mis à jour: 22:21 15.10.2021) par Youlia Zvantsova

Bien que certains groupes "isolés" veuillent faire croire à des troubles en Centrafrique, les autorités du pays contrôlent la plus grande partie du territoire grâce à leurs "alliés russes et rwandais", a affirmé à Sputnik un ministre centrafricain.

L’assistance de la Russie et du Rwanda permet aux autorités de la Centrafrique de maîtriser la situation dans le pays, a déclaré à Sputnik Maxime Balalou, ministre chargé du Secrétariat général du gouvernement.

"Je tiens à vous assurer que le gouvernement contrôle la plus grande partie de son territoire national grâce à nos alliés russes et rwandais", a-t-il indiqué.

Selon lui, il existe pourtant des groupes "isolés" cherchant à donner l'impression de troubles dans le pays, mais ce n’est que de "la propagande antigouvernementale".

L'ambassadeur de Russie à Bangui, Vladimir Titorenko, a expliqué pour sa part à Sputnik que des instructeurs russes formaient en RCA des militaires de l'armée gouvernementale et séjournaient dans le pays après avoir notifié leur présence au Conseil de sécurité des Nations unies et à son comité de sanctions.

"Les Russes sont en Centrafrique"

Une déclaration qui fait écho à celle du Président du pays Faustin-Archange Touadéra qui a accordé ce 15 octobre une interview à France 24 où il a reconnu une présence russe visant à "appuyer" l’armée et de "bonnes relations" avec Moscou. Il n’a pas cherché à nier la présence d’instructeurs russes dans le pays.

"Les Russes sont en Centrafrique. Ils sont venus nous appuyer", a-t-il insisté, indiquant qu’il avait eu des discussions avec Sergueï Lavrov.

Faustin-Archange Touadéra a également expliqué que son pays avait dû faire face à la rébellion "développée par l’ancien Président Bozizé qui […] a poursuivi son action jusqu’à Bangui le 13 janvier pour déstabiliser" le pays.

"Nous étions obligés de faire appel à certains de nos partenaires."

Interrogé pour savoir pourquoi la RCA ne s’était pas appuyée sur les effectifs de l’opération Sangaris ou n’avait pas recouru aux services de la Minusca (Mission des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique), il a rappelé que celles-ci n’avaient pas réussi à stopper la rébellion.

"Nous avons demandé à ce que certains pays, avec qui nous avons des relations, des accords en matière de défense, de nous aider. C’est ainsi que le Rwanda l'a fait et la Fédération de Russie […] J’ai dû faire appel à tous les moyens possibles pour garantir la sécurité des citoyens centrafricains", a-t-il détaillé.

Le nombre d’instructeurs précisé

La Russie a engagé dès 2018 une coopération militaire avec le gouvernement de Faustin-Archange Touadéra, notamment pour former des militaires. Les instructeurs russes restent dans le pays légalement, sur la base de contrats passés avec le ministère de la Défense de la RCA. Cinq instructeurs militaires et 170 autres civils avaient été dépêchés dans le pays en 2018. Par la suite, leur présence a augmenté pour atteindre 235 au total. En prévision des élections du 27 décembre, 300 instructeurs supplémentaires y avaient été envoyés.

Dans une interview accordée à Sputnik le 6 octobre, la Communauté des officiers pour la sécurité nationale, qui fournit des services de formation militaire en RCA, a précisé que 1.135 instructeurs militaires russes travaillaient en Centrafrique.

"Les délais [de cette présence, ndlr] sont déterminés par un contrat qui est régulièrement mis à jour. Le gouvernement souhaite élargir la coopération", a noté le directeur général de l’Association, Alexandre Ivanov.

Il a rappelé que c’est grâce à l’aide des instructeurs militaires russes que l’armée centrafricaine avait réussi à prendre le dessus sur les rebelles.

 

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16 octobre 2021 6 16 /10 /octobre /2021 19:44
La politique africaine de la France reste incantatoire

Lu pour vous

 

Afrique

La politique africaine de la France reste incantatoire

Par Challenges.fr Publié le 16.10.2021 à 15h00

Innovant en invitant la jeunesse du continent, le sommet Afrique-France à Montpellier s'est contenté de symboles. Malgré la modernité affichée par Emmanuel Macron, les vieilles alliances priment.

Emmanuel Macron a fait de la jeunesse le leitmotiv de sa politique africaine. Cette frange bouillonnante et majoritaire de la population de ce continent, qui avoisinera 2 milliards d'habitants en 2050, fut le thème central de son premier discours en terre africaine, à Ouagadougou en novembre 2017. Elle fut de nouveau la thèse dominante du 28e sommet Afrique-France organisé à Montpellier, le 8 octobre, face à 3 000 participants issus des diasporas et de la société civile. " Cette rencontre a innové par son approche sans la présence d'institutionnels, explique-t-on à l'Elysée. Le chef de l'Etat a souhaité s'adresser directement à ces jeunes sans fard et écouter leurs doléances. " Exit la traditionnelle photo de famille avec la cohorte ronflante des chefs d'Etat africains, hôtes de marque de ce rendez-vous créé en 1973 sous l'impulsion de Léopold Sédar Senghor et de Georges Pompidou.

Opposants ignorés

Une rencontre apolitique pour une nouvelle impulsion de la relation bilatérale ? Rien n'est moins sûr. Quatre ans séparent les deux interventions, dont les formats quasi identiques permettent de situer la non-évolution, voire l'échec de la politique française au sud du Sahara.

" Macron nous a habitués à la communication politiqueexplique le gabonais Marc Ona, coordinateur de l'ONG Tournons la page. Il débute et ponctue son mandat par le même exercice de style. " Et de préciser : " Aucun Africain engagé, comme ceux du Balai citoyen au Burkina Faso ou du mouvement Y'en a marre au Sénégal, n'a été associé à cet événement, qui a surtout mis en lumière les représentants d'une société civile cosmétique. "

Le fait d'avoir pensé ce sommet autour des diasporas, des sportifs, des artistes ou des entrepreneurs en ignorant superbement les opposants est déjà, en soi, une façon de ménager les chefs d'Etats africains, qui avaient tous été invités à Paris en mai dernier pour participer à une conférence sur le financement du développement. " Faire converger des milliers de jeunes en France pour parler de l'avenir du continent africain a quelque chose de profondément anachronique et de dépassé. Si Macron voulait un réel changement, il aurait convoqué ce sommet en terre africaine, où nous nous battons chaque jour pour bâtir des Etats de droit ", explique l'opposant tchadien Succès Masra, fondateur du parti Les Réformateurs, qui déplore des dizaines de blessés parmi ses partisans après la répression d'une manifestation le 2 octobre à N'Djamena. Répression passée sous silence à Paris.

Déshérence économique

De fait, le président français s'est réfugié dans un énième exercice de contrition, dont il raffole depuis le début de son quinquennat, surfant sur la sempiternelle nécessité de " rebâtir la relation franco-africaine " sans convaincre, malgré les échanges animés avec les participants dénonçant " le paternalisme ", " le militarisme " ou " l'arrogance " de l'ex-puissance coloniale.

En quoi a résidé la nouveauté de Montpellier ? Dans la création d'un fonds d'innovation pour la démocratie, abondé de 30 millions d'euros, afin d'appuyer la bonne gouvernance. " Cette décision ne changera rien, explique le journaliste Francis Kpatindé, enseignant à Sciences-Po Paris. Outre la faiblesse de la somme, on sait que la démocratie et l'appui à la bonne gouvernance sont les secteurs les plus soutenus par les aides bi et multinationales pour des résultats très mitigés. "

Cette mesure est l'une des treize propositions du philosophe-essayiste camerounais Achille Mbembe, contempteur de la relation franco-africaine, qui avait été chargé de préparer l'événement.

Une nouvelle mission lui a d'ailleurs été confiée au terme du sommet : préparer la création d'une Maison des mondes africains et des diasporas. L'Agence française de développement, elle, doit changer de nom, l'actuel étant dévalorisant aux yeux de nombreux Africains. Une bien piètre moisson.

Pour le reste, la France en déshérence économique en Afrique après avoir été reléguée au second rang des exportateurs européens derrière l'Allemagne, et arcboutée sur sa zone d'influence méticuleusement rognée par ses concurrents comme la Chine, la Turquie, l'Inde ou la Russie, n'entend pas abandonner ce qui fonde son " pacte colonial " en vigueur depuis les indépendances. Pas question, par exemple, comme le demandent nombre d'Africains, de réviser son maillage militaire, unique en son genre, à travers l'existence de bases prépositionnées, ou de revoir la multitude d'accords de coopération avec des pays réputés pour leur autoritarisme. Sur le plan monétaire, elle ne compte pas davantage délaisser définitivement son attachement au franc CFA, malgré la réformette entérinée fin 2019.

Ressentiment anti-français

En outre, Emmanuel Macron continue d'assumer la reconnaissance de régimes notoirement antirépublicains (Rwanda, Togo, Djibouti, Gabon, Congo Brazzaville, Tchad…) dont Paris ne peut se passer pour défendre ses intérêts. Ainsi, le troisième mandat anticonstitutionnel d'Alassane Ouattara, en Côte d'Ivoire, en octobre 2020 se justifie, à ses yeux, par des " circonstances exceptionnelles " après le décès soudain de son dauphin, le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly. Au Tchad, le coup d'Etat du fils d'Idriss Déby Itno, en avril dernier, s'expliquerait par la vacance du pouvoir après la démission du président de l'Assemblée nationale, Haroun Kabadi, lequel devait organiser de nouvelles élections.

C'est là que le bât blesse. Alors qu'il prétend écrire un nouveau " narratif " en se tournant vers les ONG ou les acteurs " diasporiques ", le président français ne peut évidemment pas, à l'instar de tous ses prédécesseurs, escamoter les relations inter-Etats. Cet impératif géostratégique l'oblige à composer avec des pouvoirs pour lesquels les notions de liberté voisinent avec le néant. Or cette distorsion entre la forme et le fond n'a cessé d'alimenter le ressentiment anti-français ces dernières années. " En matière de droits de l'homme, la France traite l'Afrique comme quantité négligeablejuge Marc Ona, de Tournons la page. Elle doit changer son logiciel en cessant de laisser faire ou de favoriser tous ces régimes, au moment où elle dénonce les régimes russes, biélorusses ou vénézuéliens. Nous voulons une politique claire. "

Face à l'impossibilité durant ce mandat de faire bouger les grandes lignes, que reste-t-il ? Le symbolique. Emmanuel Macron en a fait son mantra. Ce dernier passe par le travail mémoriel, la prochaine pan-théonisation de Joséphine Baker, la timide déclassification de certaines archives, des changements de noms d'institutions ou la restitution d'une trentaine d'œuvres d'art, lorsque la Belgique s'est déjà engagée à en rendre 40 000 à la République démocratique du Congo. Pas de quoi modifier les perceptions globalement négatives des jeunes Africains.

La défiance s'installe entre Paris et Alger

Avec l'Algérie, Emmanuel Macron affronte les limites de son souhait de modernisation d'une telle relation. Sur le plan mémoriel, le rapport que lui a remis l'historien Benjamin Stora en janvier dernier n'a pas trouvé son pendant de l'autre côté de la Méditerranée. Alger devait travailler de concert sur " la mémoire de la colonisation et de la guerre d'Algérie " en nommant l'historien Abdelmadjid Chikhi. Un projet abandonné. Le " pardon " demandé par le président français aux harkis, le 30 septembre, tout comme ses propos sur l'Etat algérien qualifié de démocratie " juste formelle " car " aux mains de la hiérarchie militaire " a mis le feu aux poudres.

La réduction de moitié du nombre de visas accordés aux ressortissants des pays du Maghreb a fini de brouiller les deux pays. Résultat : la France, qui misait sur l'Algérie pour contrebalancer la fin de l'opération Barkhane au Sahel, a été interdite de survoler ce territoire. Une décision qui prive les avions de cette intervention d'un point stratégique de ravitaillement. Alger apporte également son soutien à la junte malienne, en délicatesse avec la France.

MACRON EN TROIS FORMULES

Novembre 2017

" Il n'y a plus de politique africaine de la France ", discours à Ouagadougou.

Novembre 2020

" La France a une part d'Afrique en elle ", interview à Jeune Afrique.

Octobre 2021

" Nous avons une dette envers l'Afrique ", discours à Montpellier.


Frédéric Lejeal

 

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16 octobre 2021 6 16 /10 /octobre /2021 19:04
RCA : Déclaration attribuable au porte-parole du Secrétaire général de l'ONU

 

Déclaration attribuable au porte-parole du Secrétaire général sur la République centrafricaine

 

New York, le 16 octobre 2021

 

Le Secrétaire général salue la déclaration unilatérale de cessez-le feu sur tout le territoire centrafricain à partir du 15 octobre 2021, telle qu’annoncée par le Président de la République centrafricaine, S.E. Faustin-Archange Touadéra. Le Secrétaire général se félicite de cette étape cruciale, qui est conforme à la Feuille de route conjointe pour la paix en République centrafricaine, adoptée par la Conférence internationale sur la Région des Grands Lacs le 16 septembre.  

Le Secrétaire général appelle toutes les autres parties à immédiatement respecter ce cessez-le feu et à renouveler leurs efforts pour faire avancer la mise en œuvre de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation signé en 2019. 

Le Secrétaire général appelle toutes les parties prenantes à s’engager de manière constructive, à travers un dialogue politique inclusif, pour que des progrès tangibles soient réalisés dans le processus de paix et de réconciliation en République centrafricaine. 

Le Secrétaire général réitère son engagement à continuer de mobiliser la communauté internationale pour soutenir le Gouvernement et le peuple centrafricain dans leur quête de paix, de réconciliation et de développement.

 

Stéphane Dujarric, Porte-parole du Secrétaire général

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16 octobre 2021 6 16 /10 /octobre /2021 14:34
Centrafrique: les paramilitaires russes applaudis à l’Assemblée nationale
Centrafrique: les paramilitaires russes applaudis à l’Assemblée nationale

 

https://www.rfi.fr/ 16/10/2021 - 11:19 Avec notre correspondant à Bangui, Carol Valade

En Centrafrique, alors que le président Touadéra annonçait, vendredi 15 octobre, un cessez-le-feu unilatéral et immédiat, un autre événement, tout aussi inattendu, s’est déroulé dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. 

Réunis dans l’Hémicycle, les députés devaient interpeller les ministres de la Sécurité et de la Défense au sujet des attaques qui ont occasionné plusieurs dizaines de morts parmi les civils dans la préfecture de la Ouaka, ces dernières semaines.

Félicitations au « contingent russe »

Mais après l’arrivée tardive du ministre de la Sécurité, le président de l’Assemblée nationale, Mathieu Simplice Sarandji, décide de passer directement à la suite du programme à savoir la remise d’une « lettre de félicitations » adressée au « contingent russe » pour le remercier de son intervention dans le conflit.

L’annonce fait bondir le député Joseph Bendounga. S’ensuit un virulent échange entre les deux hommes et l’opposant décide de quitter l’Hémicycle. Puis, un certain Alexandre Ivanov qui affirme représenter les « instructeurs russes » monte sur l’estrade, sous les applaudissements.

Dans la salle également se trouve Dimitry Sytii, fondateur de la société minière Lobaye Invest, placé sous sanctions du Trésor américain, en raison de ses liens avec Evgueni Prigozhin, un homme d’affaires russe proche du président Poutine et soupçonné d’être le financier de l’organisation paramilitaire privée Wagner.

Pas d'existence officielle

Cette organisation, sans existence officielle, est accusée dans de nombreux rapports y compris gouvernementaux de graves exactions dans le pays.

Il n’existe officiellement pas de « contingent russe » en Centrafrique. L’ambassade de Russie à Bangui qui dit ne pas connaître ces personnes n’était pas représentée, vendredi 15 octobre, à l’Assemblée nationale. 

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16 octobre 2021 6 16 /10 /octobre /2021 14:28
Tchad: l’ex-chef rebelle Baba Laddé nommé directeur des renseignements généraux

 

Tchad: l’ex-chef rebelle Baba Laddé nommé directeur des renseignements généraux

https://www.rfi.fr/ 16/10/2021 - 13:43 Avec notre correspondant à Ndjamena, Madjiasra Nako

Au Tchad, les services de renseignement ont un nouveau chef. Il s’agit de Abdelkader Mahamat, un ancien chef rebelle, plus connu sous le nom de Baba Laddé. Ce dernier a été nommé, jeudi 14 octobre, directeur général des renseignements généraux, une nomination qui représente pour Baba Laddé, un retour en grâce.

Le 3 avril dernier, en pleine campagne électorale, le défunt président Idriss Deby Itno surprend l’assistance à Bongor, dans le sud du pays, en annonçant qu’il se réconcilie avec un adversaire qu’il a emprisonné pendant plus de six ans. Il s’agit de l’ancien chef rebelle, Abdelkader Mahamat alias Baba Laddé, un Peul tchadien qui a fait ses armes au sein de la rébellion entre le Tchad et la Centrafrique. Il annonce qu’il renonce à la lutte armée contre le pouvoir en place. Idriss Deby Itno est tué au combat quelques jours après et Baba Laddé disparaît des radars.

À lire aussi: Tchad: l’ex-chef rebelle Baba Laddé rejoint le président Idriss Déby

Il y a quelques jours, il est reçu en audience par le fils du défunt président Mahamat Idriss Déby – désigné président de la République après la mort de son père - et sera ensuite nommé patron des services de renseignement, ce jeudi 14 octobre.

De l’avis de nombreux observateurs, la nomination de cet ancien rebelle qui a surtout opéré en Centrafrique traduit la volonté de Ndjamena de reprendre la main dans le dossier centrafricain, surtout que Baba Laddé est un acteur majeur dans le conflit en République centrafricaine pendant ces dix dernières années.

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16 octobre 2021 6 16 /10 /octobre /2021 11:30
Centrafrique: le Premier ministre rencontre la Jeunesse centrafricaine

 

 

https://www.radiondekeluka.org/ vendredi 15 octobre 2021 16:59

Près de deux semaines après la tuerie de civils non loin de Bambari, le Conseil national de la jeunesse (CNJ) interpelle le Premier ministre. La rencontre a eu lieu ce jeudi 14 octobre à Bangui. Une occasion pour les jeunes d’exposer leurs difficiles conditions de vie, provoquée par l’insécurité persistante dans le pays.

Tueries de masse à Lémouna et Koundili dans la périphérie de PaouaBongboto à Bossangoa dans le Nord et récemment à 15 kilomètres de Bambari où près d’une quarantaine de personnes ont été tuées ; la plupart des victimes sont des jeunes.

C’est avec colère et frustrations que le Conseil national de la jeunesse a introduit un mémorandum au Premier ministre, Henri-Marie Dondra. Les termes utilisés sont forts si bien que le Chef du gouvernement s’est déplacé vers ces jeunes pour les convaincre. De Bambari à Bossangoa, en passant par les 3ème et 5ème arrondissements de Bangui, les jeunes ont exposé leur ras-le-bol. 

"Je voudrais vous faire part des faits qui se produisent au niveau du 3ème arrondissement. Des faits tels que, les tueries, les trafics d’organes humains ainsi que le récurrent problème d’insécurité. Je voudrais vous dire, monsieur le chef du gouvernement, que ces choses n’ont pas commencé aujourd’hui" lance Mahadi Mouna, présidente de la jeunesse du 3ème arrondissement.

Des échanges fructueux et sans complaisance

Le débat était fructueux et sans filtre. Certains leaders jeunes de la capitale ont même rappelé à Henri-Marie Dondra leur vécu quotidien. Pour eux, l’exécutif doit faire plus.

"Il est vrai que cela est une bonne politique. Mais pour nous, ce n’est pas suffisant. Je prends le cas du 5ème arrondissement où il y a 2 check-point, notamment le commissariat et l’OCRB de Ngouciment. Je ne comprends pas comment avec le couvre-feu, les braquages continuent. Même si le gouvernement ne peut pas tout arrêter, il peut néanmoins atténuer" se questionne Barbara Sangha, leader des jeunes du 5ème arrondissement.

Pour le Chef du gouvernement, l’exécutif s’active pour la sécurité de sa population. Tentant toujours de convaincre ses interlocuteurs, M. Dondra les appelle à faire preuve de patience.

"Cela est arrivé, nous le regrettons. Mais sachez que le gouvernement y travaille. Si vous comparez la situation d’aujourd’hui à celle que nous avions connue il y a cinq ans, il y a eu une grande évolution. Et donc, ne perdons pas espoir face à toutes les mesures que nous sommes en train de prendre. Croyons toujours au retour d’une paix définitive" renchérit Henri-Marie Dondra.

Les jeunes qualifient cette rencontre d’historique et souhaitent que les autres autorités centrafricaines puissent en faire autant.

 

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16 octobre 2021 6 16 /10 /octobre /2021 11:20
Église et politique en Afrique

 

Lu pour vous

 

Théologie africaine 

 

REPENSER LA THÉOLOGIE AFRICAINE est la nouvelle rubrique de débat et de formation lancée par La Croix Africa, en collaboration avec Prions en Église Afrique. Elle offre une tribune aux penseurs pour une réflexion fructueuse sur l’avenir de l’Église et de la pensée théologique en Afrique.
Mgr Nestor Désiré Nongo Aziagbia, ecclésiologue, évêque de Bossangoa et président de la Conférence des évêques de Centrafrique (Ceca), propose une réflexion sur l’Église et la politique en Afrique.

Il n’est pas rare d’entendre des hommes politiques dénier à l’Église le droit de se prononcer sur la chose politique. Sur ce sujet, une déclaration récente de l’épiscopat français mérite d’être mentionnée : « Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique » (2017). Cela peut sembler surprenant dans un contexte de laïcité « à la française », très marquée par la séparation de l’Église et de l’État depuis la loi de 1905. Pourtant cet appel fait suite à d’autres déclarations antérieures aux titres non moins évocateurs : « Pour une pratique chrétienne de la politique » (1972), « Politique : l’affaire de tous » (1991), « Réhabiliter la politique » (1999). Tous ces appels veulent affirmer la légitimité du discours politique de l’Église catholique pendant les crises sociopolitiques, parce que, comme le rappelle le concile Vatican II, « les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, […] sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ, et il n’est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur cœur » (1).

Hommes d’Église et rôle politique

Dans cette dynamique, on peut dire que l’Afrique regorge d’exemples sur les représentations et les attitudes politiques d’hommes d’Église. En effet, des figures de l’épiscopat africain ont joué un rôle éminemment politique dans leur pays, selon que les contextes sociopolitiques l’exigeaient (Mgr Isidore De Souza au Bénin, le cardinal Laurent Monsengwo en République Démocratique du Congo, pour ne citer que ceux-là).

De façon générale, le religieux constitue une composante centrale des processus de changements sociopolitiques qui ont affecté le continent africain. Les années d’indépendance correspondent au mouvement d’émancipation des Églises africaines (ex. la théologie africaine). Dans nombre de pays africains, l’Église catholique a été une des matrices de l’État postcolonial ; elle a formé et socialisé une grande partie de l’élite ; elle dispose d’un poids moral lié à son rôle social et éducatif : elle peut s’appuyer sur un maillage territorial sans équivalent et s’exprimer d’une seule voix : autant de ressources dont ne disposent pas les autres acteurs religieux.

A lire aussi : Église et politique : entre militantisme et engagement pastoral

Des transformations se sont produites par la suite dans le contexte de libéralisation et d’ouverture politique qui a accompagné et suivi l’effondrement des États autoritaires. C’est à partir de la fin des années 1980 que « la crise de ces régimes puis les processus de transition ont (re)donné aux acteurs religieux une visibilité et une influence politique, tranchant avec le silence et le repli qui avaient caractérisé leur attitude à l’égard du politique ou avec l’instrumentalisation dont ils avaient été l’objet par certains dirigeants » (2) . Une nouvelle phase dans l’articulation entre le religieux et le politique en Afrique s’est alors ouverte, entraînant une visibilité des acteurs religieux catholiques dans l’espace public. A partir des années 1990, ces derniers ont été de plus en plus actifs dans l’espace public, à travers des discours, des revendications, des initiatives, des mobilisations, etc.

Médiation

La vague des crises sociopolitiques dans certains pays africains a offert des opportunités nouvelles pour les acteurs religieux catholiques d’assurer une médiation. Une partie de l’épiscopat africain s’est directement engagée dans les processus de reconstruction d’un nouvel ordre politique, à travers la publication de lettres épiscopales, au contenu parfois critique. Ainsi, « l’interventionnisme croissant d’acteurs religieux [s’est] traduit par une volonté aussi bien d’intervenir dans les débats nationaux que d’influer sur les processus de prises de décision, d’effectuer un travail de conversion auprès des élites politiques ou de s’octroyer un rôle de médiation dans les conflits et les processus de reconstruction nationale » (3) . Dans le même temps, le répertoire religieux est devenu pour les acteurs politiques une modalité centrale de négociations, de dialogue politique, de production politique. Des hommes politiques s’activent de plus en plus dans une récupération politique du religieux. Des institutions, des symboles, des imaginaires, des modèles religieux sont de plus en plus mobilisés dans la vie politique, ouvrant une phase de « politisation du religieux », ou de « religiosisation de la vie politique » (4) .

Il en découle que le discours politique de l’Église s’inscrit dans sa mission de présence au monde dans lequel elle doit rappeler sans cesse que le politique est au service de l’homme et de la société.

Mgr Nestor Désiré Nongo Aziagbia

1-Concile Vatican II, Constitution Pastorale Gaudium et Spes sur l’Eglise dans le monde de ce temps 1965, n°1.

2- Cédric MAYRARGUE, « Pluralisation et compétition religieuses en Afrique subsaharienne », Revue internationale de politique comparée, vol. 16 (2009), p. 84.
3- Ibid., p. 90.

4 Ibid., p. 89.

 

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15 octobre 2021 5 15 /10 /octobre /2021 23:44
Touadéra décrète un «cessez-le-feu immédiat» dans la guerre contre les rebelles

 

Centrafrique: Touadéra décrète un «cessez-le-feu immédiat» dans la guerre contre les rebelles

https://www.rfi.fr/   Avec notre correspondant à Bangui, Carol Valade

En République centrafricaine, le président Faustin-Archange Touadéra vient d’annoncer ce vendredi 15 octobre dans une allocution un « cessez-le-feu unilatéral immédiat » et « la fin des opérations militaires et de toute action armée sur l’ensemble du territoire national ». Un engagement pris par le gouvernement lors de l’adoption de la feuille de route de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs à Luanda, afin de « donner une chance à la paix », selon le chef de l’État.

« Je viens vous annoncer ce soir la fin des opérations militaires et de toute action armée sur l’ensemble du territoire national, à compter de ce jour, 15 octobre 2021, à minuit. » l’annonce est faite par le président de la République sur les ondes de la radio nationale. 

Il s’agit d’un engagement pris par le gouvernement auprès des chefs d’État la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL), a rappelé Faustin-Archange Touadéra : « Un engagement qui figure sur la feuille de route pour la paix, issue du dernier sommet de l’organisation sous-régionale. les principaux leaders de la CPC, à l’exception de Nourredine Adam et Ali DARASSA, respectivement leaders du FPRC et de l’UPC, ont signé l’engagement de cesser toute action armée sur le territoire national. »

« Ce n’est pas une décision facile à prendre, reconnaît-il. Le cessez-le-feu unilatéral immédiat est la démonstration, si besoin en était encore, de ma ferme volonté de privilégier la voie du dialogue et non celle des armes, dans le règlement de la crise qui secoue notre pays. » 

Raisons humanitaires

Le chef de l’Etat précise que sa décision n’empêche ni les forces de sécurité intérieure de maintenir l’ordre, ni l’armée de répondre en cas de légitime défense, ni la Minusca d’exercer son mandat. 

Un cessez-le-feu décrété aussi pour des raisons humanitaires, dit le président, pour « donner une chance à la paix ».

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15 octobre 2021 5 15 /10 /octobre /2021 23:32
Yvelines. Pour échapper à la justice, elle s’autoproclame diplomate de la RCA

Lu pour vous

 

Yvelines. Pour échapper à la justice, elle s’autoproclame diplomate de la République centrafricaine

https://actu.fr/ Par François Desserre Publié le 12 Oct 21 à 10:22

Pour échapper à la Caf et au bracelet électronique, une habitante de Mantes-la-Jolie (Yvelines) s'est autoproclamée diplomate de la République centrafricaine.

Son oncle serait Premier ministre de la République centrafricaine. Son père en serait le ministre délégué. Quel crédit apporter aux dires d’Edwige L., jugé ce lundi 11 octobre 2021 devant le tribunal judiciaire de Versailles ? Question difficile. Réponse complexe.

Une certitude : cette femme de 36 ans, originaire de Mantes-la-Jolie, est bien la princesse de l’escroquerie et de la fraude. À défaut d’être une secrétaire particulière du gouvernement de la République centrafricaine, sa terre d’origine. Un titre qu’elle a très maladroitement tenté de s’octroyer.

Une dette de 25 000 euros à la Caf

En septembre dernier, Edwige a rendez-vous avec un juge de l’application des peines, au palais de justice. Son idée : faire enlever ce satané bracelet électronique. Elle doit le porter depuis le 26 novembre 2019, date de sa condamnation pour usage de faux et fraude aux prestations sociales. Les juges de Villefranche-sur-Saône (Rhône) lui ont infligé une année ferme, aménageable. Car pour la seconde fois, Edwige a trompé la Caisse des allocations familiales. Sa dette dépasse désormais les 25 000 euros.

À l’époque déjà, la trentenaire avait promis qu’on ne l’y reprendrait plus. Rangée des voitures comme on dit.

Pas de prison donc, mais ce dispositif électronique à garder au pied matin, midi et soir. Et des horaires de sortie. Des horaires pour rentrer. Et Edwige n’aime pas ça.

Immunité diplomatique

Une idée lumineuse va germer dans son esprit. Pourquoi ne pas forcer la main du juge en brandissant une immunité diplomatique ?

Comme rien ne lui en donne le droit, Edwige va contacter ce qu’elle appelle un retoucheur de papiers.

« Pas de problème. Je vous arrange ça pour 50 euros », assure l’homme par messagerie cryptée.

Un petit tour sur Internet et Edwige trouve une copie de décret. Reste à changer le nom, le prénom et le numéro d’enregistrement. Elle donne des conseils à son faussaire pour coller au plus près de la réalité. Elle va pourtant se montrer négligente sur un point important.

Et ce défaut, le juge va immédiatement le remarquer. L’orthographe. Il manque des « s ». Certains « à » ont perdu leur accent en chemin. Le décret part au ministère des Affaires étrangères. Retour de navette : c’est un faux. Edwige est arrêté le 7 octobre.

Ses explications vont être aussi compliquées à comprendre qu’il est facile de venir à bout d’un sac de nœuds. La dernière, devant les juges, va permettre d’apercevoir le bout du tunnel. Juste le bout.

« Je voulais bénéficier de l’immunité diplomatique pour aller travailler autant que je veux, pour rembourser ma dette. Je suis seule avec ma fille. Et je dois faire face. Son père ne s’en occupe pas… Et je n’ai pas d’argent. Et au fond de moi, je ne suis pas une femme épanouie. »

Edwige,la prévenue.

Le tribunal l’admet. Mais commence à douter de sa sincérité en abordant sa situation professionnelle.

Elle avoue une nouvelle bidouille à la barre

« Alors en fait, j’avais créé une entreprise à Paris, spécialisée dans le conseil administratif et juridique pour les sans-papiers. Et puis j’ai été condamnée pour fraude. J’ai eu une interdiction de gérer une société. Du coup, j’ai transformé mon entreprise en association. Et un bénévole m’a déclarée comme salariée. Ce qui est dommage, c’est que comme association, on ne peut plus facturer comme avant. C’est vraiment malheureux. »

Edwige.

Une nouvelle entourloupe avouée en direct à la barre…

Et l’argent… Edwige en aurait peut-être. Du moins en a-t-elle eu cet été pour se payer un aller et retour dans son pays d’origine pour un mariage. Au moins 800 euros.

Il n’en fallait pas plus pour que le procureur de la République sonne la fin de la récréation. « Madame ment sur toute la ligne. Elle méprise la justice, les règles. Je demande une incarcération immédiate. Et pour huit mois. »

Le tribunal se retire alors qu’Edwige éclate en sanglot. La porte refermée, elle retrouve son calme. Instantanément.

Torturant ses mains, elle attend avec impatience la décision. Qui ne tarde pas à tomber.
« Madame, face à la gravité des faits, nous avons décidé de vous condamner à 12 mois de prison, avec incarcération immédiate. »

Fin de la partie.

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Published by Centrafrique-Presse.com