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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 22:47

 

 

Centrafricaine/Sam-Ouandja: Une tension entre les ndjadjawides soudanais et les ex-Séléka panique la population

 

Sam Ouandja, 03 avril 2015 (RJDH) – Les ex-Séléka et les hommes armés venus du Soudan appelés ndjadjawides font remonter la tension dans la ville de Sam-Ouandja et dans toute la préfecture de la Vakaga. Tout est parti d’un évènement pendant  lequel trois soudanais étaient dépouillés de leurs bœufs, de l’argent, de leurs moyens de communication avant d’être tués.

 

Selon les informations du RJDH, le consul du Soudan avait effectué un déplacement dans la région afin de calmer la tension. « Il ressort des discussions que la population de la préfecture de la Vakaga devra payer une somme entre 1000 FCFA et 15.000 FCFA comme dommage et intérêt pour calmer les ndjadjawides soudanais qui menacent d’attaquer la région pour venger leurs frères tués par des ex-Séléka », a rapporté avec regret et inquiétude une source religieuse jointe par le RJDH.

 

La population se dit inquiète de cette tension et réclame une intervention rapide de la part du gouvernement. « Nous sommes très inquiets de la tension qui règne entre ces deux groupes armés de deux pays différents. Nous trouverons refuge en brousse jusqu’à ce que le gouvernement passe à l’action», a ajouté un habitant de la ville.

 

Joint par le RJDH, un leader de l’ex-Séléka a rejeté les accusations portées contre leur mouvement par des ndjadjawides soudanais. « Ils nous accusent puis ils ont décidé d’en découdre avec nous. Nous ne sommes pas responsables de la tuerie et nous ne verseront aucun centime en dommage et intérêt », a déclaré ce leader de l’ex-Séléka.

 

Il n’a pas été possible d’entrer en contact avec les éléments dits ndjadjawides pour plus de précisions sur cette affaire. /

 

RJDH


 

Centrafrique/Markounda : Les activités administratives restent toujours paralysées
 

Markounda, 03 Avril 2015(RJDH) Les activités  administratives dans la ville de Markounda restent toujours paralysées. La population se dit abandonnée à son triste sort depuis les événements survenus dans le pays  et en particulier la ville de Markounda, une localité située dans la préfecture de l’Ouham, au nord de la RCA.


Le maire de la ville de Markounda, Cyriaque-Justin Ndoubamnga déplore l’absence des services administratifs dans la ville. Joint au téléphone ce vendredi 03 Avril 2015 par le RJDH, le premier citoyen de la ville de Markounda  a fait savoir que « la ville de Markounda manque d’écoles, d’hôpitaux et les services de l’Etat ne fonctionnent pas actuellement ».

 

 Il a par ailleurs souligné que «  la ville de Markounda est une ville qui est abandonnée avec toute sa population depuis les événements de 2013 ».

 

Face à cette situation, Cyriaque-Justin Ndoubamnga demande aux autorités de la transition de déployer les forces de sécurité, car selon lui, « la ville de Markounda est voisine du Tchad et des éléments inconnus viennent souvent commettre des exactions dans cette région avant de s’enfuir ».

 

 L’autorité locale a rappelé que les 6 personnes enlevées et conduites au Tchad ont été libérées après le versement d’une somme d’argent.

 

 La Minusca pendant la conférence de presse de mercredi dernier n’a pas manqué de souligner que les régions frontalières avec le Tchad et le Cameroun connaissent ces derniers temps une insécurité. Ce qui a poussé les forces de la Minusca à multiplier les patrouilles dans la zone./

 

Judicaël Yongo


 

Centrafrique/Bozoum: Certains produits de première nécessité se font rares sur le marché
 

Bozoum,  03 avril 2015 (RJDH) -- Depuis plus d’une dizaine de jours, la pénurie de certains produits de première nécessité tels que la farine du blé, le sucre et l’essence se fait sentir sur le marché de Bozoum. C’est suite à la fermeture de frontière centrafricano-camerounaise sur l’axe Bozoum , Bocaranga- Baimboum que le calvaire a commencé.

 

Sur le marché, quelques produits arrivés par la voie parallèle se vendent plus cher qu’auparavant. Pour Angeline, une vendeuse cette rareté des produits est une occasion de faillite pour son commerce. « J’achète ces produits à des prix inhabituels  et mon fonds de commerce ne fait que chuter donc je suis au bord de la faillite», a-t-elle déclaré.

 

D’après un opérateur économique de Bozoum, une mission n’a pas pu se rendre sur le territoire camerounais pour approvisionner la ville de Bozoum en produits. « Nous devrions nous rendre sur le territoire camerounais en délégation, constituée des autorités et représentant des opérateurs de la place pour des négociations. Mais, l’absence du préfet de la localité a tout gâter», a-t-il dit.

Les tarifs du transport en commun dans la localité ont aussi augmenté.

 

La frontière centrafricano-camerounaise, axe Bozoum est perturbée ces derniers jours par l’insécurité, provoquant la fermeture temporaire de la frontière./

 

Albon Junior Namkomona


 

Centrafrique/Bangui : Les Forces Armées Centrafricaines apportent des soins gratuits à la population

 

Bangui, 03 mars 2015 (RJDH)—En prélude  à leur cinquante quatrième anniversaire qui aura demain, 04 avril 2015, les Forces Armées Centrafricaines  ont  appuyé ce vendredi 03 avril 2015,  le  personnel soignant du dispensaire de Lakouanga, dans  la prestation de service. Les  consultations, les soins et  les examens se sont faits  gratuitement.  Le médecin Colonel  Eudes Gbangbangaï  qui coordonne les activités, a signifié que   le but de  cette activité est de  montrer à la population  que dans l’armée il n’y a pas que les armes.

 

Sous la planchée du dispensaire de Lakouanga, situé dans le 2ème arrondissement de la ville de Bangui, plusieurs personnes sont en fils indienne, en attente des consultations. Tous attendent d’être consultés par les médecins militaires présents à l’hôpital de Lakouanga.

 

D’après le médecin colonel Eudes Gbangbangaï, cette activité s’inscrit dans le cadre du 54ème anniversaire de l’armée centrafricaine. «  Cette  activité civilo-militaire s’inscrit dans le cadre  des manifestations  en prélude à notre 54ème anniversaire. Elle  consiste à faire comprendre à la population que dans l’armée, il n’y pas que des gens qui savent tirer des armes.  Certains savent soigner et d’autres font autres choses que la population ne connait pas »  a expliqué le médecin colonel Eudes Gbangbangaï.

 

« Depuis  toujours, le service de santé des armées, est à coté de la population, à travers les infirmeries de garnison. Aujourd’hui, nous sommes sortis  de ces infirmeries et nous avons choisi  le dispensaire de Lakouanga pour assister les patients », a indiqué la même source.

 

Le médecin colonel Eudes Gbangbangaï a précisé que les consultations sont totalement  gratuites. « Il y a des consultations de spécialité de type orl, pneumologie et cardiologie.  Et  à côté de ces trois spécialités, nous avons  déployé 2 médecins généralistes, qui vont s’occuper des cas de médecine générale. Tous les examens ne seront pas pris en compte. Nous avons un pharmacien, qui va intervenir pour les cas d’urgence », a-t-il précisé.

 

Le colonel a noté que cette activité s’étale sur une journée. « Les points faibles et les points forts seront dégagés à la fin des activités, afin de programmer d’autres activités en vue » a-t-il indiqué.

 

Ciment André NGoubélé l’un des patients que nous avons rencontré au dispensaire de Lakouanga ce matin, se réjouit de cette activité, et demande l’extension de ces soins gratuits  dans les préfectures de la RCA.

 

Les activités relatives au 54e anniversaire de l’armée Centrafricaine ont démarré jeudi. Une cérémonie est prévue samedi 4 avril./

Annette Maélaine Malebingui


 

Centrafrique/Bossangoa : Des ménages sans abris suite à la pluie diluvienne

 

Bossangoa, 03 avril 2015 (RJDH)- La pluie diluvienne qui s’était abattue sur la ville de Bossangoa (nord) et à Bangui, le 1er  avril, a occasionné la destruction de plusieurs maisons d’habitation et des bâtiments administratifs.

 

Environ six maisons d’habitation et des bâtiments administratifs, dont deux établissements scolaires de la ville de Bossangoa, ont été emportés par le vent violent suite à la dernière pluie diluvienne qui s’est abattue sur la ville de Bossangoa. Plusieurs personnes sont aujourd’hui sans abris et sont contraintes de vivre dans des familles d’accueil.

 

David Nambiama, chargé des catastrophes à la croix rouge de la ville de Bossangoa, a expliqué que c’est la force de la pluie qui a occasionné les dégâts enregistrés. Ce dernier a fait le bilan de la situation au RJDH. «  Pour deux arrondissements visités, 6 ménages sont sans abris. Les toitures des établissements scolaires, entre autres, l’école de la Liberté et l’école Boro, sont emportées et cabossées. Des vêtements et des vivres ont été emportés et gâtés par l’inondation », a-t-il ajouté.

 

Il a fait savoir que les toitures des bâtiments de la gendarmerie ont été aussi emportées.  « Des documents administratifs ont été abîmés à la gendarmerie par la pluie. Ces sinistrés lancent un appel à l’aide, auprès des ONG nationales et internationales, afin de reconstruire leurs maisons détruites par la pluie », a signifié David Nambiama.

 

A Bangui, certaines familles se sont retrouvées dans la même situation après cette pluie.

 

Au quartier Bruxelles dans le 2ème arrondissement  de Bangui, cette pluie a occasionné des dépenses supplémentaires.  Une victime est obligée de réhabiliter la toiture de sa maison, qui a été emportée par la dernière pluie. « Je suis en train de me tracasser afin d’avoir au moins 50 000 FCFA, pour reconstruire ma maison qui a été détruite par la pluie. Nous avons passé la nuit debout. Cette situation a bouleversé mes activités », s’est indigné un père de famille qui a perdu la toiture de sa maison.

 

La pluie du 1er avril a rendu la vie difficile à plusieurs habitants de la ville de Bossangoa et ceux de la ville de Bangui. Des dépenses imprévisibles se sont introduites dans l’économie des sinistrés, parce que la pluie a enlevé les toitures. /

 

Auguste Bati-Kalamet. 


 

Nouvelles nationales sur RJDH
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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 14:41

 

 

 

03/04/2015 à 12:22 Par Vincent Duhem  (Jeune Afrique)

 

Censé regrouper toutes les parties impliquées dans la crise centrafricaine, le forum de Bangui se déroulera du 27 avril au 4 mai dans la capitale centrafricaine. La grande inconnue concerne la présence des deux anciens présidents François Bozizé et Michel Djotodia.

 

Étape indispensable devant mener à l'organisation de la prochaine élection présidentielle, le forum de Bangui aura lieu du 27 avril au 4 mai. Cet événement doit regrouper toutes les parties impliquées dans la crise centrafricaine, représentants des groupes armés, de l'opposition politique, du gouvernement, de la société civile et religieux.

 

Pendant plus de deux mois, le comité préparatoire du forum a sillonné la soixantaine de sous-préfectures que compte la Centrafrique. Lors de ces consultations, les Centrafricains de toutes les couches socio-professionnelles ont exprimé leurs préoccupations et suggéré des solutions en vue de la sortie de crise sur des thématiques comme la cohésion sociale, la paix et le pardon, la lutte contre l’impunité, la sécurité, la relance économique.

 

La grande inconnue concerne la présence des deux anciens présidents François Bozizé et Michel Djotodia. Souhaitée par certains pays de la sous-région, elle serait très mal vue à Bangui, où leaders politiques et militants de la société ont dénoncé le risque sécuritaire qu'elle pourrait engendrer.

 

Une tendance confirmée par plusieurs sources diplomatiques. Un proche du dossier poursuit : "Djotodia semble avoir accepté l'idée de ne pas se déplacer et aimerait que Noureddine Adam le représente. Le problème est qu'il est, en théorie, soumis à une interdiction de voyager. Pour François Bozizé, c'est plus compliqué. Lui, demande toujours à venir."

 

Le forum de Bangui terminé, les autorités de transition auront le champ libre pour préparer l'organisation des élections. Officiellement, elles sont censées se tenir avant le mois juillet. Dans les faits, le défi est tel que beaucoup estime qu'elles ne pourront pas avoir lieu avant la fin de l'année.

Lu pour vous : Centrafrique : Djotodia et Bozizé seront-ils présents au forum de Bangui ?
Lu pour vous : Centrafrique : Djotodia et Bozizé seront-ils présents au forum de Bangui ?
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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 11:34

 



Les populations peuhles, dont une grande partie sont réfugiées dans
les pays voisins, continuent d'être victimes des exactions des
 anti-balakas dans de nombreuses zones de Centrafrique.
 L’Association pour l’Intégration et le Développement Social de
Peuhls Centrafricains, (AIDSPC) en collaboration avec la Plate-forme
sous régionale Agropastorale Kawtal (PRAK) porte à votre connaissance
les faits suivants :

 - 125 femmes peuhles du village Nguing de la sous préfecture de Gazi,
 dans la préfecture de Membéré KADÏ, sont retenues par des anti
 balakas, dont 8 ont trouvé la mort suite de faim et de maladies et les
 117 restants sont maintenues prisonnières et maltraitées jusqu?à là
 par les antis balakas ;

 - Plus de 15000 peuhls sont bloqués dans des enclaves dans les zones
 de: la Lobaye, l’Ombella Poko, Nana Membéré, ouam pendé, ouam, yaloké,
 Boda, Berberati et Carnot. Les éleveurs peuhls continus d'y mourir de
 maladies et de faim et quand ils quittent l’enclave, ils sont à la
 main d’anti Balakas.


 - Une dizaine des éleveurs peuhls ont été tués il y’a quelques jours
 dans la zone de Nanagribizi, et plus d’une cinquantaine seraient
 portés disparus. Selon des témoignages concordants reçus par le
 journal Koaci, ces éleveurs peuhls auraient été attaqués sur leur «
 couloir de transhumance », et tués par des hommes armés, soupçonnés
 appartenir au groupe Anti-Balaka ;

 Vu cette situation, l’AIDSPC, en collaboration avec la Plate forme
 sous régionale Kawtal appelle les différentes institutions des Nations
 Unies, la communauté internationale et le gouvernement Centrafricain
 enfin à jouer leur rôle et sécuriser la population peuhle ; Ces zones
 doivent rapidement bénéficier d’une attention particulière pour
 favoriser le secours de ces otages ;


 En plus, nous sollicitons avec beaucoup d’urgence, le gouvernement de
 la transition de chercher à libérer le plus tôt possible, ces 117
 Femmes et notamment en venant au secours urgemment aux localités
 citées ci-haut.


 Fait à N’Djamena le, 01 Avril 2015


Pour l’Association pour l’Intégration et le Développement Social des
 Peuhls Centrafricains (AIDSPC)


 Houseini Bi Bouba Waziri, Président de l’Association, Coordinateur
Adjoint de la Plateforme Kawtal


Pour la Plate-forme sous Régionale Agropastorale Kawtal (PRAK)


Ahmat Moussa Hassan, Coordinateur de la Plateforme Kawtal

COMMUNIQUE DE PRESSE : les peuhls toujours en danger en Centrafrique
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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 11:19

 

 

MESSE CHRISMALE À LA CATHÉDRALE NOTRE DAME DE BANGUI

 

(Is 61,1-9 ; Ps 88 ; Ap 1,5-8 ; Lc 4,16-21)

 

Mercredi 1er Avril 2015

 

HOMÉLIE

 

Chers frères et soeurs dans le Christ,

 

« Que la grâce et la paix vous soient données de la part de Jésus Christ, le Témoin fidèle, le Premier-né d’entre les morts, le Souverain des rois de la terre » (Ap 1,5).

 

Selon Mgr Pierre JOUNEL, « le Pape Paul VI a voulu faire de la Messe chrismale la fête du sacerdoce : sacerdoce du Christ qui offrit son sacrifice sur l’autel de la croix et en institua le mémorial à la dernière Cène ; sacerdoce des ministres qu’il a appelés à continuer son oeuvre, les Évêques et les prêtres auxquels il a légué la mission d’annoncer l’Évangile, de conduire son peuple et de célébrer les sacrements, avec le pouvoir exclusif de célébrer son sacrifice et de remettre les péchés en son nom ; sacerdoce du peuple chrétien, chargé lui aussi, de faire connaître Jésus Christ, d’être « dans le monde un ferment de sainteté » et d’ « instaurer le Royaume de Dieu en accomplissant ses tâches temporelles ». En cette fête du Sacerdoce, la Parole de Dieu que nous venons d’écouter mentionne trois personnages qui ont reçu l’onction de l’huile sainte : 1) le Serviteur de Dieu dans la première lecture (Is 61,1-9) ; 2) le Roi David dans le Psaume (Ps 88) ; 3) Jésus de Nazareth notre Seigneur dans l’Évangile (Lc 4,16-21). L’onction de ces trois personnages fait d’eux les serviteurs des pauvres et des prisonniers, des malades et des opprimés.

 

Parmi les trois personnages qui ont été sacrés avec l’huile, Jésus est l’Envoyé de Dieu par excellence. Selon l’Évangile (Lc 4,16-21), pour son premier enseignement dans la Synagogue de Nazareth le jour du Sabbat, Jésus ne dit rien de nouveau. Ces premiers mots sont ceux du prophète Isaïe au début du chapitre 61 de son livre. Écoutons encore cette lecture officielle extraite du rouleau de la Synagogue

:

« L’Esprit du Seigneur est sur moi

parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction.

Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres,

annoncer aux prisonniers qu’ils sont libres,

et aux aveugles qu’ils verront la lumière,

apporter aux opprimés la libération,

annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur ».

 

Après la lecture de l’Écriture, Jésus commente cette prophétie d’Isaïe en une seule phrase : « Cette Parole de l’Écriture que vous venez d’entendre, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit ». Cette phrase évoque l’introduction aux 10 commandements en Dt 5,1 « Écoute, Israël, les lois et les règles que je commande à tes oreilles aujourd’hui ». Le Décalogue en Dt 5,6-21 est centré sur les commandements du Sabbat et de l’honneur dû au père et à la mère. Ces deux commandements articulent la table des commandements envers Dieu qui a libéré son peuple de l’esclavage d’Egypte et la table des commandements envers le prochain qu’il faut, à l’image de Dieu, libérer de la servitude du travail le jour du Sabbat.

 

L’aujourd’hui de Jésus à Nazareth est celui du Sabbat, jour de la lecture de l’Écriture, mémorial de l’ancienne et de la nouvelle alliance. Le Sabbat rappelle la libération opérée par Dieu. Par conséquent il appelle l’homme à libérer les autres de l’esclavage, et à se soustraire soi-même à toute servitude. Dans les Évangiles, Jésus guérit souvent le jour du Sabbat pour libérer les hommes des servitudes de la maladie et de la faim, de l’esclavage du péché et de la mort, à l’image du Seigneur qui fit sortir son peuple de l’Egypte, pays de servitude.

 

L’aujourd’hui décisif de Jésus en cette Semaine Sainte est sa mort sur la croix et sa résurrection pour libérer tout homme et répandre les bienfaits de Dieu à chacun.

 

Chers frères et soeurs ? Que dire de l’aujourd’hui de Jésus en Centrafrique ? L’aujourd’hui de Jésus en Centrafrique est l’intervention de Dieu en faveur des pauvres et des opprimés, des marginalisés et des pécheurs. Cette intervention est faite par la bonne action de l’Église et celle des hommes et des femmes de bonne volonté. Pour cela, on reconnaît un bon prêtre et un bon chrétien à sa façon de servir le peuple de Dieu en touchant les réalités de sa vie quotidienne : ses peines et ses joies, ses peurs et ses espérances. Serviteurs des mystères de Dieu, prêtres et évêques partagent les mêmes ministères d’enseignement, de sanctification et de gouvernement. Lorsque le peuple ressent le parfum du Christ à travers l’évêque ou le prêtre, il n’hésite pas à lui confier ce qu’il veut dire au Père céleste : « prie pour moi, monseigneur, car je veux faire telle chose, ou j’ai tel problème…» ; « Bénis-moi mon père, car je suis malade » ; «Écoute-moi monsieur l’abbé car j’ai des choses à te confier… »  

 

Chers frères dans le sacerdoce, nous ne pouvons pas minimiser le pouvoir des grâces qui se répandent sur les fidèles lorsque nous célébrons les sacrements et annonçons la Bonne Nouvelle. Dans les sacrements, le Seigneur lui-même touche ses enfants et les transforme par le biais des éléments de la création. Le pain et le vin sont des fruits de la terre choisis par le Seigneur comme porteurs de sa présence. L’huile est le symbole de l’Esprit qui nous met en communion avec le Père et le Fils. Par les sacrements, Jésus est capable de donner à notre pays, la guérison, la réconciliation, la paix et le développement intégral.

 

Bientôt, je vais consacrer le saint Chrême et bénir les saintes huiles, l’huile des catéchumènes, et l’huile des malades. Ces huiles sont bénies une fois par an et seulement pendant la Messe Chrismale. Elles manifestent l’unité qui existe dans le peuple de Dieu entre laïcs, prêtres et Évêque. Chaque prêtre repartira avec ces huiles pour alimenter la vie sacramentelle de l’Église. Ces huiles saintes sont utilisées dans la célébration de 4 des 7 sacrements : le Baptême, la Confirmation, l’Ordre et le Sacrement des malades. L’onction avec le saint Chrême plus particulièrement est toujours faite en référence au Seigneur Jésus Christ dont le nom Christ en grec signifie l’oint ou « consacré par l’onction ». Le Saint Chrême donne aussi l’Esprit Saint pendant la Confirmation, les Ordinations sacerdotales et épiscopales. Au baptême, le saint Chrême est répandu sur le sommet de la tête du nouveau baptisé pour signifier que le Chrétien est « pour toujours membres de Jésus Christ prêtre, prophète, roi ». À la Confirmation, l’onction chrismale est reçue sur le front en tant que « marque de l’Esprit Saint ». À l’ordination sacerdotale, on fait l’onction chrismale est reçue sur les mains, et à l’ordination épiscopale, elle est reçue sur la tête. On use aussi du saint Chrême dans la dédicace des églises et des autels.

 

Les huiles saintes représentent aussi notre entrée dans la vie de grâce et d’Église par le Baptême, la Confirmation et la Consécration spéciale pour le ministère sacerdotal ou épiscopal. Elles montrent la communauté qui porte l’amour et le soin de Dieu aux malades et à ceux qui sont à la fin de leur vie. Les huiles saintes nous rappellent que l’Église est la communauté dans laquelle nous réalisons comment notre vie entière est soutenue par l’amour miséricordieux de Dieu. La bénédiction des huiles atteste que notre unité dans le diocèse est bâtie par la vie sacramentelle de l’Église.

 

Pour célébrer les sacrements, nous avons besoin de ministres ordonnés. Bientôt, les prêtres vont renouveler leur engagement au ministère sacerdotal. Chers frères dans le sacerdoce, je vous exhorte à laisser l’Esprit saint toucher votre foi et votre ministère. Il est important que tous les prêtres se rappellent l’imposition des mains de l’Évêque par laquelle ils partagent le sacerdoce du Christ. Avec le Christ, prenez un nouveau départ.

 

Je félicite tous ceux qui continuent à servir fidèlement le Christ au risque de leur vie. Je rends grâce à Dieu pour tous ceux qui vont célébrer la fête jubilaire de leur ordination cette année. J’exhorte les prêtres à s’entraider, à s’unir aux autres prêtres par les liens de la fraternité de la charité, de la prière. Je remercie sincèrement tous les prêtres qui ont accepté de servir non seulement leurs frères et soeurs, mais aussi de collaborer avec moi, votre évêque.

 

Je salue tous les séminaristes qui sont avec nous. Vous êtes encore jeunes. Dieu vous appelle à participer à son oeuvre de salut. N’ayez pas peur de répondre oui à l’appel de Dieu. Ayez le courage de reconnaître qu’il n’y a rien de plus beau que de connaître le Seigneur, et comme prêtre, de se mettre à son service.

 

Chers frères et soeurs, n’ayons pas peur ! Ne nous décourageons pas ! Prêtres et laïcs, ne négligeons pas nos responsabilités. Avec la grâce de Dieu, continuons à semer dans le coeur de nos frères et soeurs : la Bonne Nouvelle du salut, l’amour, le respect, la connaissance de Dieu, la parole qui ouvre à la joie du Christ. En cette période incertaine, soyons convaincus que le Seigneur est toujours à l’oeuvre pour nous susciter en nous le désir de justice, de réconciliation et de paix. Que le Seigneur vous soutienne dans les difficultés que vous rencontrez dans l’exercice de vos responsabilités.

 

Que le Christ qui nous a aimés jusqu’à la fin, nous inspire non pas à nous faire servir mais à servir nos frères et soeurs jusqu’au don de notre propre vie.

 

Que Notre Dame de l’Oubangui soit la Mère protectrice de tous les prêtres et des centrafricains en quête de paix !

 

Mgr Dieudonné NZAPALAINGA

 

Archevêque de Bangui

HOMÉLIE DE MGR DIEUDONNE NZAPALAINGA A LA MESSE CHRISMALE
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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 00:38

 


 

Kabo, 02 avril 2015 (RJDH)- Au total 14 barrières illégales ont été érigées par les éléments de l’ex-Séléka, sur l’axe Kabo- Batangafo et les périphériques. Ces hommes en armes rançonnent la population sur le pont qui relie les deux villes. Les conducteurs des taxi-motos sont les principales victimes.

 

Des personnes armées assimilées à des ex-Séléka ont dressé des barrières illégales sur tous les axes qui relient la ville de Kabo et les autres localités. Sur ces barrières, les hommes en arme exigent le versement de l’argent à chaque passage.

 

Selon un conducteur de taxi-moto de la ville de Kabo,  les dépenses pour payer les formalités de chaque jour, exigées par ces hommes en arme, s’élèvent à 15.000 FCFA. « Les ex-Séléka abusent de leur autorité sur la population qui veut se déplacer d’une ville à une autre. La personne qui n’a pas la possibilité de payer les frais au niveau d’une barricade est passée à tabac », a affirmé le témoin.

 

Il a par ailleurs fait savoir que ces ravisseurs prennent de force les motos des habitants dans les quartiers. « La population de la ville de Kabo manque de sérénité suite à ces cas de braquage récurent organisés par ces hommes armés », a déploré cette même source.

 

Une autorité communale a ajouté qu’en dépit des barrières illégales, la dégradation avancée des routes fait partie des difficultés que traversent les habitants de Kabo. « Les infrastructures routières sont en mauvais état. Cette situation freine le développement économique de la Sous-préfecture de Kabo », a-t-elle relevé.

 

La population de la ville de Kabo et les environnants interpelle le gouvernement et les forces internationales à la sécurisation de la ville. La libre circulation des personnes et des biens est compromise par des hommes en arme. / 

 

Japhet Béroféi.

Centrafrique/Kabo : Des barrières illégales érigées par des présumés ex-Séléka
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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 20:15

 

 

 

 ALLIANCE DES FORCES DEMOCRATIQUES POUR LA TRANSITION (AFDT)

 

(ASD-CRPS-MCP-MDES-MLPC-RDC-UDECA)

   

                 

                                         DECLARATION N° 12

 

 

L’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT) se réjouit des conclusions pertinentes  de la 7ème Réunion du Groupe International de Contact (GIC) sur la République Centrafricaine tenue à Brazzaville au Congo le 16 mars 2015.

 

Elle salue la mobilisation sans cesse soutenue de la Communauté Internationale pour le retour de la paix en Centrafrique et de sa  solidarité envers le peuple centrafricain.

 

Elle note avec satisfaction l’intérêt tout particulier porté aux différentes étapes du processus politique devant conduire dans les meilleurs délais à la normalisation de la vie institutionnelle de notre pays (Forum de Bangui, DDR, RSS, élections législatives et présidentielle).

 

Toutefois l’AFDT n’a pas la même compréhension de certaines conclusions de cette réunion du Groupe International de Contact que certains partenaires de la République Centrafricaine.

 

Elle réaffirme ses positions sur les points principaux suivants :

 

1/ SUR LA CLAUSE D’INELIGIBILITE

 

 La 7ème  réunion du GIC avait « lancé un appel aux autorités de la transition afin qu’elles garantissent le respect de la Charte constitutionnelle de transition, notamment sur la question de l’inéligibilité ».

 

L’AFDT soutient cette préoccupation et demande que la clause d’inéligibilité contenue dans l’article 106 de la Charte constitutionnelle de la transition soit incorporée dans le Code électoral.

 

2/ SUR LE PROCESSUS ELECTORAL

 

La 7ème Réunion du GIC  évoquant le Fonds fiduciaire ( Basket Fund ) afin de  permettre la mobilisation de ressources à hauteur de 44 millions de dollars, tout en se réjouissant des contributions déjà faites, avait lancé un appel « à tous ceux qui ont fait des promesses de contributions d’honorer leurs engagements pour combler le déficit de 18 millions de dollars identifiés à ce jour ».

 

L’AFDT salue à l’instar du GIC, l’Union Européenne pour le décaissement d’une première tranche de 8 millions d’euros sur les 20 millions alloués au processus électoral et appelle les autres partenaires internationaux  à contribuer au financement du processus électoral.

 

3/ SUR LA DUREE DE LA TRANSITION

 

Concernant la durée de la transition, l’AFDT souligne que les propos prêtés au Médiateur International sur la crise centrafricaine et selon lesquels il n’y aurait pas une autre prolongation de la transition ne figurent pas dans les conclusions de la 7ème Réunion du GIC.

 

Si de tels propos avaient été tenus, ils violeraient la Charte constitutionnelle de transition qui dispose en son article 102 alinéa 2 «  En cas de nécessité, la durée de la transition peut être examinée par la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC sur proposition conjointe et motivée du Chef de l’Etat de la Transition, du Premier Ministre et du Président du Conseil National de Transition ».

 

                                                                                  Bangui le 1er avril 2015

 

 

                                                           Le Président de la Conférence des Présidents

 

 

                                                           Joachim Rainaldy SIOKE

DECLARATION N° 12 DE L'ALLIANCE DES FORCES DEMOCRATIQUES POUR LA TRANSITION (AFDT)
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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 17:00

 

 

http://www.radiondekeluka.org   mercredi 1 avril 2015 14:19

 

Le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) du général Martin Koumtamadji alias Abdoulaye Miskine, rejette sa responsabilité dans l’enlèvement de plus d’une vingtaine de ressortissants camerounais le 20 mars dernier à l’ouest de la Centrafrique.


Selon le général Abdoulaye Miskine, le FDPC n’a aucun intérêt à kidnapper des camerounais après avoir obtenu sa libération.


« Vous savez que les opposants centrafricains avaient monté un coup contre moi pour que je reste au Cameroun où j'étais pour mes soins, raison pour laquelle mes hommes ont pris des gens en otages pour réclamer ma libération. On avait conclu avec les Camerounais le jour de ma libération. Il n'y a aucun intérêt de prendre des camerounais en otage. Quand les éléments du FDPC avaient pris des gens en otage, ils n'avaient réclamé ni un franc », a déclaré le général Martin Koumtamadi, alias Abdoulaye Miskine joint au téléphone ce mercredi depuis Brazzaville au Congo.


Il appelle par ailleurs le gouvernement centrafricain à se rapprocher des autorités camerounaises pour de plus amples informations. « Depuis ma libération, je ne suis plus sur le terrain. Mes éléments me tiennent informer de tout ce qui se passe par téléphone. Le gouvernement centrafricain fera mieux se rapprocher des autorités camerounaises pour plus d'informations », a insisté le chef de file du FDPC.


Le porte-parole du gouvernement de la transition, Modibo Bachir Walidou, avait condamné avec le derrière rigueur l'enlèvement qu’il a qualifié d’un acte terroriste et irresponsable.

Le 20 mars dernier, plus d’une vingtaine de ressortissants camerounais avaient été enlevés par un groupe armé non encore connu à l’ouest de Centrafrique.

Rejet d'accusation d'enlèvement de Camerounais par le FDPC
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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 16:54

 

 

Bangui, 02 avril 2015 (RJDH)—Dans un communiqué de presse publié le 28 mars et signé de Richard Soumalekre, porte-parole de la Coordination Nationale des Opérations des Anti-Balaka, les comzones de ce mouvement ont, après une assemblée générale du 28 mars, protesté contre le Coordonnateur National, Édouard Patrice Ngaïssona. Ils ont en sept points montrés les motifs de leur désengagement de ce dernier.

 

Au premier point de leur argumentation, la création du Parti Centrafricain pour l’Unité et le Développement (PCUD). Selon le document, les groupes Anti-Balaka sont un « mouvement d’insurrection populaire et apolitique, une réponse à l’agressivité et à l’extrême violence infligée à la population centrafricaine. Dès la création du PCUD, notre parti s’est désolidarisé de cette entité ».

 

De cette désolidarisation, découle, selon toujours le document, un certain nombre de conséquences dont la désignation des représentants des Anti-Balaka au Forum de Bangui. « Nous rejetons unanimement…la prétention de M. Édouard Patrice Ngaïssona, chef de ce parti politique de se mêler des affaires des Anti-Balaka et de surcroît de s’arroger en toute illégalité du droit de désignation unilatérale d’une délégation pour représenter les Anti-Balaka au Forum de Bangui », découvre-t-on au troisième paragraphe du communiqué.

 

Une « coordination légitime » sera mise en place après le retour des représentants des Anti-Balaka invités à Nairobi pour des pourparlers. Tel est l’essentiel du troisième point. « La Coordination Nationale des Opérations du mouvement patriote d’auto-défense, les Anti-Balaka attend avec quiétude et fermeté le retour de sa délégation légitime, déployée aux assises de Nairobi aux fins de convoquer une assemblée générale, à l’issue de laquelle, une Coordination Générale crédible sera désignée pour conduire sa destinée ».

 

Les vaines tentatives du RJDH empêchent d’avoir les réactions du Coordonnateur National des Anti-Balaka et président du PCUD, Édouard Patrice Ngaïssona.

 

Le Parti Centrafricain pour l’Unité et le Développement a été mis en le 29 novembre 2014./

 

Naim-Kaélin ZAMANE

Centrafrique/Bangui : La coordination nationale des opérations des Anti-Balaka se désengage de Patrice Édouard Ngaïssona
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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 16:41

 

 

Par RFI 02-04-2015 à 10:45

 

Le Forum national de Bangui se tiendra du 27 avril au 4 mai 2015. La date en a été fixée le mercredi 1er avril par la commission préparatoire. Ce forum qui a été précédé de deux mois et demi de consultations est censé réunir toutes les forces vives de la Nation, dont les anciens belligérants.

 

On ignore encore si les anciens président François Bozizé et Michel Djotodia participeront au Forum national de Bangui ; une question du ressort du gouvernement, d'après la commission préparatoire. En revanche les ex-Seleka et la mouvance anti-balaka devraient y envoyer des représentants. Car ce forum sera aussi un examen de conscience grandeur nature, avec un mort d'ordre, la réconciliation. On écoute à ce propos Raymond Adouma, le porte-parole de la commission préparatoire du Forum :

 

"Tout devra être dit".

 

Raymond Adouma, porte-parole

 

 

 

Centrafrique : le forum de Bangui attendu le 27 avril prochain

 

http://adiac-congo.com   Jeudi 2 Avril 2015 - 12:00

 

L’annonce a été faite mercredi 1er avril par la commission préparatoire. Ce grand rendez-vous de paix et de réconciliation est censé réunir toutes les parties impliquées dans la crise centrafricaine, mais la participation des anciens présidents François Bozize et Michel Djotodia, n’est pas encore confirmée.

 

D’après le porte-parole de la commission préparatoire du forum de paix de Bangui, Raymond Adouma, les discussions se tiendront du 27 avril au 2 mai prochain dans la capitale centrafricaine. Ce forum intervient deux mois après la tenue des consultations populaires à Bangui et à l’intérieur du pays notamment dans les seize préfectures que compte la République.

 

Lors de ces consultations, les Centrafricains de toutes les couches socio-professionnelles ont exprimé leurs préoccupations et suggéré des solutions en vue de la sortie de crise. Entre autres : la cohésion sociale, la paix et le pardon, la lutte contre l’impunité, la sécurité, la relance économique. Pour Raymond Adouma, le message du peuple centrafricain est clair : « il n’y aura pas d’amnistie », les responsables des graves crimes seront poursuivis. Le porte-parole de la commission préparatoire du Forum a confirmé par ailleurs la participation des représentants de tous les groupes armés, Anti-bala et séléka.

 

Quant à la participation des deux ex-chefs d’États centrafricains, Bozize et Djotodia, elle reste hypothétique. Les autorités de la transition ne se sont pas encore clairement exprimées sur le sujet.  Pourtant les deux hommes politiques qui se sont rencontrés à Nairobi entre décembre 2014 et janvier 2015, ont affiché leur intention de participer au dialogue de Bangui.

 

Cependant, des leaders politiques et militants de la société ont dénoncé le risque sécuritaire que leur présence dans capitale pourrait engendrer. « François Bozizé et Michel Djotodia présents au forum de Bangui, signifierait que nous avons décidé une fois de plus de consacrer l’impunité dans ce pays. Pour nous, il n’est plus possible de tolérer et d’encourager l’impunité », avait protesté le premier vice-président du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC), Joachim Rainaldy Sioké, qui assure la présidence tournante de l’Alliance des forces démocratiques pour la transition (AFDT), cité par le Réseau des journalistes pour les droits de l’homme (RJDH).

 

Même crédo du côté du leader du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), l’ancien Premier ministre Martin Ziguélé. Dans un entretien avec Jeune Afrique en janvier dernier, le président du MLPC s'est dit opposé à la participation des anciens présidents car, selon lui, « lorsqu’on a du sang sur les mains, il faut en rendre compte. Le dialogue n’est pas un prétexte pour consacrer l’impunité ».

 

Fiacre Kombo

RCA: un Forum pour la réconciliation nationale
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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 16:33

 

 

http://www.radiondekeluka.org  jeudi 2 avril 2015 15:05

 

Le Procureur de la République près le Tribunal de Grande instance de Bangui, Ghislain Grézénguet, a requis mercredi 1er avril, 5 ans d’emprisonnement ferme, une amende de 500.000 de francs CFA et des dommages et intérêts de 20 millions de francs CFA exigés par la partie civile à  Romaric Vomitiadé, le ministre du Tourisme.  L'accusé  Vomitiadé est poursuivi par le parquet de Bangui dans l'affaire qui l'oppose à la dame Victorine Toroma pour trois chefs d'accusation : attentat à la pudeur consommé avec violence, acte de pédophilie et entrave l’émancipation d'une jeune fille. Pour permettre sa comparution devant le Tribunal, la présidente de transition Catherine Samba-Panza a levé son immunité le 13 février dernier.

La salle d'audience du Tribunal de grande instance était pleine à craquer à l'ouverture du procès à partir de 11 heures, heure de Bangui ( 10 heures TU). Les personnes présentes au procès étaient, pour la plupart, des proches du ministre accusé. Romaric Vomitiadé s'est présenté à la barre avec un air relaxe dans un costume bleu, chemise blanche, cravate bleue ; à ses cotés, les quatre avocats de la défense.

Le procès s'ouvre avec la vérification de l'identité du présumé, des six témoins dont un à charge. Poursuivi pour attentat à la pudeur consommé avec violence, acte de pédophilie et entrave à l’émancipation d'une jeune fille, Romaric Vomitiadé ne se reconnaît pas dans les faits qui lui sont reprochés. La défense de l'accusé exige purement et simplement sa mise en liberté en brandissant l'hypothèse d'un dossier vide et monté de toutes pièces.


La défense de la partie civile représentée par un avocat a attesté que les faits reprochés au prévenu sont établis et demande le versement de la somme 20 millions F CFA à titre de dommages et intérêts.


Dans son réquisitoire le Procureur de la République, Ghislain Grézénguet, soutient la thèse de l'avocat de la partie civile. Le magistrat demande au tribunal de déclarer Romaric Vomitiadé coupable des faits qui lui sont reprochés. Le réquisitoire du procureur est tombé après des débats houleux et directs qui ont duré plus de 7 heures.

Le Président du Tribunal, Jules Gaveaux, a renvoyé la délibération du procès au 8 avril prochain. C'est la première fois que Romaric Vomitiadé comparait devant de le Tribunal de grande instance de Bangui. Les faits qui lui sont reprochés remontent au 25 janvier 2015, alors qu'en tant que ministre, il effectuait une mission de consultations à la base dans la sous préfecture de Yaloké.


Le procès de Romaric Vomitiadé s'inscrit dans le cadre de la lutte contre l'impunité et les violences sexuelles prônée par la communauté internationale et la Cour pénale internationale (CPI).


Les Etats Unis d’Amérique avaient allouer environ 15 milliards de F CFA au Programme des nations unies pour le développement (PNUD) pour appuyer deux projets de lutte contre l’impunité en République Centrafricaine, dont la lutte contre les violences sexuelles. L’information avait été publiée le 27 février dernier par David Brown, le chargé d'affaires à l'Ambassade des Etats-Unis lors de la visite à Bangui de deux membres du département d’Etat américain, Docteur Marc T. Hove, responsable du programme Afrique-Moyen Orient des droits de l’Homme et Mme Megan Anderson, responsable des droits de l’Homme, de la démocratie et du travail.

 

 

Centrafrique/Bangui : Démarrage du procès du Ministre du Tourisme, le procureur recommande 5 ans d’emprisonnement


Bangui ,02 Avril 2015 (RJDH)— Le procès du Ministre du Tourisme Romaric Vomitiade a débuté hier 01 avril 2015. Le présumé auteur du viol d’une mineure dément toutes les accusations portées contre sa personne. Le membre du gouvernement encourt une peine d’emprisonnement ferme de 5 ans avec une amende de 500 000 fcfa, selon le réquisitoire du procureur. Le verdict final aura lieu le 8 avril prochain.


C’est tout fatigué que le ministre du Tourisme Romaric Vomitiade a pris la parole « et jure devant Dieu et devant le tribunal de grande instance qu’il na pas posé un tel acte». Il dit être « critiqué partout dans les journaux, sur l’internet concernant cette nouvelle ».

 

D’après les explications de la fille, « c’était aux environs de 19 heures que sa tante, madame le sous-préfet de Yaloké, l’avait  envoyée avec les deux téléphones du ministre pour les lui remettre. C’est arrivée dans la chambre du ministre que l’acte a été commis».

 

Sept autres témoins ont été également joints au dossier. Il s’agit des membres de la délégation des facilitateurs des consultations  populaires à la base de Yaloké. Ils seront auditionnés par le président du tribunal.

 

Le viol pour lequel le ministre du tourisme est accusé remonte au 25 janvier 2015, lors de la mission des consultations populaires  à la base à Yaloké./

 

Judicaël Yongo.

 

L'affaire du ministre anti-balaka violeur : 5 ans de prison ferme requis par le parquet
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