Radio Ndéké Luka Lundi, 15 Novembre 2010 14:30
Le 8ème arrondissement de Bangui était en effervescence le 15 novembre 2010 dans la matinée. Les jeunes de cet arrondissement ont barricadé la route menant à l’aéroport internationale Bangui M’Poko pour protester contre l’assassinat d’un jeune garçon de moins de 18 ans, tué par un officier de la Garde présidentielle. Après l’intervention des éléments de la garde présidentielle sur les lieux avec des tirs à balles réelles quatre personnes ont été blessés par balles, dont deux grièvement.
Tout a commencé avec la manifestation de jeunes, très remontés suite à l’assassinat d’un des leurs par un officier de la garde présidentielle. Ils ont érigé des barricades sur l’Avenue des Martyrs, proche du commissariat de 8ème arrondissement. Ils ont saccagé la maison et la buvette du présumé meurtrier et ont même brûlé deux voitures garées dans sa concession.
C’est alors que les éléments de la garde présidentielle envoyés pour ramener le calme sur les lieux ont ouvert le feu avec des tirs à balles réelles. Bilan provisoire : quatre civils blessés. Les blessés ont été transférés sur le champ au service des urgences de l’Hôpital Communautaire de Bangui. Parmi eux, un jeune homme d’une vingtaine d’année, un petit garçon de dix ans et deux filles d’au moins une vingtaine d’année.
Selon un témoignage recueilli sur les lieux par Radio Ndeke Luka, l’ordre d’ouvrir le feu sur la foule a été lancé par un gradé de ces éléments d’intervention.
Une des victimes explique qu’elle vendait des produits au bord de la route quand une grenade lacrymogène a explosé à ses côtés. Pas question selon elle de saisir la justice, car « il n’y a pas de justice dans le pays ».
Signalons que deux jours auparavant, le 12 novembre précisément, les jeunes du 4ème arrondissement avaient manifesté de leur côté, leur mécontentement suite au décès d’un élève de 10 ans heurté par un véhicule militaire. La voiture revenait d’un enterrement et roulait à toute vitesse. Elle ne s’est même pas arrêtée.
Centrafrique : Détournement à la CEI une mission d’enquête sur le terrain
Ai- Rca- Lundi, 15 Novembre 2010 10:42 Une mission de sécurité de la Commission électorale indépendante (CEI) pilotée par son Directeur le lieutenant Stève Yambété a effectué une descente le 13 novembre dans la sous-préfecture de Boganagone, département de la Lobaye, pour besoins d’enquête suite aux rumeurs de détournement.
"J’ai été informé qu'il y a eu malversation et dysfonctionnement au sein de la CEI locale de Boganangone. Sur les 16 millions de FCFA octroyés par le Pnud et destinés aux agents recenseurs, les membres du comité de gestion n'auraient dépensé que 12 millions. Ils se seraient partagés les 4 autres millions", a expliqué le directeur de la sécurité de la CEI, le Lieutenant Stève Yambété qui conduisait une mission d'enquête dans la sous-préfecture de Boganagone, sur instruction du Président de la CEI, le Révérend Pasteur Joseph Binguimale.
A en croire M Yambété, « le sous-préfet serait aussi mouillé dans cette affaire ».
"Nous avons reçu la somme de 16 millions et nous avons entamé les dépenses conformément à des rubriques qui ont été indiquées. Il y a une indemnité de trop perçu qui a été très mal gobée par la population qui l'a considérée comme un détournement", s'est défendu M Wanaté Zao Akoza, le sous-préfet de Boganangone et président du comité de gestion de la CEI locale joint au téléphone par l'agence Ai.
Selon lui, face à cette situation, les membres du comité ont tous pris l'engagement de rembourser cette somme.
Il convient de préciser que, le rapport du comité de gestion de la CEI locale de la sous-préfecture de Boganangone a été déposé depuis le 20 octobre dernier au bureau de la coordination de la Commission Electorale Indépendante (CEI) à Bangui.
Kabongo, Ai Bangui.