REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix
Communiqué de presse N° 014/ CPJP /CS/P/05-10
Mercredi 19 mai 2010
Le regain de tensions dans la préfecture du Bamingui-Bangoran est très inquiétant. La région est devenue incontrôlable. La population est prise en otage par des groupes armés violents, des forces étrangères non conventionnelles, des rebelles sans foi ni loi et des bandits de grand chemin. Ces individus armés massacrent impunément les populations, entravent les actions des organisations internationales dont la présence est vitale pour la région. Une insécurité indescriptible étouffe tout le monde.
Malheureusement, dans ce chaos, certains de ces groupes, avec l’aide des manipulateurs et des ennemis de la République Centrafricaine, revendiquent leur appartenance à la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP). Ces éléments armés n’appartiennent pas à notre mouvement car la CPJP ne se reconnaît pas dans ces actes de pillages, de meurtres et de viols qui dépassent tout entendement.
La CPJP est un mouvement responsable qui lutte pour la justice et le bien-être du peuple centrafricain. Donc il n’y a pas lieu pour elle de semer la terreur au sein d’une population quelle est sensée défendre au péril de son existence.
Vu la confusion totale qui règne à NDELE et ses environs, la CPJP décide de se retirer de ses positions habituelles pour faire mouvement vers un lieu tenu secret pour l’instant.
Notre proposition de coopérer avec le gouvernement pour sécuriser la région est toujours d’actualité. Il a le devoir de protéger cette population qui est abandonnée à elle-même et ne sait à quel saint se vouer.
Fait au Camp de la Liberté, le 18 mai 2010
Pour le Conseil politique,
Le Secrétaire Général, Porte-parole,
Assan M’bringa Togbo
Cpjp2008@gmail.com
NDLR : Que la CPJP veuille se démarquer du climat de confusion qu'elle décrit régner à Ndélé est compréhensible. Qu'elle veuille "coopérer avec le gouvernement" l'est beaucoup moins car ce n'est pas a priori la vocation d'une rébellion. Cela rend difficile la compréhension des objectifs que poursuit véritablement la CPJP et demande qu'ils soient clarifiés. Depuis que ce mouvement propose à Bozizé de négocier et qu'en retour il n'y a rien à l'horizon, ou plutôt il a tué Charles Massi en guise de réponse, pourquoi la CPJP n'en tire-t-elle pas les conséquences pour passer à autre chose ? Bozizé refuse manifestement de négocier, faut-il faire un dessin?