
Source : Blog de Makaila Vendredi 23 octobre 2009
Selon nos informations, les forces combattantes du Front Populaire pour le Redressement (FPR-Forces positives), du Général Baba Laddé, arrêté et extradé vers Ndjaména, ont sommé par un ultimatum les autorités centrafricaines et la mission de Paix à Bangui de leur donner un signe de vie sur le sort de leur leader.
Cette mise en garde du FPR, a contraint Bangui, à demander à Ndjaména, d’autoriser le Général Laddé de s’entretenir par téléphone avec sa base et son petit frère.
Il convient de souligner que les combattants du FRP, menacent désormais clairement de s'en prendre aux principales localités centrafricaines si jamais quelque chose arriverait à leur chef.
Le FPR accuse le Gouvernement centrafricain, d’avoir conspiré avec Ndjaména contre son chef le Général Laddé, qui se trouve aujourd’hui, entre les quatre (4) murs dans les locaux des services de renseignements tchadiens.
Si rien n'est fait dans un bref délai, il faut s'attendre à la reprise des hostilités en RCA. Car, les forces du FPR ont acquis ce dernier temps des renforts et de logistiques militaires, via le corridor ouvert vers le Darfour.
Le spectre d'une véritable menace d'attaques généralisées des combattants aguerris du FPR, plane sérieusement sur plusieurs localités plane en centrafricaine.
Bangui, en tirera et assumera donc toutes les conséquences de ce complot ourdi contre le FPR dans le kidnapping de son leader.
Makaila Nguebla
NDLR : En effet selon nos informations, dans un courrier du 20 octobre 2009 adressé à la rédaction de notre confère du quotidien Le Confident par la cellule de communication de la MICOPAX, celle-ci a confirmé que trois responsables du FPR s'étaient bien présentés récemment à la base de la MICOPAX de Kaga-Bandoro, chef lieu de la préfecture de Nana-Gribizi, pour lancer un ultimatum de deux semaines aux autorités centrafricaines et à la FOMAC et MICOPAX A 1, afin de connaître la position de leur chef Baba Laddè. Les autorités de Bangui ont assuremment mis le doigt dans un drôle d’engrenage. Il est à redouter que ce soit les pauvres populations du coin qui n’en fassent les frais.