Je dédie ce poème au peuple Centrafricain dans la douleur depuis 60 ans.
Centrafrique, après soixante ans perdus
sèche ton sang reviens te construire
Koli mo oko tu ne crains personne
Centrafrique, tu n'es pas éduqué
logé ni nourri soigné ni vêtu
de ton immensité ton bien disait
Boganda
Ce Grand Pays a perdu son temps
durant soixante ans d'indépendance
la saison sèche les éperviers volant
haut ont rempli leurs gosiers de toi
l'étranger te dispute les os des chiens
squeletiques qui fait semblant de te donner
Centrafrique volé de ton estomac vide
tes enfants n'accourent pas à l'école
la moindre fièvre bouillante n'est
pas soignée, les chants des deuils
de leurs parents à leur oreille
Centrafrique, tu dis quelle pitié sur Nous
cette immensité, ce Grand Pays des Bantous
n'a d'avenir que ses larmes
amères, tu n'as pas de postes des
fonctions d'argent depuis soixante ans
Centrafrique, détrompe-toi, reviens
sèche ton sang de colère reviens
le Bali toutes les rivières sont là
l'Esprit de nos Pères pour cultiver
soigner vêtir nourrir nos
Terres cette immensité de Boganda
Koli!Tu manques à ce Pays
reviens seul Centrafrique
prends-toi dans tes bras forts!
Bamboté Makombo
24 janvier 2013