N°_______MLPC/BP/SG/011
Bangui, le
Déclaration
Relative à la vision de la démocratie par le
Général François Bozizé et son Gouvernement
Depuis un certain temps, le Général François Bozizé et son Gouvernement violent allégrement la Constitution et l’Ordonnance n° 005.007 du 2 Juin 2005 relative aux partis politiques et au statut de l’Opposition en République Centrafricaine.
Il convient de rappeler que, notre pays, la RCA a adopté par référendum une Constitution promulguée le 27 Décembre 2004 qui consacre la démocratie comme régime politique où la souveraineté est exercée par le peuple.
De même, l’ordonnance n°005.007 du 2 Juin 2005 détermine clairement les conditions de fonctionnement des groupements et partis politiques.
Malheureusement, le Général François Bozizé et son Gouvernement foulent aux pieds les textes organiques et ont une autre vision de la démocratie qui relève plutôt de la pensée unique et son corollaire la dictature.
L’article 20 de la Constitution dispose : ‘’ Les Partis Politiques ou Groupements politiques concourent à l’expression du suffrage, à l’animation de la vie politique, économique et sociale’’.
Aussi, l’article 33 de l’ordonnance n° 005.007 stipule : ‘’ Les Partis et Groupements politiques s’expriment librement sur les actions gouvernementales et exercent, sans entrave, leurs activités de presse dans le respect des lois et règlements en vigueur’’. Ils ne peuvent être inquiétés pour les opinions exprimées.
Fort de ces dispositions, le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) fait les observations suivantes :
o Le Général François Bozizé passe le plus clair de son temps à insulter et à proférer de menaces de mort à l’encontre des leaders des partis politiques de l’opposition démocratique nous en voulons pour preuve, les propos criminels tenus par celui-ci dans son discours en sango, lors de la cérémonie de clôture des états généraux des finances, le samedi 10 septembre 2011 ;
o Le Général François Bozizé refuse obstinément la concertation et le dialogue en vue de trouver une issue pacifique aux crises récurrentes qui secouent la R.C.A ;
o Le Gouvernement de la République interdit la tenue du meeting du FARE -2011 pourtant autorisé par les Ministres en charge de l’Administration du Territoire et de l’Ordre public ;
o Le Gouvernement de la République interdit également la rentrée politique du MLPC et a proféré des menaces de tous genres a l’encontre de ses dirigeants ;
o L’Assemblée Nationale n’interpelle pas le Gouvernement de la République sur des questions vitales touchant les populations centrafricaines (l’eau, l’électricité, les détournements au sommet de l’Etat, les gros scandales financiers etc…..) ;
o Le Président de l’Assemblée Nationale, lors de son discours d’ouverture de la dernière session parlementaire, s’est plu à vouloir réviser la Constitution afin d’asseoir un pouvoir absolu.
Aussi, c’est sur un fond d’accusation que le Ministre de la justice et de la moralisation, porte parole du Gouvernement s’est acharné uniquement à fustiger et à humilier le MLPC par rapport à sa déclaration relative aux évènements de Bria et ses environs, alors que d’autres voix de condamnation se sont également élevées sur cette même question qui engage la vie de la Nation.
De même en son temps, le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), en gérant le pouvoir de l’Etat, a sorti du néant et assuré la promotion de plusieurs caciques du régime en place et qui aujourd’hui, à cause de leurs relents tribaliste et opportuniste ont quitté le même MLPC.
Certes, même si le bilan de la gestion du pouvoir par le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) est mitigé, le Général François Bozizé en arrivant aux commandes de l’Etat devrait mieux faire afin de promouvoir le bien-être du Peuple Centrafricain.
Hélas ! Notre pays va de mal en pis et tous les clignotants sont au rouge.
Le Bureau Politique du MLPC demande donc au Général François Bozizé et au Gouvernement de la République, un débat radio télévisé sur les grands problèmes de l’heure, entre autres, la démocratie, la sécurité, la bonne gouvernance afin de permettre au Peuple Centrafricain d’apprécier les positions des uns et des autres.
En outre, quels que soient les obstacles qui seront dressés sur son chemin, le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), imbu des valeurs démocratiques et républicaine, continuera vaille que vaille, de se prononcer sur tous les problèmes engageant la vie de la nation.
Au demeurant, le seul pêché que le MLPC a commis et qu’il reconnait, c’est d’avoir vu le roi et les roitelets nus.
Pour le Bureau Politique
Le 1er Vice Président
Gabriel Jean Edouard KOYAMBOUNOU