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La République Centrafricaine étant membre des Nations Unies est signataire de la Déclaration universelle de droits de l'homme de 1948 qui prévoit dans son article 10 le principe de la liberté d'expression reconnue aux groupes de pressions tolérées, les partis politiques, les associations, les mouvements syndicaux et toutes autres entités qui bénéficient de la protection juridique.
De façon générale l'organisation d'une manifestation sans autorisation des autorités compétentes est sans doute contraire à l'esprit de la législation en vigueur et peuvent faire l'objet des poursuites à l'encontre des initiateurs.
Tandis que l'organisation d'une manifestation avec autorisation préalable des autorités compétentes est légale tel est justement le cas du meeting organisé par la force d'opposition
en date du 27.08. 2011 ou une autorisation officielle a donnée pour la tenue du dit meeting.
Dommage ! La tenue de ce meeting a été sanctionné par des actes de violences aggravées et également des actes de barbarie dont les
présumés coupables sont mêmes identifiés. Attendons dans cette affaire que cette fois ci, la machine judiciaire puisse être au service des demandeurs
en action.
Par contre, l'on peut se permettre de se poser la question de savoir pour quelles raisons les forces de l'ordre qui sont
présentes sur les lieux n'ont pas mis en évidence le maintien de l'ordre public afin de permettre à l'opposition de tenir son meeting? Et pourtant lors de la manifestation des Ex-
militaires retraités le maintien de l'ordre public a été utilisé comme
arme efficace dès les premières heures par le pouvoir régalien afin de rétablir la tranquillité publique bouleversée.
L'on peut aussi se demander pour quelles raisons la démocratie, et la liberté d'expression, en République Centrafricaine sont telles victimes d'hypocrisie de la part du pouvoir régalien? Sans doute une telle interrogation trouve son fondement dans les comportements politiques irresponsables des autorités actuelles qui semblent mettre plus d'accent sur les méthodes machiavéliques et anti démocratiques, cherchant par tous les moyens à affaiblir davantage la jeune démocratie centrafricaine.
Alors au regard de ce qui se passe actuellement dans notre pays, chaque Centrafricain et Centrafricaine peut se permettre de se poser la question : pour quelles raisons je ne suis pas libre de mes opinions sur et dans mon pays ?
Godfroy Luther GONDJE- DJANAYANG
Expert analyste en Gestion des crises politico- militaires