COMMUNIQUE
NDOUTINGAÏ MENACE TIANGAYE
Le 2 février 2012, le quotidien centrafricain « Le Peuple » publiait dans ses colonnes, un compte rendu partiel de l’intervention du Ministre d’Etat aux finances et au budget, Mr Sylvain N’Doutingaï. Lors de ce point de presse tenu le 31 janvier 2012, Mr Sylvain N’Doutingaï s’en est pris vertement à la presse banguissoise dans son ensemble d’une part, et d’autre part, à un homme politique et avocat, Maitre
Nicolas Tiangaye président du parti CRPS et Porte parole du FARE2011. A travers son
intervention, Mr N’Doutingaï a proféré des menaces à l’endroit de Me Nicolas
Tiangaye hypothéquant ainsi sa sécurité, sa vie et celle de sa famille «…vos avocats sont des politiciens, Maitre Tiangaye. On se retrouvera. Mais on verra un à un »
Cet acharnement est dû au fait qu’aux dernières législatives, il a eu l’outrecuidance d’affronter dans le 4è arrondissement de Bangui le président François Bozize dont il a dénoncé la main mise sur les résultats. Il est aussi l’avocat du président du parti NAP/APRD et vice président du DDR, Mr Jean-Jacques Démafouth accusé à tort et emprisonné actuellement, et de Mr Ferdinand Samba, directeur du quotidien
« DEMOCRATE » condamné dans un procès intenté contre lui par demi-Dieu, Mr
N’Doutingaï.
Cette déclaration illustre la rapide descente aux enfers que le pays a amorcée
depuis 2003 avec l’arrivée au pouvoir des pseudos libérateurs. N’Doutingaï, couvert par son oncle de président, continue de naviguer dans l’ignorance des principes
fondamentaux régissant un Etat de droit.
Face à cette situation la fédération de la CRPS-France
- Dénonce toute menace de quelque nature que ce soit et d’où qu’elle provienne ;
- Attire l’attention de tous les centrafricains et celle de la communauté
internationale du danger encouru par Mr Tiangaye pour sa vie ;
- Met en garde N’Doutingaï et Bozize sur la tentative d’élimination physique de Tiangaye et les rend responsables de tout ce qui pourrait lui arriver ;
- Rappelle à Mr N’Doutingaï que la RCA doit être un pays de justice, de liberté, de paix et non de « pensée unique » comme il le croit.
Fait à Paris le 9 février 2012 Le bureau fédéral CRPS-France