Liberté de la presse, le Secrétaire général de l’OIF prend position
Mercredi, 04 Mai 2011 16:30
« Les mouvements démocratiques actuels qui traversent l’hémisphère Sud de notre planète devraient nous conduire à nous interroger encore plus sur le rôle des journalistes dans les démocraties contemporaines et sur la portée réelle des nouveaux médias et réseaux sociaux » a déclaré Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie, hier, le 3 mai 2011, à l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse.
Il a souhaité exprimer une pensée particulière pour ces journalistes, qui, partout dans le monde et particulièrement lors du « printemps arabe », ont contribué, parfois au péril de leur vie, à accélérer la démocratisation de leurs sociétés.
Tout en insistant sur l’absolue nécessité, pour ces nouveaux systèmes de transmission de l’information, du long apprentissage des règles éthiques et déontologiques du journalisme, le Secrétaire général a annoncé que l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) va tenir, en partenariat avec le Conseil de l’Europe un Colloque sur « La liberté d'expression à l'épreuve des évolutions démocratiques dans les pays d'Europe centrale et orientale » à Sofia (Bulgarie), les lundi 30 et mardi 31 mai 2011.
Durant cette manifestation, le rôle actuel des médias dans les pays arabes sera analysé sous l’éclairage des changements politiques qui se sont produits il y a plus de deux décennies dans les pays d’Europe de l’Est. De nombreux représentants des médias des pays francophones du monde arabe participeront à cet événement.
L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) accorde une place particulière à l’appropriation, par les populations francophones, des technologies de l’Information et de la Communication. Lors du dernier Sommet de la Francophonie qui s’est tenu à Montreux (Suisse), en octobre 2010, les Chefs d’États et de Gouvernements de la Francophonie, ont, dans une déclaration unanime, « réaffirmé leur volonté de faciliter, par les pays francophones du Sud, l’appropriation des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) afin de les aider à mieux intégrer l’économie numérique mondiale ».
Pour rappel, l’OIF a toujours accordé une attention particulière à la liberté des journalistes, clairement exprimée dans l’article 18 de la Déclaration de Bamako de novembre 2000 qui appelle les Etats et gouvernements à « veiller au respect effectif de la liberté de la presse et assurer l'accès équitable des différentes forces politiques aux médias publics et privés, écrits et audiovisuels, selon un mode de régulation conforme aux principes démocratiques ». Dans ce domaine prioritaire de son action, l’OIF multiplie ses interventions en appui aux médias et aux institutions de régulation de ses États et Gouvernements membres dans le cadre de son programme consacré aux « Pluralisme des médias et à la liberté de la presse ».
Source : www.francophonie.org
Déclaration de Simplice Kodéguet
A l’occasion de la Journée Internationale de la Presse, qu’il nous soit autorisé de présenter à tous les hommes de médias l’expression de notre profonde gratitude pour le courage et la ténacité qui les caractérisent dans les combats quotidiens pour les vertus de vérité et de justice.
Nous rendons également hommage à cette occasion à tous ceux qui ne sont plus de ce monde, à cause de leur engagement mérité, qui ont permis à nos nations de faire un pas supplémentaire dans le processus de promotion de la liberté de la presse, de démocratie, des droits humains et du droit des peuples.
« Messagers de la paix » comme l’a cru à juste titre le Feu Président PATASSE, les hommes de médias restent et demeurent dans nos sociétés le quatrième pouvoir que personne n’a le droit de s’en approprier.
Notre pensée va vers ceux qui sont privés de liberté dans le monde en général et en particulier Stéphane TAPONIER, Hervé GUESQUIERE, ainsi que leurs trois accompagnateurs retenus en Afghanistan.
A l’heure où le symbole du terrorisme vient d’être neutralisé, en évitant un amalgame avec une pratique religieuse respectueuse des valeurs et de modes de vie des nations civilisées ; nous exhortons très vivement toutes les institutions du monde à la mise en œuvre d’une feuille de route consensuelle pour un combat planétaire contre toutes formes de terrorisme.
Que la béatification du Pape Jean Paul II, grand combattant de la liberté puisse ouvrir des perspectives nouvelles pour une implication inconditionnelle de toutes les autorités morales et spirituelles pour la paix dans le monde.
Fait à Bangui, le 3 Mai 2011