Le 14 Mai 2012, le FARE 2011, à l’instar des autres forces vives de la Nation, a été téléphoniquement convié à une rencontre avec le Général François BOZIZE, au Palais de la Renaissance à la Présidence de la République le 15 Mai 2012.
Cette invitation à la hussarde ne comportait pas d’ordre du jour.
Le FARE 2011 conscient qu’aucune perspective de sortie de crise ne peut se concevoir en dehors d’un dialogue franc, sincère et direct, avait accepté de se rendre à cette rencontre.
A la suite des discours en Français et en Sango prononcés par le Général François BOZIZE lors de cette rencontre, le FARE 2011 exprime ses réserves sur la volonté politique réelle de ce dernier d’aller à un dialogue avec l’opposition démocratique.
Discrédité politiquement, asphyxié économiquement et financièrement, affaibli militairement et isolé diplomatiquement, le Général BOZIZE, sous la pression de la population et de la Communauté internationale cherche à desserrer l’étau qui l’étouffe.
Lorsqu’il parle de « dialogue », il lâche du lest pour gagner du temps.
Il ne fait pas mystère de sa tactique consistant à débaucher « les opposants qui aimeraient discuter avec lui individuellement ou collectivement » en vue de participer à un gouvernement de trahison nationale.
Des contacts sont déjà pris dans cette perspective avec certains responsables de l’opposition.
L’histoire récente à montré que ce stratagème n’a réglé aucune des crises profondes qui mettent en péril l’existence de notre pays.
Le FARE 2011 considère de manière non équivoque qu’un dialogue franc, sincère et direct doit satisfaire aux exigences minimales suivantes :
1/ La définition de sa nature et de ses objectifs ;
2/ L’identification des acteurs ;
3/ La détermination des thèmes d’intérêt national qui seront débattus;
4/ La signature d’un accord politique global sanctionnant les travaux du dialogue avec l’ensemble des acteurs.
Toute démarche contraire vise à contourner un vrai Dialogue et à faire de la diversion.