Faustin Zameto
Marcel Diki-Kidiri
Lorsqu’un nœud devient tellement complexe et inextricable, c’est peine perdue que de tenter de le dénouer avec douceur et patience, la seule solution est de le trancher d’un coup sec ! Avant la rencontre de Libreville II, plusieurs voix non les moindres s’étaient levées dans l’opposition politique centrafricaine, la société civile, les politico-militaires pour dire que « toute solution qui implique le maintient de BOZIZE au pouvoir n’est pas une solution de sortie de crise ». Hélas, la suite des événements ont donné raison à ces voix.
Aujourd’hui, le Premier Ministre TIANGAYE est complètement phagocyté par le gouvernement pléthorique et totalement ubuesque dont BOZIZE l’a revêtu comme d’un costume de scaphandrier destiné à le couler plutôt qu’à le sauver. Sans aucune marge de manœuvre, il est contraint d’accepter, malgré lui, de diriger un tel gouvernement plutôt que de démissionner. En acceptant de composer avec BOZIZE, l’opposition démocratique et l’opposition armée de la nébuleuse SELEKA sont désormais des alliés objectifs de la mauvaise gouvernance de BOZIZE et donc comptables du gouffre d’horreurs dans lequel est précipitée la République Centrafricaine.
L’unique solution pour mettre un terme aux souffrances du peuple centrafricain, c’est d'exiger le départ du pouvoir de BOZIZE suivi immédiatement d'une transition politique. Nous voilà de retour à la case départ, au grand dam des médiateurs internationaux qui ont cru que BOZIZE allait les écouter ! Qu’est-ce que tu attends, peuple Centrafricain, pour « briser la misère et la tyrannie" comme tu le chantes dans ton hymne national ?
Fait à Paris, le Mercredi 6 février 2013
Faustin ZAMETO MANDOKO
Le coordonnateur du « Collectif des Oubanguiens »