Bangui 15 Mars 2012 - 11:15 (AFP) - Le ministre et le conseiller centrafricains, arrêtés le 9 mars pour corruption, ont été
limogés, a annoncé jeudi la radio nationale citant selon deux décrets présidentiels.
Michel Koyt, chargé du Secrétariat général du gouvernement et Abdallah Kadre, un conseiller du
Premier ministre chargé de la Bonne gouvernance, sont accusés de détournement, complicité de détournement, faux et usage de faux.
Le ministre de la Justice, porte-parole du gouvernement, M. Firmin Findiro a été chargé de l'interim de M.
Koyt selon un autre décret présidentiel.
Huit personnes ont été arrêtées dans le cadre de l'affaire qui a vu le détournement de 2,5 milliards FCFA (3,8 millions
d'euros), avait précisé lundi à la télévision M. Findiro. Selon lui "une procédure judiciaire a été ouverte pour détournement, complicité de détournement,
faux et usage de faux".
Selon une source de la gendarmerie, cette affaire a été révélée par le Conseil spécial de surveillance et de
redressement des entreprises et offices publics. Ce Conseil, présidé par le chef de l'Etat, François Bozizé, a dissous en février tous les conseils d'administration des entreprises et offices
publics, estimant qu'ils avaient "tous échoué".
La Centrafrique est classée 154e, sur 182 pays, dans le dernier indice de perception de la corruption (2011) de l'organisation
Transparency international.
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NDLR : Ce gouvernement de Bozizé et de cet ectoplasme de Touadéra se réduit chaque jour en peau de chagrin. On ne compte plus les ministres et anciens ministres malfrats et mis en examen dans des procédures judiciaires pour détournement de deniers publics et diverses malversations mais qui continuent de jouir de leur liberté tout en narguant le peuple.