
Bangui, 6 avril (ACAP) - Le gouvernement centrafricain et de la Banque mondiale ont signé lundi 6 avril 2009 à Bangui, un accord de don des Fonds catalytiques, en présence de l’ambassadeur de
France en Centrafrique M. Jean Pierre Vidon et des représentants de quelques agences des Nations Unies.
Le don est d’un montant de 17,8milliars Fcfa et se situe dans le cadre du soutien à l’initiative de la mise en œuvre accélérée du Programme éducation pour tous de la République Centrafricaine de 2009 à 2011.
« Cet appui revêt une importance capitale pour notre pays et tout particulièrement le secteur de l’éducation, fortement affecté par les longues périodes d’instabilité », a déclaré le ministre d’Etat au Plan, à l’économie et à la coopération internationale, M. Sylvain Maliko qui a signé le document au nom du gouvernement.
Il a expliqué que
ce projet est composé de trois composantes visant essentiellement à relever de manière substantielle, l’offre du secteur éducatif avec pour cible l’enseignement primaire.
En effet, la première composante orientée sur l’amélioration des infrastructures d’accueil des apprenants prévoit la construction et/ou la réhabilitation de près de 1000 salles de classe et de
400 points d’eau et latrines.
La deuxième composante concerne la formation et le recyclage du
personnel enseignant et la mise à disposition de manuels scolaires. Dans cette perspective, au moins 700 nouveaux enseignants devraient être formés chaque année pendant trois ans, tandis que plus
de 400.000 manuels de Français et de Mathématiques sont mis à la disposition du système éducatif.
La troisième et dernière composante est quant à elle consacrée au recrutement et à la mise à disposition de plus de 2000 nouveaux enseignants contractuels dans le système, tout en prenant des
dispositions pour un système de rémunération qui fixe les enseignants à leur poste.
« Ce qui a été obtenu est historique pour la République Centrafricaine », a déclaré l’ambassadeur de France M. Jean Pierre Vidon, avant d’ajouter que « cette signature est un signal d’une formidable perspective pour les écoliers, mais aussi pour le développement social ».
Pour lui, le don
des Fonds catalytiques permettra à la RCA de concrétiser son ambition éducative, c’est-à-dire « offrir aux jeunes
écoliers un lieu, une école pour mieux étudier, un maître pour mieux enseigner et des manuels pour lire et relire, pour l’instruction et pour le plaisir
».
« La construction et la réhabilitation des salles de classe sur une partie importante du territoire national
permettront d’accueillir les élèves dans les meilleures conditions. Je suis impatient d’assister à la première inauguration et de pouvoir contempler les sourires des élèves, de voir les maîtres
mieux préparés, confiants dans leur mission éducative et brandissant les nouveaux manuels scolaires qu’ils ont déjà feuilletés avec envie », a projeté Jean Pierre
Vidon.
Selon lui, « ce tableau idyllique, ce n’est plus un rêve, c’est la réalité de demain. J’ai confiance qu’il se réalisera dans les nombreuses localités où le projet se développera. Le pari est important, on a remporté les premières manches et nous savons que nous n’avons pas droit à l’erreur pour la suite ».
Il a conclu en
annoncé une un don supplémentaire de la France dans les prochains jours pour accompagner l’initiative de mise en œuvre accélérée du programme Education pour tous en Centrafrique.
« L’Agence française de développement accordera un financement de 750 000 euros pour la première année de
fonctionnement afin de mettre à disposition une assistance technique et 5 millions d’euros seront prévus pour la deuxième année afin de compléter le programme », a-t-il
dit.
La représentante de la Banque mondiale Mme Jelina Pantelic a quant à elle reprécisé que les résultats attendus de ce projet qui sont entre autres l’amélioration de la qualité de l’enseignement pour la transformation de la République Centrafricaine en un pays qui maîtrise son développement.
« Je suis convaincue que l’excellente collaboration qui prévaut entre le gouvernement et la Banque mondiale permettra une bonne exécution de ce
programme, ainsi que de faire face aux épreuves qui jalonneront la mise en œuvre de ce programme », a-t-elle conclu.
Signalons que les Fonds catalytiques sont des fonds alimentés par les pays dits parrains du programme Education pour tous, entre autres la France, le Japon, les USA, ainsi que quelques agences du
système des Nations Unies.