Libreville, 29 janvier (GABONEWS) – Le Programme des nations unies pour le développement (PNUD) a été désigné ce jeudi à Libreville,
pour conduire le Comité de pilotage du programme de Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) en République centrafricaine par la classe politique de ce pays lors de la quatrième réunion
du Comité de suivi des accords de paix inter centrafricain, tenue dans la capitale gabonaise.

Le poste de vice président revient aux mouvements politico-militaires, la deuxième vice
présidence au gouvernement centrafricain.
Selon le communiqué final des travaux de Libreville, le Comité s'est réjouit de l'adoption des termes de référence, précédant la mise en place du Comité de pilotage tel que voulues par les
conclusions de la troisième réunion du 20 novembre 2008 dans la capitale gabonaise.
Les participants ont adopté les grandes étapes du programme DDR qui leur ont été soumises et ont désigné le PNUD pour l'exécution dudit programme pour le compte du Comité de pilotage.
La mise en place de ce programme a été qualifiée par les participants d'urgente pour un retour « total » à la paix dans ce pays.
Selon le calendrier, le lancement officiel des opérations du DDR est prévu en mai prochain, précédé d'une adoption du plan de désarmement et démobilisation.
Ce déploiement du DDR est l'une des recommandations prises lors du dialogue politique inclusif (DDI) tenu du 5 au 20 décembre 2008 à Bangui.
De l’avis du Ministre gabonais Délégué aux Affaires Etrangères, Nöel Nelson Messone qui prenait part aux travaux a déclaré que dans le cadre du désarmement, il fallait « gérer d’une part les
attentes des populations en particulier et des groupes démobilisés, désarmés », ajoutant « la prise en compte des mesures de contrôle, de discipline des combattants et l’épineuse question de leur
réinsertion; ce qui nécessite la collecte de données fiables sur les armes et les combattants; d’autant que la réinsertion , sans oublier la démobilisation et le désarmement, est la clé de voûte
du DDR ».
Pour le Ministre, « l’expérience nous montre malheureusement que les questions de réinsertion ne sont pas bien prises en compte et bien structurées, les combattants retournent vers la violence,
enfin, un élément qui a son importance, la réhabilitation des victimes, femmes et enfants enrôlés est un détail non négligeable ».
La rencontre de Libreville a été marquée par la participation de deux mouvements rebelles dont l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) de Jean-Jacques Demafouth et l'Union
des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) conduite par Djarnib Gribaye.
De même y prenaient part les représentants de l'Union africaine (UA), de l'Union européenne (UE), de l'ONU, de la CEN-SAD et de l'OIF ainsi que Cyriaque Gonda, ministre centrafricain.