PARIS AFP / 29 décembre 2012 00h39 - Cent cinquante militaires français ont été envoyés en renfort à Bangui, en Centrafrique, dépêchés depuis une base de Libreville, et ils sont arrivés sur place
vendredi matin, a-t-on appris dans la nuit auprès du ministère français de la Défense, confirmant une information de RFI.
Dans ce pays africain en proie à des troubles, il s'agit d'une mesure de précaution pour la protection des ressortissants
français et européens, a-t-on précisé de même source. Une compagnie d'infanterie de parachutistes, soit 150 hommes, est venue renforcer les quelque 250 soldats français déjà présents sur la base
M'Poko de l'aéroport de Bangui, a-t-on ajouté.
Vendredi dans la journée, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault avait réaffirmé la position de l'exécutif français à propos
des troubles en Centrafrique, à savoir que la France n'a aucune intention de s'ingérer dans les affaires intérieures de ce pays, et n'interviendra que pour protéger ses ressortissants.
Quelque 1.200 Français vivent en Centrafrique, parmi lesquels un tiers de binationaux, selon le ministère de la
Défense.
Mercredi à Bangui, plusieurs centaines de manifestants, proches du pouvoir, s'en étaient pris aux locaux diplomatiques
français, reprochant à Paris son inaction face à la progression de la rébellion de la coalition Séléka.
Un détachement de militaires français basés à l'aéroport de Bangui avait dû venir renforcer les gendarmes assurant la
protection de l'ambassade de France dans la capitale centrafricaine.
Les 250 militaires français déjà déployés en Centrafrique y sont dans le cadre de la mission Boali de soutien à une force
multinationale sous mandat de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC). Elles contribuent à la sécurité générale du pays et offrent un soutien à la reconstruction des forces
armées centrafricaines, avait précisé mercredi la Défense.
Vendredi les forces armées centrafricaines ont déclenché une contre-offensive pour reprendre aux rebelles la ville
stratégique de Bambari (centre), tandis qu'ont été annoncées des négociations sans délai et sans conditions sous l'égide de la CEEAC.
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