Centrafrique : L’Ambassadrice Samuela Isopi se félicite des journées portes ouvertes de l’Union Européenne à Bangui
BANGUI,le 03 Décembre 2019 (RJDH)--- Les journées portes ouvertes organisées par l’Union Européenne pour montrer l’impact de leur projet sur financement à travers le « Fond Bêkou » à l’endroit de la jeunesse Centrafricaine, se sont terminées le samedi 30 novembre dernier sur une note de satisfaction. L’Ambassadrice de l’Union Européenne en Centrafrique Samuela Isopi, s’est félicitée de l’organisation de ces activités dans le pays.
C’est sur une note de satisfaction que l’Union Européenne salue la tenue des journées portes-ouvertes qu’elle avait organisées du 28 au 30 novembre dernier. Ces journées ont été des occasions pour le public centrafricain de connaitre les apports multidimensionnels de l’Union Européenne pour le relèvement du pays à travers ses différents projets financés en Centrafrique.
Plus de 9 000 personnes ont visité les stands et expositions à l’Alliance Française de Bangui. Particulièrement satisfaite et émue, Samuel Isopi, Ambassadrice de l’Union Européenne en Centrafrique, déclare que c’est une possibilité pour tous les centrafricains de toucher du doigt, la réalité de la coopération entre la Centrafrique et l’Union Européenne.
«Je suis particulièrement satisfaite, on a pu enregistrer un nombre très important des gens qui sont venus visiter les stands pendant ces trois jours que nous avions réalisés. C’est une possibilité pour tous les centrafricains de venir visiter nos produits et nos réalisations, notre coopération et toucher du doigt la réalité de cette coopération parce que, pendant ces trois jours, on a eu beaucoup de témoignages venant des centrafricains eux-mêmes qui ont parlé des projets qu’ils ont été bénéficiaires. Le message que nous voulons passer, c’est un message d’espoir parce que dans ce pays, y a tellement d’histoire, des bonnes histoires qui peuvent être une source d’inspirations ou d’encouragement pour d’autres», a exprimé Samuela Isopi.
Des visiteurs ont clairement indiqué qu’à travers ces journées, ils ont enfin compris combien la contribution importante de l’Europe dans le pays, « dès que nous avions appris que l’Union Européenne à organiser cette journée porte ouverte, nous nous sommes dit en tant que jeune centrafricains, nous devons passer voir la réalisation de l’Union Européenne en ce qui concerne ces projets en Centrafrique plus particulièrement pour nous la jeunesse », a témoigné un jeune rencontré sur les lieux.
Pour un étudiant à l’Université de Bangui, l’Union Européenne est le premier partenaire du pays au regard des projets qu’elle porte et soutienne pour sortir les familles de la pauvreté. « Grâce à l’Union Européenne, nous avons pu découvrir combien l’UE intervienne en Centrafrique, entre autres, la libre circulation des personnes, des biens et des services dans l’espace Schengen, la création des ponts métalliques et tout ceci pour moi c’est un début à tout pour que la paix revienne dans le pays ainsi que le vivre ensemble», indique Jeff Darnaye, étudiant en 3ème année des droits à l’Université de Bangui.
L’Union Européenne à travers ses programmes multiformes en Centrafrique touche près de la moitié de la population centrafricaine. Ce qui la place devant tous les partenaires au développement de la RCA.
Centrafrique : Affaire Caritas Centrafrique, le Cardinal Dieudonné Nzapalahinga demande la lucidité des partenaires financiers
BANGUI, le 04 décembre 2019 (RJDH)---Le Cardinal Dieudonné Nzapalahinga plaide pour que les partenaires financiers de la Caritas Centrafrique qui ont mis un terme aux contrats avec cette structure de l’église catholique de penser aux personnes qu’elle assiste à travers le pays en lien avec les soupçons de viol sur mineurs éclaboussent cette organisation. Appel lancé mercredi 4 décembre 2019 à Bangui.
Fortement éclaboussée par un cas d’abus sexuels sur mineurs qui auraient été commis par un père salésien belge qui a travaillé en Centrafrique 2013-2019, la Caritas Centrafrique fait face à une situation financière difficile qui risquerait de la contraindre à envoyer en chômage technique plus de 300 personnes sur les 400 qu’elle engage dans ces différentes interventions sur l’ensemble du territoire. Les deux millions de bénéficiaires soutenus par cette structure risquent d’être eux aussi abandonnés. Car les principaux partenaires financiers de la Caritas Centrafrique se sont vus contraints de mettre terme aux contrats avec cette structure de l’église catholique.
Face à cette situation, le Cardinal Dieudonné Nzapalahinga plaide auprès des bailleurs pour les bénéficiaires des services de Caritas Centrafrique. Ce qui, selon lui, apparait comme une urgence. « Mais l’urgence aujourd’hui, c’est tous ces quelques millions de personnes qui sont en souffrance sur les sites et que Caritas aide et ceux qui travaillent pour Caritas sont maintenant en chômage technique. Ceux qui sont aidés par Caritas ne vont plus avoir de l’eau, ne vont plus bénéficier à l’assainissement…beaucoup de choses qui vont en découler », explique le prélat.
Au regard de tout ce qui précède, l’homme de Dieu demande aux partenaires de regarder la situation avec beaucoup de lucidité. « Nous demandons à ce qu’on regarde avec beaucoup de lucidité cette question-là, pas pour nous seulement, mais pour ceux qui sont en difficultés sur les sites que Caritas aide », a plaidé Cardinal Dieudonné Nzapalahinga.
« Allons-nous sacrifier tout le monde pour cette question ? C’est la question que je me pose. Nous craignons d’avoir des victimes collatérales du fait des actes d’une seule personne », a rappelé Dieudonné Nzapalahinga.
Des mécanismes seront mis en place pour éviter des cas similaires prochainement, à en croire, Cardinal Dieudonné Nzapalahinga. « Qu’est-ce que nous faisons actuellement, nous avons dit à nos partenaires que nos portes sont ouvertes. Nous avons fait une formation sur la sauvegarde de l’enfant où nous avons invité les partenaires et ils ont envoyé des partenaires qui sont venus avec un juge pour enfant qui a formé les secrétaires, parce que nous devons mettre des garde-fous pour éviter demain les mêmes mésaventures », a-t-il conclu.
Les six principaux partenaires qui ont suspendu leurs contrats financiers avec Caritas Centrafrique, selon des sources du RJDH, sont le Programme Alimentaire Mondial (PAM), OCHA, UNICEF, CORDAID, Secours Catholiques, l’Union Européenne à travers COOPI et SOS. Ces suspensions vont de la rupture définitive de contrat à la suspension temporaire en attendant l’issue de l’enquête sur les soupçons de viol qui touchent la Caritas-Centrafrique.