Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

24 juillet 2019 3 24 /07 /juillet /2019 16:10
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : « Tout se fait avec légèreté dans ce parlement », selon Léa Mboua Koyassoum Doumta

BANGUI, 24 juillet 2019 (RJDH)---« Tout se fait avec légèreté dans cette assemblée nationale », c’est en ces termes que Madame Lea Mboua Koyassoum Doumta qualifie le rejet de la loi de parité dans la loi du code électoral voté par acclamation par les députés le vendredi 12 juillet dernier. Position exprimée ce vendredi

L’Assemblée Nationale répond à la Cour Constitutionnelle en maintenant sa position sur les articles déclarés inconstitutionnels. Les principaux recadrages exigés par la Cour Constitutionnelles sont rejetés en faveur des options voulues par la représentation nationale dans le projet adopté le 23 avril 2019. Les 35% de femmes exigés dans le recadrage de la Cour Constitutionnelle dans la tête des listes, sont supprimés par la représentation nationale qui s’est aussi opposée à la reformulation de l’article 37 alinéa 2 (tiret 10), et pourtant les décisions de la Cour Constitutionnelle sont insusceptibles de tout recours.

Sans cheveux dans la bouche, Lea Mboua Koyassoum Doumta, ancienne vice-Présidente du Conseil National de Transition, croit que  « tout se fait avec légèreté dans ce parlement » a-t-elle lâché.

Ce parlement n’est plus conséquent avec lui-même, selon l’ancienne vice-Présidente du Conseil National de Transition, « je pense que nous avons ensemble voté avec les députés la loi sur la parité. Et quand on a voté une loi, on ne revient pas en arrière pour se désavouer. J’ose croire que les députés n’aient pas eu le temps d’analyser à fond cette loi sur la parité. Et cela prouve avec quelle légèreté, ils analysent les textes qui leur sont soumis. Ils ont voté une loi qui valide la parité et ils la rejettent du code électoral qui vient seulement concrétiser ce que, eux, ont adopté », a répondu Léa Mboua Koyassoum Doumta, désorientée par le vote des députés.

« Les députés sont en train de nous prouver qu’ils sont au-dessus de la loi et de la Constitution. Nous ne comprenons pas que les orientations de la Cour Constitutionnelle soient ignorées par les législateurs. La Cour Constitutionnelle est garante de la Constitution. Mais si les députés refusent les recadrages juridiques de la Cour Constitutionnelle, il faut reconnaitre que les décisions de la Cour Constitutionnelle sont insusceptibles de tout recours. Elle s’impose aux pouvoirs publics. Je ne sais dans quel sens nous sommes en train de nous orienter », a-t-elle conclu.

Le vote par acclamation de ce code électoral sème les graines d’une possible crise institutionnelle et sonne comme un affront vis-à-vis de la Cour Constitutionnelle qui pourrait aussi réagir vu que transmis au gouvernement, la constitutionnalité de ce projet devrait être certifiée par cette Cour avant sa promulgation par le chef de l’Etat. La position de la Cour est d’ores et déjà attendue mais en cas de contre-réaction, le respect du calendrier électoral sera fortement menacé car, l’organisation des élections prochaines en Centrafrique en dépend au premier degré.

Vianney Ingasso

 

Centrafrique : Le pays enregistre une chute considérable de la production du café 

Bangui le 24 Juillet 2019 (RJDH) --- La République Centrafricaine, un des principaux pays producteur du café dans la sous-région, a enregistré depuis quelques années une chute considérable de production. Cette situation est due aux crises militaro-politiques qui secouent ce pays depuis 2012.

La production du café en Centrafrique a chuté de 40, 09 % ces sept dernières années que le pays a passées dans la crise. De 22 000 tonnes de projection avant la crise, la production est tombée aujourd’hui à 9 000 tonnes, selon Boniface Damboti Directeur général de l’Office de Régulation de la Commercialisation et du contrôle de Conditionnement des Produits Agricoles en Centrafrique (ORCCPA) que le RJDH a pu interviewer, « Entretemps, la prévision annuelle en terme de tonnages oscillait entre 20 000 à 22 000 tonnes. Mais avec les multiples crises qui ont secoué le pays ces dernières décennies et avec la chute du prix du café sur le marché mondial, la production de ce produit de valeur a connu une baisse qui vacille autour de 9 000 tonnes aujourd’hui sur le territoire national », a souligné Boniface Damboti.

Cette chute est liée à la dernière crise qui a contraint de nombreux caféiculteurs à abandonner leur plantation à cause de l’insécurité due à la présence des groupes armés, qui contrôlent aujourd’hui 80 % du territoire. La Ouaka et la Basse-Kotto, deux principales préfectures à grande production de café sont contrôlées par les groupes armés qui utilisent la filière comme fonds de commerce. Le circuit dans ces deux préfectures où entretemps sont produits les ¾ du café centrafricain, échappe à l’ORCCPA, la structure étatique chargée de la stabilisation et de la commercialisation.

Les caféiculteurs dans la Lobaye, la seule préfecture à grande production encore sous-contrôle de l’Etat, se plaignent de l’absence d’une politique d’évacuation de stocks depuis que les principaux acheteurs que sont les tchadiens et soudanais ne rentrent plus pour acheter le café. C’est vers la République Démocratique du Congo (RDC) que se tournent les caféiculteurs qui sont dans les zones de haute production comme le témoigne Blaise Zama, un caféiculteur de la Lobaye interrogé par le RJDH. « Les acheteurs potentiels étaient les tchadiens et soudanais qui en plus de l’Etat achetaient nos produits en grade quantité. Mais avec leurs départs dans la région, nous sommes obligés de réduire nos productions et de nous tourner vers la RDC où les prix sont dérisoires».

Entre 2012 et 2016, de nombreux caféiculteurs ont perdu de stocks qui n’ont pas pu être évacués à cause de manque de moyens auquel faisait face l’ORCCPA. Mais au courant du mois de juillet 2019, cette structure a décroché des contrats dont les montants ne sont pas communiqués,  avec une société ivoirienne et une entreprise Nigériane. 

Fridolin Mamocko 

 

 

Centrafrique : La plateforme E Zingo Biani exige la démission immédiate des membres de la Cour Constitutionnelle

 

BANGUI, 24 Juillet 2019(RJDH)--- Le mouvement E Zingo Biani, Front Uni pour la défense de nation rallonge la liste de ses revendications au nombre desquels figure la demande de démission immédiate de tous les membres de la Cour Constitutionnelle qui, selon eux, « n’inspirent plus confiance au peuple ». 06 nouvelles revendications viennent s’ajouter aux précédentes déposées déjà sur la table du gouvernement. Position exprimée ce mardi 23 Juillet à la presse.

Les membres du mouvement E Zingo Biani ne passent par quatre chemins pour  évoquer dans leur nouvelle déclaration les raisons qui ont motivé la demande de démission des membres de la Cour Constitutionnelle. Pour E Zingo Biani, les derniers arrêts de la Cour Constitutionnelle démontrent à suffisance de quel côté elle est plutôt penchée. « Le Chef de l’Etat a refusé de signer dans les délais la loi portant code électoral et a influencé la Cour Constitutionnelle qui a violé la Constitution en s’arrogeant des fonctions législatives dans le but de favoriser Faustin Archange Touadéra lors des prochaines élections générales. Sa proximité avec les intérêts du pouvoir n’est plus à démontrer à l’instar de la participation de sa présidente aux cérémonies de mise en place du Mouvement Cœurs-Unis(MCU) », a ainsi accusé la plateforme E Zingo Biani.

Pour eux, la Cour Constitutionnelle, est, encore, sous instruction du Président Touadéra et agit dans l’intérêt de son clan. « Cette Cour n’est plus crédible aujourd’hui. Le désaveu du parlement malgré ses recadrages lors du vote de loi sur le code électoral est déjà une preuve suffisante pour pousser les membres de cette Cour à la démission. Elle n’a rendu depuis que des arrêts iniques qui ne favorisent qu’un seul camp, celui du Président Touadera. Tout est en train d’être fait pour faire réélire Touadera en 2020 », a noté un membre de E Zingo Biani.

Pour Gervais Lakosso« la Cour Constitutionnelle qui n’inspire plus confiance au peuple, nous demandons aux membres de cette Cour de démissionner d’eux-mêmes de leur fonction, puisque nous savons bien que cette institution ne serait pas dissout. Mais les membres doivent démissionner s’ils sont intègres », a précisé Gervais Lakosso.

Il poursuit son intervention en appelant le Chef de l’Etat à répondre à leurs revendications dans un délai raisonnable, dans le cas contraire, ils vont appeler le peuple Centrafricain à prendre la destinée de leur pays en mains, « Et nous demandons une suite favorable dans un délai raisonnable, nous ne voulons pas fixer des délais précis par respect parce que nous demeurons toujours respectueux envers le Chef d’Etat. Nous n’allons pas attendre éternellement, l’absence d’une réponse si on le constate, ça serait un mépris total du Président et sa complicité avec les bourreaux du peuple, en ce moment la plateforme va prendre sa responsabilité pour inviter les autres Centrafricains à se joindre à nous afin que nous prenons la destinée du pays en mains », a- t-il conclut.

E Zingo Biani est aujourd’hui dans une posture d’opposition farouche au régime Touadera avec des revendications que le pouvoir, dans sa ligne tracée par l’Accord politique de Khartoum, n’est pas prêt d’apporter des réponses concrètes. 

Jefferson Cyrille Yapende

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com