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31 mai 2019 5 31 /05 /mai /2019 17:04
Une plate-forme d’opposition réclame l’arrestation de deux chefs ex-Seleka
Une plate-forme d’opposition réclame l’arrestation de deux chefs ex-Seleka
Une plate-forme d’opposition réclame l’arrestation de deux chefs ex-Seleka
Une plate-forme d’opposition réclame l’arrestation de deux chefs ex-Seleka
Une plate-forme d’opposition réclame l’arrestation de deux chefs ex-Seleka

 

En Centrafrique, une plate-forme d’opposition réclame l’arrestation de deux chefs ex-Seleka

 

Publié par Carredirect info   mai 31, 2019

 

En RCA, le Front uni pour la défense de la nation qui regroupe jusqu’ici 24 signataires, dont les principaux partis d’oppositions, la société civile et des syndicats vient de voir le jour. Dans leur manifeste, ils exigent du président notamment qu’il démette de leurs fonctions de conseillers militaires les principaux chefs ex-Seleka et leurs représentants dans les institutions centrafricaines, des postes qu’ils ont tous obtenus en application de l’accord de paix de Khartoum, signé à Bangui en février 2019. Autre exigence et pas la moindre, l’arrestation de deux chefs ex-Seleka, Sidiki Abass et de Ali Darassa, accusés d’être les responsables des tueries qui se sont déroulées après la signature de cet accord.

Un accord de paix qui ne marche pas, selon eux, et qui les exclut, un président qui ne penserait qu’à sa réélection avec l’aide de groupes armés qui continuent de tuer et de piller. Partis d’opposition, société civile et syndicats centrafricains estiment que « la patrie est en danger », surtout après les tueries de Paoua.

Ils ont donc décidé de créer cette plateforme qu’ils appellent en sango, la principale langue locale, « E zingo biani », « Réveillons-nous définitivement », explique Gervais Lakosso, l’une des principales figures de la société civile centrafricaine.

Et après avoir rendu publiques leurs exigences, ils vont se retrouver ce vendredi 31 mai pour décider de la suite de leur mobilisation. « Nous allons adresser une note avec la déclaration au chef de l’État. Et nous déclinerons le délai après lequel nous considérons que ce serait une fin de non-recevoir et que ne pas se rendre à une autre étape parce que nous pensons que la situation doit changer, le peuple centrafricain est prêt à prendre ses responsabilités », explique Gervais Lakosso.

La présidence centrafricaine a réagi vivement dès jeudi. Elle dénie à ce groupe toute légitimé pour donner des injonctions à un chef de l’État élu légitimement. « Curieusement, ce sont des gens qui ont accompagné la rébellion quand la rébellion est arrivée en République centrafricaine, qui se trouvent en première ligne aujourd’hui. Des pyromanes qui veulent se muer en pompiers. Mais ce qu’ils oublient, c’est que la justice est en train de réunir des dossiers sur eux. Ils vont répondent de leurs actes » prévient Albert Yaloké Mokpemé, le porte-parole du chef de l’État.

Le bras de fer semble désormais engagé entre les deux parties.

 

 

République Centrafricaine : Un collectif d’avocats exige le limogeage des chefs de groupes armés

 

https://agencecamerounpresse.com vendredi, 31 mai 2019 06:46 Nicole Ricci Minyem

 

Après les assassinats commis à l’Ouest du pays, décriés par les autorités et autres acteurs majeurs de la vie publique en Centrafrique, quatorze partis politiques et organisations de la société civile centrafricains ont exigé ce mercredi, le retrait des décrets nommant certains chefs de groupes armés à des postes étatiques.  

 

Dans un communiqué, le Front uni pour la Défense de la nation exige du président de la République de rapporter sans délai les décrets portant nomination de trois chefs de groupes armés comme conseillers militaires ainsi que la traduction devant la justice de deux d'entre eux.

 

Notamment visé, le chef du groupe 3R, Bi Sidi Souleymane (alias Sidiki), qui a été nommé "conseiller spécial militaire" auprès du Premier ministre, à la suite de l'accord de paix conclu au début de l'année entre le gouvernement de Bangui et quatorze groupes armés contrôlant une grande partie de la Centrafrique.

 

La semaine dernière, au moins 50 personnes ont été tuées dans l'ouest du pays dans des massacres imputés aux 3R. Le gouvernement et la Mission des nations Unis pour la stabilisation de la Centrafrique ont alors adressé au groupe un ultimatum de 72h à l'issue duquel les responsables du massacre devaient être transmis aux autorités centrafricaines et les barrières et bases des 3R démantelées.

 

« Aucune action forte n'a été menée par le gouvernement à l'expiration de l'ultimatum de 72h », ont dénoncé les signataires du communiqué.

 

Parmi eux, figurent des organisations de premier plan, comme le Groupe de travail de la société civile sur la crise centrafricaine (GTSC), ou les mouvements politiques de l'ancien Premier ministre Anicet Dologuele et de celui de l'ancien ministre Jean Serge Bokassa.  

 

« Nous assistons ces derniers temps à la recrudescence des violences des groupes armés dans l'arrière-pays », ont déploré les organisations dans leur communiqué.

« Aujourd'hui plus rien ne peut justifier de tels actes de barbarie dans la mesure où tous les groupes armés sont non seulement signataire de l'accord (...) mais ont également bénéficié de promotions au sein de la haute administration », ont-elles ajouté.

 

L'accord de paix dit de Khartoum où il a été négocié a été signé début février à Bangui entre les quatorze groupes armés et les autorités.

 

Préparé depuis 2017 par l'Union africaine, il est le huitième signé depuis le début de la crise en 2013.

 

A la suite de cet accord, un nouveau gouvernement a été installé et plusieurs représentants de groupes armés ont été nommés à des postes gouvernementaux, ainsi qu'à la primature et dans les administrations.

 

Nicole Ricci Minyem 

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Published by Centrafrique-Presse.com