Centrafrique : Le gouvernement se félicite des avancées dans la mise en œuvre de l’Accord de paix à Bangassou
BANGASSOU le 17 Avril 2019---La ville de Bangassou a célébré le lundi 15 avril 2019 le premier anniversaire de l’Accord de non-agression entre les communautés de la ville. La cérémonie c’était déroulée en présence du Premier Ministre Centrafricain, Firmin Ngrebada, de Jean Pierre Lacroix, Chef des opérations de maintien de la paix de l’ONU et Ismaïl Chergui, Commissaire paix et sécurité de l’Union Africaine.
Cette cérémonie permettra à la délégation nationale et internationale d’apprécier les avancées réalisées en termes de sécurité et de réconciliation entre les communautés un an après la signature dudit Accord. L’objectif de cette célébration est de mesurer l’impact des efforts consentis en collaboration avec les autorités nationales en faveur du retour de la stabilité et de la paix dans le Mbomou.
Le premier ministre, Firmin Ngrebada lors de son allocution de circonstance a tenu à féliciter les signataires de cet Accord dit de «non-agression», «A Bangassou, il y’a un an, un Accord politique locale a été signé entre les deux communautés. Nous sommes ici pour célébrer entre autres l’an 1 de cet Accord, profitons de cette occasion pour exprimer les chaleureuses félicitations du gouvernement aux signataires dudit Accord de paix lequel a contribué à ramener la paix à Bangassou », a félicité Firmin Ngrébada.
Il poursuit en rappelant que cette dynamique doit être transposée dans d’autres villes centrafricaines, «Cette dynamique fort louable enclenchée à Bangassou par les groupes armés il y’a un an doit se renforcer et s’entendre aussi dans d’autres localités de notre pays», a ajouté le Premier ministre.
Pour le Président du comité de suivi de l’Accord de paix locale, Richard Nouidemona, l’heure est la reconstruction des habitations détruites, « On vient d’annoncer la première phase des retournés à Tokoyo dans le 3èmeArrondissement bien que les maisons fussent détruites et que ces déplacés vivent dans des conditions misérables. C’est pourquoi, nous profitons de votre présence et de celle des représentants des Nations-Unies en Centrafrique, de celle de l’Union Africaine, de celle de CEEAC et celle de l’UE pour les mesures d’accompagnement parce que les déplacés du Petit séminaire veulent regagner leur domicile àTokoyo mais Ils sont confrontés au problème de logement», a déploré Richard Nouidémona.
La commémoration du 1er Anniversaire de cet Accord signé le 09 Avril 2018 intervient après que la ville de Bangassou a connu des violences meurtrières. Violences qui ont fait plusieurs morts dans le Mbomou.
Jefferson Cyrille Yapende.
Centrafrique : Les raisons de la suspension de l’opération Bidon Jaune de l’OCC
Bangui le 17 avril 2019 (RJDH)---Tant attendu par la population, l’opération Bidon Jaune n’a finalement pas eu lieu ce lundi 15 avril 2019. Selon Marcel MOKWAPI président de ladite organisation, cette décision fait suite aux réponses relativement favorables des autorités.
L’opération Bidon Jaune est un slogan de l’OCC pour tirer davantage la sonnette d’alarme vers les autorités de la République qui sont investies de la mission régalienne de servir le peuple, d’offrir le bonheur aux populations par la garantie de la consommation suffisante et constante des produits de première nécessité et de qualité dont la principale et primordiale n’est autre que l’eau.
Le président de l’OCC Marcel MOKWAPI lors de ce point de presse, revient longuement sur les raisons de la suspension temporaire de l’opération bidon jaune. « Ce point de presse est organisé pour évaluer les engagement et les actions du gouvernement depuis qu’on a lancé notre mot d’ordre le 8 avril dernier. Nous félicitons les autorités pour les quelques pas qu’ils ont menées. Il y a eu en moins d’une semaine, beaucoup d’action qui semble être rassurante. D’abord on a vu le mouvement du gouvernement pour recevoir les responsables de la SODECA. Ensuite, le premier ministre et les ministres ont visité la SODECA, ils ont décaissé 105 millions pour acheter deux électropompes pour renforcer la capacité de captage d’eau. Enfin, la dernière réponse entre autre rassurante concerne le lancement d’un vaste programme de construction des forages d’eau», A-t-il expliqué.
D’ici le 30 avril, l’opération bidon jaune sera actée dans la capitale sans préavis, au cas où les autorités n’honorent pas leur promesse « La première de suspendre l’opération Bidon jaune est relative aux réponses relativement favorable que nous avons eu des autorités. Nous leur laissons une marge de deux semaines. Jusqu’au 30 avril, si les travaux de construction des forages ne commencent pas dans les quartiers, si la SODECA ne règle pas les problèmes d’eau, l’opération Bidon Jaune sera actée sans préavis », précise-t-il.
Fort de tout ce qui précède, la suspension de l’opération bidon jaune évite également l’amalgame que pourrait drainer les multiples messages à caractère politiques qui circulent à Bangui, appelant à manifester causant ainsi des troubles à l’ordre public. Précisons que le préavis de l’opération bidon jaune est lancé à Bangui le 08 avril 2019.
Rolf Domia.
Centrafrique : Des professionnels des médias appelés à lutter contre les discours de haine et les rumeurs
BANGUI, le 19 avril (RJDH)--Une campagne de sensibilisation contre les rumeurs et les discours de haine est lancée ce 15 avril 2019 à Bangui par l’ONG internationale en Centrafrique Search for Common Ground. Des journalistes centrafricains sont les principales cibles de cette campagne qui va jusqu’au mois de juin prochain et cela débouchera sur une caravane dans la ville de Bangui ayant pour thème la gestion des rumeurs.
Dans le cadre de la mise en œuvre du projet Human Rights Support Mecanism (HRSM) qui vise à réduire les violences communautaires et à augmenter la communication non violente en Centrafrique, l’ONG internationale Search for Common Ground a, dans son programme intitulé (Be Africa ti la so) lancé ce 15 avril 2019 une campagne de sensibilisation pour la lutte contre les rumeurs et discours de haine.
Michel Pierre Mbei, le Directeur pays de l’ONG Search For Commun Ground, justifie le lancement de la campagne par le fait que les discours de haine ont inondé les réseaux sociaux et c’est une source de troubles dans le pays, « nous avons convié les professionnels des médias pour pouvoir échanger sur les discours de haine car nous avons constaté que les médias sont les seuls moyens qui peuvent nous aider à promouvoir les activités de non violences, les discours non violents à travers la diffusion des informations aussi non-violentes. Donc, nous pensons que les médias ont un rôle très important à jouer dans ce sens-là », a indiqué le Directeur-pays.
Cette compagne qui est lancée sera suivie de projections des panneaux d’affichage et des campagnes mobiles, a ajouté Bienvenu Marcel Ouatandji, chef du projet (HRSM) intitulé « Be africa ti la so », « une caravane pour attirer l’attention ; une campagne motorisée est prévue pour le 22 avril prochain par rapport aux discours haineux et la gestion des rumeurs. Tout cela nous allons aussi diffuser des spots dans les radios à Bangui et à l’intérieur du pays » précise-t-il.
Le lancement de cette campagne de sensibilisation sur la gestion de rumeurs intervient après une rencontre de formation organisée du 03 au 05 avril par l’ONG internationale Search For Commun Ground à l’intention des membres de la Société Civile Centrafricains (SRCA). Il s’agit de former les leaders des organisations de la société civile sur l’outil du cinéma mobile qui vise à renforcer la cohésion sociale pour la paix et de prévenir les violences atrocités et, l’exclusion en Centrafrique.
Ketsia Kolissio.
Centrafrique : Persistance de violences sexuelles à l’extrême nord du pays
MOYENNE SIDO, 17 Avril 2019 (RJDH) ---A Moyenne Sido, localité située au nord du pays, les violences sexuelles dont l’esclavage sexuel, le mariage forcé dans la localité sont monnaie courante. Ces violations sur fond de violences seraient perpétrées par des éléments du MPC du général Alkatim, éléments basés dans cette région.
La population de la ville de Moyenne Sido est confrontée à la dégradation avancée des routes, et vit au quotidien dans l’insécurité avec en toile de fond la libre circulation des personnes et des biens et des multiples et diverses violations de droits de l’homme. Les activités agricoles ne sont autorisées qu’à environ 5 kilomètres, suite à des menaces d’hommes armés implantés dans la périphérie.
Joint par le RJDH, des sources concordantes affirment que, « ces violences sont permanentes dans la localité de Moyenne Sido sous le contrôle des éléments du général Alkatim. Nous ne pouvons vaquer à nos occupations que sous la pression de ces hommes armés qui vivent avec nous dans la ville. Certaines femmes déplacées du Cité de la Paix sont astreintes au mariage forcé avec lesdits hommes armés et sont victimes d’abus sexuels».
Des réfugiés retournés du Tchad et arrivés à Bangui ont témoigné les difficultés auxquelles ils ont dû faire face une fois arrivés à Moyenne Sido, « nous avons regagné notre pays après plusieurs années d’exil. Nous avons souffert pendant notre séjour au Tchad par manque d’appui humanitaire. Plus grave encore, à Moyenne Sido, nous avons été mal accueillis et les vivres se sont faits rares et l’insécurité demeure encore », a témoigné l’un des retournés.
Le couloir humanitaire sur l’axe Kaga Bandoro, Kabo et Moyenne Sido se trouve paralysé à cause de la présence permanente des groupes armés. L’appui des humanitaires aux déplacés sur le site des déplacés de la Cité de la Paix a été suspendu, suite à l’insécurité permanente qui règne dans cette partie de la Préfecture de l’Ouham.
Le RJDH a tenté en vain d’entrer en contact avec le général Alkatim, chef rebelle du MPC basé dans les régions de Kaga Bandoro, Kabo et Moyenne Sido, pour sa version des faits.
Auguste Bati-Kalamet.
Centrafrique : Quatre mineures dépucelées par des peulhs armés au village Bozoro à 55 kilomètres de Bouca
BOUCA, le 17 avril 2019(RJDH) ----Quatre mineures à Bouca dans l’Ouham au nord du pays ont été violentées par des éléments peulhs armés appelés Mbarara au village Bozoro à 55 kilomètres de la localité. Les faits se sont produits la semaine dernière alors que ces mineures allaient chercher des termites. Ces jeunes filles âgées de 13 ans à 15 ans ont été transférées par la suite à l’hôpital de Bouca pour des soins médicaux.
Selon les témoignages recueillis à Bouca, ces quatre filles se sont rendues dans la brousse à la quête des termites non loin du village Bozoro, localité située à 55 kilomètres de la ville au nord du pays. «C’est ainsi que les peulhs armés sont venus les prendre de force et les ont menacées avec leurs armes avant de les violenter » a témoigné un des parents contacté par le RJDH.
D’autres parents ayant entendu les cris de ces enfants, se sont précipités pour se rendre sur les lieux du forfait,« nous avons entendu les cris des enfants et nous sommes précipités pour nous rendre sur les lieux, ; les peulhs armés ont pris la fuite. A la moindre situation, ils brandissent leurs armes contre la population. Nous demandons aux autorités de trouver une solution à cette montée de violence dans la localité », a-t-il raconté.
Des sources hospitalières de Bouca indiquent que les quatre filles victimes de violence sexuelle sont actuellement transférées au district sanitaire de Bouca pour des soins médicaux.
Les violences faites à l’endroit des mineures sont punies par le Code pénal de la République Centrafricaine.
Marcelin Yondoroma.
Centrafrique : Des femmes vendeuses des produits congelés se plaignent de l’augmentation du prix de ces produits
BANGUI le 17 avril 2019 (RJDH) --Les femmes vendeuses de poisson ne sont pas satisfaites par rapport aux prix des produits congelés à Bangui. Le carton de poissons qui coûtait 25.000 francs est vendu actuellement à 30.000 francs et le carton de poulets à 20.000 au lieu de 16.000 francs il ya quelques mois. Plusieurs femmes interrogées par le RJDH devant la boutique Ngoumba le 16 Avril se sont plaintes de l’augmentation excessive des prix des produits dans la capitale.
Chaque, jour, plus d’une centaine de femmes de différents Arrondissements de Bangui viennent s’approvisionner en produits congelés au centre-ville en face du lycée GSPI. Flavie, une vendeuse rencontrée dans la boutique Ngoumba parle de la flambée de prix de ces produits. « Avant un carton de cuisses de poulet coûtait 16.000 francs mais maintenant il revient à 20000 francs ; tout comme le carton de poisson qui se vendait à 25000 francs est passé à 30000 francs. Face à cette situation nous avons un sérieux problème avec nos clientes. On n’a même pas assez de bénéfice sur nos marchandises ce qui fait que tout le monde se plait de cette situation» déplore-t-elle
Face à cette situation, elle demande au ministère en charge du commerce de réglementer ce secteur. «Présentement il y a un sérieux problème ; nous demandons au Ministère du commerce de chercher à trouver une solution à ce problème car c’est de cela que nous vivons. Nous demandons aussi aux groupes armés de respecter l’accord qu’ils ont signé pour le retour de la paix dans le pays car nous aussi on besoin de faire vivre nos familles. » a telle souligné.
Les raisons évoquées pour la plupart des gens reposent sur la perturbation de la circulation sur l’axe Bouar-Béloko, axe contrôlé par des éléments du FDPC d’Abdoulaye Miskine. Ce blocus selon le constat du RJDH, a entraîné une forte augmentation de prix des produits de première nécessité dans le pays.
Paméla Dounian-Doté