Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

26 octobre 2018 5 26 /10 /octobre /2018 22:09
RCA : Abdou Karim Meckassoua éjecté du perchoir par ses pairs
RCA : Abdou Karim Meckassoua éjecté du perchoir par ses pairs
RCA : Abdou Karim Meckassoua éjecté du perchoir par ses pairs

 

 

Centrafrique: le président de l'Assemblée nationale destitué, une première

 

Par RFI Publié le 26-10-2018 Modifié le 26-10-2018 à 21:20

 

Le président de l’Assemblée nationale centrafricaine Abdou Karim Meckassoua a été destitué ce vendredi 26 octobre, après le dépôt d’une pétition la semaine dernière l'accusant notamment de détournements de fonds et de favoritisme.

 

Après plusieurs heures de débat dans l’hémicycle, les députés centrafricains ont finalement voté à bulletin secret. Les chiffres ont été égrainés dans le silence. Il fallait 93 voix pour faire tomber le président de l’Assemblée nationale Abdou Karim Meckassoua ; 98 se sont finalement exprimées en faveur de sa destitution.

Abdou Meckassoua a répondu aux questions qui lui ont été posées pendant plus d’une heure, calmement, principalement en langue sango. Il a notamment répondu à celles concernant les soupçons de détournements de fonds liés aux kits électoraux.

Quelques applaudissements ont salué cette destitution, accueillie par quelques larmes dans le camp Meckassoua. Certains députés se sont félicités de ce moment historique de démocratie. D’autres se sont interrogés sur la suite.

Député du PK5, Abdou Karim Meckassoua était la figure musulmane des hautes institutions. Il a essuyé des critiques, ses détracteurs le considérant comme trop proche des Français.

C’est la première fois en Centrafrique qu’un président de l’Assemblée nationale est destitué. Selon le règlement intérieur, un nouveau président doit être élu en plénière dans les trois prochains jours.

 

 

Centrafrique: destitution du président de l'Assemblée nationale

 

Bangui - AFP / 26 octobre 2018 18h02 Le président de l'Assemblée nationale centrafricaine, Karim Meckassoua, a été destitué vendredi soir par les députés avec 98 voix sur 140, a constaté un journaliste de l'AFP.

98 députés ont voté pour sa destitution, 41 contre et un député s'est abstenu, a constaté l'AFP à 18H00 (17H00 GMT), après plusieurs heures de débat à l'Assemblée.

M. Meckassoua est le député du troisième arrondissement de la capitale Bangui, qui comprend le PK5, le quartier abritant la majorité des musulmans de Bangui.

Après le déferlement de haine entre rebelles de la coalition Séléka à dominante musulmane et groupes antibalaka prétendant défendre les chrétiens à partir de 2013, son élection au perchoir en 2016 était apparu un symbole de réconciliation en Centrafrique, dirigée par un chrétien, Faustin-Archange Touadéra.

Mais dans ce pays où l'influence politique reste en partie communautaire, les relations entre les deux hommes n'ont jamais été bonnes. En 2017, des rumeurs de coups d'Etat avaient circulé, des proches de M. Touadéra n'hésitant pas à accuser publiquement M. Meckassoua.

En mars, un proche du président Touadéra avait été élu vice-président du Parlement: une volonté, selon les observateurs à l'époque, de saper l'autorité de M. Meckassoua.

Mardi, plus de 400 personnes, dont de nombreux habitants du PK5, ont manifesté du PK5 jusqu'au quartier général de la Mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca, 13.000 Casques bleus) pour protester contre la procédure de destitution du président de l'Assemblée.

Celle-ci a été lancée mi-octobre par une pétition, signée par 95 députés sur 140.

Selon le règlement de l'Assemblée, après réception de la pétition, un vote devait avoir lieu et recueillir au moins les 2/3 des voix des députés, soit 93, pour que M. Meckassoua soit destitué.

Il était accusé par ses détracteurs d'avoir "confisqué des dossiers essentiels pour les députés", selon Mathurin Dimbélet Nakoé, 2e vice-président de l'Assemblée, évoquant mi-octobre devant la presse une "opacité dans la gestion des finances" de l'Assemblée, notamment.

Selon plusieurs députés interrogés par l'AFP, la pétition et la tentative de destituer M. Meckassoua pourraient avoir été pilotées par la présidence centrafricaine, qui souhaiterait placer un de ses fidèles à la tête de l'Assemblée.

En Centrafrique, l'Etat ne contrôle qu'une petite partie du territoire: depuis 2013, la quasi-totalité de celui-ci vit sous la coupe de groupes armés, dans un pays de 4,5 millions d'habitants classé parmi les plus pauvres au monde mais riche en diamants, or et uranium.

(©)

 

RCA : Abdou Karim Meckassoua éjecté du perchoir de l'Assemblée nationale par ses pairs suite à une motion de destitution

 

https://www.radiondekeluka.org vendredi 26 octobre 2018 17:34

 

Le président de l'Assemblée Nationale de la 6e législature Abdou Karim Meckassoua est destitué ce 26 octobre 2018 suite à une motion de destitution déposée contre lui le 17 octobre par 95 députés qui lui reprochent des manquements à sa charge.

Cette destitution est prononcée par 98 voix favorables, 1 bulletin nul et 41 voix contre aux termes d'un débat contradictoire où le président sortant Abdou Karim Meckassoua s'est longuement expliqué sur sa gestion et sa proximité supposée avec les groupes armés avant de solliciter la confiance ses collègues députés.

Le président de la séance l'honorable Symphorien Mapenzy a clos le débat en prononçant la destitution de Abdou Karim Meckasssoua. Conformément à l'article 70 de la Constitution et l'article 12 de l'Assemblée nationale, les députés doivent se rendre aux urnes dans les 3 jours qui suivent pour choisir un nouveau président au perchoir.

C'est la deuxième fois dans l'histoire du parlement qu'un président de l'Assemblée Nationale soit détrôné. La première c'était en octobre 1960 que le président de cette chambre à l'époque a été destitué.

Selon Dr Alexis Ndui Yabela, enseignant en droit Constitutionnel à l'Université de Bangui "il n'y a pas de recours du point de vu constitutionnel en la matière. Ceci étant seul le choix des députés prime. Le président Meckassoua est politique et seuls ses pairs politiques peuvent le destituer" a-t-il expliqué à Radio Ndeke Luka.

Abdou Karim Meckassoua était élu président de l'Assemblée Nationale le 6 Mai 2016.

 

Abdou Karim Meckassoua : Un parcours politique enchaîné

 

https://www.radiondekeluka.org   vendredi 26 octobre 2018 12:37

 

Ancien ministre d’État à l’Education nationale, aux Affaires Étrangères, Plan et économie et puis au Poste Télécommunication, Abdou Karim Meckassoua ergonome de formation a fait son entrée en politique dans le cabinet de Jean Paul Ngoupandé alors, premier ministre du Gouvernement d’Union Nationale (GUN) après les mutineries de 1996-1997.

Candidat malheureux aux élections présidentielle avec 3,21% des voix, Abdou Karim s’est fait élire député et ambitionne le perchoir face à aux autres prétendant Anicet Georges Dologuélé, Martin Ziguélé, Bertin Béa et Augustin Agou.

Elu président de l’Assemblée nationale le 6  Mai 2016 avec 65 voix sur 127 des députés qui siègeaient en ce temps là. Le pouvoir Exécutif a salué le choix des députés de la 6e législature qui est porté sur lui. Abdou Karim Meckassoua membre de la majorité présidentielle contrôle un groupe parlementaire « Chemin de l’Espérance » bannière sous laquelle il était candidat aux élections présidentielle et législatives.

Mais si son vote laisse transparaître la confiance, le climat politique va très vite se détériorer entre lui et l’Exécutif. D’abord par sa saisine de la Cour Constitutionnelle aux fins d’interprétation de l’article 60 de la Constitution.

Son absence répétée à des cérémonies officielles sera constatée en 2017 pour un certains temps jusqu’à la désescalade marquée par sa rencontre avec Faustin Archange Touadera.

Pendant ce temps, Abdou Karim Meckassoua sera accusé tout comme Dologuélé, Nicolas Tiangaye, Ferdinand Alexandre Nguendet et Crépin Mboli-Goumba par Didacien Kossimatchi d’avoir ourdi les violences au sud du pays notamment à Bangassou et autres. Accusation rejetée par ce dernier par l’entremise de ses avocats qui saisissent le procureur à cet effet.

Mais si cette saisine a permis un temps de répits, le renouvellement du bureau exécutif de l’Assemblée nationale permet à ses collègues députés de revenir à la charge écartant ces proches du "Chemin de l’Espérance" du Bureau.

Dans la foulée, Bertin Béa député de Boali après un désaccord exprime publiquement l'idée de la destitution du président de l'Assemblée après celle soulevée en son temps par Symphorien Mapenzi, député de Bimbo 4 et actuel 1er vice président de l'Institution.

Les choses se sont évoluées après son évacuation sanitaire de longue durée en France dans un contexte de tension sécuritaire à Bangui. L'Assemblée nationale vit au rythme de scandale et de coup de gueule suite à une affaire de détournement des fonds où l'enquête sur la question est encore pendante.

Conforté par l'arrêt de la Cour Constitutionnelle qui lui donne droit de choisir qui devra faire partie de son cabinet, environ 95 députés ont apposé leur signature à la pétition en faveur de sa destitution.

Le président Faustin Archange Touadera dans une interview à RFI dit ne pas être dans les manœuvres visant à destituer le président de l'Assemblée nationale. 

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com