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9 mai 2018 3 09 /05 /mai /2018 18:49
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : L’OCDH exige l’implication de la CPS dans la lutte contre les graves violations des Droits de l’Homme

 

PAR JUDICAEL YONGO LE 9 MAI 2018

 

BANGUI, le 09 mai 2018(RJDH) —-L’Observatoire Centrafricain des Droits de l’Homme(OCDH) a,  dans un communiqué de presse, demandé aux autorités de la Cour Pénale Spéciale de s’impliquer sans délai dans la lutte contre l’impunité et d’ouvrir des enquêtes contre les présumés auteurs. Il dénonce la lenteur dans la mise en œuvre de cette cour hybride en Centrafrique en dépit des moyens mis à sa disposition.

 

La position de l’OCDH contre la Cour Pénale Spéciale d’ouvrir des enquêtes sur les crimes intervient dans un contexte de la recrudescence de la violence de ces derniers moments dans la capitale, violences ayant entraîné de graves violations des Droits de l’Homme dans le pays. L’OCDH dans ce communiqué de presse publié le 08 mai dernier, dénonce la lenteur de la Cour pénale spéciale en charge de la lutte contre les graves violations, «alors que des moyens importants sont mis à sa disposition lui permettant d’ouvrir les enquêtes et de poursuivre les présumés auteurs » peut-on lire dans le communiqué.

 

L’OCDH exhorte les autorités judiciaires de la CPS chargée de réprimer les crimes de masse et de «s’impliquer effectivement sans délai dans la lutte contre l’impunité en Centrafrique» précise le document.

 

Une source proche de la Cour Pénale Spéciale contactée par le RJDH déclare «je sais que le Procureur de la CPS travaille en ce moment sur les crimes dans le pays et la Cour progresse dans les enquêtes au moment-même où je vous parle» a confié cette source au RJDH.

 

Dans ce document dont le RJDH a eu copie, l’OCDH s’insurge contre de pareils agissements et dénonce ces graves violations des droits de l’Homme perpétrées par des bandits armés.

 

 

Centrafrique: La ville morte diversement observée à Bangui la capitale centrafricaine

 

PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 9 MAI 2018

 

BANGUI, 09 Mai 2018(RJDH) — La population banguissoise est divisée sur l’observation de la ville morte ce mercredi 09 Mai lancée par le Groupe Travail de la Société Civile. Elle exhorte plutôt le gouvernement à procéder à la sécurisation de la population civile.

 

La ville de Bangui semble retrouver un semblant de quiétude après l’attaque de la paroisse Notre Dame de Fatima mais le Groupe de Travail de la Société Civile persiste et signe  dans sa démarche de pousser le gouvernement à trouver une solution par rapport à la montée en puissance de la violence.

 

«Ville morte», ce mot d’ordre de la société civile n’est pas  du goût de certaines personnes. Sylvestre rencontré devant le Commercial Bank of Central Africa (CBCA) ne voit pas la solution de la crise dans l’organisation de la ville morte mais plutôt dans le désarmement, «nous avons observé la ville morte plusieurs fois dans le pays et elle n’a rien changé ; la paix n’est pas revenue. Il revient au gouvernement de prendre ses responsabilités pour que le pays soit désarmé. Et à la Minusca de travailler conformément à leur mandat pour stabiliser le pays», a-t-il souhaité.

 

«C’est bien de compatir avec les autres et pousser le gouvernement à trouver une solution. Nous sommes dans un pays pauvre où nous vivons de ce que nous gagnons quotidiennement. Mais si nous observons la ville morte comment est-ce que nos enfants vont manger?» C’est la question que se pose Huguette, une vendeuse de bananes plantains et mère de cinq enfants.

 

Certains banguisois   saluent la position du gouvernement en appelant les Centrafricains à aller au travail, «comment on peut organiser une ville morte dans un pays où la sécurité n’est pas effective. Nous avons un président démocratiquement élu et un gouvernement. Il faut laisser le temps au président et à son gouvernement de faire leur travail », a lâché Melvine rencontré au carrefour du centre ville.

 

«Vu l’allure à laquelle évoluent les choses, c’est comme si on n’a pas de président démocratiquement élu. Il a tout le pouvoir; qu’il prenne une décision afin de mieux sécuriser le pays », a souhaité Gilbert.

 

La ville morte du 09 Mai est diversement observée. Les taxis et bus, motos-taxis, les services de l’Etat ont fonctionné ce jour. Le silence est beaucoup plus perceptible au niveau des banques et de quelques boutiques.

 

Cette ville morte vient après celle organisée le 04 Mai 2018 à Bangui. Elle avait été observée à 80 % contrairement à celle de ce jour.

 

 

Centrafrique : Le gouvernement et le GTSC divisés sur le bilan de la ville morte

 

 

PAR VIVIEN NGALANGOU LE 9 MAI 2018

 

BANGUI, le 9 Mai 2018(RJDH)—Le mot d’ordre de la ville morte est un échec selon le porte-parole du gouvernement Ange Maxime Kazagui, par contre un succès selon Gervais Lakosso, du Groupe de Travail de la Société Civile. Positions exprimées au RJDH à la mi-journée de ce mercredi 9 mai 2018.

 

Le Groupe de Travail de la Société Civile a maintenu son mot d’ordre de grève après l’échec de pourparlers avec le gouvernement hier soir.  A 12h, heure de Bangui, le bilan fait état d’un échec selon le gouvernement qui félicite les Centrafricains d’avoir bravé le mot d’ordre et accuse le Groupe de Travail de la Société Civile d’avoir empêché les Centrafricains dans leur mouvement d’aller et venir.

 

Joint par le RJDH, le ministre porte-parole du gouvernement se félicite du fait que les services et les maisons de commerce sont opérationnels «les Centrafricaines et Centrafricains sont matures et ne font pas d’amalgame et ont eu la présence d’esprit l’intelligence de savoir ce qui est bon pour eux. Effectivement, beaucoup de Centrafricains ont voulu aller travailler, mais quelques-uns ont été empêchés illégalement soit par des barrières, soit  par la saisie de leur  moto qui les transportait ou par les menaces contre les conducteurs de véhicules qui voulaient circuler et conduire les travailleurs au lieu de leur travail» a développé le ministre porte-parole du gouvernement.

 

Faux, rétorque Gervais Lakosso qui parle quant à lui d’un succès du mot d’ordre de la ville morte qu’il a lancé «le mot d’ordre est un succès à 90% ; les banques sont fermées mais aussi l’administration publique et privée. C’est un signal fort pour réveiller les autorités de leur sommeil léthargique. L’objectif est atteint et nous les invitons à respecter le peuple ; nous ne sommes pas des opposants ; nous sommes le peuple qui a mal et qui se tourne vers ceux à qui il a confié son destin pour demander la sécurité » a insisté Gervais Lakosso, Coordonnateur du Groupe de Travail de la Société Civile.

 

Selon le constat du RJDH, la pluie de ce matin a beaucoup joué dans l’observation de la ville morte. Cependant les activités ont progressivement repris dans la journée et certaines banques ont ouvert à midi tandis que d’autres sont restées fermées. Pour certains banguissois, c’est une ville morte de trop, alors que pour d’autres il faut rester solidaires de la société civile mais pas dans le schéma de la ville morte.

 

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Published by Centrafrique-Presse.com