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17 mai 2018 4 17 /05 /mai /2018 15:30
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : La montée des pillages à Bambari inquiète la population après les violences armées

 

PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 17 MAI 2018

 

BAMBARI, 17 Mai 2018(RJDH)— Des cas de pillages attribués aux éléments de l’UPC sont enregistrés à Bambari au centre du pays après les violences de ces derniers jours. Information confirmée au RJDH par plusieurs sources concordantes ce 17 mai.

 

Le vol à mains armées et des exécutions sommaires sont enregistrés à Bambari aussitôt après les violents combats ayant opposé les forces de l’ordre aux groupes armés de l’UPC et ayant fait 8 morts selon la Minusca et provoqué une vague de déplacés qui affluent vers Grimari et vers d’autres localités. Ces braquages sont notés alors que les éléments de l’UPC multiplient leurs patrouilles dans la ville tandis que la Minusca raréfie, quant à elle, les siennes et sont de moins en moins visibles sur les check-points.

 

Certains habitants de Bambari se disent choqués de la passivité de la Minusca, «les braquages se sont accentués depuis trois jours sans interruption ici; nous sommes scandalisés d’écouter sur les ondes que la Minusca est au contrôle de la situation ici. Les groupes armés de l’UPC intensifient leurs patrouilles et passent au vu et au su des forces onusiennes là où ils pillent les institutions et des domiciles privés. La Minusca ne fait rien; nous sommes obligés de nous cacher et d’observer impuissamment les exactions des pillards» a témoigné un habitant de Bambari tôt ce matin.

 

Bambari replonge dans les violences dans un contexte où le plan de réponse humanitaire peine à mobiliser des fonds qu’il faut pour répondre aux besoins des personnes vulnérables. Cette situation est d’autant plus inquiétante pour les écoles dans cette localité qu’on se demande ce qu’il en résultera pour les enfants qui devront composer pour les examens de fin d’année académique 2017-2018 prévus dans les prochains jours.

 

 

Centrafrique : Un ancien coordonnateur du RECAPEV alerte sur la situation de lutte contre le VIH/Sida

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 17 MAI 2018

 

BANGUI, 17 mai 2018 (RJDH)– Luc N’vendo Mozialo, ancien coordonnateur du Réseau Centrafricain des Personnes Vivant avec le VIH (RECAPEV) a dans une lettre ouverte au président de la République, président du comité national de lutte contre le VIH/Sida, alerté sur la situation qualifiée de dramatique des personnes vivant avec le VIH (PVVIH). Ce dernier appelle à l’organisation des Etats généraux de lutte contre cette pandémie en RCA.

 

Cette lettre dite de « Plaidoyer pour un renouveau de la lutte contre le VIH/SIDA en RCA » est titrée « L’Impact  Négatif  de la guerre sur la lutte contre le VIH/Sida » et  intervient alors que la situation des PVVIH reste critique avec des perdus de vue et des décès faute des médicaments pour combattre les infections opportunistes.

 

D’entrée de jeu, Luc N’vendo Mozialo  a rappelé que « la crise politique a réduit à presque rien le travail colossal que nous, personnes vivant avec le VIH, avions abattu, avec d’autres associations (AIDES, SIDACTION, la plateforme ELSA…), les partenaires au développement (PNUD), le Fonds Mondial pour réduire de façon considérable le taux de prévalence du VIH/Sida dans notre pays ».

 

Selon Luc N’vendo Mozialo, les personnes vivant avec le VIH sont confrontées depuis à d’énormes difficultés dans leur prise en charge. «Les traitements anti rétroviraux (ARV) dont on sait qu’ils ne sont efficaces que s’ils sont pris en continu sont indisponibles dans nos provinces. La Centrafrique ne peut pas attendre le retour définitif de la paix pour intensifier le combat contre l’épidémie du VIH/SIDA. Près de 1.000.000 million de personnes sont directement menacées par le VIH/SIDA dans les zones en conflit », regrette-t-il.

 

«Nous acteurs de la lutte contre le sida vivant en Centrafrique ou dans la diaspora souhaiterions que des Etats généraux de la lutte contre le Sida soient organisés afin que toutes les questions soient mises sur la table et qu’une réponse vigoureuse et efficace soit produite et permet de réduire l’impact négatif que cette guerre et la crise qui l’a suivie ont eu sur la lutte contre le Sida dans notre pays », peut-on lire dans la lettre.

 

En Centrafrique, environ 25.000 PVVIH sont éligibles au traitement par les Antirétroviraux (ARV). Cependant, environ 17.000 sont sous traitement. Le regain de violence dans le pays a provoqué le dysfonctionnement dans les actions de lutte contre le VIH/Sida et nombreuses sont les PVVIH qui sont devenues des perdus de vue.

 

 

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Published by Centrafrique-Presse.com