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8 mai 2018 2 08 /05 /mai /2018 20:16
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : «Le gouvernement et la Minusca doivent tenir un même langage pour arrêter le cycle de violences» dixit Chantal Solange Touabéna

 

PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 8 MAI 2018

 

BANGUI, 08 Mai 2018(RJDH) — La plateforme de la société civile centrafricaine appelle le gouvernement et la Minusca d’arrêter avec le jeu de ping-pong et de passer à l’action afin de stopper la montée en puissance des violences dans le pays. Un appel lancé ce mardi 08 Mai 2018 à Bangui.

 

La réaction de la plateforme de la société civile centrafricaine intervient au moment où la situation sécuritaire du pays reste inquiétante après l’attaque de la paroisse de Fatima le 1er Mai.

 

Chantal Solange Touabéna, coordonnatrice de SCRCA, a demandé au gouvernement et à la Minusca d’arrêter avec le jeu de ping-pong et de passer à l’action, « Le gouvernement nous dit que c’est la Minusca qui n’accomplit pas sa mission ; la Minusca nous dit qu’il n y’a pas de volonté politique. Il faudrait qu’ils s’entendent pour prendre leurs responsabilités sinon ils n’ont pas leur place ici ; s’ils viennent seulement assister au comptage des morts, on leur demande de faire plus ; même s’ils pensent avoir trop fait mais il est impérieux qu’ils fassent plus pour arrêter ce cycle de violences», a-t-elle souhaité.

 

Pour elle, la population centrafricaine en général et celle de KM5 en particulier doivent être vigilante pour ne pas être manipulée. « S’ils sont vraiment des Centrafricains, ils n’ont qu’à ne pas jouer le jeu de ces groupes armés qui sèment la désolation », a appelé Chantal Solange Touabéna.

 

La SCRCA dit ne pas être associée à la prise de décision de la ville morte de trois(3) jours prévue et cela n’engage que le GTSC, «il y’a plusieurs sociétés civiles; s’il s’agit de prendre une  pareille décision ; on doit se concerter pour voir ce que c’est que la bonne décision. Puisque nous n’avons pas  été consultés, ce mot d’ordre n’engage que le Groupe de Travail de la Société Civile Centrafricaine qui a ses raisons et c’est sa liberté», a-t-elle indiqué.

 

Cette réaction vient compléter la liste des autres organisations qui ont appelé le gouvernement à l’action.

 

 

Centrafrique : L’opposant Crépin Mboli-Goumba accuse le gouvernement de vouloir attenter à sa vie

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 8 MAI 2018

 

BANGUI, le 8 Mai 2018(RJDH)—Le domicile de l’aide de l’opposant au régime de Bangui Me Crépin Mboli-Goumba a été la cible de tirs à l’arme automatique dans le 6e arrondissement de Bangui. Occasion pour Crépin Mboli-Goumba d’accuser le régime de liquidation des opposants. Une accusation pour auquel le gouvernement n’a pas encore réagi pour l’instant.

 

L’attaque contre le domicile de l’aide de camp de l’opposant, Crépin Mboli-Goumba, intervient quelques heures plus tôt après les tracts dispatchés dans la ville de Bangui citant plusieurs leaders politiques et de la société civile d’agir en intelligence avec les groupes armés ayant fragilisé la paix et l’ordre public dans le pays depuis le 1er mai dernier. C’est dans ce contexte que Crépin Mboli-Goumba a qualifié l’acte du «retour de nos vieux démons ».

 

Dans une déclaration à la presse, l’ancien allié de Touadera tombé en disgrâce officiellement pour carence de résultat n’a pas d’autres mots pour pointer du doigt le pouvoir de Bangui d’être à l’origine de l’acte. «Le dimanche matin, la ville de Bangui a été surprise de voir un peu partout dans les rues et avenues des tracts dont le contenu est une incitation à la haine et au meurtre de 12 personnes dont moi-même. Suite à cette incitation à la haine et de l’exhortation au meurtre, moins de 24h après, le domicile de mon aide de camp a été mitraillé par des inconnus. La famille de mon aide de camp n’a eu la vie sauve que grâce à l’intervention énergique de ses frères d’armes qui n’habitent pas loin. Ce qui veut dire que c’est un acte signé et prémédité, car tel est le contenu de ce tract-là » a-t-il insisté.

 

Crépin Mboli-Goumba dit être victime de son choix politique «je pense que nous sommes en train de vivre ce que ce pays a vécu il y a très longtemps. Ceux qui sont des opposants comme il y’en a dans des Etats dit démocratiques protégés par la Constitution, ceux-là sont des hommes à abattre, les dangereux terroristes alors qu’il y fort à faire ailleurs avec les criminels. Nous pensons que c’est une volonté assumée de nous liquider physiquement » a-t-il accusé.

 

Tous les efforts du RJDH de joindre le ministre de la Sécurité publique et le porte-parole du gouvernement sur ces accusations ont été vains. Le porte-parole de la Présidence que le RJDH a eu au téléphone n’a pas souhaité commenté ces accusations de l’ancien ministre  d’Etat sous la transition et a renvoyé la balle au gouvernement qui dit-il «s’occupe des affaires du terrain» fin de citation.

 

Crépin Mboli-Goumba et plusieurs leaders d’opinion ont saisi la justice suite à une série d’accusations de coup d’Etat et de trouble à l’ordre public pour lequel l’affaire est classée sans suite jusqu’aujourd’hui.

 

 

Centrafrique : Près d’un milliard de FCFA, don de la France pour le relèvement agricole en RCA

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 8 MAI 2018

 

BANGUI, 8 mai 2018 (RJDH)—L’Ambassadeur de France en Centrafrique, Christian Bader et le gouvernement Centrafricain, ont signé des conventions de financement à hauteur de près d’un milliards de Fcfa soit 2 millions d’euros pour soutenir le relèvement agricole du pays, a-t-on appris au RJDH dans un communiqué de l’Ambassade de France dans le pays.

 

L’appui de la France intervient dans un contexte de mobilisation des ressources en soutien au  plan de relèvement et de la Consolidation de la Paix en Centrafrique (RCPCA), qui attend encore au moins 50% des fonds promis par des bailleurs lors de la table ronde organisée en novembre 2016 à Bruxelles en Belgique.

 

Selon le communiqué de presse de l’Ambassade de France dont le RJDH a eu copie, les projets soutenus bénéficieront à plus de 10.000 ménages soit 50.000 personnes. Ils seront mis en œuvre par quatre partenaires internationaux : la FAO dans le centre du pays (Kémo et Nana Gribizi),  Solidarités International (SI) dans la sous-préfecture de Kabo,  Triangle Génération Humanitaire (TGH) dans la Vakaga et Première Urgence Internationale (PUI) dans le Nord de la Mambéré Kadéï.

 

Les programmes sélectionnés sont adaptés aux besoins des populations dans chacune des régions. «Ils comprennent notamment la distribution d’intrants agricoles, de kits maraîchers ou de kits d’élevage, un appui au développement de la pêche et de l’apiculture, ou encore, en lien avec les services de l’Etat,  des campagnes de vaccinations du bétail», peut-on lire dans ce communiqué.

 

La représentation française en Centrafrique annonce que dans les toutes prochaines semaines, un appui complémentaire devrait être octroyé au Programme Alimentaire Mondial et à son programme P4P (achat pour le progrès) qui permet de valoriser les productions locales.

 

Le PAM pourra alors acheter les denrées alimentaires sur place (riz, maïs, haricots, etc.) pour les redistribuer dans les cantines scolaires,  soutenant ainsi les échanges locaux (sans recourir aux importations, source de distorsion des marchés).

 

«Les actions financées augmenteront les revenus en zones rurales les plus affectées par la pauvreté et la malnutrition chronique. Elles entendent créer des opportunités d’emploi pour les jeunes, réduisant les risques d’enrôlement dans les groupes armés. Elles visent également  à diminuer des conflits entre usagers de l’espace, notamment l’accès au foncier et aux pâturages », précise le communiqué.

 

Au travers des différents programmes, la France entend accompagner le relèvement du secteur de l’agriculture que ce soit directement  à travers des projets soutenant les populations rurales centrafricaines ou par le biais d’un appui aux filières de formations agricoles, comme en témoigne le partenariat noué entre l’Institut Supérieur de Développement Rural (Université de Bangui) et l’Institut des Régions Chaudes (Sup Agro Montpellier).

 

Pour l’Ambassade de France, son pays demeure le premier bailleur bilatéral de la République Centrafricaine. Sur les 85M€ d’aide promis à Bruxelles dans le cadre du Plan de Relèvement

 

 

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Published by Centrafrique-Presse.com