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16 mars 2018 5 16 /03 /mars /2018 23:36
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : Vague d’arrestations de personnes par la police à Bangui

 

PAR ESTELLE-CARINE MAZOUMOKO LE 16 MARS 2018

 

BANGUI, 16 Mars 2018(RJDH)–Plusieurs personnes suspectées d’être des enfants de la rue souvent reconnus voleurs sont arrêtées par la police depuis hier à Bangui à la Compagnie Nationale de Sécurité (CNS) sise dans le 2e arrondissement. La police refuse de donner plus de précisions sur les motivations de cette vague d’arrestations.

 

Le Commandant d’unité de la police interrogé par le RJDH n’a pas souhaité répondre aux préoccupations et s’est contenté de dire «pour l’instant les opérations se poursuivent et nous ne pouvons pas nous prononcer là-dessus » a indiqué Dany Gounimandji, directeur de ladite structure de police.

 

Une action policière qui échappe au Procureur de la République, Laurent Lengadet joint par le RJDH. «Je puis vous dire que je ne suis pas au courant de l’opération dont vous faites allusion. Si vous pouvez me laisser le temps de faire les recoupements nécessaires et de revenir vers vous. Toutefois, cette opération ne relève pas de la compétence de l’Administration judiciaire car si cela relevait de nous, la police devait au préalable disposer d’un mandat. Mais dans le cas précis, ce n’est pas de notre ressort mais de l’initiative de la police dans le cadre de l’ordre public», a-t-il ajouté.

 

Du constat du RJDH qui a fait le déplacement du commissariat, plusieurs personnes arrêtées ont été relâchées après discussions avec le commandant d’unité de police ce matin à Bangui. Certains parents sont remontés contre la police et qualifient ces arrestations de bavure policière. «Vous avez arrêté des personnes sans discernement. Nos parents ne sont pas des voleurs et cela est inadmissible» a lâché une femme en courroux après avoir appris l’arrestation de son mari.

 

L’article 9 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme dispose que «Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé».

 

 

Centrafrique : La pénurie de fonds menace les réfugiés centrafricains au Tchad, selon le HCR

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 16 MARS 2018

 

BANGUI, 16 mars 2018 (RJDH)—Le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés (UNHCR) s’est alarmé du sort des milliers des réfugiés Centrafricains vivant au Tchad, dont beaucoup manquent de nourriture, d’abris et d’accès aux soins médicaux. C’est ce qui ressort d’un communiqué de presse publié ce 16 mars 2018.

 

Depuis fin 2017, des violences en Centrafrique, dans les régions de Paoua et de Markounda ont fait fuir 22 180 vers le Tchad voisin. Cet afflux,  le plus important depuis 2014 dépasse la capacité opérationnelle des organisations humanitaires. C’est dans ce contexte que le bureau du HCR au Tchad a besoin de 149 millions de dollars en 2018 pour répondre aux besoins urgents au Tchad mais. A ce jour, seulement 2% de ce montant a été reçu, selon le UNHCR.

 

Le UNHCR a relevé que les réfugiés Centrafricains se sont installés dans plus de 40 villages et quatre camps près de la ville de Goré – une zone qui accueille déjà environ 43 000 réfugiés centrafricains et 45 000 rapatriés tchadiens de retour de la RCA.

 

Les pénuries alimentaires et la hausse des prix menacent directement la vie des réfugiés et de la population d’accueil y compris les problèmes sanitaires et sécuritaires. « Depuis décembre dernier, plus de 15 réfugiés centrafricains ont été tués des deux côtés de la frontière et au moins 67 autres ont été victimes de violences sexuelles et sexistes alors qu’ils tentaient de retourner en RCA pour aller chercher de la nourriture et compléter leurs maigres ressources en exil », explique le UNHCR..

 

Pour le UNHCR, il est donc urgent d’augmenter le nombre de cliniques mobiles et de renforcer les capacités des dispensaires locaux afin d’alléger le lourd bilan des infections respiratoires, du paludisme et d’autres maladies.

 

Au moins 75.625 réfugiés Centrafricains vivent au Tchad.

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Published by Centrafrique-Presse.com