COMMUNIQUE DE PRESSE
ARRESTATION A BRIA D’UN LEADER ANTI-BALAKA AU COURS D'UNE OPERATION DE LA MINUSCA
Bangui, le 16 mars 2018 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a mené ce matin à Bria (préfecture de la Haute Kotto) une opération qui a abouti à l'arrestation du leader anti-Balaka surnommé ‘Ramazani’, de son vrai nom Jean Francis Diandi, en application d’un mandat d’arrêt émis par les autorités centrafricaines.
‘Ramazani’ a été, durant plusieurs mois, responsable de plusieurs violations graves du droit humanitaire international dans le camp des personnes déplacées de Bria, parmi lesquelles l’attaque, le 4 décembre 2017, de casques bleus de la MINUSCA qui avait causé la mort d’un policier mauritanien et blessé trois autres.
La MINUSCA invite tous les détenteurs d’armes de participer dans le programme réduction de violences communautaires en cours.
La MINUSCA et les autorités nationales travaillent ensemble pour amener les criminels qui opposent à la paix et la sécurité en République Centrafricaine à répondre de leurs actes devant la justice.
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Division de Communication Stratégique et d'information publique
MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine
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Arrestation d'un chef antibalaka à Bria en Centrafrique
Un chef antibalaka accusé d'être impliqué dans une attaque meurtrière contre des Casques bleus en décembre a été arrêté vendredi par la force des Nations unies en Centrafrique (Minusca), selon le porte-parole de la mission onusiennes.
"La Minusca confirme l'arrestation par ses éléments ce vendredi 16 mars en milieu de matinée à Bria (Haute-Kotto, centre) d'un leader antibalaka surnommé +Ramazzani+", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la Minusca, Hervé Verhoosel.
"De son vrai nom Jean Francis Diandi, il a été l'un des leaders antibalaka dans le camp de déplacés de PK3 à Bria depuis plusieurs mois", précise le porte-parole.
Il est "responsable d'une série de violations des droits de l'homme y compris des meurtres. Il est aussi accusé d'une attaque le 4 décembre contre des Casques bleus, dont l'un a trouvé la mort. Il existait un mandat d'arrêt contre cet individu", ajoute M. Verhoosel.
Le 4 décembre 2017, un Casque bleu mauritanien avait été tué dans l'attaque d'un poste de police de la Minusca à Bria, devenant le quatorzième Casque bleu tué en Centrafrique depuis le début de l'année 2017. Trois autres Casques bleus avaient été légèrement blessés dans l'assaut.
Bria, ville diamantifère, est l'un des épicentres des tensions entre groupes armés en Centrafrique. Sont présents dans la région les groupes armés de l'Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), les deux branches du Front populaire pour la renaissance en Centrafrique (FPRC) et des antibalakas.
La Centrafrique est embourbée dans un conflit meurtrier depuis 2013. L'Etat n'a de contrôle que sur une maigre partie du territoire national. Les groupes armés s'affrontent dans les provinces pour le contrôle du diamant, de l'or et du bétail dans ce pays qui est l'un des plus miséreux au monde.
Avec AFP