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9 novembre 2017 4 09 /11 /novembre /2017 23:24
Lu pour vous : Forum des investisseurs : la Centrafrique veut croire à sa bonne étoile
Lu pour vous : Forum des investisseurs : la Centrafrique veut croire à sa bonne étoile

 

 

 

 

http://afrique.latribune.fr  Par Khadim Mbaye  |  09/11/2017, 16:12

 

C’est le prolongement du forum de novembre 2016 à Bruxelles. Bangui accueille depuis mercredi une centaine d’hommes d’affaires étrangers dans le cadre d’une rencontre de deux jours qui devront permettre aux opérateurs économiques centrafricains de convaincre les bailleurs et investisseurs à investir en RCA, un pays en pleine crise depuis des années.

 

Il faut le dire toute suite, c'est un pari audacieux que de tenter d'attirer les investisseurs étrangers en Centrafrique, au vu de l'instabilité du pays. Qui serait téméraire à ce point d'investir son argent dans un pays déchiré en mille morceaux par une crise politique et sécuritaire majeure, et ce depuis des années ? Et pourtant, Faustin Archange Touadera, président de la République centrafricaine (RCA), veut bien croire à sa bonne étoile. L'homme fort de Bangui remue terre et ciel pour convaincre les opérateurs étrangers d'investir en RCA qui selon Médecins sans Frontières (MSF) est « un pays déjà exsangue ».

 

Pour ce faire...

 

Pour relever ce défi, les autorités centrafricaines organisent depuis hier, 8 novembre, un forum des investisseurs. Un seul plat figure au menu de ce rendez-vous qui se termine ce jeudi : les opérateurs économiques nationaux discuteront tout au long de l'événement avec de potentiels investisseurs en présentant les opportunités d'affaires et le partenariat avec le secteur privé national. L'objectif : saisir cette occasion pour promouvoir les secteurs prioritaires comme l'agriculture et élevage, forêts, mines, transports, Infrastructures, Industries et Services.

 

Faustin Archange Touadéra qui veut « rendre compétitive l'économie nationale, capable d'assurer l'éclosion et le développement d'entreprises viables, créatrices d'emplois durables et de richesses », a d'ailleurs pris des mesures incitatives allant dans le sens de charmer les bailleurs internationaux.

 

Des mesures très alléchantes

 

Les mesures édictées par le gouvernement, selon l'Agence Xinhua, comprennent, entre autres, « le cadre de dialogue public-privé, les avantages fiscaux et la possibilité d'un recours à l'arbitrage du centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements ».

 

Selon toujours la même source, une batterie de mesures concernent l'éventualité d'un transfert de revenus provenant des capitaux investis, le libre accès aux marchés publics, la transparence dans la procédure d'attribution des marchés et la probabilité d'un recours au niveau du conseil de régulations des marchés publics, a également été prise.

 

De plus, l'Union européenne, un partenaire majeur de la RCA, a promis aux centrafricains une assistance pour couvrir les risques d'investissement dans le pays pour rassurer la centaine d'investisseurs venus d'Europe, de Russie, d'Amérique, d'Asie, mais aussi de la région africaine comme le Nigéria et Tchad, pour participer à cette rencontre.

 

 

 

A ces investisseurs annoncés en Centrafrique il faut ajouter la participation d'autres opérateurs déjà présents dans le pays. L'on peut notamment citer la chinoise DEWY, par exemple, qui a débarqué au début du mois d'octobre en RCA rejoignant ainsi une autre entreprise minière chinoise, China Géo engineering Corporation International, installée dans le pays depuis le mois de janvier dernier. Des entreprises françaises sont également présentes en Centrafrique dans de nombreux secteurs tels que les télécommunications, le transport aérien, ainsi que le secteur des PME.

 

Les défis sécuritaires demeurent

 

Seulement, si les investisseurs sont convaincus du potentiel et des opportunités d'affaires de la RCA, il n'en demeure pas moins que la crise sécuritaire qui mine la RCA reste toujours une inquiétude pour les hommes d'affaires étrangers malgré la récente visite dans le pays du SG de l'ONU, Antonio Guterres, qui dans la foulée de son déplacement a annoncé l'arrivée prochaine de 900 casques bleus supplémentaires.

 

Aujourd'hui, plus de 50% du territoire de la RCA échappe au contrôle de l'Etat centrafricain et ce, malgré la présence de 12.000 soldats des Nations unies dans le pays. Donc tout naturellement, pour parvenir à une reprise économique en RCA, il est essentiel de mener des reformes pour une réconciliation nationale et de restaurer le pouvoir de Bangui dans tout le pays, comme le préconise le Fonds monétaire international.

 

 

Le Niger veut acheminer son pétrole via le pipeline Tchad-Cameroun dès 2018

 

http://afrique.latribune.fr  Par Emmanuel Atcha  |  04/11/2017, 17:15

 

Le Niger compte relancer les négociations sur l'acheminement de son pétrole brut via le pipeline Tchad-Cameroun en 2018, a-t-on appris du ministre nigérien des finances. D'après le responsable gouvernemental, cette option s'avère moins coûteuse pour le pays par rapport au pipeline Niger-Bénin.

 

A partir de 2018, les autorités nigériennes voudraient acheminer leur pétrole brut via le pipeline Tchad-Cameroun lequel à leurs yeux est le plus court pour le convoi. Dans cette perspective, le Niger vient de révéler qu'il comptait relancer les discussions afin de concrétiser ce projet. L'information a été révélée par le ministre nigérien des finances, Hassoumi Massaoudou. « Dans un premier temps, il s'agit de 60 000 barils par jour; et il fallait pour la valoriser, choisir le chemin le plus court qui va exiger les investissements moins coûteux. Il s'avère qu'avec le pipeline Tchad-Cameroun, il nous suffira de construire un pipeline d'à  peu près 600 km pour faire la jonction entre le Niger et ce pipeline existant », a souligné le ministre.

 

A Niamey, le choix du pipeline Tchad-Cameroun au détriment de celui du Niger-bénin, s'explique essentiellement par des raisons économiques et sécuritaire. « En cas d'abandon de l'option tchado-camerounaise, l'investissement à consentir par le Niger passerait alors du simple au double, puisqu'en plus du pipeline à construire, en territoire nigérien, il va falloir construire en intégralité un autre oléoduc du côté béninois, alors que le pipeline Tchad-Cameroun, lui, existe déjà », a poursuivi Hassoumi Massaoudou.

 

Il faut noter que le pipeline Tchad-Cameroun est long de 1.500 kilomètres. Il ne faudra ainsi pour le pétrole nigérien parcourir que 2100 kilomètres à peu près pour rallier le Cameroun. On ajoutera à cette distance 600 kilomètres entre le Niger et le Tchad.

 

En 2013, un accord a été déjà signé dans ce sens

 

Ce projet d'acheminer le pétrole brut via le Cameroun ne date pas d'aujourd'hui. En 2013, un accord a été déjà signé par les ministres du pétrole du Niger et du Cameroun à Yaoundé suite à l'application de la loi n°96/14 du 5 août 1996 du Cameroun portant régime du transport par pipeline des hydrocarbures en provenance des pays tiers. L'accord fixe les conditions de transit sur le territoire camerounais des hydrocarbures en provenance du Niger et leur évacuation jusqu'à la côte atlantique camerounaise. Un bel acte de coopération sud-sud retient-on.

 

Pour le Cameroun, les attentes se situent très clairement dans les revenus que tirera le pays du paiement, par les expéditeurs d'un droit de transit qui reflétera la hausse de la production transportée par le pipeline. Le 29 octobre 2013 ce droit a été revalorisé, passant de 195 francs CFA le baril à 618 francs CFA le baril. Il est a rappelé qu'au premier trimestre 2017, le droit de transit du pétrole tchadien sur le territoire camerounais, via le pipeline Tchad-Cameroun a culminé à 9,01 milliards de francs CFA. Un montant en chute de 1,8 milliard de francs CFA par rapport aux 10,8 milliards de francs CFA obtenus sur la même période en 2016. Une belle opportunité pour l'économie du Cameroun qui ces dernières années peine sortir la tête de l'eau à cause de la baisse des cours du pétrole sur le plan international

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Published by Centrafrique-Presse.com