https://www.cameroon-tribune.cm Sainclair MEZING | 06-11-2017 12:36
Cette mesure gouvernementale vise à libérer les installations en question pour permettre à l’armée régulière d’y reprendre position et pouvoir remplir pleinement ses missions.
Environ 1 000 ex-combattants s’apprêtent à libérer dans les prochains jours les camps des Forces armées centrafricaines (FACA) conformément à un compromis trouvé avec le gouvernement. Il s’agit des ex-rebelles de coalition ex-Séléka qui occupaient jusque-là ces concessions depuis le renversement de François Bozizé en 2013. Parmi les camps concernés, figurent en bonne place le Bataillon de soutien et de service (BSS), le Régiment de défense opérationnelle du territoire (RDOT) et de Béal, à en croire Marie-Noëlle Koyara, ministre de la Défense nationale, citée par l’agence Chine Nouvelle. Au sein de la hiérarchie militaire centrafricaine, chaque occupant déguerpi recevra une somme de un million de F à titre de mesure d’accompagnement. Par la suite, les personnes déguerpies devront retourner à la vie civile en regagnant leurs familles respectives.
Cet accord est l’aboutissement de plusieurs semaines de négociations entre le gouvernement, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) et des représentants des ex-rebelles de l’ex-coalition Séléka. Après la prise de Bangui par Michel Djotodja, ces derniers avaient annexé tous les camps militaires de Bangui et y sont restés en maîtres absolus. Pour le gouvernement, cette mesure devra permettre aux FACA de réinvestir à nouveau ces installations pour remplir pleinement leurs missions. D’autant plus que la mission de formation de l’Union européenne a déjà livré deux bataillons des Forces armées centrafricaines sur le terrain. 144 autres soldats viennent d’être formés par la Guinée équatoriale alors que 202 autres suivent une formation au Rwanda. Dans la même veine, le Congo et l'Afrique du Sud devraient accueillir d’autres soldats centrafricains