Centrafrique : Le gouvernement table sur la production de l’Energie pour stimuler la croissance économique
PAR PAMELA DOUNIAN-DOTÉ LE 26 OCTOBRE 2017
BANGUI, 26 octobre 2017 (RJDH)—L’augmentation de la production de l’électricité est une priorité du gouvernement pour stimuler la croissance du pays. C’est ce qui ressort de Herbert Gontran Djono Ahaba, ministre de l’Hydraulique lors de la célébration du cinquantenaire de l’Enerca ce 25 Octobre à Bangui.
La croissance du pays selon les prévisions était de 6% elle s’est stabilisée à 4% selon la banque centrale. L’énergie est un vecteur important selon le membre du gouvernement pour la relance de l’économie. Cette projection est faite dans un contexte où les installations de l’Enerca sont piratées et faisant objet d’exploitations frauduleuses.
Cette action s’inscrit à court termes à en croire le ministre Herbert Gontran Djono Ahaba « l’objectif poursuivi par mon département dans le sous-secteur de l’électricité est celui d’augmenter la capacité de production de l’électricité afin de réduire le problème de délestage à Bangui et ses périphéries, fournir de l’électricité à la population de province afin de stimuler la croissance économique pour un développement durable de notre pays » a-t-il indiqué.
Il explique les moyens d’arriver à ces objectifs « des actions ont été menées avec l’aide des partenaires financiers pour la mise en œuvre des projets en cours de réalisation, projet d’interconnexion des réseaux électriques de la RCA et de la RD Congo à partir de la centrale hydro électriques de Boali 2 avec le dédoublement de la capacité de production de 10 méga Walt financés par la Banque Africaine de Développement (BAD) », a-t-il poursuivi.
Une mission difficile mais pas impossible selon le directeur général de l’Enerca. « L’électrification de la République Centrafricaine plus précisément la ville de Bangui est marquée en 1942 par la société union électriques d’outre-mer UNELCO qui avait la charge d’exploitation de la première centrale thermique et qui comportait trois groupes à gaz d’une capacité de 400 chevaux. Cette unité alimentait un réseau en basse tension de 220 à 132 volts avec 50 abonnés au départ. J’avoue que la société a eu un peu de souci au niveau de distribution de l’électricité, les travaux de l’ENERCA ont un peu reculé face à la situation qu’a connue la RCA. Je rappelle aussi que l’ENERCA veille sur les dépenses de l’Etat et gère aussi l’investissement de l’Etat », a ajouté Thierry Patient Béndima directeur général de l’Enerca
Le défi du développement du pays après la crise passe par l’énergie électrique et l’assainissement de sa gestion à travers des réformes structurelles comme l’exige le fond monétaire international. Jusqu’à ce jour en République centrafricaine, moins de 3% de la population a accès à l’électricité./
Centrafrique : La police annonce la saisine des munitions de chasse en
PAR JUDICAEL YONGO LE 26 OCTOBRE 2017
BELOKO, 26 Octobre 2017(RJDH) — 1950 minutions de chasse en provenance de Cameroun ont été saisies ce 25 octobre à Béloko. L’information a été confirmée au RJDH par la police de frontière ce 26 octobre.
La République Centrafricaine et le Cameroun partagent une frontière commune et sont tous deux membres de la communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC). Le coup de filet de la police intervient dans un contexte où le Cameroun est cité dans le rapport des Nations Unies comme pays de provenance où les groupes armés s’approvisionnent en arme et alors que le pays vient de lever les restrictions sur la libre circulation des personnes membres de la communauté.
Baudoin Narcisse Yakendé, commissaire de police de Béloko fait des précisions sur l’opération. « Un présumé auteur de trafic de munition a été arrêté suite à des informations à notre possession à Béloko alors qu’il détenait dans son sac des minutions de chasse qu’il avait achetées à Garoua-Boulai entre les mains des sujets camerounais dont leurs noms ne sont pas encore identifiés», a précisé le commissaire.
L’Art.265 du code pénal de la République Centrafricaine alinéa 1 stipule que : « le trafic illicite ou la tentative de trafic illicite d’armes à feu, de leurs pièces, éléments et munitions sera puni comme la fabrication ou la tentative de fabrication d’armes à feu ».
Le parquet de Bouar ayant compétence selon nos sources, a été saisi au sujet de l’arrestation et un transfert est en cour pour leur inculpation. Cette opération confirme l’inquiétude soulevée par les experts des Nations Unies et d’autres rapports sur le flux des armes dans le pays.