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30 octobre 2017 1 30 /10 /octobre /2017 16:35
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : 144 nouveaux soldats formés en Guinée Equatoriale

 

PAR FLEURY AGOU LE 30 OCTOBRE 2017

 

BANGUI, 30 octobre 2017 (RJDH)–Le Chef d’Etat centrafricain, Faustin Archange Touadera, accompagné de la Ministre de la Défense nationale, Mme Marie-Noëlle Koyara et du Général de Brigade Ludovic Ngaïfeï, Chef d’Etat-Major des Forces Armées Centrafricaines (FACA) étaient présents ce 28 octobre en Guinée Equatoriale pour assister à la cérémonie de fin de formation de nouveaux militaires de la RCA.

 

Pour redynamiser l’outil de défense militaire et en vue d’accélérer le recyclage des FACA, 144 jeunes centrafricains ont été envoyés en Guinée Equatoriale afin de faire d’eux « un soldat, un combattant et un bon citoyen ».

 

Après avoir achevé la formation initiale destinée aux militaires du rang sous la férule d’instructeurs israéliens, et aptes  à servir dans le métier des armes, ces jeunes soldats ont eu droit à une prise d’armes à l’académie de la Police Obiang, présidée par Faustin Archange Touadera et son homologue guinéen, Obiang Nguema Mbasogo, a rapporté la Présidence Centrafricaine.

 

Lors de cette la cérémonie marquant la fin de leur formation, ces militaires ont démontré leurs savoirs dans des exercices de combats, de tirs et d’arts martiaux.

 

Cette démarche d’accélérer la formation des FACA et de redynamiser l’outil de défense est saluée par les centrafricains qui au même moment ont encouragé la coopération sud-sud. Après Malabo, le Rwanda a ouvert la porte de ses centres de formation à « 202 militaires centrafricains », a indiqué toujours la Présidence.

 

La question du redéploiement des FACA était au centre des différentes rencontres du SG de l’ONU, Antonio Guterres  avec les centrafricains. Sur cette question « le Président Touadera a déclaré à Bangui le 24 octobre à l’occasion de la célébration de la Journée des Nations Unies 2017 en présence du S.G de l’ONU que les FACA allaient être déployées aux côtés des Casques bleus dans les mois à venir ».

 

Les formations à l’extérieur du pays devraient être certifiées par la mission européenne EUTM-RCA, en charge de recycler les FACA dont leur opérationnalisation est très attendue par la population, meurtrie par la crise depuis 2013.

 

 

Avis contradictoire des responsables de l’ONU sur la crise en Centrafrique

 

PAR FLEURY AGOU LE 30 OCTOBRE 2017

 

BANGUI, 30 octobre 2017 (RJDH)–En clôturant sa visite en terre centrafricaine, Antonio Guterres le Secrétaire Général de l’ONU a rappelé que « la République Centrafricaine n’est plus face à une situation de génocide », une déclaration qui contredit celle de Mr Stephen O’Brien, le secrétaire général adjoint de l’ONU pour les Affaires humanitaires.

 

Dans une République Centrafricaine où le Nord et l’Est sont écumés par des bandes armées qui excellent dans la violence sur la population civile, était arrivée le 24 octobre 2017 le SG de l’ONU, Antonio Guterres. A la fin de ses quatre (04) jours de mission, Antonio Guterres a conféré avec la presse nationale et internationale. Il a déclaré que « la République Centrafricaine n’est plus face à une situation de génocide ».

 

Devant la presse, le SG de l’ONU a désavoué les propos de son adjoint pour les Affaires humanitaires, Mr Stephen O’Brien qui soulignait en août qu’il y a des « signes avant-coureurs de génocide » en Centrafrique. Ce terme «génocide » n’était pas apprécié par le Département des opérations de maintien de la paix, mais tous notaient l’urgence de renforcer l’effectif de la Minusca.

 

Adama Dieng, Conseiller spécial du secrétaire Général de l’ONU pour la prévention du génocide, lors de sa visite en Centrafrique du 6 au 11 octobre 2017, est resté au centre,  « je ne peux pas dire qu’il y’a un risque de génocide, mais je dirais tout simplement qu’il faut rester vigilant. Il y’a des indicateurs que sont la prolifération des groupes armés, la faiblesse des structures de l’Etat », avant de mettre en garde des responsables d’atrocités et « ceux qui instrumentalisent et incitent à la haine ethnique et confessionnelle », avait-il confié à la presse.

 

Ces points de vue combien contradictoires des hauts responsables des Nations Unies sur la situation qui prévaut en Centrafrique n’étonnent point sur la gestion de la crise. Ils dénotent l’absence d’unanimité dans le traitement de la crise et de réactivité de l’ONU face aux groupes armés

 

Mais,  les centrafricains ont d’une seule voie, demandé à l’ONU de traquer les groupes armés et d’utiliser la manière forte pour protéger la population civile afin d’éviter que les bandits armés s’attaquent à des communautés pour faire croire qu’il s’agit d’une crise confessionnelle et s’enrichir de l’économie de guerre.

 

Le mandat de M. Stephen O’Brien (Royaume-Uni) est à terme, il sera remplacé par son compatriote M. Mark Lowcock. Ce dernier traine plus de 30 ans d’expérience dans la conduite et la gestion d’interventions humanitaires à travers le monde, et des compétences stratégiques en matière de développement international.

 

 

Centrafrique : Environ 58 enfants en attente de jugement à Bangui

 

PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 30 OCTOBRE 2017

 

BANGUI, 30 Octobre 2017 (RJDH)—58 enfants en conflit avec la loi sont en attente de leur jugement à Bangui dont 22 en instance de jugement et 36 en instruction. Information confirmée par le magistrat Thierry François Moskit près le tribunal pour enfant à Bangui.

 

Parmi ces dossiers en instruction figurent ceux des enfants associés aux groupes armés qui seront jugés après la session criminelle de juin dernier. L’annonce de leur jugement est faite au RJDH alors que des personnalités sont nommées près le tribunal pour enfant. Leur prise de service dépendra de l’avancement des dossiers en instruction.

 

Selon le président du tribunal pour enfants Thierry François Moskit, plusieurs enfants sont poursuivis pour attentat  à la pudeur et viol. Il présente aussi le record quant aux enfants associés aux groupes armés, « les enfants dont la tranche d’âge varie de 13 à 17 ans sont présumés auteurs de plusieurs infractions dont l’attentat à la pudeur, viol etc. On note 22 dossiers en instance de jugement et 36 autres en instruction. Nous avons enregistré deux dossiers des enfants associés aux groupes armés», précise-t-il, avant de relever que « les enfants qui sont enrôlés dans les groupes armés sont en état d’infraction permanente. Ils doivent être traqués et jugés », a-t-il indiqué.

 

Après les prononcés de jugement, les enfants condamnés vont purger leur peine dans les cellules préparées à cet effet à la Prison Centrale de Ngaragba à Bangui. « A la maison d’arrêt de Ngaragba, le ministère avec les partenaires ont aménagé une chambre de détention pour les enfants jugés. Nous vous informons que quatre enfants condamnés sont à la maison centrale de Ngaragba, trois sont scolarisés et un subit une formation socioprofessionnelle. Lorsque les verdicts des 22 dossiers seront tombés, le ministère prendra toutes ses responsabilités pour protéger ces enfants selon les normes », a-t-il ajouté.

 

Il met l’accent sur l’aspect correctionnel selon les dispositions prévues par le code pénal en vigueur « le code pénale  centrafricain est aussi appliqué aux enfants, vu que l’attentat à la pudeur est condamné de deux à cinq ans et le viol est condamné à une peine maximale. Par contre une mesure aléatoire a été adoptée pour les causes des enfants en situation d’infraction. Mais il n’existe pas d’exception selon le code pénal, parce que les mêmes sanctions sont appliquées pour les mineurs et pour les adultes », a développé Thierry François Moskit.

 

Ces annonces sont faites dans un contexte où l’Unicef dans son rapport de juin dernier déplore la présence d’au moins 10.000 enfants dans les rangs des groupes armés.

 

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Published by Centrafrique-Presse.com