Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 00:09
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : « un gouvernement de diversité régionale et de défi » selon le PM Sarandji

 

PAR JUDICAEL YONGO LE 13 SEPTEMBRE 2017

 

BANGUI, 13 Septembre 2017 (RJDH) —Mathieu Simplice Sarandji a qualifié son gouvernement de diversité régionale et  de qualité des femmes en lieu et place de quantité. Position exprimée lors d’un point de presse ce 13 septembre à Bangui.

Un jour après la formation de son gouvernement, Simplice Mathieu Sarandji a qualifié son gouvernement de diversité régionale et de défi alors que trois préfectures manquent à l’appel. Il s’agit de la Haute-Kotto, du Bamingui-Bangoran, et la Vakaga dans un contexte où l’équilibre régional est une exigence de la loi fondamentale.

 

Les défis sont nombreux et Simplice Mathieu Sarandji en mesure les enjeux. « Mon gouvernement est un gouvernement de diversité régionale et de défi », a-t-il déclaré.

 

Certaines préfectures manquent à l’appel malgré la diversité, mais Simplice Mathieu Sarandji justifie la faille politique de cette manière. « Il y a trois préfectures de notre pays qui n’étaient pas bien représentées dans les dispositifs administratifs du pays.  Et j’ai conscience que ce sont le Bamingui Bangoran, la Vakaga, la Haute-Kotto. Et on est en train de chercher pour équilibrer dans les nominations à venir pour être au service de l’Etat. Le gouvernement qui a vu le jour depuis hier, est un gouvernement qui intègre tous le centrafricains. Cela est un exercice aussi pour ceux de nos compatriotes qui sont appelés au gouvernement à se préparer à gérer leurs régions», dixit le Premier Ministre.

 

Un gouvernement qui n’a pas pris en compte la question de parité entre homme et femme dans les grandes instances de décisions en République Centrafricaine. Le pourcentage des femmes dans ce nouveau est de 14% et  reste encore en deçà des attentes. Le Premier Ministre justifie cette position par rapport à la qualité et non la quantité. « On dit souvent la qualité n’est pas quantité » a-t-il soutenu pour expliquer son choix de cinq femmes au lieu de plus.

 

Sarandji joue à la présomption d’innocence pour expliquer le choix des leaders des groupes armés désormais membres du gouvernement. « J’ai soumis au chef de l’Etat Faustin Archange Touadera la liste des compatriotes centrafricains et non des groupes armés pour ce gouvernement au président de la République»,  a-t-il justifié.

 

Un gouvernement de défi et de diversité régionale prend service alors que les défis humanitaires et sécuritaires sont encore pendant et difficilement résolvables par le gouvernement Sarandji.

 

 

Centrafrique : Les groupes armés font leur retour dans le gouvernement

 0

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 13 SEPTEMBRE 2017

 

BANGUI, 13 septembre 2017 (RJDH)—Le remaniement annoncé à demi-mot par le chef de l’Etat le 13 Août, est acté le 12 septembre 2017. Les groupes armés ont été rappelés dans l’équipe tandis que le président renouvelle sa confiance à son ami Simplice Mathieu Sarandji.

 

Quelques leaders des groupes armés reviennent aux affaires après une période d’absence au gouvernement. Présenté comme un gouvernement de rupture, le gouvernement Sarandji 1 était fermé aux groupes armés alors que Faustin Archange Touadera envisageait un DDRR négocié avec eux. Sa main tendue pourra permettre une accalmie surtout que 14 préfectures sur 16 sont contrôlées par les bandes armées ?

 

C’est une équation difficile à résoudre du moins pour l’instant. Le clin d’œil de Faustin Archange Touadera aux groupes armés intervient alors que Noureddine Adam et Abdoulaye Issène tous du FPRC exigent la tenue d’un dialogue politique inclusif.

 

Cette ouverture ne concerne pas seulement les groupes armés, elle est orientée aussi vers les alliées d’entre les deux tours des élections présidentielles de 2015-2016. C’est ce qui justifie le nombre des portefeuilles qui augmente de 47,05%  soit 16 ministres de plus.  Parmi ceux, on peut compter 5 femmes représentant 14,70%, loin des 35% voulu par la loi sur la parité promulguée par Touadera et dont le décret d’application est toujours attendu.

 

Outre les groupes armés, Faustin Archange Touadera revêt sa tenue d’acrobate et tacle ses alliés en remerciant Joseph Yaketé, au même moment Ange Maxime Kazagui, un des candidats malheureux à la présidentielle fait son entrée dans le gouvernement Sarandji 2.

 

Certains leaders politiques de l’opposition se sont vus court-circuiter par Faustin Archange Touadera. Leurs cadres dissidents ont été reconduits. C’est le cas de Justin Gourna Nzako en froid avec Nicolas Tiangaye de la CRPS et Jean Christophe Nguinza en relation difficile avec le président de son parti RPR Alexandre Ferdinand Nguendet. Touadéra veut par-là maintenir le doute et la division dans ces deux partis politiques qui ont quitté la majorité présentielle pour carence de résultat.

 

Le président Touadéra nomme son deuxième gouvernement après un an et six mois de pouvoir. Si l’annonce de ce remaniement ne fait aucune surprise, le maintien de Simplice Mathieu Sarandji au poste de premier ministre est une surprise pour l’opinion nationale voire internationale.

 

 

Centrafrique : Hausse du nombre des déplacés et manque d’aide humanitaire

 

PAR FLEURY AGOU LE 13 SEPTEMBRE 2017

 

BANGUI, 13 septembre 2017 (RJDH)–Batangafo, Bria, Bangassou, Kongbo, Zemio,…les combats entre groupes armés et les violences sur les civils font déplacer la population vers un lieu plus ou moins sécurisé. Le nombre des personnes déplacées ne cesse de croître et le Plan de Réponse Humanitaire 2017 peine à boucler son budget.

 

L’épicentre du conflit centrafricain s’est déplacé à l’Est de la République Centrafricaine depuis que le chef de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), Ali Darass a été enjoint de se retirer de Bambari. Les nouveaux épisodes de violences dans cette partie du territoire ont sapé la sécurité des populations civiles. On assiste alors à un fort taux de mouvement de la population,  s’indignent la Coordination Humanitaire et des ONG des Droits de l’Homme.

 

Ainsi, dans son dernier communiqué, la coordination humanitaire a déploré qu’ « en République Centrafricaine, la protection des civils reste l’un des défis majeurs ». Ajoutant que de janvier à août  et « à cause de l’insécurité, 600.000 centrafricains sont déplacés à l’intérieur du pays ». Cet accroissement du nombre de déplacés qui coïncide avec la saison pluvieuse fait craindre les maladies diarrhéiques et le paludisme.

 

Si 600.000 personnes ont fui leur résidence, le conflit a saboté les moyens de survie de la moitié de la population centrafricaine dont  2,4 millions de personnes ont besoin d’une assistance. La coordination humanitaire a rappelé que son budget pour l’assistance humanitaire pour 2017 n’a pas encore atteint sa moitié : « Aujourd’hui, le Plan de Réponse humanitaire 2017 qui est chiffré à 497 million de dollars américains pour sauver des vies et atténuer les souffrances n’est financé qu’à 30% ».

 

En Centrafrique, l’Onu dispose d’environ 12.000 casques bleus qui peinent à sécuriser la population civile dans un pays où l’Armée Nationale est sous embargo.

 

 

Centrafrique : Un groupe de Centrafricains réfugiés au Sénégal regagne le pays

 

PAR PAMELA DOUNIAN-DOTÉ LE 13 SEPTEMBRE 2017

 

BANGUI, 13 Septembre2017 (RJDH)—Une autre équipe de Centrafricains réfugiés au Sénégal est rentrée ce matin à Bangui. Ces derniers ont été rapatriés volontairement par le HCR.

 

Ce sont 18 réfugiés dont huit adultes et 10 mineurs qui sont arrivés ce matin à Bangui à bord du vol Kenyan Airways. Ils étaient au Sénégal où ils ont trouvé refuge depuis le déclenchement de la crise en République Centrafricaine. Ils ont été accueillis à l’aéroport Bangui Mpoko par une équipe du HCR.

 

Les retournés interrogés par le RJDH à leur descente d’avion, confient avoir décidé de rentrer suite aux difficultés auxquelles ils font face dans le pays d’accueil, « il n’y a plus de soutien du HCR pour nous au Sénégal. Les difficultés ne font que s’accumuler et face à cette situation, nous avons pris la décision de renter dans notre pays », justifie un des retournés. Un autre a confié au RJDH que l’aide sociale que les réfugiés recevaient a été coupée, « dans ces conditions, il devient impossible de vivre là-bas ».

 

Le transport de ces retournés a été pris en charge par le HCR, information confirmée par les concernés qui se disent satisfaits d’avoir retrouvé leur pays, « nous sommes très contents d’être rentrés parce qu’il est toujours mieux de vivre chez soi », confie un autre.

 

Le bureau du HCR à Bangui se dit prêt à soutenir le retour volontaire de tous les réfugiés qui exprimeront le désir. Ces dernières semaines, plusieurs groupes de réfugiés ont regagné la République Centrafricaine. Cette équipe venue du Sénégal arrive quelques jours après le groupe revenu du Congo Brazzaville où les réfugiés centrafricains sont pris pour cibles suite à des accusations d’acte de banditisme qui auraient été commis dans ce pays par des sujets centrafricains.

 

Selon le bureau de UNHCR à Bangui, environ 800 Centrafricains sont réfugiés au Sénégal.

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com