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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 12:37

 

 

 

Centrafrique Les fonctionnaires admis au DVA exigent du gouvernement le paiement de leur déblocage

 

PAR DANIEL NGUERELESSIO LE 14 SEPTEMBRE 2017

 

BANGUI,  14 Septembre 2017 (RJDH)—Les fonctionnaires de l’Etat admis pour le Départ Volontaire Assisté (DVA) ont fait un sit-in ce 14 septembre devant le Trésor pour exiger du gouvernement le paiement du déblocage des salaires et les moins perçus non payés depuis 30 ans.  

 

Plusieurs fonctionnaires et agents de l’Etat sont admis pour le départ volontaire assisté sous le régime Kolingba au lendemain du programme d’ajustement structurel exigé par le Fonds Monétaire International. Plus de 30 ans le souci est pendant. La manifestation des anciens fonctionnaires intervient deux jours après la formation du gouvernement Sarandji 2. Gouvernement qui devra faire face à la dette intérieure de l’Etat comme un défi à relever et qui devra être inscrit au préalable dans le projet de loi de finance 2018 en cour d’élaboration.

 

Joseph Kongbo, délégué des fonctionnaires et agents de l’état admis au DVA fait la précision suivante sur leur exigence, « une partie de fonds octroyés par l’Union Européenne  a été endettée par le gouvernement  pour payer les salaires des fonctionnaires. C’est ainsi qu’on nous avait  payé les reliquats  à hauteur de 1 milliards 500 millions. Des actions sont menées en justice et elle a rendu son verdict en août 2016 pour que le gouvernement paye les deux rubriques. Mais ce qui ‘est curieux, on ne nous paye pas. Nous réclamons nos frais pour la scolarisation de nos enfants », a-t-il indiqué.

 

L’absence de volonté politique fait beaucoup des victimes et les ex fonctionnaires accusent l’Etat de crime « nous étions plus de 2500 à quitter la fonction publique. Voilà depuis 30 ans on ne nous verse pas les salaires. Maintenant plus de 1500 collègues sont décédés et laissent derrière eux des femmes et des enfants orphelins. Nous qualifions ce mal de crime. Nous exigeons les versements de nos frais », a-t-il poursuivi.

 

Les institutions financières citées dans cette affaire ne sont pas disposées aux sollicitations du RJDH. Ce mécontentement vient après celui de Novembre 2012, au moment où Faustin Archange Touadera était premier ministre du régime défunt  de François Bozizé.

 

 

Centrafrique : Des ravisseurs Anti-Balaka libèrent la Base de Cordaid à Bocaranga

 

Par RJDH Centrafrique - 14/09/2017

 

Après Batangafo dont le site a été saccagé, des miliciens Anti-Balaka ont pris en otage la Base de Cordaid à Bocaranga réclamant une rançon. Un dénouement pacifique a été trouvé.


Hier, 13 septembre, à la tombée de la nuit, un groupe d’Anti-Balaka en provenance des communes de Monkounzi Wali et Vakab, munis de leurs armes d’appoint ont pris en otage la base de l’ONG humanitaire Cordaid à Bocaranga, située dans la Préfecture de l’Ouham-Pendé. Ils réclament une rançon en échange avant la libération du site. Une idée rejetée par les responsables de cette ONG.



Cette irruption dans la Sous-préfecture a créé la psychose dans la ville où la population garde en mémoire les humeurs malsaines des groupes armés. Pour dénouer cette crise, le Maire de Bocaranga est intervenu et a entamé une médiation avec les ravisseurs. Au terme de la négociation, « les Anti-Balaka ont décidé de libérer le site ce jour », a indiqué une source de la médiation sans préciser si une rançon a été versée.



Les ravisseurs comme les responsables de cette ONG n’ont pas souhaité commenté les faits en dehors de la médiation locale. Des sources non autorisées parlent d’une « exaspération des Anti-Balaka contre les exactions des rebelles de la Séléka dans la région et le silence des autorités et l’inaction de la Minusca ».

 

L’insécurité compromet l’action humanitaire :


En Centrafrique, le conflit armé a des répercussions directes sur la population. Il a occasionné le déplacement de 600.000 personnes à l’intérieur du pays, a entraîné un accroissement important d’individus (2,4 millions) dépendant de l’aide humanitaire et des infrastructures de base ont été détruites.



Cependant, la multiplication des violences sur le personnel humanitaire et leurs infrastructures compromettent l’aide humanitaire aux nombreux centrafricains qui y dépendent.

Dans un récent communiqué, le Coordonnateur humanitaire en République Centrafricaine, Najat Rochdi, a tiré la sonnette d’alarme sur les conséquences de l’insécurité qui sabotent l’aide humanitaire. Elle a interpellé les auteurs de ce regain de violence « à respecter le droit international humanitaire ».


A Batangafo, plus de 28.000 personnes sont privées d’assistance humanitaire à cause de la violence sur le personnel humanitaire et d’autres villes intérieures connaissent la même situation.

 

 

Centrafrique : Plusieurs cas de violations documentés au sud-ouest du pays

 

PAR JUDICAEL YONGO LE 14 SEPTEMBRE 2017

 

BANGUI, 14 Septembre 2017(RJDH)—La Maison de l’Enfant et de la Femme Pygmée s’alarme de violation des droits humains et de l’exploitation forestière illégale, ainsi que des menaces contre les défenseurs de l’environnement et le non-respect des peuples autochtones. C’est la conclusion d’un rapport de mission effectuée dans le sud-ouest du pays.

 

La plainte de MEFP intervient dans un contexte d’exploitation illégale de forêt sources de conflit entre les populations autochtones et le manque de respect contre ceux-ci. Cette inquiétude est exprimée alors que ces peuples habitants ces forêts font l’objet de menace des exploitants illégaux.

 

Ibrahim Béninga, Président Préfectoral du Réseau des Défenseurs de Droits de l’Homme dans la Sangha-Mbaéré dit poursuivre la défense des droits reconnus à la protection de la nature et de l’environnement, « malgré les menaces et les graves violations des Droits de l’Homme et des droits des défenseurs de l’environnement à Nola et ses périphériques, nous continuons la lutte pour que chaque communauté parvienne à se sentir dans ses droits», dit-il.

 

Ce rapport pointe du doigt l’implication des sujets congolais dans l’exploitation illégale des forets en Centrafrique « par rapport à la destruction abusive de nos forêts, nous avons constaté que des communautés autochtones qui, à la recherche de leur chenille ou miel d’une part, détruisent les forêts. Et d’autre part, des sujets congolais exploitent illégalement les bois à Salo, une localité dans la préfecture de Sangha-Mbaére, et certaines autorités centrafricaines seraient impliquées dans l’affaire», a-t-il fait savoir.

 

Jean Paul Ngadjio de l’Organisation pour la Défense de l’Environnement émet de réserve dans l’efficacité de l’administration   « nous constatons beaucoup d’irrégularité dans le système de gestion de la forêt aujourd’hui. C’est vrai qu’il y a des sociétés forestières qui se sont installées dans nos communes, la convention est là mais on se rend compte que les administrations forestières ne tiennent pas compte de cela et les entreprises font les choses à leurs grés», a-t-il lâché.

 

Le rapport a documenté un cas de destruction de parcelle agricole, fait par la société Timberland Industrie installée sur un site à Batouri sans le consentement du propriétaire monsieur Ngaïna interrogé dans la commune. Selon les investigations, «monsieur Ngaïna avait refusé de libérer sa terre, mais après la promesse de l’exploitant pour une indemnisation conséquente de ses biens ce dernier a accepté.  A ce jour monsieur Ngaïna n’a rien reçu de la société », peut-on lire dans ce rapport.

 

La Maison de l’Enfant et de la Femme Pygmée appelle le gouvernement à s’impliquer et faire le suivi régulier en augmentant le nombre des éco-gardes et à la cessation des menaces contre les protecteurs de l’environnement.

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Published by Centrafrique-Presse.com