Centrafrique : Le gouvernement remanié, le PM Sarandji confirmé
PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 12 SEPTEMBRE 2017
BANGUI, 12 septembre 2017 (RJDH)—Annoncé dans son discours du 13 aout 2017, à l’occasion de la fête de l’indépendance, c’est finalement ce 12 septembre que le gouvernement est remanié en Centrafrique. Le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji reste chef du gouvernement.
Liste des membres du gouvernement
1- Ministre de I ‘Économie, du Plan et de la Coopération: Monsieur Félix MOLOUA
2- Ministre des Finances et du Budget: Monsieur Henri Marie DONDRA
3- Ministre des Affaires Etrangères et des Centrafricains de I‘Etranger : Monsieur Charles Armel DOUBANE
4- Ministre de la Défense Nationale et de la Reconstruction de l’Armée : Madame Marie Noëlle KOYARA
5- Ministre de la Justice, des Droits de I ‘Homme, Garde des Sceaux : Monsieur Flavien MBATA
6- Ministre du Développement de I‘Energie et des Ressources Hydrauliques : Monsieur Gontran DJONO AHABA
7- Ministre de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et du Développement Local Monsieur Jean Serge BOKASSA
8- Ministre des Mines et de la Géologie : Monsieur Léopold MBOLI FATRANE
9- Ministre des Transports et de l’Aviation Civile : Monsieur Théodore JOUSSO
10- Ministre de l’Action Humanitaire et de la Réconciliation Nationale: Madame Virginie MBAÏKOUA
11- Ministre des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche : Monsieur Lambert MOUKOVE – LISSANE
12- Ministre de la Communication et des Média : Monsieur Ange Maxime KAZAGUI
13- Ministre de I ‘Intérieur chargé de la Sécurité Publique : Général de Brigade Henri WANZET LINGUISSARA
14- Ministre de I’Agriculture et du Développement Rural : Monsieur Honoré FEIZOURE
15- Ministre de I’Elevage et de la Santé Animale : Monsieur Yérima Youssoufa MANDJO
16- Ministre du Commerce et de l’Industrie: Monsieur Côme ASSANE
17- Ministre des Postes et Télécommunication: Monsieur Justin GOURNA-ZACKO
18- Ministre de I’Enseignement Primaire, Secondaire, Technique et de I’Alphabétisation : Monsieur Moukadas NOUR
19- Ministre de l’Urbanisme, de la Ville et de I’Habitat : Monsieur Gaby Francky LEFFA
20- Ministre du Travail, de I’Emploi et de la Protection Sociale : Monsieur Jean-Christophe NGUINZA
21- Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de I’Artisanat et du Secteur informel: Monsieur Bertrand TOUABOY
22- Ministre de la Promotion de la Jeunesse et des Sports : Monsieur Silvère Simplice NGARSO
23- Ministre de la Promotion de la Femme, de la Famille et de la Protection de I ‘Enfant: Madame Aline Gisèle PANA
24- Ministre de l’Enseignement Supérieur : Monsieur Jean-Jacques SANZE
25- Ministre de la Santé et de la Population : Monsieur Pierre SOMSE
26- Ministre des Travaux Publics et de I’Entretien Routier : Monsieur Ahamed SENOUSSI
27- Ministre de la Recherche Scientifique et de I’ innovation Technologique : Madame Ginette AMARA
28- Ministre de la Fonction Publique : Monsieur Jean-Louis OPALEGNA
29- Ministre de la Modernisation de l’Administration et de l’innovation du Service Public Monsieur Nabia HAROUNE
30- Ministre de l’Environnement et du Développement Durable : Monsieur Thierrv KAMACH
31- Ministre chargé du Secrétariat Général du Gouvernement : Monsieur Jean-Alexandre DEDET
32- Ministre des Arts, de la Culture et du Tourisme : Monsieur Jacob MOKPEM BIONLI
33- Ministre chargé des Relations avec les Institutions de la République : Madame Eugénie Lucienne NGBONDO ;
34- Ministre Délégué auprès du Ministre des Affaires Etrangères et des Centrafricains de l’Etranger, chargé de la Francophonie et du Protocole d’Etat: Monsieur Chancel SEKODE NDEUGBAYI.
Centrafrique : La présence des mercenaires étrangers confirmée dans trois villes du pays
PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 12 SEPTEMBRE 2017
BANGUI, 12 septembre 2017 (RJDH)—Plusieurs sources concordantes ont confirmé au RJDH la présence des mercenaires étrangers dans trois régions de la RCA. Les soupçons sur cette présence circulent à Bangui, capitale du pays, depuis quelques semaines.
La présence de ces hommes armés parlant ni Sango (langue nationale et officielle) ni français, est signalée à Zémio dans l’Est, à Bria au centre et à Ndélé au nord-Est. Ces hommes lourdement armés, viendraient du Soudan et du Tchad.
Selon des sources concordantes, les récentes attaques à Zémio ayant conduit au retrait des prêtres catholiques et au départ des milliers de déplacés de l’église vers la République Démocratique du Congo, ont été perpétrées par ces mercenaires qui se déplacent avec des chevaux.
Un autre groupe de ces hommes serait proche de Bria, une ville discutée par deux tendances du FPRC commandée d’une part par Abdoulaye Hissene et d’autre part par Azor, tous deux cadres de ce mouvement rebelle que continue de piloter l’ancien président Michel Djotodia depuis son exil béninois. A Bria, ces hommes armés dont l’origine et l’identité font peur, n’ont pas réussi à entrer dans la ville, d’après des sources indépendantes, « ils sont bloqués par les ex-Séléka à quelques kilomètres de la ville. La population a pris peur seulement à cause de cette présence qui plane comme une épée de Damoclès », confie au RJDH, un leader de la société civile de Bria.
Ces mercenaires seraient, selon nos sources déjà dans la ville de Ndélé, « ils sont entrés dans la ville depuis des mois. Ce qui les distingue, c’est qu’ils ne parlent ni le Sango ni le Français. Ce ne sont pas des Centrafricains et ils sont plus dangereux. Nous savons qu’ils viennent du Soudan mais leur objectif n’est pas maitrisé », explique un leader religieux qui a requis l’anonymat.
Difficile pour l’instant d’avoir des précisions sur les objectifs de ces combattants étrangers. Leur présence pourrait toutefois compliquer les opérations du DDRR dans les zones dont ils ont le contrôle. Le processus DDRR a prévu prendre en compte 500 combattants étrangers. Ce chiffre semble être au deçà de la réalité surtout avec la présence de ces différentes groupes de combattants étrangers signalée dans trois villes du pays.
Centrafrique : Les ressortissants de Batangafo au nord, condamnent les violences signalées dans la localité
PAR NOURA OUALOT LE 12 SEPTEMBRE 2017
BANGUI, 12 septembre 2017(RJDH)— Les violences signalées ces derniers jours dans la ville de Batangafo, au Nord sont injustifiées selon le collectif des ressortissants de cette ville qui appellent les autorités à protéger la population de la localité. Cette position a été exprimée dans un communiqué de presse dont le RJDH a eu copie.
Le communiqué du collectif des ressortissants de Batangafo parle de plusieurs morts et d’‘importants dégâts matériels enregistrés à l’issue des violences de ces quatre derniers jours, « les locaux de l’hôpital de Batangafo pris en charge par l’ONG Médecin Sans Frontière qui apporte secours et assistance aux populations, ainsi que ceux des autres acteurs humanitaires ont été saccagés en plus des pertes en vies humaines », a déploré le coordonnateur du collectif Fiacre Ursul Serema Salabe.
Les ressortissant de cette localité condamnent ces violences qui n’ont aucune justification, « le collectif condamne avec énergie les violences qui se font sur la population innocente et appelle les auteurs de ces actes ignobles à la cessation immédiate des violences contre les paisibles habitants de ladite localité », lit-on dans le communiqué.
Le collectif appelle à l’intervention urgente des autorités et de la Minusca, « les autorités doivent veiller à la sécurité des populations de Batangafo. Nous lançons aussi un appel aux troupes onusiennes présentes à Batangafo afin qu’elles assurent la sécurité des populations conformément à la résolution 2301 consistant à la protection des populations civiles », précise le document.
Les ressortissants de Batangafo à Bangui ont promis rassembler des dons pour apporter un premier appui à la population. Selon des informations dignes de foi, plusieurs centaines de personnes ont trouvé refuge dans la brousse suite à des affrontements qui ont opposé, il y a quatre jours, un groupe Anti-Balaka et un autre ex-Séléka.
L’attaque de l’hôpital de la ville lors de ces violences, a contraint l’ONG Médecins Sans Frontières à réduire ses activités dans cette ville.
Centrafrique : Difficile de retirer des actes de naissance à la Mairie de Bangui
PAR JUDICAEL YONGO LE 12 SEPTEMBRE 2017
BANGUI, 12 septembre 2017(RJDH)—Retirer un acte de naissance à la mairie de Bangui, est désormais un parcours de combattant. Plusieurs usagers se plaignent de cette situation.
La mairie de Bangui est quotidiennement envahie par les parents de nouveaux nés à la recherche d’acte de naissance de leurs enfants. Tous se plaignent de la lenteur et des difficultés rencontrées dans les opérations, « il faut passer deux à trois mois pour entrer en possession du document », explique un père, retrouvé dans la cour de la mairie.
Igor, un autre père d’enfant, visiblement fâché dit ne pas comprendre les complications, « j’ai du mal à comprendre la mairie qui est une structure habilitée à délivrer des documents de naissance mais qui en réalité, nous traine pendant des mois. J’ai déjà passé deux mois pour retirer un acte de naissance », confie-t-il.
Solange n’a pas caché son indignation face à ce phénomène, « cela fait aujourd’hui trois mois que je passe à la mairie centrale pour retirer l’acte de naissance de mon enfant. Chaque jour, on me dit de revenir un autre jour. On ne comprend rien dans ce scénario-là », explique-t-elle.
Des sources contactées à la mairie de Bangui, ont sous l’anonymat reconnu les faits qu’elles justifient par l’insuffisance de registres permettant de délivrer les actes de naissance.
L’article 7 de la Convention Relative aux Droits de l’Enfant stipule que : « L’enfant est enregistré aussitôt sa naissance et a dès celle-ci le droit à un nom, le droit d’acquérir une nationalité et, dans la mesure du possible, le droit de connaitre ses parents et d’être élevé par eux ». Ce droit ne peut être acquis que la délivrance d’un Acte de Naissance.
Le taux de natalité, selon les données officielles est de 33,91% et le nombre d’enfants par femme en 2015 est de 4,21.