Par Liliane J. NDANGUE | Cameroon-Info.Net YAOUNDE - 06-Jul-2017 - 20h26
Il s’agit en fait des fugitifs de la crise en République centrafricaine.
Dans son édition du 6 juillet 2017 le quotidien Le Jour rapporte qu’à l’heure actuelle, les habitants de la Commune de Ketté vivent dans la terreur. Cette Commune se trouve dans le département du Haut Nyong, Région de l’Est Cameroun. Et elle est frontalière avec la République centrafricaine (Rca). Il se trouve donc que de ce côté du pays, des fugitifs de la crise centrafricaine agressent la population. Même des cas de viols ont déjà été répertoriés. Approché par le quotidien, Emmanuel Gbanga le Maire de la Commune de Kétté qui parle de la situation, raconte «ils posent des actes barbares, brutalisent les populations, violent les femmes. Bref ils ont réussi à installer un climat de terreur dans l’arrondissement de Kétté».
Le journal précise que le Haut-commissariat des réfugiés (Hcr) avait réussi à recenser plusieurs déplacés centrafricains qui sont venus s’installer à ketté. Certains vivent dans les camps. Cependant d’autres ont réussi aussi à se soustraire au recensement du Hcr. Ils se sont fondus dans la masse entre la population camerounaise. Le journal souligne qu’aujourd’hui il est difficile d’identifier ces derniers. Joseph Bossala un habitant de Kétté affirme «ils sont partout, dans tous les villages vous trouverez les centrafricains, certains bénéficient des largesses des populations qui leur ont donné des terres pour s’installer et mener certaines activités notamment l’agriculture. Ceux qui sont de moralité douteuse s’illustrent par des actes de barbarie».
Le Maire de la Commune indique que lorsque ces centrafricains opèrent au Cameroun, ils traversent la frontière et se réfugient en Centrafrique. «Ils y restent le temps que les esprits se calment», déclare-t-il. Les cibles préférées sont les éleveurs et les agriculteurs souvent agressés dans les plantations.