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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 16:01

 

 

 

 

 

C'est la peste qu'il convient de connaître pour la combattre

 

La Peste est le titre qu'Albert Camus avait donné à un de ses romans.

 

C'est le récit d’une lutte contre le mal. Camus y dénonce l'humiliation, le crime, l'assassinat, le meurtre « légal » qu'instaure les dictature fasciste ou communiste., les abus du pouvoir, les arrestations arbitraires, le crime de fonctionnaire zélé, les camps de concentration, les Guantanamo à travers le monde, la torture, le peloton d'exécution, la guerre civile...

 

Il a choisi de désigner toutes ces situations de souffrance par la peste. Voilà, selon lui, ce qu'il faut à tout prix ne pas vouloir.

« Le problème avec la peste, est que personne n'en est indemne. »

 

Les règnes qui se sont déroulés en R.C.A. Depuis le coup de force du colonel Bokassa, et ses héritiers militaires ou civiles confortent l'analyse d'Albert Camus.

 

La peste, ou le mal, est inscrite en chacun de nous. Nous devons lutter contre elle- nous surveiller en faisant preuve d'une grande vigilance. Nous empêcher de nous laisser conduire vers la bestialité.

Camus va jusqu'à dire qu'un jour « les rats reviendront mourir dans la ville ».

Sait-on que le rat est la seule espèce, avec les êtres humains, qui soient capable de tuer un congénère par la colère et d'éprouver de la satisfaction ?

 

Le choix de Camus, qui a consisté de partir des rats pour s’adresser aux hommes n'est pas anodin...

 

Dans l'ouvrage, «  Les passions qui nous tuent », diagnostics et remèdes (aux éditions Presses de la renaissance), les auteurs Alphonse et Rachel Goettmann nomment dans la première partie ses passions.. Ce sont :

 

.- La gourmandise : ou manger par excès par plaisir.

.- La luxure : l'esclavage des sens.

.- L'avarice : ou l'attachement aux richesses.

.- La tristesse : ou la négation de la vie.

.- La colère : ou la possession des profondeurs.

.- La vaine gloire : la recherche de louange.

.-L'orgueil : ténèbres de l'homme.

 

En dépit des connotations religieuses, ces passions sont les mêmes que celles que dénoncent Camus.

Les religions se sont proposé d'en délivrer l'homme, par l'amour du prochain, le pardon, le sens du don et du partage...

 

. Le fondateur du Christianisme va lui, plus loin ; Il préconise carrément que si l'on reçoit une gifle sur une joue, que l'on tende l'autre joue. Cela pour éviter le cycle infernal de la revanche et de la haine. Vaste projet pour changer le cœur de l'homme.

 

Albert Camus, lui, n'était pas religieux. Il constate simplement que l'homme n'en finit pas avec la pest : la peste est naturelle. Mais il, propose la résistance par la culture et la prise de conscience de nos passions.

 

Dans une tribune, un compatriote avait souligné que ce qui caractérise les hommes politiques de notre pays, c'est le sentiment de revanche. La conquête du pouvoir n'est pour eux qu'un moyen pour assouvir leurs passions.

 

Depuis le mois de décembre 2012, a travers nos interventions diverses, nous avons dénoncé les maux et les manquements qui ont plombé notre pays. Nous les avons nommés : tribalisme, régionalisme, choix sur fond clanique, mauvaise gouvernance, manque de projet, absence de sentiment patriotique suivi d'appel désespéré à l'homme providentiel qui tarde à venir délivrer le pays.

 

Certains font de la défense de la Constitution, l'objet de leur combat- à croire qu'il s'agit d'un talisman qui va générer le bonheur à lui tout seul. D'autres encore, pensent qu'il suffit qu'une nouvelle génération prenne la direction du pays, pour que l'on voit le bout du tunnel. Comme si l'âge serait la panacée. En réalité, il en est rien. La peste ne choisit pas. Ne soyons donc pas dupes.

 

La vérité est que nous voulons le bien.

 

L'auteur de « la Peste », et de « l'Homme révolté » nous dit que le meilleur se conquiert par chacun et ensemble. Il procède d'un vouloir doublé d'une intelligence.

 

J’ai aussi lu quelque part sur le site que les idées c'est bien, mais que faisons-nous de concret ?

 

Je réponds qu'il convient de tout mener ensemble et de front ! Toutes les initiatives sont bonnes pour combattre la peste. Se mettre devant le clavier de son ordinateur n’est pas plus ridicule que de descendre dans la rue pour manifester. Il n'y a aucune hiérarchie quant au moyen pour combattre les passions ou la peste.

 

Il n'est pas donné à tout le monde d'agir comme Ben Gourian – affréter des bateaux, lever des volontaires pour aller libérer sa patrie, la Terre promise.

 

M. Bozizé n'entendait que le langage des armes. Les Séléka l'ont compris . Elle a vu juste, car Bozizé est parti. Mais a-t-on fini avec la peste ? Non. Il faut donc rester vigilant. M. Djotodia, qui a connu la vie d'étudiant dans un pays étranger, ne va probablement pas mépriser les étudiants, comme Bozizé. Espérons qu'il est un homme de culture. La victoire, si victoire il ya ,n'est pas définitive Souvenons-nous de 2003 !

 

La lutte contre la peste est permanente, aléatoire. Il n’y a point donc personne indemne de la peste.

 

Lutter, c'est donner un sens à la vie. La Peste est un ouvrage d'ontologie politique. ; qui est toujours d'actualité.

 

Une réflexion sur la Peste et sa nature Par Léon Kidjimalé GRANT

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