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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 22:00

 

 

 

 

samedi 7 septembre 2013 14:00

 

La Banque Populaire Maroco-Centrafricaine BPMC traverse un moment difficile de son histoire. « La trésorerie de la Banque est mise à mal par les soubresauts de l’économie nationale, notamment l’atonie de l’activité économique, conjuguée aux retraits des clients et l’absence d’activités d’exportation génératrices de devises », lit-on dans un communiqué de presse signé de l’Administrateur, Directeur Général.


Selon les responsables de cette institution bancaire, « son ratio de liquidité est largement déficitaire ». Et pour cause, plus de 700 millions de FCFA, c’est la somme d’argent octroyée en crédits aux élus de la dernière législature en Centrafrique. Mais à l’heure d’aujourd’hui, aucun débiteur ne s’est manifesté pour le remboursement.


De l’Etat Centrafricain et des bénéficiaires de ce crédit, qui va alors procéder au remboursement ?

 
Question difficile pour l’instant à répondre car le mandat de ces anciens parlementaires n’était pas encore arrivé à terme, lorsqu’ils ont été relevés de fonction suite au renversement du pouvoir de François BOZIZE par la Séléka le 24 mars dernier.


Ils étaient au total 88 à bénéficier d’un prêt dont le montant individuel varie de plus d’1 million à 25 millions de FCFA.


Selon les responsables de la BPMC, « c’est sur la base d’un document dit ‘Attestation Irrévocable de salaire’, signé à cette époque par l’ancien président de l’Assemblée Nationale Célestin Leroy GAOMBALET que leur institution a accédé à ces contrats. Par cet acte, c’est l’Etat Centrafricain qui s’est engagé et est responsable devant la banque au cas où un désagrément survenait. Donc l’Etat est dans l’obligation, selon la Banque, de supporter la charge ».


Sur les 88 personnalités qui doivent à la BPMC, 7 d’entre elles siègent aujourd’hui au Conseil National de Transition. « Leur part  représente un montant de près de 85 millions de FCFA, ce qui réduit le montant global à près de 667 millions » a fait savoir Chérif Abdallah, le Directeur général adjoint.


Selon toujours ce dernier, la Banque Populaire Maroco-Centrafricaine envisage d’adresser une correspondance au médiateur dans la crise centrafricaine, le président Congolais Denis SASSOU-NGUESSO, pour une éventuelle intervention.


Du côté des pouvoirs publics centrafricains, aucune réaction officielle n’est enregistrée.


A l’heure d’aujourd’hui, la Banque poursuit son cycle d’exploitation grâce à un apport en numéraire consistant, de la part de son actionnaire, la Banque Centrale Populaire (BCP)/Maroc. De ce fait, « la BPMC est aujourd’hui en mesure d’honorer ses engagements, notamment le règlement des chèques de la clientèle quel que soit leur montant », poursuit le communiqué.


En rappel, les 3 et 4 juillets derniers, le personnel de la Banque avait observé un arrêt de travail pour revendiquer le paiement de ses droits légaux.


La BPMC est le grand pourvoyeur de l’Etat centrafricain en matière de paiement de salaires en crédits après Ecobank, puis CBCA et BSIC, qui constituent les 4 grandes institutions bancaires du pays. 

 

 

Source : http://www.radiondekeluka.org/economie/item/16961-une-banque-menac%C3%A9e-de-fermeture-%C3%A0-bangui-suite-%C3%A0-la-crise-politique-centrafricaine,-sassou-nguessou-est-interpell%C3%A9.html

 

 

NDLR : On n’a pas encore fini d’évaluer l’étendue des crimes économiques et autres dégâts causés par la bozizie et ses dignitaires sur l’économie nationale. Les difficultés que connaissent certaines banques de Bangui sont assez éloquentes sous ce rapport. La bozizie se targuait de payer régulièrement les salaires des agents de l’état mais on se rend bien compte à présent à quel prix cela se faisait. C’était grâce aux continuelles avances de trésorerie des banques de la place qui assuré grosso modo 7 mois sur 12 la paie des fonctionnaires. Ce manège a forcément des limites dont la BPMC fait maintenant l’amère expérience.     

Une banque menacée de fermeture à Bangui, Sassou-Nguesso interpellé
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