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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 03:29

 

 

 

 

Paris, France  22avr2013 (PANA) – L’ancien doyen de la Faculté de médecine de Bangui, le professeur Raymond Max Siopathis, a dressé lundi à Paris un vif réquisitoire contre la gouvernance en Centrafrique et accusé la classe politique d’avoir failli à sa mission de servir les intérêts du peuple centrafricain.


"Je ne pense pas que l’instabilité en Centrafrique soit une fatalité. Le problème de mon pays, la Centrafrique, est une question d’hommes. Un problème d’hommes avec un égo porté vers leurs seuls intérêts ; c’est un problème de conscience et d’éthique politiques", a-t-il martelé dans un entretien accordé à la PANA.


Après dix années au pouvoir, le président centrafricain François Bozizé a été chassé du palais présidentiel en mars dernier par une coalition rebelle dite "Séléka" (changement en langue nationale sango).


"Le changement de régime à Bangui était désiré de tous. Les Centrafricains n’en pouvaient plus d’être confrontés à la pauvreté, à l’insécurité à la maladie. Séléka est donc venue répondre à ce désir de changement", a expliqué l’ancien doyen, qui exerce désormais comme professeur de pédiatrie dans une structure hospitalo-universitaire du 19ème arrondissement de Paris.


Le professeur Siopathis, qui dirige par ailleurs le Rassemblement démocratique du peuple centrafricain (RDC), a dénoncé le décalage entre les richesses nationales de son pays et la misère dans laquelle végètent ses compatriotes.


"Le paradoxe centrafricain, c’est celui d’un pays avec d’énormes richesses dans son sous-sol mais dont les quelque  cinq millions d’habitants vivent dans une misère extrême. Nous devons en sortir parce que les Centrafricains veulent la paix, la sécurité, ils veulent manger à leur faim ", a estimé l’ancien doyen de la Faculté de médecine de Bangui,  contraint à l'exil en 1997.


Il s’est en outre montré relativement prudent sur les chances de succès de la transition en cours en Centrafrique, soulignant que de nombreux cadres de la Séléka actuellement aux commandes de l’Etat n’ont pas l’expérience du pouvoir.


"En sango, Séléka veut dire engagement. Pour moi, les animateurs de la Séléka ont pris l’engagement de se mettre ensemble pour faire partir le président Bozizé du pouvoir.  A présent, le défi pour eux, c’est de donner l’espérance aux Centrafricains ; ils doivent assurer le redémarrage du pays dans de bonnes conditions", a ajouté M. Siopathis.


Pour lui, tous les Centrafricains doivent, à leur manière, apporter leur concours pour que le pays reparte sur de nouvelles bases après les expériences de gouvernances erratiques sous les régimes des anciens présidents feu Ange-Félix Patassé et François Bozizé.


"La Centrafrique travers une période difficile ; elle n’en est pas sortie malgré l’éviction du président Bozizé du pouvoir. J’estime que chaque Centrafricain a le devoir d’apporter sa contribution à l’ouverture d’un nouveau chapitre de la vie politique du pays. En ce qui me concerne, je n’hésiterai pas à me mettre au service du pays", a soutenu le président de RDC.

"Le moment est venu de mettre définitivement fin à ce mal qui veut qu’une poignée d’hommes se serve sur la terre centrafricaine alors que la majorité croupit sous la maladie, la faim, l’insécurité et la pauvreté", a-t-il encore dit.


Selon la feuille de route définie à Libreville, la capitale gabonaise, des élections générales (présidentielle et législatives) seront  organisées à la fin de la transition.


Les autorités de transition devront d’ici là relever le défi de l’insécurité à Bangui et dans les principales villes du pays toujours en proie à des pillages et à des exactions.

Un universitaire dresse un état des lieux catastrophique de la gouvernance en Centrafrique

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