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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 10:32

 

 

le Figaro avec l’AFP  le 11/07/2013 à 16:57

 

L'Union européenne a annoncé jeudi un renforcement de son aide humanitaire à la Centrafrique et a appelé la communauté internationale à la suivre afin d'éviter que la situation n'empire encore, plus de trois mois après la prise de pouvoir de l'ex-rébellion Séléka.



En visite à Bangui, la Commissaire européenne à l'Aide humanitaire, Kristalina Georgieva, a annoncé le déblocage de huit millions d'euros supplémentaires, ce qui porte à 20 millions l'aide d'urgence fournie par l'UE à la Centrafrique depuis le début de l'année.



"La situation se détériore rapidement. Nous devons agir maintenant", a déclaré Mme Georgieva, accompagnée de la sous-secrétaire générale de l'ONU responsable des affaires humanitaires, Valerie Amos.



"L'UE est le principal bailleur de fonds en faveur de la Centrafrique, mais à l'évidence notre aide ne suffit pas. J'appelle les autres donateurs à agir afin d'éviter le risque que la Centrafrique ne devienne une nouvelle Somalie, où des groupes armés terrorisent la population", a-t-elle ajouté devant la presse avant d'être reçue avec Mme Amos par le président de transition, Michel Djotodia.



Ces propos contrastent avec ceux du nouveau représentant des Nations unies en Centrafrique, Babacar Gaye, qui a averti mercredi le régime de Bangui que toute aide internationale avait pour préalable la lutte "contre l'impunité".



"La Centrafrique est une crise oubliée", a regretté de son côté Mme Amos, en indiquant que "la sécurité" était le principal défi à relever pour conduire à bien les missions humanitaires en dehors de Bangui.

 

 

Centrafrique: la lutte contre l'impunité préalable à toute aide

 

BANGUI — Le nouveau représentant des Nations unies en Centrafrique, Babacar Gaye, a averti le régime de Bangui, livrée au chaos depuis la prise du pouvoir en mars par l'ex-rébellion Séléka, que toute aide internationale avait pour préalable la lutte "contre l'impunité".

 

"Avant même que nous n'aidions le gouvernement, il faut tout d'abord qu'il y ait une volonté affirmée de ceux qui ont librement choisi d'être les dirigeants actuellement de ce pays de mettre fin à l'impunité", a déclaré le général sénégalais Babacar Gaye mercredi soir, lors d'une conférence de presse à l'occasion de sa prise de fonction comme Représentant spécial et chef du Bureau intégré de l'ONU en Centrafrique (Binuca).

 

"Il existe probablement des moyens dans les différents pays où il existe des fonds et des agences qui pourront sans doute donner (...) mais il faut qu'il y ait une volonté affichée et permanente de mettre fin à l'impunité", a insisté le représentant spécial de l'ONU, assurant que "les souffrances des populations centrafricaines, les violations répétées des droits de l'Homme, étaient sa préoccupation".

 

Le président centrafricain de transition, Michel Djotodia, a de son côté jugé qu'il y avait "une amélioration significative sur le plan sécuritaire", dans une allocution diffusée jeudi par la radio nationale.

 

"Nous avons noté une amélioration significative sur le plan sécuritaire. Aujourd'hui, même les plus sceptiques reconnaissent les efforts que nous avons fournis (...) avec nos propres moyens", a-t-il estimé, tout en dénonçant les "ennemis de la République", qu'il n'a pas identifiés.

 

"Les ennemis de la République (...) sont à l'intérieur du pays, mais également à l'extérieur (...) Infiltrés jusque dans les rouages les plus élevés de l'Etat, certains sont chargés de faire un travail de sape", a-t-il accusé.

 

Mardi, cinq ONG françaises ont dénoncé l'"abandon" de la Centrafrique par la communauté internationale qui conditionne son aide à un retour de la sécurité.

 

Dans un communiqué commun, Médecins sans frontières (MSF), Action contre la faim (ACF), Médecins du monde (MDM), Première urgence-Aide médicale internationale (PU-AMI) et Solidarités International (SI), ont fustigé "l'insuffisance de la présence des Nations unies sur le terrain et le manque de financement par la grande majorité des bailleurs de fonds", dont certains "conditionnent leurs financements à venir à une réinstauration de la sécurité", un statu quo "aussi incompréhensible qu'inacceptable".

 

Ces ONG indiquent que la pénurie alimentaire menace, après de mauvaises récoltes en 2012. Les réserves - tout comme les stocks de médicaments du pays - ont ensuite souvent été pillées, soit par des nomades, soit par la rébellion Séléka dont certains combattants multiplient depuis les exactions (pillages, rackets, viols, meurtres), selon des témoignages.

 

Copyright © 2013 AFP. Tous droits réservés. 

 

 

 

Centrafrique: l'UE veut éviter une "nouvelle Somalie"

 

De Jérôme RIVET (AFP) – 11/07/2013

 

Bangui — L'Union européenne a affirmé jeudi sa détermination à accroître son aide à la Centrafrique pour éviter que le pays ne sombre définitivement dans le chaos et ne devienne "une nouvelle Somalie", plus de trois mois après la prise de pouvoir à Bangui par l'ex-rébellion Séléka.

 

"La situation se détériore rapidement. Nous devons agir maintenant", a averti la Commissaire européenne à l'Aide humanitaire, Kristalina Georgieva, en effectuant une visite à Bangui avec la sous-secrétaire générale de l'ONU, Valerie Amos.

 

Le Représentant spécial de l'ONU en Centrafrique, Babacar Gaye, a cependant conditionné mercredi toute aide internationale au nouveau régime centrafricain à une véritable lutte "contre l'impunité" dont bénéficient les combattants qui commettent des exactions contre la population.

 

En se rendant dans l'un des pays les plus pauvres et les plus troublés d'Afrique, les deux femmes ont voulu montrer que la Centrafrique n'était pas "une crise oubliée", comme l'ont dénoncé mardi plusieurs ONG françaises en lançant un cri d'alarme sur les risques de catastrophe sanitaire dans le pays.

 

Mme Georgieva a néanmoins reconnu que l'attention de la communauté internationale était actuellement focalisée sur d'autres crises, en particulier la Syrie ou l'Egypte.

 

En Centrafrique, un pays qui a connu une succession de putschs et de troubles depuis son indépendance en 1960, "la crise était présente bien avant le coup d'Etat" de mars mais "les violences ont encore aggravé la situation", a relevé Mme Georgieva.

 

Pour faire face à cette détérioration, elle a annoncé le déblocage de huit millions d'euros supplémentaires, portant à 20 millions l'aide d'urgence de l'UE à la Centrafrique depuis début 2013.

"L'UE est le principal bailleur de fonds en faveur de la Centrafrique, mais à l'évidence notre aide ne suffit pas. J'appelle les autres donateurs à agir afin d'éviter le risque que la Centrafrique ne devienne une nouvelle Somalie, où des groupes armés terrorisent la population", a-t-elle ajouté devant la presse avant d'être reçue avec Mme Amos par le président de transition, Michel Djotodia.

 

L'UE évalue à au moins 206.000 le nombre de personnes déplacées dans le pays depuis décembre 2012 et à 55.000 le nombre de celles s'étant réfugiées dans les pays voisins.

 

Mais les ONG estiment que l'ensemble de la population, soit 4,6 millions de personnes, a été affectée depuis le début de la crise et que 1,6 million d'entre elles ont besoin d'une aide d'urgence (santé, nutrition, logement...).

 

"La difficulté est de parvenir à toucher les plus vulnérables, notamment les enfants, dans un pays grand comme la France mais avec une population de seulement le tiers de Paris", a précisé Mme Georgieva.

 

Les ONG toujours présentes dans le pays dénoncent, sur la base de témoignages, le fait que les réserves de nourriture ont souvent été pillées, soit par des nomades, soit par des combattants du Séléka qui multiplient depuis mars les exactions (pillages, rackets, viols, meurtres).

 

Michel Djotodia a cependant affirmé, dans une allocution diffusée jeudi par la radio nationale, qu'il y avait "une amélioration significative sur le plan sécuritaire". "Aujourd'hui, même les plus sceptiques reconnaissent les efforts que nous avons fournis (...) avec nos propres moyens", a-t-il estimé, tout en dénonçant les "ennemis de la République".

 

Si la situation semble se calmer dans la capitale, elle reste instable dans la plupart des régions où "l'administration n'existe pas", selon un diplomate.

 

 

Copyright © 2013 AFP. Tous droits réservés

UE : aide renforcée pour la Centrafrique

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