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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 17:37

 

 

 

ecole-en-RCA.jpg

 

 

 

Radio Ndéké Luka Samedi, 15 Septembre 2012 12:57

 

L’idée d’une grève dans le système éducatif vient d’être écartée ce 15 septembre 2012 par les 5 centrales syndicales centrafricaines. Elles entendent reprendre le chemin de l’école le 17 septembre et laisser leurs responsables poursuivre les pourparlers avec les autorités centrafricaines.


Cette décision a été prise ce samedi lors d’une assemblée générale tenue à la Bourse de travail à Bangui. Une assemblée générale qui a vu la participation massive des travailleurs issus de la Confédération Chrétienne des Travailleurs de Centrafrique (CCTC), la Confédération Syndicale des Travailleurs de Centrafrique (CSTC), l’Organisation des Syndicats des Secteurs public, parapublique et privé (OSLP), l’Union Générale des Travailleurs de Centrafrique (UGTC), et l’Union Syndicale des Travailleurs Centrafricains (USTC).


Ladite décision a fait l’unanimité suite au dépôt le week-end dernier, d’un préavis de grève par ces 5 centrales syndicales sur la table du gouvernement. 3 points sont contenus dans ce préavis de grève notamment l’augmentation des salaires, le déblocage total des salaires et le paiement des arriérés de salaires des deux précédents régimes (Kolingba et Patassé).


Selon Barnabé Matchikesse, Secrétaire Général Adjoint de la Fédération Syndicale des Enseignants de Centrafrique affiliée à l’USTC, la volonté des enseignants est de préserver leurs activités au titre de l’année académique 2012-2013 tout en poursuivant les discussions en cours avec le gouvernement. Des discussions entamées dans le Cadre Permanent de Concertation et de Négociation gouvernement/syndicat.


Cependant, du côté du gouvernement, les choses avancent très bien. Vendredi dernier, dans l’optique de ces négociations, une nouvelle réunion a été tenue pour examiner les 71 points de revendications des travailleurs. Les deux parties ont convenu de mettre en  place un sous-comité technique pour avancer dans les travaux. La première réunion de ce sous-comité technique aura lieu le 19 septembre 2012.


Notons que la sortie de léthargie des syndicats fait suite à la signature il y a quelques jours, d’un décret présidentiel aménageant le salaire des enseignants du supérieur. Une réponse obtenue à l’issue de plusieurs mouvements de grève.

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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 01:17

 

 

 

Sans commentaires !

 

 

 

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barrage routier des jeunes boucheurs de trous sur les axes routiers de Bangui

 

 

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une RAV 4 s'offre en spectacle au pont Saint Sauveur

 

 

pont Saint Sauveur

 

 

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pont de Langbassi à Pétévo

 

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passerelle de fortune du pont Langbassi

 

 

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état du canal venant de la CEMAC allant vers le quartier Yassimandji

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 17:51

 

 

femme-forme-ivoirienne

 

 

12.09.2012, 10h17 (AFP)


Un prêtre auvergnat a été mis en examen et placé en détention provisoire après s'être dénoncé pour un viol et des agressions sexuelles sur mineurs commis en Centrafrique entre 2007 et 2010, a-t-on appris mercredi auprès du parquet.


Cet homme de 43 ans avait adressé un courrier au procureur de la République de Clermont-Ferrand le 31 janvier 2011, six mois après son retour en France, a expliqué à l'AFP le procureur de Clermont Pierre Sennès, confirmant une information du quotidien La Montagne.


Sur les conseils de l'archevêque de Clermont, Mgr Hippolyte Simon, il confessait dans cette lettre des agressions commises sur des mineurs au cours d'une mission de trois ans en Centrafrique, a poursuivi le magistrat. "Il y décrivait clairement des actes répréhensibles", a indiqué M. Sennès.


Saisi en avril 2011, l'Office central pour la répression des violences aux personnes basé à Nanterre a enquêté en Centrafrique, identifiant trois victimes mineures dont une de moins de 15 ans. Le prêtre a été entendu par les enquêteurs le 4 septembre dernier, confirmant les faits.


Présenté le 6 septembre à un juge d'instruction, il a été mis en examen pour viol et agressions sexuelles sur mineurs, avant d'être placé en détention provisoire et incarcéré à Saint-Etienne. Le lendemain, son avocat a fait appel de cette dernière décision.


Prêtre dans le diocèse de Clermont depuis 1995, à Issoire puis à Clermont même où il s'est occupé des aumôneries des jeunes, le suspect avait été nommé en septembre 2011 dans une paroisse de Riom, sous l'autorité d'un prêtre considéré comme "solide", a expliqué de son côté l'archevêché de Clermont.


L'archevêché a confirmé que c'est Mgr Simon "qui a conseillé au prêtre de se dénoncer". Mais, fait-il remarquer, il a fallu près de deux ans entre les premières confessions et l'incarcération de cet homme.


Selon La Montagne, les paroissiens de Riom ont été avertis le week-end dernier de la procédure touchant l'agresseur présumé, à travers un communiqué du diocèse lu au cours des offices.


"Depuis novembre 2010, la justice est saisie de l'affaire. C'est à elle et à elle seule qu'il appartient de se prononcer", a souligné l'archidiocèse de Clermont dans un communiqué.


"Particulièrement affecté par cette situation, Mgr Simon assure que sa pensée et sa prière vont d'abord à la jeune victime et à toutes les personnes qui souffrent et vont souffrir de cette situation", ajoute le communiqué.

 

 

 

 

 


Un prêtre français pédophile se dénonce


AFP Mis à jour le 12/09/2012 à 10:59 | publié le 12/09/2012 à 10:33

 

Un prêtre français s'est dénoncé au procureur de la République de Clermont-Ferrand, pour un viol et des agressions sexuelles sur mineurs commis en Centrafrique entre 2007 et 2010.


A son retour de mission, le prêtre s'est confessé à l'archevêque de Clermont, Mgr Hippolyte Simon. Lequel lui a conseillé de se dénoncer. Le procureur de la République, Pierre Sennès a indiqué que le prêtre "décrivait clairement des actes répréhensibles", dans la lettre que celui-ci a envoyée en janvier dernier.


Saisie en avril 2011, la police française a enquêté en Centrafrique, et a entendu le prêtre le 4 septembre, confirmant les faits.


Présenté le 6 septembre à un juge d'instruction, il a été inculpé pour viol et agressions sexuelles sur mineurs, avant d'être placé en détention provisoire et incarcéré à Saint-Etienne. Le lendemain, son avocat a fait appel de cette dernière décision.

 

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 16:03

 

 

 

 

victime-de-la-rla-7.jpg

 

 

 

Par Kristin Palitza, 30 Août 2012


Le Cap, Afrique Du Sud — La protection des enfants demeure critique en République centrafricaine, où les parents donnent volontiers leurs enfants à des groupes armés en échange d'une protection et des services.

Cette affirmation a été faite par l'ambassadeur du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), Ishmael Beah, un ancien enfant soldat originaire de la Sierra Leone, qui a parlé à IPS lors de sa visite en Afrique du Sud.


Beah venait de rentrer d'un voyage en République centrafricaine (RCA) où il a été témoin de la libération de 10 enfants soldats dans la ville de Ndélé ravagée par un conflit, dans le nord du pays, mené par le groupe rebelle appelé Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP).


Cette décision intervient après que la CPJP a signé un accord de paix avec le gouvernement le 25 août - encore un autre petit pas vers la fin des années de violence dans le pays. La libération de ces enfants constituait la manifestation de l'engagement du groupe pour la paix. Cependant, on estime que plus de 2.500 garçons et filles travaillent encore pour divers groupes armés dans ce pays d'Afrique centrale.


Sept années de guerre civile ont entraîné une pénurie alimentaire, un effondrement de l'économie et un accès limité aux soins de santé et à l'éducation. En dépit de sa richesse minière, la République centrafricaine (RCA) demeure l'un des pays les moins développés au monde. En 2011, la RCA était classée 179ème sur 186 pays dans l'Indice de développement humain des Nations Unies.


En RCA, les parents donnent volontiers leurs enfants aux groupes armés en échange d'une protection et des services, même si cela se fait contre les droits humains de l'enfant. Cette situation fait qu'il est très difficile de négocier la libération des enfants, a déclaré Beah à IPS.


L'un des groupes armés opérant en RCA est l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) de l'Ouganda, dirigée par Joseph Kony qui est internationalement traqué. Deux leaders de la LRA sous Kony, Dominic Ongwen et Okot Odhiambo, qui sont recherchés par la Cour pénale internationale, se cacheraient en RCA.


La LRA intensifie ses attaques dans le pays depuis début 2012 et continue d'enlever des enfants pour en faire des combattants.


Beah était lui-même enrôlé de force dans la guerre civile en Sierra Leone, dans laquelle ses parents et deux frères ont été tués, alors qu'il avait 13 ans. Il a combattu aux côtés des groupes rebelles pendant deux ans jusqu'à ce qu'il soit retiré de l'armée et placé dans un centre de réinsertion.


Il vit aujourd'hui à New York, où il travaille en tant qu'activiste des droits humains. Son livre intitulé "Le chemin parcouru: Mémoires d'un enfant soldat" a été traduit en 35 langues et a été sur la liste des best-sellers du 'New York Times' pendant plus de 50 semaines.


Voici quelques extraits de son entretien avec IPS


Q: Vous avez été témoin de la libération de 10 enfants soldats en RCA, l'un des pays les plus pauvres au monde. Comment est la vie là-bas?


R: Le gouvernement de la RCA contrôle seulement la capitale, Bangui. Lorsque vous arrivez à Ndélé, vous comprenez comment il est possible pour un groupe armé d'y opérer; c'est parce que le gouvernement ne fournit pas de services sociaux et économiques. La pauvreté est très prononcée, il n'y a pas de ressources ni d'opportunités.


Donc, c'est le groupe armé dans la région, la CPJP, qui fournit quelques services. C'est pourquoi le groupe est très enraciné dans la communauté. Vous les voyez se promener avec des armes partout.

 

Q: Les groupes armés font-ils partie du tissu social?


R: Oui, exactement. Toutefois, les enfants ne veulent pas se battre. Dès que vous les amenez loin des commandants, ils vous disent: "Je ne veux pas faire cela". Mais il n'y a pas d'autres solutions que de rejoindre le groupe armé. La communauté dépend d'eux. Et les rebelles ont toutes les opportunités.

 

Q: Comment se passe une opération de libération?


R: Les militaires ne veulent pas libérer les enfants. Ils les cachent. Lorsque vous arrivez dans un camp militaire, les enfants qui étaient identifiés n'y sont plus. Il y a des négociations avec les commandants jusqu'à ce que, peu à peu, ils sortent les enfants. Après cela, vous devez partir immédiatement, parce que certains parents des enfants vivent dans les communautés (et appartiennent aux rebelles).


Les enfants sont amenés dans un centre de transit et de réinsertion à Ndélé, où ils reçoivent une thérapie psychosociale ainsi qu'une formation professionnelle, ou alors ils sont retournés à l'école.

 

Q: Cela paraît un processus long et difficile.


R: Oui. En plus de cela, il y a que les rebelles ont des armes et des munitions, alors que vous ne bénéficiez d'aucune protection. Vous comptez sur eux pour tenir leurs promesses. Tout ce qui se rapporte à la situation est dangereux. Lorsque nous avons atterri à Ndélé, tout l'aéroport était encerclé par les rebelles avec des armes sophistiquées flambant neuves, en train de garder les lieux. Vous êtes très exposés.


Q: Qu'est-ce qui arrivera au reste des quelque 2.500 enfants soldats en RCA?

 

R: Actuellement, le centre de réinsertion s'occupe de 35 enfants, et j'ai été témoin de la libération de 10 autres. Peu à peu, davantage (d'enfants) sont libérés. Tous les huit groupes rebelles dans le pays ont signé des plans d'action pour libérer les enfants. Mais si personne ne les force, ils ne le feront pas.


Q: La visite à Ndélé était dans une certaine mesure un retour sur votre passé. Comment avez-vous ressenti cela?

 

R: Elle a fait réapparaître beaucoup de souvenirs. J'étais dans la voiture dans laquelle se trouvaient les enfants soldats qui venaient d'être libérés et je pouvais ressentir leur incertitude d'être retirés de ce qu'ils savent. J'étais dans cette même position (quand j'étais un enfant soldat). Je leur ai dit: Les choses seront difficiles, mais vous allez vous en sortir.


Dès qu'ils ont compris que j'avais la même expérience, il y avait une intimité qui a contribué à faciliter la situation un peu. C'est une situation décourageante. Vous aviez ce pouvoir de l'arme, certains d'entre eux étaient des lieutenants, et tout d'un coup, vous redevenez un simple enfant, essayant de comprendre ce que vous allez faire de votre vie.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 02:53

 

 

 

femmes togolaises

 

 

 

30/08/2012


Les Togolaises ont ressorti une arme fatale pour réclamer le départ du régime en place: la grève du sexe. Mais des questions se posent quant à la réelle efficacité d'une telle stratégie.


Au Ve siècle avant J.-C., une guerre entre les deux cités ennemies, Sparte et Athènes, fait rage en Grèce (la guerre du Péloponèse).


Pour ramener la paix dans sa contrée, une belle Athénienne du nom de Lysistrata invite les femmes grecques à entamer une grève totale du sexe, jusqu'à ce que les hommes cessent le combat.

Cette pièce imaginée par le dramaturge grec Aristophane, il y a 1.500 ans, trouve encore quelques échos dans nos sociétés contemporaines et notamment en Afrique de l'Ouest.


Le 26 août, des femmes du collectif Sauvons le Togo ont appelé «toutes les citoyennes» à observer une semaine d'abstinence sexuelle, afin de contraindre les hommes à se mobiliser pour le report des élections législatives et la démission du président Faure Gnassingbé.


Le corps féminin serait-il devenu un instrument de coercition? Pour Isabelle Améganvi, avocate et membre du bureau exécutif de l’Alliance nationale pour le changement (ANC, opposition), cela ne fait aucun doute.

«Les femmes utilisent leurs corps comme une arme de lutte car les hommes ont toujours décidé à leur place et usent et abusent de leur corps. Aujourd'hui, le sexe de la femme sert à une noble cause, il est un moyen d'expression.»


En effet, certaines femmes prennent très tôt conscience du pouvoir de leur corps et jouent de leurs attributs auprès des hommes. Elles veulent dès lors se servir des registres sexuels et maternels qu'on leur confère, pour militer. 


«Même si ce n'est pas une généralité, les hommes considèrent avoir un pouvoir naturel et utilisent les femmes  comme des objets sexuels. La grève du sexe représente un moyen pour les femmes de faire savoir qu'elles peuvent être autre chose,  qu'elles peuvent sortir de la sphère domestique pour aller vers le politique», explique Catherine Coquery-Vidrovitch, historienne française, spécialiste de l'Afrique et professeure émérite de l'université Paris-Diderot.

 

Guerre des sexes


Mais les femmes s'extraient assez difficilement de cette sphère. Elles sont souvent perçues comme des «mères nourricières» et accomplissent des tâches domestiques. Elles sont en charge du foyer, des enfants, de leur mari et doivent surtout assurer la descendance.


D'ailleurs, en analysant l'emploi de la terminologie «grève du sexe», on s'aperçoit, comme le souligne Ophélie Rillon, doctorante en histoire de l'Afrique au Centre d'étude des mondes africains (Cémaf), que le sexe, en tant qu'acte de plaisir et de reproduction est considéré comme un travail féminin et appartient au travail domestique des femmes.


La grève du sexe serait donc un moyen pour ces dernières «d'atteindre l'homme, car l'abstinence met en danger le lignage. Cela le renverrait à son incapacité, à son impuissance, à gouverner le pays», observe Jean-Pierre Dozon, anthropologue et directeur d'études à l'EHESS.


Car, si les hommes détiennent le pouvoir, les femmes sont les premières victimes de la mauvaise gouvernance d'un pays.


«Lorsque les richesses sont accaparées et que le chômage augmente, c'est aux femmes qu'incombent la tâche de s'occuper de leurs enfants et de leur mari qui ne trouvent pas de travail »,explique Isabelle Améganvi.

Le sexe semble permettre aux femmes de s'exprimer et de remettre en cause le pouvoir des hommes, mais il a une autre fonction. Il sert aussi d'arme politique pour les militantes.  


«Les femmes développent des outils militants sexués en rapport avec la place qu'on leur attribue. Bien souvent, on fait appel aux femmes en tant qu’êtres sexués dans les organisations: en tant que mères, épouses etc. Aux hommes revient la direction des organisations, les grands discours etc. Ils se mettent en avant et sont arrêtés. Les femmes sont reléguées dans des tâches subalternes: elles organisent le mouvement à la base, diffusent les mots d’ordre dans les quartiers, nourrissent les militants», analyse Ophélie Rillon, dont la thèse porte sur le genre des luttes sociales et politiques au Mali (1960-2009).


Une division sexuée du militantisme que l'on retrouvait déjà en Guinée, lors de la lutte pour l’indépendance dans les années 1950.


Pour asseoir son pouvoir, le futur président Sékou Touré avait alors exhorté ses sympathisantes à pratiquer le chantage sexuel sur leurs époux pour les obliger à rejoindre le Parti nationaliste (PDG-RDA).

Arme politique

Cette action militante n'est pas la première du genre sur le continent. Ces dix dernières années, les grèves du sexe les plus médiatisées furent sans doute celles du Kenya et du Liberia dont les femmes togolaises se sont inspirées.


En 2009, au Kenya, un collectif de femmes avait décrété une semaine d’abstinence sexuelle pour contraindre les politiques à réformer le pays à la suite d’une grave crise entre le président Mwai Kibaki et son rival Raila Odinga.


Un procédé qui s'était avéré payant, puisque le chef de l’Etat et le chef du gouvernement avaient fini par signer un accord de partage du pouvoir.


Même succès au Liberia, en 2003, où la militante Leymah Gbowee, pour faire avancer les négociations de paix entre l’ancien président Charles Taylor et les différents chefs de guerre, avait appelé à l'abstinence.

Si les grèves du sexe n'ont pas toutes eu des effets concrets,  elles ont servi de véritable coup de pub pour l'opposition. Une force de frappe bien comprise par le collectif Sauvons le Togo dont l'appel à l'abstinence a déjà dépassé les frontières.


Depuis dimanche, l'information a été reléguée dans la presse internationale des États-Unis en passant par la Chine.

 

Droit à la révolte


Même si beaucoup de ces actions se sont déroulées en Afrique, les cas de grèves du sexe ne sont pas l'apanage du continent.


En Colombie et en Belgique, d'autres cas d'appel à l'abstinence ont été relevés. Reste cependant que, au Togo, Kenya et au Liberia, ce type d'actions semble revêtir une envergure nationale et semble vouloir influer sur les destinées du pays.


Un engouement militant qui  serait en partie dû à la forte présence de femmes entrepreneures dans ces trois pays. C'est le cas des femmes d'affaires du Togo spécialisées dans la vente de pagne, appelées les Nanas Benz. Ces «market women» furent  les toutes premières à introduire les grosses cylindrées allemandes Mercedes Benz dans le pays. 


«La dictature paralysante de l'ancien président togolais Eyadema et le chômage grandissant a contraint ces femmes à devenir des chefs de famille et à être autonomes financièrement. Du fait de leur place, les Nanas Benz ont gagné le droit de s'exprimer et d'avoir une place dans la lutte», souligne Jean-Pierre Dozon.


A cela s'ajouterait, à une échelle sociale moins élevée, l'existence d'une vie collective féminine très forte qui aurait également permis la montée du militantisme.


Pour Catherine Coquery-Vidrovitch, «les associations de femmes appelées “tontines” qui mettent en commun leur épargne en vue de la solution des problèmes particuliers ou collectifs auraient permis aux femmes d'inventer des formes politiques de lutte».


Une entraide que l'on retrouve dans les rituels africains.


«Les rôles des deux sexes sont nettement différenciés dans ces pays. Du coup, la solidarité féminine est très présente, précise Jean-Pierre Dozon. En Côte d'Ivoire, par exemple, quand une femme meurt en couche, tous les hommes sont chassés du village, car ils sont tenus responsables de cette mort. Les femmes prennent alors le pouvoir. Ces rituels reconnaissent aux femmes le droit de se révolte.»


Stéphanie Plasse

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 16:02

 

 

 

 

avenue des martyrs devant l'hôpital communautaire

 

 

pont Langbassi un an après 7

 

 

limousine de Gouandjika

 

 

pont de Sica 3

 

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 29 Août 2012 13:55


La question de dégradation avancée des infrastructures routières alimente en cette période de pluies les discussions au sein de la population  banguissoise. Il suffit de faire un simple tour soit à pied à moto ou encore en véhicule sur certaines principales artères de la capitale Bangui pour se rendre à l’évidence.


Ce constat a été fait ce 28 août 2012 par les reporters de Radio Ndeke Luka. L’état de dégradation des voies concerne d’abord l’Avenue des Martyrs, principale artère qui relie l’aéroport  de Bangui M’Poko au centre-ville. Elle est devenue presque impraticable et parsemée de nids de poule.


« Les usagers s’inquiètent pour leurs engins et appellent le gouvernement à prendre ses responsabilités face à cette situation. Même les piétons ne sont pas du reste : ils sont arrosés par certains véhicules qui tentent souvent d’éviter  ces petits trous. Une situation de zig zag qui transforme la circulation sur cette avenue en un parcours de combattant. Des cas d’accidents sont même parfois enregistrés », ont rapporté ces reporters.


Ce calvaire commence depuis le Lycée de Miskine à destination de l’Université de Bangui en passant par l’Hôpital Communautaire. Entre la Primature et l’Université de Bangui, la situation est d’autant plus catastrophique car on y trouve des trous de plus de 10 à 20 centimètres de profondeur sur la chaussée.

 

Selon de nombreux observateurs, « de simples opérations de remblai de nids de poule ne tiennent plus lieu au stade actuel des choses ».


L’autre cas de dégradation avancée concerne aussi le boulevard De Gaulle qui relie le rond-point PK Zéro au 7ème arrondissement de la ville de Bangui. Pour la population, il est temps que le gouvernement agisse pour réparer cette artère.

 

Certains conducteurs disent qu’ « ils roulent à gauche ou à droite selon l’emplacement de milliers de nids de poules. D’autres soulignent qu’ils passent plus de 10 minutes pour parcourir ce trajet de moins de 5 kilomètres. Tous proposent l’exécution des travaux de profilage pour colmater ces trous ».


« Les conducteurs ont d’ailleurs du mal à se dépasser au niveau du fleuve Oubangui, où la route est rétrécie. Une motte de terre est déversée au milieu de la chaussée vers la prison Centrale de Ngaragba », ont indiqué ces reporters.

 

L’Avenue Ruth Roland qui sert de déviation aux véhicules empruntant l’Avenue de France n’est pas épargnée : elle est quasi impraticable. Au niveau du pont SICA-Castors qui s’est écroulé en allant vers l’avenue Ruth Roland sur laquelle les véhicules circulent, la dégradation est très avancée à tel point qu’il faut passer plusieurs minutes sur cet axe avant d’atteindre la partie bitumée de l’Avenue.

 

Et lorsqu’il pleut, cette avenue devient un véritable calvaire pour les conducteurs. Certains taximen refusent même d’emprunter ce tronçon, car ils estiment qu’il est à l’origine de l’amortissement de leurs véhicules. Du coup, c’est la population qui se plaint car elle se retrouve sans moyens de transport.

 

Pour contourner cette difficulté, certains conducteurs empruntent la ruelle qui traverse le quartier Gbakondjia et qui mène directement sur l’Avenue de France. Les multiples passages des véhiculent soulèvent la poussière ou éclaboussent les maisons riveraines. Les habitants sont obligés d’ériger des « gendarmes couchés » tout le long de la ruelle.

 

« Face à la dégradation avancée des avenues à Bangui, certains jeunes désœuvrés de bonne volonté, se substituent aux travaux publics, pour boucher les trous sur les routes. Des pioches, des pelles, des vieux sceaux et des troncs d’arbres, constituent l’essentiel de matériel que ces jeunes utilisent pour les trous sur presque la quasi-totalité des avenues que compte la capitale centrafricaine », ont remarqué les reporters.

 

Il faut dire que ces cas de dégradation de route à Bangui s’ajoutent à ceux des ponts qui se sont presque tous affaissés : l’exemple des ponts Sapéké, Sica-Castors, CICI et Bangui Fleuve en sont de parfaites illustrations.

Face à cette situation préoccupante, la municipalité et le ministère en charge des travaux publics se rejettent mutuellement la responsabilité. Les reporters ont assuré poursuivre ce dossier pour mieux situer ladite responsabilité au profit de la population.

 

 

 

 

NDLR : Les Centrafricains doivent tous se poser des questions sur la vraie nature du pouvoir de Bozizé et son gouvernement au regard des flots de promesses démagogiques déversés par le candidat Bozizé pendant la campagne électorale de 2010 – 2011. Ce pouvoir mérite-t-il qu’on lui fasse confiance ou ne doit-on pas plutôt le balayer ? Il est totalement indifférent à trouver des solutions aux problèmes du pays et des citoyens.


Le mauvais état des ponts et de la chaussée sur la plupart des axes routiers de la capitale apporte à suffisance la preuve s’il en est besoin de la totale démission et l’incapacité du gouvernement, de la mairie de la capitale, bref des prétendues autorités du pays à prendre leurs responsabilités dans la gestion des affaires de notre pays.


Que Bozizé et quelques-uns de ses ministres puissent vider les caisses du trésor pour aller faire un tour au Hilton et faire la bamboula en dit long sur son « je m’enfoutisme » quant aux solutions à apporter aux difficultés du pays et dans l’amélioration des conditions de vie des Centrafricains.    

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26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 21:38

 

 

 

 

carte-RCA-zonessecurit2010

 

 

Plus de 250 sans-abris après une pluie diluvienne à Paoua


Radio ²Ndéké Luka Dimanche, 26 Août 2012 13:03

 

Plusieurs quartiers de Paoua sont dans l’eau, signale de nouveau le correspondant de Radio Ndeke Luka dans la Préfecture de l’Ouham-Pendé. Des inondations causées par les pluies diluviennes du 23 août dans la ville ont fait plus de 250 sans-abris dont 82 femmes.


Le correspondant parle d’un bilan provisoire faisant état de beaucoup de dégâts matériels et humains. Plus de 48 maisons se sont effondrées. Ces sinistrés se trouvent dans plus de 7 quartiers de la ville de Paoua.


L’information est confirmée par Donatien Dila, travailleur humanitaire au conseil danois pour les réfugiés (DRC) basé à Paoua.  Cet humanitaire a révélé que « 2 personnes respectivement un ex rebelle de l’APRD et un élève de la classe de 5ème ont été emportés par la rivière Nana alors qu’ils voulaient traverser de l’autre côté de la rive ».


La rivière ayant atteint la crue,  a emporté ces deux personnes et jusqu’ici, leurs corps demeurent introuvables, a témoigné Donatien Dila.


Le responsable de Caritas paroissiale de Saint Kisito de Paoua, Bravo Banaguéné, indique quant à lui qu’ « actuellement, tous les effets des sinistrés baignent encore dans l’eau ».


Aucune intervention d’assistance n’est encore mobilisée en faveur des victimes. Ceux-ci lancent un SOS au Gouvernement et aux organisations humanitaires de voler à leurs secours.

Les habitants de Paoua expliquent qu’à l’heure actuelle, beaucoup de maisons dans la ville présentent encore des risques d’écroulement.

 

 

 

 

Des escrocs recrutent frauduleusement dans la Mambéré Kadéï


Dimanche, 26 Août 2012 13:02


Des recrutements frauduleux se font actuellement dans la ville de Berberati. Au quartier Sambanda dans le 7ème arrondissement de la ville, quelqu’un a déjà versé 3000 FCFA. Non loin de là à Mambèrè, à environ une centaine de kilomètres de Berberati, la somme fixée pour le faux recrutement s’élève à  5 000 FCFA.


Ceux qui encaissent les sous disent qu’ils le perçoivent pour le compte d’une nouvelle entreprise. « Une société minière est en voie de s’installer dans la sous préfecture de Sosso Nakombo. Les machines sont stockées à la Gendarmerie de Berberati pour des dernières formalités », laissent-ils entendre aux services de la Gendarmerie.


Le préfet intérimaire de la Mambéré Kadéï, Michel Apollinaire Bangui, s’est saisi de l’affaire et a déclenché des enquêtes au niveau de la capitale Bangui pour mettre la main sur ceux qui organisent cette fraude.


Il déclare qu’en principe, « un recrutement relève du ressort de l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi », rapporte le correspondant de Radio Ndeke Luka à Berberati.

 

En juin 2012, le Programme des Nations Unies pour le Développement en Centrafrique (PNUD), a dans un communiqué largement diffusé à la radio, mis en garde le public centrafricain contre certaines personnes aux intentions malveillantes, qui usurpent les titres et le logo de quelques sociétés pour arnaquer à Bangui et dans certaines provinces centrafricaines.

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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 23:45

 

 

 

 

 

Noel-Ramadan.jpg

 

Noel Ramadan, syndicaliste débauché pour être ministre de Bozizé

 

 

 

Radio Ndéké Luka Samedi, 25 Août 2012 12:58

 

« Sans l’augmentation de la grille salariale, pas de rentrée académique 2012-2013. Un préavis de grève sera adressé au gouvernement Centrafricain le 27 août 2012». C’est le mot d’ordre retenu ce 25 août 2012 par 5 centrales syndicales de la République Centrafricaine. Elles l’ont décidé ce samedi au cours de l‘Assemblée générale des travailleurs de la fonction publique Centrafricaine qui a  eu lieu à la bourse de travail à Bangui.


Près de 500 travailleurs membres des 5 centrales syndicales à savoir : la Confédération Chrétienne des Travailleurs de Centrafrique (CCTC), la Confédération Syndicale des Travailleurs de Centrafrique (CSTC), l’Organisation des Syndicats des Secteurs public, parapublique et privé (OSLP), l’Union Générale des Travailleurs de Centrafrique (UGTC), et l’Union Syndicale des Travailleurs Centrafricains (USTC), ont pris part à ce rendez-vous.

 

3 points ont été débattus lors de cette rencontre notamment l’augmentation des salaires, le déblocage total des salaires et le paiement des arriérés de salaires des deux précédents régimes.


Cette mise en garde intervient un jour après la rencontre entre le gouvernement et les leaders de ces partenaires sociaux. Une rencontre relative à la présentation des travaux menés par le pouvoir de Bangui sur les 71 points de revendication déposés sur sa table.

 

Selon Sabin Kpokolo, Secrétaire général de la CSTC interrogé par Radio Ndeke Luka, « tous les travailleurs ont décidé de vite entrer en grève. Pour eux, le gouvernement a tout intérêt à augmenter leur salaire. Car, à ce jour, eu égard de la cherté de la vie liée au réajustement continuel des prix des produits pétroliers, cette hausse du salaire apparait comme une urgence ».


« Si nous n’aurons pas gain de cause, notre mouvement paralysera tous les secteurs du pays à savoir la santé, l’éducation pour ne citer que ceux-ci », a indiqué Sabin Kpokolo.


Il faut dire que la sortie de léthargie des syndicats fait suite à la signature il y a quelques jours, d’un décret présidentiel aménageant le salaire des enseignants du supérieur. Une réponse obtenue à l’issue de plusieurs mouvements de grève.

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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 00:16

 

 

 

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Le Point.fr - le 23/08/2012 à 10:33

 

Didier Raoult tord scientifiquement le cou au mythe du "vrai Français" dans un pays où le métissage est généralisé.

 

Les créations de mots et de concepts peuvent servir à déguiser des termes dont l'usage est interdit par la loi ou par l'évolution des moeurs. Au cours de la dernière campagne électorale, la question des "Français de souche" a émergé comme une évidence pour ceux qui ont employé l'expression. Habitant à Marseille, la croisée du monde méditerranéen, et ayant eu la chance d'y voir arriver un des meilleurs spécialistes scientifiques mondiaux de l'étude génétique des origines humaines, j'ai naturellement examiné cette question du point de vue du scientifique.


Il est d'abord bien difficile de définir géographiquement ce qu'est la France. En effet, ses frontières n'ont cessé de changer au cours des siècles. Marseille pendant longtemps n'a pas été française, le comté de Nice et la Savoie n'ont rejoint la France qu'il y a peu de temps, et l'Algérie a été un département français de 1830 à 1962. L'Alsace et la Lorraine étaient allemandes pour une partie du XIXe siècle et du XXe siècle. Les habitants de Saint-Louis au Sénégal eurent un statut de citoyens français dès la Révolution française, et cette citoyenneté s'étendait à quatre communes du Sénégal en 1916 ! Qu'en est-il des Français des Comores ? Ceux de Mayotte restés attachés à la France sont français, pas ceux des autres îles devenues indépendantes.

 

Ainsi, la France est une variable géographiquement instable, un mythe.

 

Le droit du sang génétiquement infondé

 

Concernant la génétique, les choses sont beaucoup plus complexes. Ainsi comment différencier la part de la population française vivant en Europe qui est issue des vagues d'envahisseurs celtes, germains, romains, huns, arabes (lors des grandes invasions du Moyen Âge,) Normands ou de tous les peuples méditerranéens dans le sud de la France, et la part née des migrations économiques des autres pays d'Europe, d'Afrique et d'Asie ? Il existe seulement quelques îlots ayant conservé une certaine homogénéité génétique, dont les Basques qui ne sont regroupés dans aucune nation unique.

 

La réalité est qu'il n'y a aucune superposition entre le territoire français et son origine génétique. D'ailleurs, les récentes études génétiques ont montré qu'on trouvait en France un mélange des trois grands groupes d'hominiens archaïques que nous connaissons actuellement : Neandertal, Cro-Magnon et l'homme de Dénisova, originaire de Sibérie, dont les gènes nous ont peut-être été apportés par les Huns. Dans tous les cas le métissage est généralisé.

 

Ainsi le "droit du sang" n'est pas génétiquement fondé. D'autant que l'on estime que 5 à 10 % des enfants ne sont pas du père officiel, mais d'un inconnu, dont on ne connaît pas les gènes ! La définition retenue en France et aux États-Unis du "droit du sol" dépend du périmètre du pays au moment où l'enfant naît ou de la nationalité des parents.

 

Je redoute que le terme "Français de souche" ne serve qu'à exclure ceux que l'on ne veut pas comme Français...

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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 01:35

 

 

 

 

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Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

Bangui : Portrait de la rébellion Baba-Laddé

 

 

 

baba laddé gl

 

 

Bangui, 20 août 2012 (RJDH) –  Depuis le début du mois de juillet, une série d’attaques commises par des groupes d’hommes armés non identifiés, sont signalées dans le nord et l’ouest de la République centrafricaine.  La plupart de ces attaques sont souvent attribuées, par les victimes, aux éléments du groupe du Front populaire pour le redressement(FPR),  du chef rebelle tchadien, Baba-Laddé. C’est pourquoi le RJDH se propose de faire le portrait de ce groupe qui serait à l’origine de l’insécurité dans le pays.


Le  FPR a été créé par Abdel Kader Baba-Laddé, un ancien élément des forces de l’ordre tchadiennes. Ce dernier entre en rébellion le 15 octobre 1998 contre le régime du président Idriss Déby Itno. Mais c’est en 2006, au Darfour (Soudan), qu’il crée le FPR.

 

L’objectif de ce groupe armé, selon son promoteur, est de  défendre et protéger les intérêts des peulhs, (une population minoritaire qui a pour activité principale l’élevage tant au Tchad qu’en Centrafrique). Le second objectif est d’unir tous les groupes islamistes, auxquels il appartient.


Après plusieurs affrontements avec l’armée tchadienne, Baba-Laddé, qui s’oppose au régime  du président Idriss Déby,  sera  arrêté par les forces tchadiennes. Mais il va réussir à  s’échapper.

 

A cause de la porosité des frontières centrafricaines, le FPR trouve refuge sur ce territoire  et va occuper la partie nord et centre-nord de la République centrafricaine. Il recrute des jeunes désœuvrés qui commencent à faire des exactions sur la population.

 

Un rapport du Bureau intégré des Nations Unies en Centrafrique, mentionne un total de  22 000 personnes déplacées, du fait des exactions  de cette rébellion.


Le gouvernement centrafricain a entrepris plusieurs fois des négociations diplomatique, à travers le médiateur de la République afin que Baba-Laddé et ses hommes retournent dans leur pays. Mais toutes ces tentatives n’ont donné aucun résultat.

 

En février 2012, une coalition des forces armées centrafricaines et tchadiennes lance un assaut conjoint contre les positions dans le centre-nord. Cette attaque va occasionner la dispersion de ce groupe armé à travers le pays. Depuis ce jour, des attaques d’hommes armés se multiplient sur le territoire centrafricain. Pour la plupart des personnes,  il s’agirait du FRP de Baba-Laddé qui tenterait de reprendre position en RCA.

D’après les informations, le chef rebelle tchadien aurait déclaré que sa nouvelle ambition est de renverser le régime du président tchadien, Idriss Déby Itno.

 

 

 

Birao/Kaga-Bandoro : La population apprécie à sa manière l’aide humanitaire

 

Bangui, 20 août 2012 (RJDH) – À  l’occasion de la  Journée mondiale de l’aide humanitaire, célébrée chaque année le dimanche 19 août (l’événement aura lieu  à Bangui le mercredi 22 août), le RJDH consacre une série d’articles sur cette question. Nous avons d’abord voulu tâter le pouls des populations desservies par des organisations humanitaires, et recueillir ensuite les témoignages de quelques travailleurs humanitaires. Aujourd’hui, nous vous proposons “l’analyse des bénéficiaires de l’aide humanitaire dans le centre-nord et le nord-est, une région frappée par la crise alimentaire.


Dans la préfecture de la Vakaga (nord-est) où 45 000   personnes sont frappées de la crise  alimentaire depuis trois mois, l’action humanitaire est sévèrement critiquée. La population de Birao, chef-lieu de la préfecture, affirme ne pas comprendre qu’aucune assistance humanitaire n’ait été envisagée pour la soulager, en cette période de crise.

« Dans les autres pays, les humanitaires réagissent vite face à ce genre de situation, et on se demande pourquoi rien est fait en notre faveur depuis que la crise alimentaire a été signalée. Nous n’avons rien à manger et les enfants meurent de faim», a déploré un notable de mairie qui a requis l’anonymat.

 

Dans le domaine de la santé, les interventions sont également limitées. Une mère de famille explique que l’ONG International Médical Corps(IMC) appuie de temps en temps les centres de santé en médicaments. « Mais cela n’est pas suffisants parce que certains centres de santé  ne disposent presque pas de produits pour faire face à des maladies telles que le paludisme, la diarrhée, etc. qui tuent les enfants ; alors que les structures humanitaires qui œuvrent dans ce domaine sont présentes  à Birao ».


Dans la préfecture de la Nana-Gribizi, on compte également de nombreuses personnes déplacées internes qui ont fui les villages à cause des exactions des éléments du chef  de  rebelle tchadien, Baba-Laddé. Pour ce faire, ces personnes sont aussi tributaires de l’aide  humanitaire. Dans cette région, l’aide semble plus efficace.


« Les interventions humanitaires ont été très bénéfiques pour la population. Car des gens ont été soignés gratuitement par des ONG comme IMC, l’International  Rescue Commette. Ils ont reçu et reçoivent encore des la nourriture  distribuées par le Programme Alimentaire Mondial », a témoigné Jean Claude Mamadou, chef du quartier Baïpou, à Kaga-Bandoro.

 

La population cite aussi la distribution par le Comité international de la Croix-Rouge, il y a deux semaines, de la nourriture et d’autres outils tels que des ustensiles de cuisine, des couvertures des bâches, etc., aux déplacées.


La  journée mondiale de l’aide humanitaire a été instituée par l’Assemblée Générale des Nations Unies en référence à l’attentat, du 19 août 2003, au Siège de l’ONU à Bagdad, en Iraq, qui a causé la mort de 22 membres du personnel de l’organisation. Les célébrations sont faites à travers le monde en date du 19 août.

 

 

Bouar: Les jeunes tentent de réparer les routes à travers la ville

 

Bouar, 20 août 2012 (RJDH) – Les jeunes de la ville de Bouar (ouest) se mobilisent  pour réparer les routent qui relient les différents quartiers. Ces routes sont en état de dégradation avancée à cause de la saison des pluies.


« Cette dégradation des routes freine la circulation. Nous lançons un appel au ministère des travaux publics, de répondre au besoin de la population, en nous appuyant à réparer les routes »,  a fait savoir Benoit Fodé, un de jeunes initiateurs de cette activité.


Selon lui, l’état des routes est plus dégradant que pendant la saison sèche. « C’est pourquoi nous sommes obligés de remplir les trous qui se trouvent  sur les différentes  voies afin de faciliter la circulation ».


Le pont qui relie le marché central   au quartier  Stotk, est inondé par les eaux du cours d’eau  de Gouma. Le passage est difficile sur cet axe pour les conducteurs de motos et des  véhicules, voire  les piétons.

 

 

 

Ndélé : La mairie lance une campagne d’assainissement de la ville

 

Ndélé, 20 août 2012 (RJDH) – Les autorités locales entendent mener une campagne de sensibilisation contre l’insalubrité dans la ville de Ndélé (nord-est). L’annonce a été faite au cours d’une réunion qui a eu lieu le  dimanche 19 août.


Le premier Adjoint au Maire de la commune de Dar-El Kouty, Mahamat Ngano, a indiqué qu’« une mission est confiée aux différents chefs de quartiers qui doivent informer la population sur le nettoyage de leur concession, avant le 25 août, sous peine de sanction».


«Les chefs de quartiers et de villages seront  interpellés au cas où le nettoyage n’est pas fait par leurs  populations », a précisé   Mahamat Ngano.


A l’issue de la réunion, le sous-préfet de la ville de Ndélé, Emmanuel Yabana, a fait savoir qu’une  délégation mixte  constituée des forces de l’ordre et de la police municipale sera mise en place pour suivre l’application de cette décision.

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