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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 23:06

 

 

 

grevistes-au-Tchad.jpg

 


RFI  lundi 05 novembre 2012

 

Les travailleurs du secteur public tchadien reprennent ce lundi 5 novembre leur mouvement de grève. Ils vont débrayer pour trois jours pour la troisième semaine d'affilée. A l'origine de ce mouvement de colère, une différence d’interprétation d’un accord portant augmentation des salaires. Après deux mois de grève avec service minimum, les travailleurs sont passés à la grève sèche.

 

Des malades agonisants devant un hôpital fermé, un directeur de service qui s’improvise planton ou encore un homme d’affaires déambulant dans les couloirs d’une administration faute d’interlocuteur pour le renseigner sur son dossier, le Tchad s’apprête à revivre ces images pour la troisième fois.

 

La faute à une grève sèche de trois jours lancée par l’Union des syndicats du Tchad pour réclamer une augmentation des salaires. Après deux mois de grève avec service minimum, puis un mois de suspension, les travailleurs ont décidé de passer à la vitesse supérieure pour contraindre le gouvernement à discuter des augmentations qu’ils réclament.

 

Face à la menace de paralysie des hôpitaux et des principaux services de l’administration, les leaders religieux ont proposé mi-septembre une médiation entre les partis. Elle a permis de suspendre la grève pendant un mois, mais n’a rien donné. Il y a dix jours, le Conseil national pour le dialogue social, une structure où siègent plusieurs sensibilités, a repris le dossier de la médiation en main. Mais il n'est pas parvenu à infléchir la position du gouvernement, ni celui des syndicats, dans ce bras de fer qui semble avoir tourné à la guerre d’usure.

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 03:43

 

 

 

 

Bozizé met les galons de colonel à son fils Francis


Radio Ndéké Luka Dimanche, 04 Novembre 2012 14:42

 

Boniface Mobe est Technicien Supérieur d’Agriculture en poste au service Phytosanitaire du Port-Beach à Bangui. Le 19 octobre dernier il a été arrêté par des éléments de la Garde Présidentielle. Selon les informations obtenues à ce jour il se trouve actuellement derrière les barreaux de la prison du Camp de Roux dans la capitale centrafricaine.  

 

Mais que lui reproche-t-on ? Sa famille et ses proches disent tout ignorer des raisons de son arrestation. Cependant, ils demandent non seulement des explications, mais exigent la mise en liberté de leur parent. 

Ne trouvant personne pour les informer sur le motif de la détention de Boniface ils se sont présentés le 3 novembre 2012 dans l’enceinte de Radio Ndeke Luka pour dénoncer ce qu’ils qualifient d’arrestation arbitraire de leur parent.  

 

Un membre de la famille qui a requis l’anonymat a expliqué qu’il y a eu d’abord une première arrestation, le 28 septembre dernier, puis Boniface Mobé a été relâché un jour après. Mais le 19 octobre, ce sont des éléments de la Garde présidentielle, sous le commandement du sous-lieutenant Gazambeti, qui ont procédé à une nouvelle arrestation alors que Boniface était à son service. Il a alors été directement conduit au Camp de Roux à Bangui où il est en détention jusqu’à ce jour.  

 

« Nous voulons qu’ils nous disent pourquoi ils l’ont arrêté. Pour nous c’est une grave violation. La RCA est un Etat de droit, les droits de l’homme ne peuvent être violés de la sorte », a assené de son côté l’épouse de Boniface Mobe. 

 

En revanche, Radio Ndeke Luka n’a pas pu obtenir une réaction du sous-lieutenant Gazambeti. La rédaction se tient disponible pour recueillir sa version des faits. 

 

 

 

 

NDLR : Faute de résoudre les problèmes du pays et les nombreuses difficultés qui assaillent les Centrafricains, le pouvoir de Bozizé n’a qu’une solution : terroriser et arrêter massivement et arbitrairement les fils du pays. Il est temps que les associations de défense des droits de l’homme se penchent sur cette recrudescence d’arrestations et détentions arbitraires de ces temps dernier par la bozizie. Elles ne peuvent pas continuer à se taire.

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 00:04

 

 

 

pelerins centros



Bangui Centrafrique 2012-10-31 19:50:54  (APA) - Le président du comité national chargé de l’organisation du pèlerinage à la Mecque (CNPM), Ahamat Déléris, s’est insurgé contre la compagnie aérienne Djeddah Aigle Aviation pour ne pas avoir honoré ses engagements vis-à-vis des pèlerins centrafricains.

 

S'exprimant lors d’une conférence de presse sur le thème « Eclaircissement sur l’Organisation du pèlerinage", il a expliqué que les 148 pèlerins constitués des pèlerins, officiels et encadreurs programmés pour se rendre à La Mecque n’ont pu effectuer le voyage parce que la compagnie nigériane Kabo Airline a exigé au CNPM de lui verser l’argent correspondant aux 400 sièges non pourvus du vol qui devrait les embarquer de Bangui à Djeddah.

 

Selon M. Déléris, "l’organisation du pèlerinage à la Mecque serait facilitée si notre pays avait une représentation diplomatique ou consulaire en Arabie Saoudite".

 

Il a promis de rembourser toutes les dépenses engagées par les "malheureux pèlerins", une fois que les responsables de Djeddah Aigle Aviation auprès de qui il aurait assuré les frais de déplacement et de séjour des pèlerins, lui aurait restitué l’argent des non partants.

 

Il a souligné "qu’on peut tout faire pour réussir un pèlerinage, mais on ne pourrait pas garantir à cent pour cent la réservation des avions auprès des compagnies de transports aériens en raison des fluctuations du taux de dollar sur le marché".


Un contingent de 542 pèlerins centrafricains se trouve présentement à La Mecque.

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 23:27

 

 

 

 

 

 

Strict contrôle sur les produits de chasse en partance de l’aéroport de Bangui

 

 

marché gibier PK 12

 

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 31 Octobre 2012 13:46


 « Désormais, tous les aliments centrafricains, notamment des produits de chasse et de pêche en partance de l’Aéroport Bangui M’Poko seront soumis à un strict contrôle des services centrafricains des Eaux et forêts et de phytosanitaire ».


C’est en ces termes que les autorités centrafricaines ont réagi le 30 octobre 2012 suite à la saisie et à la destruction jeudi dernier, de près de 400 kilogrammes de produits de chasse et de pêche dont la viande boucanée sur les passagers du vol Air France en provenance de Bangui. L’incident en question a suscité de vives réactions au sein de la communauté Centrafricaine vivant en France.


La mesure a été en effet rappelée à tous les acteurs aéroportuaires mercredi dernier, au cours d’une réunion convoquée par les autorités de l’ASECNA dans la salle de réunion de l’Article 10 à Bangui.


Selon les participants à cette réunion, « des normes réglementaires en matière d’importation et d’exportation des produits de consommation ont toujours existé, mais c’est le respect qui pose problème. D’où nécessité de rappeler tout le monde à l’ordre ».


D’après le Lieutenant Adrienne Audhass, Responsable du Service des Eaux et Forêts de l’Aéroport Bangui M’Poko, « si un passager possède désormais plus de 5 kilogrammes de la viande boucanée, il devrait se procurer d’une patente commerciale ».


De son côté, le Délégué du Directeur Général de l’ASECNA, Ange-Christian Kossi Mazouka précise que, « ces mesures réglementaires ne sont pas spécifiques qu’à la République Centrafricaine. L’ASECANA a vainement sommé les passagers concernés par ces mesures préétablies de se conformer aux règles. La tâche revient aussi aux compagnies de sensibiliser leurs clients pour éviter tout dérapage. Les aliments destinés à la consommation personnelle devraient être bien emballés ».


A titre de rappel, les responsables de l’agence Air France de Bangui ont expliqué à Radio Ndeke Luka que « c’est une question de réglementation à respecter désormais. Pour des raisons sanitaires et de la sauvegarde des espèces protégées, le transport de ces produits est interdit vers les pays membres de l’Union Européenne. Ce n’est pas uniquement la RCA qui est concernée par cette décision, mais également les pays comme le Cameroun, le Congo et la RDC (République Démocratique du Congo) et d’autres encore ».


« C’est depuis 2011 qu’Air France sensibilise ses passagers sur le transport interdit de ces viandes de brousse. La compagnie a déjà payé des pénalités imposées par la direction générale de l’aviation civile française pour avoir transporté ces produits. Elle ne veut plus s’exposer à de nouvelles sanctions. Les passagers doivent le savoir », ont-t-ils mentionné.

 


 

3 véhicules d’une ONG humanitaire attaqués à Batangafo


 

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Radio Ndéké Luka Mercredi, 31 Octobre 2012 13:44

 

Les attaques à mains armées continuent toujours d’inquiéter les habitants de la localité de Batangafo (nord). La dernière en date a été celle perpétrée le 30 octobre 2012 sur 3 véhicules de l’ONG humanitaire Solidarité basée à 25 kilomètres de cette ville. Le forfait a été commis par des hommes armés non identifiés. Bilan : une somme de 56 000 francs CFA, une moto, un téléphone portable et d’autres biens ont été emportés. 

 

Selon une des victimes jointe au téléphone par la Rédaction de Radio Ndeke Luka, « aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée. Ces malfrats, mal habillés et armés, ont prétendu être les éléments de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) branche Fondamentale. Toutefois, à vue d’œil, ces derniers sont loin de l’être ».


« La présence de ces hommes armés a été signalée depuis quelques semaines dans cette localité. Mais ils n’exercent encore aucun acte de violence sur les populations locales », a indiqué la même source.


Cette attaque vient prolonger la liste des attaques que la population de la région de Batangafo et ses environs connaissent ces derniers temps. Dans un passé récent, les habitants avaient dénoncé l’insuffisance des Forces Armées Centrafricaines (FACA) pour assurer leur sécurité.


 

 

La grève des étudiants en EPS vivement réprimée par l’OCRB


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Radio Ndéké Luka Mercredi, 31 Octobre 2012 13:42

 

2 étudiants en Education Physique et Sportive arrêtés et 2 autres blessés par balle, c’est le bilan d’une altercation survenue ce 31 octobre 2012, entre ces étudiants et les éléments de l’Office Central pour la Répression du Banditisme (OCRB). Ces derniers sont en grève pour réclamer du gouvernement centrafricain le payement de leurs 10 mois d’arriérés de bourse.

 

L’Avenue des Martyrs a été prise d’assaut dans la matinée de ce mercredi par les manifestants : l’hymne nationale a été chantée en pleine chaussée et des coups de feu ont retenti, constats faits par les reporters de Radio Ndeke Luka.

 

Après quelques minutes de violentes manifestations qui ont perturbé la circulation, les éléments de l’OCRB sont intervenus pour, non seulement disperser les manifestants, mais aussi arrêter 2 des manifestants. Les 2 autres blessés par balle ont été conduits à l’Hôpital Communautaire pour des soins intensifs, ont-ils mentionné.

 

Selon Igor Brice Ngaté, représentant du collectif de ces mécontents, « les conditions d’études sont précaires. Les responsables hiérarchiques ont été sommés depuis 4 mois à travers un préavis de grève. Seulement, aucune réponse favorable n’a été obtenue. Finalement, les étudiants se sont vus obligés de passer la vitesse supérieure. Pour l’instant, nous exigeons la libération sans conditions de nos 2 camarades, la prise en charge des 2 autres et une réponse immédiate à nos revendications ».


Radio Ndeke Luka n’a pas encore enregistré la réaction des autorités en charge de cette filière de formation.

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 03:21

 

 

 

 

 

 

Plus de soldat tchadien pour la sécurité de Bozizé

 

 

 

soldats-tchadiens-copie-1.jpg

 

 

Radio Ndéké Luka Dimanche, 28 Octobre 2012 10:55


Les forces tchadiennes vont quitter la Centrafrique. Radio Ndeke Luka a pu obtenir confirmation de l’information auprès de plusieurs sources. Nous sommes même en mesure de révéler que le ministre de l’Administration du territoire, Josué Binoua se rendra à Ndjaména lundi 29 octobre, pour discuter de ce retour.


Cette information du départ des soldats tchadiens très actifs dans la capitale centrafricaine circulait depuis deux jours à Bangui. Ella a été confirmée à Radio Ndeke Luka par une autorité gouvernementale. Les forces tchadiennes surnommées "Zakawa" formaient une partie de la garde prétorienne du président Bozizé depuis la prise du pouvoir par ce dernier en mars 2003.


Elles s’occupaient particulièrement de la sécurité du cortège présidentiel, autour du Palais de la Renaissance, du quartier de Sassara à Bangui où résident des dignitaires du régime  et une partie de la famille présidentielle, de l’aéroport de Bangui Mpoko.


On ignore encore les raisons exactes de ce départ. S’agit-il d’une décision du président tchadien Idriss Deby ? Ou est-ce à la demande du président Bozizé lui-même ? Quel est l’agenda de ce retrait ? Certaines sources laissent entendre qu’il a déjà commencé.


D’autres l’expliquent par le fait que les soldats tchadiens vivent de plus en plus à Bangui sous le regard critique de la majeure partie de la population. Pour d’autres les entorses et comportements indisciplinés exercés par ces forces sur la population centrafricaine auraient justifié cette décision.


Ce qui est sûr en revanche, c’est que le ministre de l’administration du Territoire effectue se rend à Ndjaména dans le cadre de cette opération de retrait. Josué Binoua est porteur d’un message du président Bozizé à son homologue tchadien. Aucun doute que ce message a trait à ce retrait annoncé des forces militaires tchadiennes de Centrafrique.

 

 

 

 

NDLR : D'après nos informations, un petit nombre de soldats tchadiens enturbannés affectés par Déby à la protection de Bozizé est encore resté à Bangui mais avec néanmoins de strictes consignes de discrétion car le président tchadien déplorerait les nombreux incidents dont ils sont souvent à l'origine parce que saouls et où ils tuent chaque fois des gendarmes centrafricains et où quelques-uns d'entre eux se font parfois lyncher par la population exaspérée.

 


 

 

Un conseiller économique tué par un éléphant à Bayanga


Radio Ndéké Luka Dimanche, 28 Octobre 2012 12:45

 

Un calme précaire règne ce 28 octobre 2012 à Nola (ouest) suite au décès samedi  d’un conseiller économique et social. Un décès causé par l’agression d’un éléphant en divagation. Gabriel Yikili a été tué en effet dans son champ à Bayanga, commune située à 105 kilomètres de Nola. Et, son corps a été porté en terre ce dimanche.


Dans les faits, a expliqué le correspondant de Radio Ndeke Luka, la victime et sa famille étaient en pleins travaux champêtres. Or, il se trouve qu’entre temps, l’animal a fait une mise-bas aux alentours du champ de ce conseiller. Une nativité que le propriétaire du champ ignore d’ailleurs. Tout à coup, la bête sauvage, furieuse, attaque le conseiller qui était proche d’elle. Face à la scène, ses enfants et son épouse ont pris la fuite pour se mettre à l’abri.


Et c’est finalement un coup dur de l’animal au niveau de la colonne vertébrale du conseiller qui va l’envoyer définitivement au sol pour ne plus se relever. Ce dernier a rendu l’âme sur place, sans aucun secours, ni traitement dans un quelconque centre de santé, a indiqué le correspondant.


Alertée du drame causé par cette espèce protégée, les habitants de Bayanga se sont mis dans tous leurs états. Ils ont pris d’assaut les locaux du projet WWWF en charge de la protection de la faune dans cette localité pour dénoncer des fréquents cas de divagation des éléphants dans cette aire protégée.


Le bilan fait état d’une voiture et une paillotte incendiées, des parebrises des 4 autres voitures cassées, portes et fenêtres du camp du projet endommagées.


Il a fallu l’intervention des garde-chasses du projet pour disperser la foule par des tirs de sommation. Ces gardes-chasses ont été appuyés par les Forces Armées Centrafricaines (FACA) en détachement dans la Sangha Mbaéré (ouest).

 

 

Bangui sans taxis ni bus pendant 3 jours si…


 

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Radio Ndéké Luka Samedi, 27 Octobre 2012 14:15


Le syndicat des taxis et bus se dit à bout de patience et menace de déclencher une grève de trois jours le 31 Octobre 2012. Il exige du Gouvernement la réfection imminente des routes et ponts endommagés de la capitale centrafricaine, conformément aux engagements pris. Le préavis de grève a été arrêté vendredi 26 octobre 2012 suite à l’assemblée générale extraordinaire tenue par le syndicat à Bangui en présence du Ministre centrafricain de l’Urbanisme et du Logement.


Ce dernier a néanmoins promis de satisfaire les revendications posées.  Le ministre, Pascal Koyamene, a expliqué que le Gouvernement se bat actuellement pour rassembler 324 millions de FCFA (soit environ 493902 euros). Cette somme représente le coût des travaux de réfection des avenues de la capitale devenues depuis plusieurs mois impraticables.


Pour apaiser les tensions et dissuader ce syndicat, le ministre a évoqué les travaux de remplissage de nids poule qui ont démarré il y a quelques jours dans la capitale. « Dans les 324 millions, GER a accepté de commencer les travaux avant paiement. Il est entrain de réparer les points sur l’Avenue des Martyrs. GER va aussi prendre en charge le Boulevard Général de Gaulle, à partir du PK Zéro jusqu’à Ouango».


En dépit de ces promesses du ministre, le Secrétaire Général du syndicat des conducteurs de taxis-bus, René Pierre Sokambi, demeure sceptique. « Il n’y a eu rien de concret. Le ministre ne nous a pas donné une assurance par rapport a une date buttoir. Nous lui avons dit que nous allons repartir auprès de notre base pour communiquer de nouveau avec cette base. Ce que cette base décidera sera sans doute exécuter » a-t-il regretté.


Pour l’instant, il est difficile de savoir si cette grève des taxis et bus sera observée ou annulée. Seules les bases syndicales des conducteurs des taxis et bus de Bangui vont décider dans une assemblée Générale qui sera organisée prochainement.

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 22:23

 

 

 

mecque.jpg

 


Radio Ndéké Luka Vendredi, 12 Octobre 2012 15:14


600 pèlerins musulmans centrafricains devaient partir de Bangui jeudi 11 octobre 2012 pour effectuer un des 5 piliers de l’Islam, à savoir le pèlerinage à La Mecque (Arabie Saoudite). Ils quitteront finalement la capitale avec 5 jours de retard, les 16 et 17 octobre « pour des raisons d’organisation ». Le Comité National du Pèlerinage à la Mecque explique encore que cette situation « ne  change pas grand-chose dans le programme établi ».


Selon le secrétaire général du CNPM, Yousouf  Naminguina, « la piste qui a été réservée aux pèlerins centrafricains est actuellement occupée par les pèlerins Malaisiens et les Indonésiens. Pour cette raison, la compagnie qui devrait transporter les pèlerins centrafricains nous a demandé de reporter notre départ.


Pour Yousouf  Naminguina, ce décalage n’empêchera pas les pèlerins centrafricains d’arriver avant les deux jours de prières et les deux autres jours de purification.   « Nous avons encore du temps puisque que le pèlerinage commence le 25 octobre », rassure-t-il.


Naminguina, interrogé par Radio Ndeke Luka,  a déploré que les autorités saoudiennes maintiennent depuis 15 ans le quota annuel de pèlerins centrafricains à 600. Elles se basent, a-t-il expliqué sur « un recensement de la population qui date de 1995 et qui estimait le nombre de musulmans dans le pays à 600.000 ».  Un nombre qu’il estime largement supérieur actuellement.


Pour mémoire, le pèlerinage à La Mecque est l'un des 5 piliers de l'Islam. Dans  la tradition musulmane, il permet l'expiation des grands péchés et petits péchés conformément à la parole du prophète Mahomet rapportée par Boukhari : « Quiconque fera le pèlerinage sans avoir de rapport sexuel et sans commettre de grand péché est dégagé de ses péchés et redevient comme le jour où sa mère l'a mis au monde ».


Cela à condition que son intention soit sincère envers Dieu, que l'argent utilisé pour effectuer son pèlerinage soit licite et qu'il se préserve du grand prêché.

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 02:21

 

 

 

FACA drapeau

 

 


Ils étaient des centaines de personnes à avoir pris part à la célébration, le 10 octobre, à l’Alliance française de Bangui (AFB), au 10ème anniversaire de la Journée mondiale contre la peine de mort, organisée autour du thème « Regard centrafricain sur la peine de mort ».

Initiée par le Réseau des ONG des Droits de l’Homme (RONGDH) en partenariat avec l’Ambassade de France, l’Union Européenne (UE) et le Bureau Intégré des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix en République centrafricaine  (BINUCA), la cérémonie a vu la présence de l’Ambassadeur de France, Serge Mucetti, du Chef de la Délégation de l’UE, Guy Samzun, et du Directeur de Cabinet de la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies en Centrafrique, Baboucarr Jagne.


Au nombre des activités qui ont émaillé la célébration figurent une exposition sur l’« Eclairage historique et littéraire sur une peine sombre », faite par des élèves du Lycée Charles De Gaulle, et le visionnage de  documentaires, tels celui présentant les points de vue des élèves par rapport à ce type de peine. Un autre court métrage, réalisé par les étudiants de l’Université de Bangui, a, lui, été consacré aux différentes interprétations qui sont faites de la peine de mort. Les participants ont aussi eu l’occasion de suivre  la réaction d’un échantillon de la population et des professionnels de la justice par rapport à l’exécution de la peine de mort en RCA et ses conséquences sur la société.


Autre moment forts, la projection du discours du Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, à l’occasion du colloque « Moving away from the death Penalty » en juillet 2012 à New York, suivi par le les interventions de l’ex-Premier ministre d’Espagne, José Luis Zapatero, à l’occasion du 4ème congrès mondial contre la peine de mort et de l’ancien ministre français de la Justice, Robert Badinter, à l’Assemblée Nationale française, dans le cadre du projet de loi qui a conduit à l’abolition de la peine de mort en France.


Le public a également eu droit au monologue de Jeremy Irons produit par Amnesty International. Celui-ci souligne que « la peine de mort n’est jamais à accepter, et tout le monde doit être jugé par rapport aux droits de l’homme ». Dans un échange interactif entre participants et membres d’un panel, composé, entre autres, par la Présidente du RONGDH, Me Edith Douzima Lawson, et le Président de l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la torture et la peine de mort (ACAT-RCA), Bruno Hyacinthe Gbiegba, des éclaircissements ont été apportés sur l’application de la peine de mort, ses conséquences psychologiques et l’évolution de la loi en Centrafrique par rapport à cette peine.


Comme le fait valoir le Magistrat Gervais Ngovon, « le fait de penser qu’il faut tuer celui qui a tué revient à appliquer la loi du talion alors que la loi a déjà tracé la voie à suivre ». Et selon le Président de l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la torture et la peine de mort (ACAT-RCA),  Me Bruno Hyacinthe Gbiegba, « ôter la vie du bourreau ne ramène pas à la vie la victime et la RCA se doit de se conformer aux lois internationales qui abolissent la peine de mort ».


A la lumière des différentes présentations qu’il a suivi, Emery Bomba, élève au Lycée Charles De Gaulle, a indiqué: « j’en déduis que cela n’est absolument pas une pratique à encourager, surtout dans un pays qui se veut démocratique. Il est donc urgent pour la RCA de retirer cette peine de son Code pénal». Déjà, le Gouvernement centrafricain a mis en place un comité en charge de la relecture de la loi par rapport à la peine de mort en Centrafrique. Ledit Comité vient de soumettre un projet de loi qui devrait aboutir à l’abolition de la peine de mort en Centrafrique.


 Le BINUCA, par le biais de sa Section de Droits de l’Homme et Justice, appui le Gouvernement dans la protection et la promotion des droits de l’homme, de l’Etat de Droit, de la justice et de la lutte contre l’impunité.

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 01:31

 

 

 

 

 

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BANGUI Vendredi 12 octobre 2012 | 01:08 (Xinhua) - A l'occasion de la Journée internationale de la jeune fille, les parents centrafricains sont invités à rompre avec la pratique du mariage précoce qui compromet l'avenir de leurs filles et à promouvoir leur éducation.


A Bangui, capitale de la République centrafricaine, la Journée a été marquée par une marche organisée par le ministère de l'Education en partenariat avec le Fonds de Nations Unies pour la population. L'accent a été mis sur la santé des jeunes filles, fragilisée par des grossesses non désirées et le mariage précoce qui les empêchent de poursuivre les études.


Victorine Fionganazoui, sage femme à la maternité de la ville d'Obo (sud-est), a fait savoir que son service accueille presque tous les jours des cas d'accouchements compliqués du fait du jeune âge des patientes.


"Nombreuses sont les sont des jeunes filles qui meurent pendant l'accouchement parce que leurs organes ne sont pas développés et ne peuvent donc pas supporter le processus de l'accouchement. Cette situation est souvent liée au mariage précoce Car les parents préfèrent donner leurs filles en mariage que de les inscrire à l'école", a-t-elle déploré.


"Les grossesses non désirées sont à réduire parmi les jeunes filles. Les parents doivent veiller, à l'éducation de leurs filles. Ils ne devraient plus préférer le mariage précoce à l'éducation de leurs filles", a affirmé un représentant d'une structure internationale qui travaille dans le domaine de la protection et de la protection.


A Mbaïki (sud), les chefs d'établissements regrettent la déperdition scolaire chez les filles.


"Plusieurs filles ne fréquentent pas l'école à cause du mariage forcé imposé par leurs parents. Cette manière de faire est une violation du droit à l'éducation des enfants et de la promotion du genre", souligne M. Yamawane, chef de secteur scolaire de Mbaïki.

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 23:22

 

 

 

 

 

Armoiries de la RCA


Radio Ndéké Luka Mercredi, 10 Octobre 2012 14:15

 

A l’heure où le monde est à sa 10ème célébration de la journée internationale contre la peine de mort, ce 10 octobre, la République Centrafricaine fait encore partie des 50 Etats qui valident la peine capitale dans leurs dispositifs pénaux. Même si depuis 31 ans elle n’est pas appliquée, la peine de mort  fait partie intégrante de la constitution centrafricaine. Toutefois, les négociations avec les autorités centrafricaines  sont en cour en vue de retirer la peine de mort du code pénal de la Centrafrique.

 

Contre cette pratique jugée « inhumaine » par les 130 pays qui l’ont abolie, la République Centrafricaine reconduit, après chaque modification de son code pénal, la peine de mort parmi les sanctions judicaires valables d’être infligées à un homme qui enfreint la loi.

 

A l’occasion de la journée internationale contre la peine de mort, célébrée aujourd’hui, le président de l’Action Chrétienne pour l’Abolition de la Torture (ACAT), Me Hyacinthe Gbiegba, déclare que « des démarches sont entreprises auprès des autorités centrafricaines pour une abolition totale de la peine capitale en RCA ».

 

Vu l’importance de la question, Me Hyacinthe Gbiegba révèle aussi que  « nous venons de saisir le Président de la République, François Bozizé, pour lui demander de prendre une décision politique allant dans le sens de l’abolition de la peine de mort ».

 

En ce jour, l’ACAT fait également un plaidoyer auprès du Gouvernement centrafricain pour appuyer la demande déjà faite au Chef de l’Etat, François Bozizé.

 

Pour les pays qui ont mis un terme à la peine de mort, l'idée selon laquelle l'on puisse mettre fin à la vie d’un humain au nom de la justice « va à l'encontre des valeurs de l'humanité elle-même » commente le monde.fr ce 10 octobre. Il argumente en jugeant que « la peine capitale est incompatible avec le respect des droits de l'homme » car « l'exécution des personnes innocentes suffit à vider la peine capitale de toute légitimité ».

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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 17:39

 

 

 

 

 

ecole en RCA


 

 

Radio Ndéké Luka Samedi, 06 Octobre 2012 13:12

 

Les autorités centrafricaines s’engagent à combattre l’exploitation des enfants en âge d’école  dans des chantiers miniers. Généralement en période des cours, la majorité d’écoliers et de lycéens des régions minières centrafricaines, désertent les concessions scolaires pour des chantiers de diamants et or. Pour faire face à ce problème notamment dans la Sangha Mbaéré, les autorités locales invitent les parents à coopérer en motivant leurs enfants à reprendre le chemin de l’école.

 

Selon des constats faits par le ministère centrafricain de l’éducation et rapportés par le correspondant de Radio Ndeke Luka à Nola, au cours de nombreuses années, les enfants se font de plus en plus enregistrer au niveau des chefs de chantiers de diamants et or que sur le registre d’appel des enseignants. De ce fait, l’on assiste chaque année à un taux de scolarisation décroissant dans cette région.

 

Pour ramener ces derniers sur les bancs, le Ministère Centrafricain de l’Education Nationale en collaboration avec l’UNICEF et les ministères de Justice, des Mines et du Travail lancent ce lundi 8 octobre,  une campagne de lutte contre l’exploitation des enfants en âge scolaire dans les chantiers miniers à Nola (ouest). Le correspondant indique également que cette  campagne va concerner dans un premier temps la Sous-préfecture de Salo et la Commune de Bilolo.

 

Aux parents qui, de manière directe ou indirecte favorisent cette baisse de taux de scolarité dans la localité, le député de la circonscription de Nola I (ouest), Sony Mpokomandji, rappelle que « les enfants ont droit à l’éducation et que, leur place n’est pas dans les chantiers mais à l’école ».

Pour que cette campagne puisse atteindre son but, il est impératif que les parents d’enfants susceptibles d’aller à l’école « barrent la route à cette forme d’exploitation en interdisant leurs enfants de regagner les chantiers », souhaite le député de NolaI.

 

Cette mission conjointe de lutte contre cette exploitation est arrivée dans la ville de Nola ce 5 octobre et se dirige actuellement vers la Sous-préfecture de Salo pour démarrer la campagne le lundi prochaine.

 

Il convient de rappeler que, la préfecture de la Sangha Mbaéré, est l’une des régions minières de Centrafrique où l’exploitation artisanale de diamants et or est pratiquée par un fort taux de la population.

 

 

 

NDLR : Excellente initiative mais il ne faut pas oublier que la faim est une des raisons qui poussent certains enfants à déserter l’école. Il faut aussi trouver des solutions appropriées à la dénutrition infantile qui sévit également dans les régions minières depuis ces derniers temps en bozizie. 

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