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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 00:59

 

 

 

justice (balance)

 

Rebondissement dans l’affaire que nous avons précédemment relatée dans nos colonnes. Nous vous annoncions les travers de la justice à travers les micmacs du propriétaire de Renault Scar, société de distribution de voitures, ayant décidé de faire main basse sur toutes les richesses du pays. Nous apprenons qu’il est désormais propriétaire de l’hôtel Oubangui, anciennement Safari Hotel, en brandissant ses relations avec Bozizé.


Il a décidé de récupérer sans bourse déliée la société SCD. Constatant que toutes les voies de droit sont épuisées, en dehors d’un recours auprès de la Cour de Justice d’Abidjan, la dernière trouvaille de Fadoul, c’est de brandir que les fonds qui ont été prêtés à la société SCD sont d’origine douteuse.  Très rapidement, le Procureur de la République, le très serviable Alain Tolmo, celui qui tremble devant les truands de tout bord, est mis à contribution.


Nous vous mettons en copie un message porté du Directeur des Affaires de Pénale et de Grâce, supérieur hiérarchique de Tolmo et Patron du Parquet, qui ordonne tout simplement à ce Tolmo l’exécution de la décision de justice.


Mais coup de théâtre, faisant fi de cet ordre, Tolmo envoie à son tour un message porté à Apatio, Huissier de Justice pour lui demander de suspendre l’exécution de la décision. Tout cela le même jour.

Selon des indiscrétions, Fadoul et sa bande seraient rendus au Ministère de la justice menacer le Directeur des Affaires de Grâces Pénales, avec la complicité de Maître Opalegna, celui qui était chargé d’espionner sous Patassé.


Le Ministre de la Justice lui-même aurait ordonné au même Directeur d’annuler son message porté et de violer la loi. A titre de rappel, le Ministre de la Justice était Vice-Président de la Cour Commune Il est Chargé de la Moralisation.


Donc désormais, le Ministre est dans le coup.


En fait, en guise d’enquête sur des prétendues fonds mafieux, renseignement pris, ceux qui sont sensés portés l’accusation de blanchiment d’argent sont les 3 Avocats de la partie adverse, Maitres Tengue, Opalegna et Nana. Alors qu’ils sont sensés allés déposer leurs preuves, personne ne s’est présenté à la brigade territoriale, à la grande colère de l’enquêteur qui s’impatiente. Maitre Nana, interrogée, a fui, en disant qu’elle ne connait rien de tout ça et n’a rien à y voir. C’est tout à son honneur. En dehors de l’espion Opalegna, Tengue est un récidiviste ayant préalablement été chassé de la banque CBCA pour malversation financière, avant d’échouer au barreau de Bangui. A se demander si l’organisation mafieuse ce n’est pas eux.


Les partenaires au développement, qui luttent pour l’indépendance de la justice et la transparence doivent se saisir de cette histoire.


En tous les cas, seule une décision de justice contraire peut empêcher l’exécution de cette décision. 

Affaire à suivre.


La rédaction

 


 

NDLR : Ci-dessous, voici les fac simile des messages portés, le premier émanant du Directeur des affaires pénales et des grâces de la Chancellerie vis à vis de qui le Procureur de la République manifestement manipulé et instrumentalisé, (voir second message porté), entre ouvertement en guerre en demandant qu'il soit sursis à ses ordres. Du jamais vu ! Où sommes-nous dans cette République centrafricaine de la bozizie ?

 


 


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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 23:07

 

 

 

eau-en-rca.jpg

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 06 Décembre 2012 14:19

La population de Obo dans le Haut-Mbomou (Extrême Est) est exposée à une rude saison sèche. Elle doit vivre cette réalité en plus de l’insécurité permanente liée aux exactions des hommes de la LRA. Loin d’être une catastrophe climatique, la saison sèche 2012 frappe pour cette fois, ladite ville avec un peu plus de sévérité. Pénurie d’eau, rareté de certains produits vivriers et une crevasse de la peau en sont le lot. Cette information nous a été rapportée ce 6 décembre 2012 par le correspondant de Radio Ndeke Luka à Obo.


Depuis plus de trois semaines, le début des temps secs font tarir de nombreux puits et forages dans la ville de Obo. L’accès   à l’eau potable devient de plus en plus distant pour de nombreux ménages. En plus, c’est un parcours de combattant. Femmes et enfants doivent faire de longues queues quotidiennes pour s’approvisionner en eau potable. 


Les habitants font aussi face à des nuits intensément froides et des jours excessivement chauds. Le correspondant parle d’un soleil caniculaire.

Le vent sec y souffle à longueur de journée. Pour conséquence, la peau de nombreux enfants et autres personnes ne pouvant s’offrir du lait corporelle se dessèche et blanchie. Le vent en question froisse et craquèle les lèvres a expliqué notre correspondant.


L’impact de cette sècheresse touche en plus le régime alimentaire de la population de cette localité. Certains légumes et produits vivriers se perçoivent occasionnellement ou pas sur les marchés de la ville. Julienne, mère de famille rencontrée par le correspondant, a confirmé cette information après avoir effectué une tournée infructueuse sur les marchés de la ville. Elle n’a rien trouvé de ce qu’elle veut pour nourrir sa famille.


Par contre, ce soleil d’aplomb constitue une plus-value pour les vendeurs et consommateurs du manioc de la localité. Les tubercules de manioc sèchent plutôt que d’habitude, histoire de vendre rapidement. Cependant, les vraies raisons de cette saison sèche aux allures sévères à Obo ne sont encore pas connues des autorités de ladite ville, encore moins du Gouvernement centrafricain. Toutefois, devant ce problème naturel contraignant et qui dure souvent près de six mois dans cette région, la population de Obo se dit passive. Par contre, elle souhaite déjà le retour des pluies pour bouter cette étouffante saison, a conclu le correspondant.

 

Par ailleurs, cette ville, quand bien même isolée de Bangui et affectée par des problèmes d’insécurité, enregistre en 2012 une croissance démographique sans précédent. Pour la population autochtone, cette fertilité proviendrait de la consommation du sel iodé. Aussi, une bonne partie de ce peuplement émigre depuis fin novembre dernier vers le sud soudan jugeant qu’il fait beau vivre dans ce pays voisin de la Centrafrique.

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 19:16

 

 

 

justice--balance-.jpg

 

 

On apprend à l’instant que désormais certaines personnes sont au-dessus de la loi et par la force de leurs relations et du canon peuvent dicter leur conduite à la justice et s’asseoir sur des décisions rendues exécutoires.

Qu’on en juge :

La société SCD est une société qui exerce ses activités dans la Lobaye, sous la direction du sulfureux italien Bagarella. Ce Bagarella a exercé en Côte d’Ivoire, avant de prendre la poudre d’escampette et de laisser une ardoise estimée à des milliards de FCFA, avec des familles laissées sur le chemin.

Après avoir bourlingué en Sierre Leone et au Ghana, avec la même pratique, il atterrit en RCA  et se met en tête de refaire la même chose.

Il réussit à convaincre une société de droit américain, World Wide International de lui avancer des fonds pour l’achat des équipements nécessaires au lancement des activités. Très convaincant, avec un bagou irrésistible comme savent l’avoir les bons truands, les dirigeants de la société World Wide lui avancent la coquète somme de 1 200 000 euros, à charge pour lui de procéder au remboursement.

La société Word Wide  entre également à hauteur de 22% dans le capital de la société. Nous sommes en 2007.

Les mêmes faits placés dans les mêmes conditions produisant les mêmes effets, Bagarella travaille, ne rembourse pas ses dettes. Au contraire, il vire l’argent sur un compte logé à la Chabi du Maroc, Avenue Kleber à Paris.

Tant et si bien que, de guerre lasse après plusieurs tentatives infructueuses, la société World Wide décide une première fois de saisir la justice et de désigner enfin ses administrateurs dans la SCD.

Machiavélique, Bagarella donne l’impression d’entendre raison et de payer. Il rembourse jusqu’à un certain montant, reste 350 000 000 FCFA.  Las, le naturel reprend le dessus. Il saisit le tribunal de commerce de Bangui en 2010, pour que le Tribunal efface 100 000 000 F CFA de la créance de la société World Wide. Du jamais vu ! Mais non ! Nous sommes en Centrafrique. Le tribunal accorde cette faveur, d’autant plus que la société World Wide n’est pas au courant.

Après avoir vainement attendu, la société World Wide décide de saisir la justice et recontacte un Avocat. Lequel découvre l’étendue des dégâts. Mais en bon praticien, réussi,  malgré les tentatives de corruption et d’intimidation, à obtenir une décision, confirmée en appel et demandant à la société SCD de payer 351 000 000 F CFA à la société World Wide.

Une saisie est pratiquée, et fidèle à ses habitudes, Bagarella prend la poudre d’escampette. 

Sur ces entrefaites survient un certain Fadoul, propriétaire de Renault, société basée à Bangui. Lequel a été contacté par Bagarella. Ce Fadoul possède également des sociétés dans le bois en Côte d’Ivoire, et est actionnaire dans une société de bois à Bangui, SCAF, laquelle est actuellement en saisie pour des pratiques douteuses.

Le dénommé Fadoul envoie son bras droit à Bangui du nom de Wissam, lequel roule des mécaniques, se promène avec aide de camp.

Wissam, à l’entendre parler, a décidé avec son patron Fadoul de sauver la RCA et de lui amener des investisseurs. Il a décidé de sauver cette société par pure philanthropie. D’ailleurs, la société World Wide est dirigée par quelqu’un qui est dans la mafia, qui a abusivement utilisé à son insu le nom d’un fils du Chef de l’Etat. Et il considère que la loi n’a pas été dite, il faut refaire ce procès pour que lui puisse accepter cette décision. Rien que ça !

Il décide d’aller voir le Procureur de la République, Alain Tolmo, spécialiste des accusations de coup d’Etat avec 200 euros, pour l’impressionner et lui remettre un soi-disant document qui prouve que la société World Wide est dans la mafia.

Pour se faire entendre, il enrôle un certain « Colonel » Dazoumi, lequel reçoit un véhicule bleu de marque Mitsubishi pick-up, vendu par la société de Monsieur Fadoul.

Dazoumiappelle Tolmo et l’instruit afin de donner une suite favorable à la demande de ce bienfaiteur. Tolmo appelle l’huissier de justice Apatio, le menace et lui demande de tout arrêter immédiatement.

Entre temps, d’autres pressions sont exercées sur d’autres magistrats, pour leur demander de suspendre l’arrêt de la cour d’appel devenu pourtant exécutoire ! En toute illégalité, parce qu’en la matière, c’est désormais la Cour Commune de Justice d’Abidjan qui est compétente. L’actuel Ministre de la justice le sait, il a été Vice-Président de cette cour.

Aujourd’hui, la question est celle de savoir si des Libanais peuvent venir faire leurs lois, déculotter les magistrats, leur donner des miettes, les humilier, se prétendre du pouvoir.

Contacté, l’avocat de la société victime de ses agissements, Maître Crépin Mboli-Goumba, dit mener un combat de principe pour le triomphe du droit et déterminé à aller jusqu’à Abidjan s’il le faut.

 

La rédaction

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 02:09

 

 

 

 

logo ONU


 

BANGUI, République Centrafricaine, 26 novembre 2012/African Press Organization (APO)/ La Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour la lutte contre la violence sexuelle dans les conflits, Mme Zainab Hawa Bangura, effectuera du 5 au 13 décembre une visite en Centrafrique.


Cette visite, la première du genre en Afrique de Mme Bangura depuis sa nomination en juin 2012, lui permettra de se familiariser avec la situation de violence sexuelle liée aux conflits en République Centrafricaine et de s’enquérir, auprès des principaux acteurs locaux et de la communauté internationale, des défis y relatifs.


Sur place, il s’agira en effet pour Mme Bangura, qui sera accompagnée d’une équipe d'Experts en matière de l'Etat de droit et la violence sexuelle dans les conflits, ainsi que du Coordonnateur régional chargé de la violence basée sur le Genre, d’échanges avec divers interlocuteurs, dont les acteurs judiciaires et ceux oeuvrant en faveur du respect des droits de l’homme, les forces sécuritaires et de défense, la société civile et les ONG, etc.


La Représentante spéciale du Secrétaire général, dont l’agenda prévoit des visites de terrain, aura également à passer en revue les mécanismes de protection et de réponse existants et identifier les domaines devant être renforcés afin de rendre la réponse en la matière plus effective et efficace. Autre action, renforcer la coopération entre le Gouvernement et le système des Nations Unies dans ce domaine.


La visite de la Représentante spéciale s’inscrit dans le cadre de la Résolutions 1820 (2008) du Conseil de Sécurité des Nations Unies, laquelle « souligne que, utilisée ou commanditée comme arme de guerre prenant délibérément pour cible des civils, ou dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique dirigée contre des populations civiles, la violence sexuelle peut exacerber considérablement tout conflit armé et faire obstacle au rétablissement de la paix et de la sécurité internationales » et affirme que « des mesures efficaces tendant à prévenir et réprimer ces actes de violence sexuelle peuvent contribuer grandement au maintien de la paix et de la sécurité internationales », et des Résolutions 1888 (2009) et 1960 (2010).


Cette visite est appuyée par le Bureau Intégrée des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix en Centrafrique (BINUCA), qui oeuvre, entre autres, en faveur du renforcement des capacités des femmes en vue de leur meilleure représentativité dans les instances décisionnelles, la lutte contre toutes formes de violences dont elles sont victimes, tout en facilitant la prise en compte de la dimension genre dans les différents domaines d’activités de la Mission.

 


 

CONTACTS PUBLIC INFORMATION SECTION || BINUCA


Chef de Section Information et Porte-parole: Mme Ikavi Uwolowulakana - +236 75 49 53 83, ikavi@un.org

SITE WEB DU BINUCA: http://binuca.unmissions.org


 

SOURCE : Bureau Intégré des Nations Unies en Centrafrique (BINUCA).

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 01:32

 

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Lundi, 26 Novembre 2012 13:45

 

Le phénomène des enfants de la rue reste un défi majeur à relever en République Centrafricaine. Tandis que le monde célèbre ce 26 novembre la 3e journée des enfants de la rue, en Centrafrique, aucune cérémonie officielle n’est organisée à leur honneur. Pourtant, les marchés, les coins et recoins de la Capitale centrafricaine et de certaines villes de provinces, accueillent des centaines voire des milliers de ces enfants. Malgré certaines volontés consenties à leur endroit, de gros efforts restent à faire pour réduire considérablement le nombre d’enfants errants en RCA.


Une poignée d’enfants de la rue interrogés par Radio Ndeke Luka ce 26 novembre, ont affirmé que, « les conditions dans lesquelles nous vivons sont terrifiantes et pas du tout enviables…Nous redoutons les policiers, la pluie et les personnes qui nous battent rien qu’à la vue ».

 

Pourquoi y sont-ils et pourquoi y restent-ils ? Certains y vont de leur gré et d’autres s’y trouvent par qu’ils ont été contraints par les aléas de la vie. Telles ont été les raisons données par ces enfants.

 

Toutefois, Auriol Ngoyamode, un enfant de la rue qui a regagné le domicile familiale après 5 mois d’errance au marché Km5 à Bangui, a indiqué qu’il devait transporter les bagages d’un commerçant depuis le dépotoir jusqu'au marché pour survivre. « C’était un travail très laborieux », a ajouté le jeune homme.

 

C’est également ce que vit encore Elodie, une orpheline de 12 ans et servante dans un restaurant à Bouar (ouest). Elle a laissé entendre au correspondant qu’elle doit, à longueur de la journée, accomplir des tâches ardues pour ne gagner que deux plats de nourritures à la tombée de la nuit. « Parfois, les deux plats me sont suspendus pour de petites erreurs commises », a-t-elle précisé.

 

Le correspondant de signaler que certaines ONG et autres institutions œuvrent sensiblement dans la ville de Bouar pour regrouper certains enfants de la rue en un lieu.

 

Le comble est qu’entre autres, à Boali (Centre-sud), ces enfants retranchés dans les marchés s’adonnent à la toxicomanie au vu et au su de tout le monde. Pour le cas spécifique de cette ville, aucune institution ne les assiste. Notre correspondant dans cette ville a de plus précisé que quelques personnes sensibles volent temporairement à leur secours.

 

En revanche, ces enfants ont dit à Radio Ndeke Luka qu’ils fondent essentiellement leur espoir sur le Gouvernement centrafricain pour les aider à quitter la rue et garantir leur avenir.


Pour l’heure, plus de120 millions d’enfants vivent dans les rues à travers le monde. Cette estimation résulte d’une étude conjointe du Bureau Internationale du Travail (BIT) et l’UNICEF publiée ce matin 26 novembre à l’occasion de cette journée.

 

Le rapport d’étude ajoute aussi que, quelque soient les lieux dans lesquels ils se trouvent, ces enfants sont jour pour jour exposés à de nombreux dangers. Ils sont meurtris par les intempéries, les privations, le dénuement, les maladies, les accidents et l’indifférence. A cela s’ajoutent la précarité, la violence, les sévices sexuels, la loi du plus fort qui les exposent aux rencontres et influences les plus nuisibles.

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 04:30

 

 

 

 

 

vaccination contre la polio

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 21 Novembre 2012 16:20

 

La population de Kaga Bandoro et ses environs (nord) sont exposées ces derniers aux risques des maladies liées à la consommation de la viande bovine. Une partie des éleveurs confondent la vaccination administrée gratuitement contre la poliomyélite aux enfants de 0 à 5 ans à celle des bovins. Ils souhaitent ainsi bénéficier de la même gratuité. Une situation qui expose justement les consommateurs à des dangers au plan sanitaire.

 

Cette information a été confirmée par un agent des services vétérinaires de la région et relayée ce 21 novembre 2012 par le correspondant de Radio Ndeke Luka.

 

La réticence se développe surtout dans les villages Zando, Kpokpo, Pathio et Yamissi, situés dans la commune de Nana Houta (nord). Ces localités sont pourvoyeuses de la ville de Kaga Bandoro en viande, en cheptel de bétail, a indiqué le correspondant.

 

Selon l’agent des services vétérinaires, certains éleveurs vendent leurs bêtes sans aucun contrôle médical encore moins une vaccination appropriée. A titre d’illustration, un éleveur de la région a même déclaré que, si ses bœufs meurent d’épidémie, il pourrait faire de la fraude, pourvue qu’il récupère son argent.

 

Un autre décide même de faire vacciner ses animaux au mois d’avril 2013. Pour lui et ses amis de cette filière, la vaccination des bêtes devrait être aussi gratuite comme celle contre la poliomyélite.

Il est à noter que le secteur de l’élevage dans la région de Kaga Bandoro a été durement affecté par les crises militaro-politiques. A cet effet, le risque des maladies des bêtes destinées à la consommation reste préoccupant.

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 23:37

 

 

 

 

ruban sida



GENEVE (AFP) - 20.11.2012 13:43 - L'Afrique subsaharienne a connu un net déclin des nouvelles infections et des décès liés au sida ces dernières années, avec un net progrès dans la prévention concernant les enfants, indique mardi dans son rapport annuel l'ONUSIDA.

 

Le nombre de décès est passé à 1,8 million en 2005 à 1,2 million en 2011 soit une baisse de 32% en six ans. Le nombre de nouvelles infections est estimé à 1,8 million en 2011 contre 2,4 millions en 2001, une baisse de 25% en dix ans.

 

Entre 2009 et 2011 le nombre d'enfants nouvellement infectés par le VIH en Afrique subsaharienne a diminué au total de 24%, avec des progrès nettement plus spectaculaires (déclin de 40 à 59%) dans six pays, Afrique du sud, Burundi, Kenya, Namibie, Togo et Zambie. Dans quatre pays le nombre d'infections s'est accru, en Angola, Congo, Guinée Bissau et Guinée Equatoriale.

 

Ces progrès notoires ne doivent pas faire oublier que l'Afrique subsaharienne est la région la plus touchée dans le monde. En 2011 on estime que 23,5 millions de personnes y vivent avec le VIH soit 69% de ceux qui sont affectés dans le monde, dont 92% des femmes enceintes vivant avec le VIH. Plus de 90% des enfants ayant contracté le VIH en 2011 vivent aussi dans cette zone.

 

L'organisation ONUSIDA relève des progrès dans le nombre de personnes traitées, dans les opérations de dépistage, et pour quelques pays dans le financement interne de la riposte.

 

Alors que dans 21 pays l'aide internationale représente plus de 50% des investissements contre le VIH, le financement national atteint plus de 75% en Afrique du sud et au Botswana, plus de la moitié en Namibie, Gabon et Maurice. Le Kenya a doublé ses dépenses domestiques entre 2008 et 2010, le Togo entre 2007 et 2010 et le Rwanda entre 2006 et 2009.

 

© 2012 AFP

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 04:17

 

 

 

 

 

mere-et-enfant.jpg


 

 

Bangui, 8 nov. (ACAP)-Le ministre de la Santé Publique de la Population et de la lutte contre le Sida, Jean Michel Mandaba a déploré le drame que vit la République Centrafricaine en matière de mortalité maternelle, dont le ratio est estimé à 850 décès de femmes pour 100.000 naissances vivantes, à l’ouverture des travaux de l’atelier d’élaboration des messages clés sur la lutte contre les pratiques sociales discriminatoires et les violences sexuelles qui augmentent la mortalité maternelle en République Centrafricaine, lundi 5 novembre 2012, à Bangui.

 

L’objectif de l’atelier est d’élaborer les messages clés en vue de sensibiliser les communautés sur les pratiques traditionnelles néfastes qui constituent les violences à l’égard des femmes afin de réduire la mortalité maternelle infantile en République Centrafricaine    

 

Durant trois jours, une vingtaine des professionnels des médias et les représentants des ONG locales ont été édifiés sur la problématique de la mortalité maternelle et la situation de la violence basée sur le genre en RCA. 

 

Le ministre Mandaba a relevé que les différentes pratiques sociales discriminatoires, les violences sexuelles telles que les violences physiques, les grossesses non désirées, les grossesses précoces, les interruptions volontaires de grossesses, l’excision, les interdits alimentaires et autres tabous que vivent quotidiennement les femmes contribuent de façon non négligeables à augmenter la mortalité maternelle en République Centrafricaine.  

 

Il a souligné qu’environ cinq femmes meurent chaque jour en RCA des suites de complications liées à la grossesse et à l’accouchement, ajoutant que certaines de ces complications découlent des pratiques traditionnelles néfastes à la santé de la femme. 

 

C’est pourquoi, le ministre Jean Michel Mandaba a réitéré l’engagement du gouvernement centrafricain à mettre tout en œuvre pour lutter contre les cas de décès de femmes et atteindre ainsi l’objectif Numéro 05 du Millénaire, qui est d’accélérer la réduction de trois quart des taux de mortalité maternelle par rapport aux taux présents, d’ici 2015.  

 

Il faut rappeler que la République Française s’est engagée lors de la réunion du G8 des 25 et 26 juin 2010 à Muskoka, au Canada, à allouer un montant de 500 millions d’euros pour lutter contre la mortalité maternelle. Cet appui s’inscrit dans le cadre d’un projet sous-régional du Fonds de Solidarité Prioritaire qui est mis en œuvre par ONU-FEMMES en partenariat avec les autres Agences du Systèmes des Nations Unies.

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 19:51

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

 

 

Bangui : « Le centrafricain mange désormais au moins une fois par jour » (dixit Fidèle Gouandjika)

 

 

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Bangui, 8 novembre 2012 (RJDH) - Le Centrafricain mange désormais au moins une fois par jour d’après le ministre de l’agriculture Fidèle Gouandjika. L’information est rendue publique ce 8 novembre au RJDH. Selon le ministre, la situation est en amélioration pour qu’à l’horizon 2020, le centrafricain ait la capacité de manger un plat copieux trois fois par jour.


La réponse du ministre est relative à la plainte de la population qui affirme ne pas manger correctement ne fût-ce qu’une seule fois par jour, alors que Fidèle Gouandjika avait déclaré en janvier 2009, pouvoir œuvrer pour donner la possibilité à la population de manger trois repas au quotidien.


Le ministre formule son argument à base des « témoignages de la population, des rapports d’experts et des reportages et micros-trottoirs faits par la presse ». Pour lui, « ce n’est pas vraiment suffisant pour que la population mange seulement une fois par jour. Mais nous pouvons dire que la situation se stabilise et c’est une excellente nouvelle que toute la population doit s’en réjouir ».


Dans les villes et les villages de Centrafrique, le constat est presque identique. Non seulement qu’il est difficile de trouver de quoi manger, mais les rares repas que chaque famille s’offre, n’est pas souvent de bonne qualité. Les ménages préfèrent privilégier la quantité que la qualité du repas.


Pour Fidèle Gouandjika, « le pays commence à offrir à la population des conditions favorables pour lui permettre de cultiver afin de s’offrir de bonne nourriture. Il appartient à tout un chacun de travailler dur ».


Le ministre de l’agriculture a évoqué les crises militaro-politiques qu’a connus le pays comme la véritable pièce maitresse de la sous-alimentation que connaisse la population centrafricaine. Pour lui « Le sol centrafricain est très propice à l’agriculture. Il suffira d’une seule décennie de stabilité pour que le pays connaisse un véritable boum de développement à cause de l’agriculture qui représente 54% du PIB du pays ».


Cette nouvelle est rendue publique alors qu’une crise alimentaire a été déclarée par la communauté humanitaire présente en République centrafricaine, dans la région de Vakaga (nord-est). La crise concerne plus de 45 000 personnes.

 

 

NDLR : Le milliardaire de Boy-Rabe qui lui roule dans la boue de Bangui dans ses limousines, se moque vraiment des Centrafricains. Si lui dont le salaire de ministre sert juste comme argent de poche a les moyens de festoyer et faire la bamboula à la boîte de nuit du Ledger Plazza en buvant du champagne, c’est très loin d’être le cas du citoyen centrafricain lambda qui contrairement à ses allégations, continue de peiner pour trouver de quoi ne pas mourir de faim.  

 

 

 

 

Bangui : Les personnes vivant avec le VIH s’organisent pour leur cause

 

 

 

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Bangui, 8 novembre 2012 (RJDH)- Les personnes vivant avec le VIH/Sida continuent d’être stigmatisées en Centrafrique. Pour remédier à ce problème, elles prévoient mettre en place un bureau dénommé ‘’Vie associative’’ composé des membres du Réseau des personnes vivants avec  le VIH (RECAPEV), pour défendre leur cause.


Ce comité sera chargé de traiter les questions liées aux conditions de vie de ses membres, notamment les victimes d’agressions, de stigmatisation et de discrimination. Une formation des dix membres de la coordination du RECAPEV est prévue la semaine prochaine à Boali, pour les initier à établir des plans d’action en vue conduite les activités.


Les discriminations à l’égard des personnes vivant avec le VIH sont nombreuse tant à Bangui, qu’à l’intérieur du pays. « J’ai été humiliée, dénigrée suite à mon statut de séropositif. Quand je tombe malade je n’ai pas d’argent pour payer des médicaments, le pire est que je n’ai rien à manger pour suivre le traitement des antirétroviraux, ce qui m’a poussé a abandonné la prise de ces médicaments », a témoigné une jeune femme âgée de 25 ans.


La gestionnaire-comptable du RECAPEV, Marie Gbénou,  a quant à elle souligné que des cas similaires sont fréquents. « Nous n’avons pas le pouvoir de juger ni de poursuivre les présumés agresseurs des malades du sida », a-t-elle fait savoir.

 


 

Boda : Le manque de personnel et d’infrastructure scolaire pose de problème à Boganangone

 

 

ecole en RCA

 

 

Boda, 8 novembre 2012 (RJDH)- La scolarisation des enfants dans la commune de Boganagone, localité située à 150 kilomètres de la ville de Boda (sud) pose un véritable problème. Ce problème est  lié au manque d’enseignants qualifiés et à l’absence d’infrastructure scolaire, a fait observer le chef secteur scolaire de la localité, Eric Patric Bounguélé.


« Un peu partout dans la communes, les écoles primaires connaissent un manque cruel d’enseignants qualifiés. Les salles de classes ne sont tenues que par des maîtres-parents », a-t-il expliqué.

Eric Patric Bounguélé, a par ailleurs relevé l’absence d’un établissement scolaire dans la localité, ce qui entraine parfois la déperdition scolaire.


« Compte tenu des distances que parcourent les élèves qui sont admis au concours d’entrée en 6ème pour aller étudier soit à Boda ou Yaloké. Certains élèves abandonnent les études au profit des activités dans les chantiers d’extraction de l’or, chez les garçons et le mariage précoce pour les filles », a-t-il ajouté.


La commune de Boganagone compte plus de 30 000 habitants. C’est l’une des localités où la scolarisation est lésée au profit des activités minières.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 19:40

 

 

 

 

 

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(OperationsPaix.net 08/11/2012)

 

 Le Directeur général de la Gendarmerie nationale centrafricaine, Pierre Chrysostome Sambia, et la responsable de l’unité des institutions sécuritaires du BINUCA, Sossi Tatikyan, ont ouvert hier la formation des officiers de police judiciaire (OPJ) de la gendarmerie nationale. « Cette formation se justifie par les modules sur les droits de l’Enfant, le concept genre et la RSS qui seront développés par les officiers du BINUCA.


L’importance de cette formation se situe dans la complexité de la mission de la police judiciaire pour une justice qui garantit les droits reconnus aux citoyens par la Constitution », explique Mme Tatikyan. Cette formation accueille 25 commandants d’unités territoriales et se déroule du 6 novembre 2012 au 5 janvier 2013. Elle a pour objectif d’initier les OPJ aux instruments juridiques et aux procédures judiciaires, ainsi qu’à améliorer leurs capacités dans le domaine de la police judiciaire.

 

(Source : ONU)

 

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NDLR : On a beau avoir les OPJ les mieux formés, tant que les autorités de la bozizie ne se départiront pas de leur conception moyenâgeuse de la justice et du droit, on ne sortira pas du tunnel et de l’obscurité. Actuellement par exemple, dans nombre de cas, les délais de garde à vue des prévenus ne sont jamais respectés. Pourquoi ?

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