Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

19 août 2008 2 19 /08 /août /2008 16:33



APA Bangui 2008-08-19 (Centrafrique) Le personnel de la Société centrafricaine des télécommunications (SOCATEL) a décidé lundi, au cours d’une assemblée générale, de reconduire la grève déclenchée le 11 août dernier pour revendiquer le paiement de trois mois d’arriérés de salaires et le financement du projet de la téléphonie mobile pour un coût de 1milliard de FCFA.

«Le mouvement de grève est reconduit une fois de plus pour une durée de huit jours car nos revendications sont restées insatisfaites jusqu’au jour d’aujourd’hui», a indiqué à APA le délégué du personnel Etienne Kangabé, qualifiant «d’infondées» les informations faisant état du versement de 500 millions de FCFA par le gouvernement centrafricain.

«La SOCATEL n’a reçu aucun rond dans sa caisse de la part du gouvernement et donc la grève va se poursuivre jusqu’à satisfaction totale des revendications», a conclu M. Kangabé.

Dans un communiqué publié dimanche dernier, le président du conseil d’administration de la SOCATEL, M. Lévys Yakité, a appelé le personnel à reprendre le travail dès lundi matin car le gouvernement venait de débloquer 500 millions CFA représentant la moitié de la somme revendiquée pour payer les arriérés de salaires et les équipements techniques.

La grève du personnel de la SOCATEL perturbe le réseau Internet dans les cybers café à Bangui.

Ndlr Centrafrique-Presse : La prétendue « libération » des Centrafricains depuis le 15 mars 2003 tourne pour eux en véritable cauchemar. C’est étrange d’entendre le bouffon de Fidèle Ngouandjika parler encore sur RFI de « mauvaise gestion à la SOCATEL » alors que depuis le coup d’Etat on croyait qu’ils avaient viré tous les mauvais gestionnaires et désigné de meilleurs. C’est tout simplement un aveu d’incompétence et le retour de bâton pour lui et ses obligés de PCA et de DG de la SOCATEL. Ils totalement déréglé le paysage des télécommunications du pays, sont tous corrompus jusqu’à la moelle mais continuent de faire du bruit. C'est bien connu, les tonneaux vides....! 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
19 août 2008 2 19 /08 /août /2008 16:13




APA Bangui 2008-08-19 (Centrafrique) Les centrales syndicales centrafricaines ont exigé l’apurement des cinq mois d’arriérés de salaires dus aux travailleurs par l’actuel régime du président François Bozizé, au pouvoir depuis mars 2003, dans un communiqué rendu public, lors d’une rencontre d’évaluation des travaux du comité mis en place après la rencontre entre le gouvernement et les six centrales syndicales, le 25 février.

Les syndicats exigent aussi le déblocage des effets financiers des avancements dans la fonction publique, indique le communiqué, ajoutant que les partenaires sociaux viennent d’être désagréablement surpris que le collectif budgétaire examiné par l’actuelle session extraordinaire de l’assemblée nationale ne prenne pas en compte la question du déblocage et des arriérés de salaires de l’actuel régime.

«Comme par hasard, la mise en circulation de ce document coïncide avec l’heureux dénouement du contentieux opposant le gouvernement centrafricain à la société AREVA, lequel s’est traduit par la signature, le 1er août 2008, d’un protocole d’accord contenant entre autres clauses, l’engagement de AREVA de verser la somme de 18 milliards de FCFA dans la caisse du trésor public centrafricain», observe le communiqué.

«Il est donc temps que les décideurs centrafricains songent à débloquer, à augmenter les salaires et à apurer les nombreux arriérés que les différents régimes ont tour à tour générés afin de permettre aux fonctionnaires et agents de l’Etat de sortir la tête de l’eau», conclut le communiqué.

Les travailleurs centrafricains du secteur public ont déclenché une grève illimitée le 2 janvier dernier, à l’appel des syndicats, pour réclamer le paiement de sept mois d’arriérés de salaires et le déblocage des effets financiers des avancements dans la fonction publique.

Le mouvement a pris fin suite à l’engagement du gouvernement de verser aux grévistes deux mois de salaires. A cette occasion, le gouvernement s’était aussi engagé à payer deux autres mois d’arriérés de salaires et envisagé la possibilité du déblocage des salaires à partir de juillet 2008.

 

Ndlr Centrafrique-Presse : Les fonctionnaires ne peuvent en effet pas demeurer en reste de ces retombées financières du contrat avec AREVA alors que Bozizé vient de distribuer une pluie d’étoiles à des généraux pantouflards des Faca avec effets financiers immédiats. S’il est vrai que 18 milliards aient été versés au trésor, la plus grande transparence doit être exigée dans l’utilisation et le dispatching de ces fonds. Cela n’avait pas été le cas avec URAMIN dont le droit d’entrée avait été empoché directement par Bozizé et Ndoutingaï sans que le trésor national n’en ait vu la moindre couleur. La durée du bras de fer du gouvernement centrafricain et AREVA avant la signature d’un accord s’explique justement par l’exigence de celle-ci de ne verser ce qu’elle doit à l’Etat centrafricain que sur un compte ouvert au trésor national.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
11 août 2008 1 11 /08 /août /2008 23:54




Source: United Nations Development Programme (UNDP)

Date: 08 Aug 2008

Un atelier de présentation et de planification des activités du Projet ALPC a été organisé les 30 et 31 juillet 2008 à Bangui par le Comité national pour le désarmement et la réinsertion (CNPDR) avec le soutien du PNUD. Deux membres du gouvernement ont pris part aux cérémonies d’ouverture et de clôture: Le Général Raymond NDOUGOU, Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique et Madame Marie-Solange PAGONENDJI-NDAKALA en charge des Affaires Sociales, de la Famille et de la Solidarité Nationale.(V.c-contre)

Avec cet atelier, le Projet ALPC aborde une nouvelle phase de son vaste programme qui doit déboucher entre-autre sur la réduction et le contrôle des armes légères et de petit calibre, le renforcement des capacités de la Commission nationale pour le désarmement et la réinsertion et celles des services de sécurité. La sensibilisation du public constitue également un objectif spécifique du Projet. La stratégie pour y aboutir est celle du concept « Armes contre développement ».

Monsieur Léon DIBERET, représentant le PNUD, a rappelé que « le Projet ALPC est conçu pour promouvoir la paix, la stabilité, la sécurité humaine et le développement socioéconomique dans le pays à travers l’appui aux communautés de base, aux organisations de la société civile et aux institutions nationales en aidant à créer des conditions favorables à la restitution volontaire des armes et au relèvement des communautés ». En effet, la sécurité et la protection des populations permettent de favoriser un environnement propice à la poursuite du relèvement post-conflit et à la lutte contre la pauvreté.

Selon une étude de « Small Arms Survey » menée en 2005, plus de 50.000 ALPC circulent sur le territoire centrafricain avec des conséquences néfastes pour le développement du pays. Cette présence massive est en grande partie la conséquence de l’impact des conflits récurrents aux frontières centrafricaines (TCHAD, SOUDAN, RDC). L’insécurité s’accroit dégradant ainsi les indicateurs liés à la sécurité des populations. Le Général NDOUGOU a d’ailleurs déclaré que « ces armes utilisées de manière illégale par des personnes non autorisées sèment la mort et la désolation au sein de la population, source de braquage à mains armées et les phénomènes des coupeurs de route et de grand banditisme » .

La prolifération d’armes a annihiler certaines opportunités de développement notamment dans les régions de forte production agricole (coton, arachide, mil) où les rendements ont chuté et les récoltes abandonnées du fait de la présence des zaraguinas ou coupeurs de route. L’agriculture et l’élevage constituant les principales sources de revenu, les populations s’appauvrissent davantage.

Les représentants de toutes les unités des forces de défense et de sécurité, les parlementaires, les responsables des administrations ministériels, la société civile et les médias ont participé à cet atelier. Un plaidoyer a été fait à l’intention des députés de la Nation pour l’adoption d’une nouvelle loi sur la détention d'armes en RCA.

Cette approche communautaire et mobilisatrice constitue une stratégie gagnante pour aborder d’une manière durable et sereine ce programme de réduction et de contrôle des ALPC dans le contexte de relèvement et de développement à long terme, notamment la mise en œuvre du DSRP

Le Projet ALPC a reçu le soutien financier du gouvernement du Japon de près de 2 millions de dollar US. La phase préparatoire du projet a été financé par la Suède à hauteur de 500.000 dollars US qui ont permis en 2005 d’organiser un atelier national sur la prolifération des armes légères et des journées d’information et débat citoyens en octobre 2006.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
11 août 2008 1 11 /08 /août /2008 23:47

 


APA Bangui 2008-08-11 (Centrafrique) Le personnel de la Société centrafricaine des télécommunications (SOCATEL) a déclenché lundi un mouvement de grève de huit jours pour exiger le paiement de trois mois d’arriérés de salaire et l’achat de matériels de travail a constaté APA sur place à Bangui.

La grève a été décidée à l’issue d’une assemblée générale du personnel tenue vendredi dernier à Bangui. Les grévistes ont décidé de n’assurer aucun service minimum, pour mettre la pression sur le gouvernement afin qu’il débloque la somme de 1 milliard de FCFA destinée à payer leurs arriérés de salaires.

Le Président de la Confédération centrafricaine des travailleurs chrétiens (CCTC), Salvador Ngoh, a expliqué que les tergiversations du ministre des postes et télécommunications, Fidèle Gouandjika, sont à l’origine du durcissement du mouvement.

Lors de la grève d’avertissement observée par le personnel de la SOCATEL les 16 et 17 juillet denier, M. Gouadjika avait annoncé le déblocage d’une somme de 1 milliard de FCFA par le gouvernement pour résoudre les problèmes de cette entreprise d’Etat.

M. Ngoh a indiqué qu’une partie de l’argent devait servir à acheter des équipements techniques alors qu’une autre sera affectée aux volets social et commercial et pour niveler les comptes de la SOCATEL dans les établissements bancaires de la place.

«Si aujourd’hui ou demain, le ministre des télécommunications remet le chèque, nous appellerons le personnel à reprendre le travail », a indiqué M. Ngoh.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
8 août 2008 5 08 /08 /août /2008 23:06



APA Bangui 2008-08-08 (Centrafrique) Le taux de prévalence du SIDA est en perpétuelle croissance dans les milieux militaires en Centrafrique, selon le coordonnateur au comité militaire de lutte contre le VIH/SIDA, le capitaine Grépayo.

«Le danger est à prendre au sérieux car l’armée constitue le maillon de la sécurité et de paix de tout pays. D’où la nécessité pour les hommes qui la composent d’être en parfaite santé», a déclaré le capitaine Grépayo, à l’ouverture, vendredi à Bangui, d’un atelier de formation de cinq jours sur les techniques de prévention des infections sexuellement transmissibles (IST) et du VIH/SIDA.

Sur 3500 militaires centrafricains dépistés par le comité militaire de lutte contre le SIDA ces six derniers mois, le taux de prévalence est de 18% chez les hommes et 34% pour chez les femmes, a ajouté le coordonnateur au comité militaire de lutte contre le VIH/SIDA.

Les ministères de la défense nationale, des finances publiques et de l’éducation nationale sont les plus touchés par la pandémie du SIDA avec un taux de prévalence qui varie entre 27 à 38%, selon les données du ministère de la santé publique.

Avec un taux de prévalence national de 15,5%, la Centrafrique occupe le 1er rang des pays les plus touchés par la pandémie en Afrique centrale et le 10ème rang mondial.

L’atelier de formation sur les techniques de prévention des IST et du VIH/SIDA. a été organisé par le ministère de la défense, en partenariat avec celui de la santé au profit de 50 cadres des Forces armées centrafricaines (FACA) en poste dans les régions militaires de l’intérieur du pays.

Ces cadres auront la tâche de sensibiliser leurs éléments, dans leurs localités respectives, sur la prévention aux IST et à l’infection VIH/SIDA.

Le mois dernier, 50 cadres et officiers des FACA avaient bénéficié d’une formation similaire dans la capitale centrafricaine.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
6 août 2008 3 06 /08 /août /2008 02:01

Source: Humanitarian and Development Partnership Team - Central African Republic (HDPT CAR)

Date: 04 Août 2008


Points saillants

- L’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD), suspend sa participation au processus devant conduire à la tenue du dialogue politique.

- Une barge transportant des centrafricains et des congolais de la République Démocratique du Congo a fait naufrage sur l’Oubangui.

Contexte et sécurité

L’APRD se retire des accords du 9 mai et 21 juin

Le Président de l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD), Jean- Jacques Démafouth a déclaré dans un communiqué de presse, suspendre la participation de son organisation au processus devant conduire à la tenue du dialogue politique. Jean-Jacques Démafouth a également annoncé que l’APRD se retirait des accords signés le 9 mai et 21 juin 2008 qui stipulaient un cessez le feu et un accord de paix global. Cette décision intervient après la convocation le 1er août de l’Assemblée Nationale centrafricaine qui doit examiner le projet de loi portant une amnistie générale. Ayant pris connaissance des textes qui régissent cette loi, l’APRD affirme les désapprouver entièrement.

La Radio France Internationale (RFI), a également fait état des menaces conjointes de rejet du dialogue politique inclusif proférées par l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) et le Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC). Ceux-ci seraient également mécontents des suites du projet de loi d’amnistie générale. Naufrage d’une barge sur l’Oubangui

Dans la nuit du 22 au 23 juillet, une barge qui transportait 182 personnes a fait naufrage après avoir heurté un rocher sur le fleuve Oubangui. 42 corps ont été repêchés, 115 passagers sont portés disparus et 25 d’entre eux ont la vie sauve. Les passagers avaient embarqué dans la localité de Mobayi-Mbongo en République Démocratique du Congo (RDC) et au moment du naufrage la barge qui appartenait à un Centrafricain, se dirigeait vers Bangui. Les passagers à bord du bateau étaient originaires de la RDC et de la Centrafrique. L'accident s'est produit sur le territoire de Bosobolo, à plus de 600 km au nord-est de Mbandaka, chef lieu de la province de l'Equateur (RDC).

Actualités

Mission du PAM et d’OCHA à Bouar

Du 21 au 24 juillet les sous-bureaux du Programme Alimentaire Mondial (PAM) et du Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA) se sont rendus à Bouar dans la préfecture de la Nana- Mambéré afin d’évaluer les besoins humanitaires.

A Bouar, le PAM apporte une aide alimentaire d’urgence aux personnes déplacées internes, aux centres de réhabilitation nutritionnelle et aux cantines scolaires de 85 écoles dans la préfecture.

L’unité des Droits de l’Homme du Bureau des Nations Unies en Centrafrique (BONUCA) intervient dans la région en donnant des formations dans le cadre du renforcement des capacités et de sensibilisation sur les respects des droits humains. Les groupes armés, les autorités civiles et la population sont les bénéficiaires de ces formations.

Quant au Fonds Mondial, il appui les activités de sensibilisation, de dépistage volontaire, de prise en charge et de suivi des personnes infectées par le VIH/SIDA dans la préfecture. Au moment de la visite, le centre de dépistage volontaire avait enregistré 5.786 volontaires dont 828 séropositifs.

L’ONG Mercy Corps est présente à Bouar depuis février 2008 et intervient dans les secteurs de l’eau, l’hygiène et assainissement. En partenariat avec l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), l’ONG distribue également des semences de maïs et d’arachide à près de 12.500 familles.

Pour plus d’informations : ndayirukiye@un.org

Projet de caprins dans les zones sinistrées

La FAO a lancé en juin dernier, un projet financé par le gouvernement Irlandais visant à diversifier les sources de revenus des ménages vulnérables par le repeuplement en caprins dans les zones affectées par les crises. Par le biais de ce projet, 300 groupements soit environ 6.000 ménages recevront 2.700 chèvres en âge de reproduction et 300 boucs.

Ces animaux seront achetés dans les zones à haute production caprine et seront distribués après vaccination à des ménages en difficulté socioéconomiques, tels que des veuves sans soutien, des orphelins, des malades chroniques, etc. Les groupements choisis recevront une assistance en matériels de construction pour la construction d’abris des animaux.

Pour plus d’informations : jean.nkusi@fao.org

Colloque sur la sorcellerie à Bangui

Un colloque portant sur «Sorcellerie et Justice » s’est tenu du 1er au 2 août 2008 à Bangui sous l’égide de l’Université de Bangui, et financé par l’Union Européenne, la Coopération Française, le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) et le BONUCA. Pendant les deux jours, les participants issus de différents ministères et de toutes les couches sociales du pays ont échangé autour de certains thèmes tels que, « Sorcellerie, système pénal et droits de l’Homme en Centrafrique », et « La sorcellerie au tribunal ».

Parmi les nombreuses recommandations formulées à l’endroit du Gouvernement et des partenaires au développement, les participants à ce colloque ont demandé la reformulation ou la reprise de certains articles du code de procédure pénale jugé très limité et en défaveur des présumés coupables.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 14:47

 
Bangui, (04/08/2008) (ACAP) - Le directeur général de l'Energie Centrafricaine (ENERCA), M Samuel Tozoui, a annoncé, lors d'un point de presse vendredi 1er juillet 2008, la fin des coupures intempestives de courant due à des pannes intervenues sur les centrales hydroélectriques de la société.

« Nous avons fini par vaincre cette épreuve mais dans la précarité de nos installations actuelles, beaucoup d'autres nous attendent encore », a déclaré M. Tozoui, qui a appelé la population centrafricaine à protéger les installations de l'Enerca.

« j'ose espérer que chaque Centrafricain aura pris conscience que les biens matériels, meubles et immeubles de l'Enerca, ne sont pas seulement les biens de l'Etat ou de la société elle-même, mais le patrimoine de tous que nous devrions préserver jalousement », a –t-il poursuivi, rappelant que « des prises de terre qui relient 3 des 4 pieds des pylônes de notre ligne de transport de Boali 2 à Bangui sont démontées au fur et à mesure de leur remplacement par certains compatriotes encouragés par des étrangers en quête de fer, de cuivre et d'aluminium ».

Il convient de rappeler que suite à un coup de foudre dans la nuit du 23 au 24 juin 2008, l'usine de Boali II a cessé de fonctionner réduisant de près de 2/3 la capacité de production de l'Enerca (18,5 mégawatts).

Cette panne imputée, à des actes de vandalisme sur les équipements de la société, a plongé la ville de Bangui dans l'obscurité et entraîné de graves conséquences aux plans économique et social.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 13:15



APA Bangui 2008-08-04 (Centrafrique) Trois trafiquants d’enfants viennent d’être arrêtés en flagrant délit par les éléments de l’Office centrafricain pour la répression du banditisme (OCRB), une unité de la police nationale, dans le 5ème arrondissement de Bangui, a appris APA.

Les trafiquants, deux Centrafricains et un ressortissant nigérian ont été interpellés dans la nuit de vendredi à samedi derniers alors qu’ils marchandaient le prix d’une fillette de 3 ans, a indiqué à APA le commissaire de l’OCRB du 5ème arrondissement qui a mené l’opération ayant conduit à leur arrestation.

Les forces de l’ordre avaient été informées de la transaction par un informateur anonyme qui leur a donné l’heure et le lieu où elle devant se dérouler. «Face à cette information, j’ai moi-même préparé et conduit l’opération en plaçant mes éléments sur les lieux», a expliqué le commissaire de l’OCRB.

«A 20 heures précises, j’ai vu deux personnes avec une fillette arriver sur les lieux, précisément à l’école Koudoukou (une école primaire située dans le 3ème arrondissement) et quelques minutes après c’est une autre personne qui les a rejoints et ils ont commencé à discuter le prix de l’enfant», a indiqué l’officier de police.

«C’est à moment précis que j’ai ordonné à mes éléments de les immobiliser et nous avons sans tardé procédé aux premières interrogations de ces gens qui ont avoué sur le champ leur forfait», a-t-il dit, ajoutant que la fillette, Salimata, devait être vendue au ressortissant nigérian par son oncle maternel via un démarcheur pour 7 millions de FCFA au lieu des 15 millions initialement réclamés par le vendeur.

Le Commissaire de l’ORCB a indiqué à APA que les autorités judiciaires ont décidé de poursuivre les investigations afin de démanteler le réseau des trafiquants d’enfants.

Dans un communiqué, le ministère centrafricain des affaires sociales et de la famille a condamné la vente des êtres humains et menacé ses auteurs de sanctions judiciaires exemplaires.
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
31 juillet 2008 4 31 /07 /juillet /2008 02:13



Bangui, 30 juil. (ACAP)-Le premier ministre centrafricain, le professeur Faustin Archange Touadéra, a affirmé, lors de la cérémonie d'installation du comité national de lutte contre la corruption (Cnlc) mercredi 30 juillet 2008 à Bangui, que « la corruption doit être combattue vigoureusement », qu'elle soit accessoire ou systématique.

 « Dans le contexte actuel du renforcement de notre jeune démocratie, la lutte contre la corruption comporte un enjeu considérable », a déclaré le chef du gouvernement qui a fait observer que la corruption touche indistinctement tous les secteurs de la vie sociale du pays, citant entre autres la police, la gendarmerie, le trésor, l'éducation, la santé, la justice.


« En République Centrafricaine, la corruption a produit et continue de produire des dégâts énormes sur tous les plans. Elle a provoqué et provoque un appauvrissement croissant des populations, une crise de légitimité de l'Etat et des pouvoirs publics en général, une perversion des valeurs morales et une entrave au processus de développement », a encore déclaré le premier ministre.

 


Selon lui, la corruption, caractérisée par le manque d'intégrité des agents et mandataires publics, provoque sur le plan politique « une rupture entre le peuple et ses dirigeants, entraînant une crise de légitimité de l'Etat, de ses institutions et de ses acteurs et peut ouvrir la voie à l'instabilité et à des conséquences politiques majeurs ».

 


Pour le Chargé de bureau du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), M. Oumar Sako qui a pris la parole au nom des partenaires internationaux, le comité national de lutte contre la corruption devrait « contribuer à la création des conditions propices à une mobilisation des ressources interne et externe en vue de contribuer à l'amélioration et à la fourniture des services publics de qualité à la population ».

 


« Cette activité s'inscrit dans le cadre du deuxième pilier du Document de stratégie de réduction de la pauvreté (Dsrp) qui est la promotion de la bonne gouvernance et l'état de droit », a-t-il déclaré.

 

 
M. Oumar Sako a ajouté que « le comité devra faire des propositions concrètes au gouvernement en matière de lutte contre la corruption, de transparence et de bonne gouvernance » avant de préciser que « l'appui des partenaires internationaux sera vain si les efforts des acteurs impliqués dans le processus ne sont pas à la hauteur des attentes ».


Composé de 14 membres issus de l'administration, de la société civile et du secteur privé, le comité national de lutte contre la corruption a pour mission d'élaborer et de mettre en œuvre la stratégie nationale de lutte contre la corruption et d'assurer sa diffusion auprès des acteurs publics et privés, coordonner et aider à la formulation des différentes actions pour la transparence et la bonne gouvernance.

 

 
Il faut mentionner qu'après l'installation du Cnlc, un séminaire de réflexion sur la lutte contre la corruption a été organisé par le Pnud à l'intention des membres du comité. Pendant deux jours, ils seront entretenus sur des thèmes relatifs à la mission dudit comité.

 

Ndlr Centrafrique-Presse : Toutes ces gesticulations sont autant de coups d’épée dans l’eau et font tranquillement sourire les Centrafricains. Tant que Bozizé, Ndoutingai, Ngouandjika et autres Côme Zoumara ne seront pas dans la nasse, il sera très difficile de convaincre les Centrafricains de l’action de quelque comité que ce soit qui serait chargé de lutter contre la corruption étant entendu que les principaux corrompus du pays sont ces deux personnages. Les affaires des juteuses commissions empochées par eux avec les contrats Uramin, Areva, Lobaye Gold, Jutec SA, le projet chinois de téléphonie cellulaire de la ZTE pour la Socatel, Le Gateway Canal unique de télécom etc… Avec quel argent ont été ouverts les comptes bancaires de Bozizé en Suisse ? N’est ce pas celui de la corruption ? De qui se moque-t-on ?

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 00:47



Source: Comité d'Aide Médicale

Date: 23 Juil 2008


Depuis Juillet 2007 le Comité d'Aide Médicale a mis en œuvre à Birao dans la province de Vakaga un programme psychosocial qui soutient les personnes traumatisées par le conflit, grâce à un financement de l'Emergency Response Funds (ERFs) des Nation Unis. Grâce au dialogue instauré par Sophie Wodon, coordinatrice psychosocial du CAM ces enfants peuvent s'exprimer sur les souffrances endurées pendant les années de confits en RCA.

Témoignages d'enfants à Birao

Depuis Juillet 2007 le Comité d'Aide Médicale a mis en œuvre à Birao dans la province de Vakaga un programme psychosocial qui soutient les personnes traumatisées par le conflit, grâce à un financement de l'Emergency Response Funds (ERFs) des Nation Unis. Des groupes de discussions adressés aux enfants sont organisés par l'équipe du CAM.

Ces témoignages d'enfants ont été recueillis par Sophie Wodon, coordinatrice psychosociale du CAM.

Récit de vie d'un enfant âgé de 13 ans Birao 3, 26 mars 08

Moi, j'ai couru à pied pour aller vers Roukoutou. Nous avons quitté Birao pour Roukoutou. Nous avons traversé une rivière. En arrivant la bas, il n'y a avait rien à mangé. Nous avons beaucoup souffert. Nous avons alors appris à pêcher et aller chasser. Nous sommes restés 45 jours avant de revenir à Birao. Nous sommes revenu mais 3 mois après. La deuxième attaque. Au moment de la deuxième attaque entre 6.30 et 13.00, nous sommes dans la maison. Papa est sortit et il à vu la flamme qui a brûlé la maison. Alors nous avons pris la route vers Roukoutou. Nous avons couru à pied jusqu' a 20 heures. Nous sommes arrivés là-bas et nous avons mangé du poisson, la boule de manioc. Mais pas de savons pour laver les habits. Nous avons beaucoup souffert. Nous sommes restés la bas pendant 3 semaines. Nous sommes revenus à Birao. En arrivant, tout était brûlé, nous n'avons plus rien retrouvé et alors note souffrance est encore plus. Maintenant nous avons recommencé à reconstruire et maintenant nous voulons la Paix.

Récit de vie d'un enfant âgé de 12 ans Birao 4

Moi j'ai souffert au moment du conflit. J'ai couru à pied pour aller dans la brousse, puis continuer jusqu'à dans le village Roukoutou. Là-bas nous avons souffert J'ai ramassé des petits poissons que le pêcheur ne prenait pas pour manger. Ma mère a préparé cela avec de l'eau, du sel. Et nous avons mangé. Nous avons fait la chasse dans la forêt pour trouver de la viande à manger. Nous avons travaillé temporairement dans les champs des habitants de Roukoutou pour gagner de l'argent, acheter du savon, du sel, du sucre. Nous avons beaucoup souffert. Apres tout ces évènements, je suis revenu à Birao et je n'ai plus rien trouvé dans notre concession. Tout était brûlé. Nous avons beaucoup souffert. Moi, aujourd'hui je prends du temps pour travailler temporairement chez les personnes qui ont de l'argent. J'ai besoin de me payer des habits et des chaussures pour moi et pour ma mère. Maintenant cela va, nous avons reconstruit notre maison.

Récit de vie d'un enfant Birao

Au moment que les rebelles sont rentrés, il est 4.00 du matin. Je suis encore au lit, j'ai entendu leur barillet. On est restés ensemble avec ma grand-mère. On a fuit ensemble pour rentrer dans la brousse durant 3 heures de temps. On attend pour ....Vers 10.00 nous avons quitté nos champs pour aller vers Roukoutou. Nous avons souffert J'ai couru à pieds de 10.00 jusqu'à 15.00 pour arriver à Roukoutou. Là-bas nous avons beaucoup souffert car pas de nourriture. Nous mangeons du poisson sans sel, sans manioc. Pas de savon pour laver nos habits. Je suis resté là-bas pendant 22 jours pour revenir ensuite à Birao. En arrivant à Birao, tout nos bien sont perdus et brûlés, la maison, les habits, les chaussures. Tout est brûlé. 2 jours après nous avons quitté Birao pour aller dans notre champ. On est resté la pendant 15 jours. Nous sommes revenus après à la maison pour la reconstruire. Maintenant la maison est reconstruite.

Récit de vie d'un enfant âgé de 12 ans Birao 1, 26 mars 08

Moi quand nous avons entendu la brouille des rebelles, nous avons quitté Birao pour Roukoutou. Après nous avons beaucoup souffert. Nous mangeons des poissons sans manioc. Nous avons appris à faire la pêche pour trouver du poisson pour nous aider à vivre. Nous sommes restés 2 mois dans ce village. Au moment, quand nous sommes retournés à Birao, tous nos biens sont perdus. C'est la première attaque. La deuxième attaque, nous avons couru à pied jusqu'à Roukoutou. Là-bas nous avons beaucoup souffert et 2 semaines après quand on est revenu à Birao, nous avons plus rien retrouvé. Tous nos biens sont brûlés. La vie est devenue très dure. Maintenant cela va. Nous voulons la Paix.

 

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société