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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 02:11

 

 

 

Seul-le-dialogue-peut-ramener-la-paix-en-Centrafrique-affir.jpg

 

 

http://www.la-croix.com 6/1/13 - 17 h 20  LA CROIX – ROME

 

Le cardinal Filoni, préfet de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples a envoyé vendredi un message « de proximité et de solidarité » aux évêques et aux fidèles de République centrafricaine (RCA), a indiqué l’agence vaticane Fides le 4 janvier 2013. Alors qu’une coalition de groupes rebelles, la Séléka, a pris le contrôle d’une grande partie de ce pays désormais en proie à des violences et à des pillages, le cardinal Filoni y assure que le dialogue est le seul moyen efficace pour le rétablissement d’une paix durable.

 

« La Congrégation pour l’évangélisation des peuples suit avec une attention particulière la situation qui prévaut dans votre pays », écrit le cardinal. « Préoccupée par la tournure qu’ont prise les événements ces derniers jours, elle vous exprime sa proximité spirituelle et vous invite à garder l’espérance de paix que vient d’apporter à l’humanité entière l’enfant de Bethléem, Jésus, l’Emmanuel ».

 

« La paix n’est pas un rêve, ce n’est pas une utopie : elle est possible », assure le préfet de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples en citant le récent Message de Benoît XVI pour la Journée mondiale de la paix 2013. Et d’en appeler « au sens de responsabilité des uns et des autres pour qu’à travers le dialogue, seul moyen efficace pour le rétablissement d’une paix durable, ils mettent fin à ce cycle de violences qui ne fait qu’accroître la misère de ce peuple qui n’a que trop souffert ».

 

TOUTE « PRISE DE POUVOIR PAR LA FORCE ENTRAÎNERAIT LA VIOLENCE ET LA MORT »

 

De son côté, l’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga a fait part de son inquiétude sur la situation dans les zones contrôlées par les rebelles où des pillages et des viols ont poussé la population à fuir dans la forêt. « Dans certains endroits, la situation est catastrophique », a-t-il confié à Radio Vatican, expliquant que, à Bangui même, des habitants commencent à fuir, soit dans la brousse, soit en RD-Congo, sur l’autre rive de l’Oubangui.

Mettant en garde contre toute « prise de pouvoir par la force (qui) entraînerait la violence et la mort », Mgr Nzapalainga expliqué que l’Église catholique était « toujours disponible » pour un rôle de médiation dans le conflit.

L’alliance rebelle Séléka, qui a commencé une offensive à la mi-décembre, demande le départ du président centrafricain François Bozizé. Alors que des négociations doivent avoir lieu mardi à Libreville (Gabon), elle a pris dans la nuit de vendredi 4 à samedi 5 janvier, les deux villes d’Alindao et Kouango, au centre du pays. Il s’agit sans doute là d’une démonstration de force du Séléka, l’intérêt stratégique de ces deux villes éloignées de Bangui semblant faible dans l’optique d’une éventuelle attaque de la capitale.

 

N. S. (avec Apic et Radio Vatican)

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 18:20

 

 

 

Lévy Yakité

Lévy Yakété créateur de COCORA et des milices bozizistes

 

 

vendredi 4 janvier 2013 / par  Fred Krock

 

Le président de la République a appelé les jeunes à s’organiser en groupe d’auto-défense pour assurer la sécurité dans leurs quartiers respectifs, en vue de veiller aux espions rebelles de la coalition Séléka qui seraient déjà dans la capitale. C’est la Coalition citoyenne d’opposition aux rebellions armés (COCORA) que dirige M. Lévy Yaketé qui est chargé de l’opérationnalisation de ce mot d’ordre. Malheureusement, des débordements sont enregistrés et interpellent.

 

(De notre correspondant)


La montée fulgurante de la coalition des groupes rebelles Séléka continue d’inquiéter à Bangui. Dans un temps relativement court, ils ont conquis plusieurs villes du pays, entre autres Bamingui, Ndélé, Sam-Ouandja, Ouadda, Bria, Ippy, Bambari Kaga-Bandoro, puis Sibut le 25 décembre 2012. Dans la foulée des mouvements de la population qui manifeste sa vive protestation contre la progression irrésistible des rebelles, est née la coalition citoyenne d’opposition aux rebellions armées (COCORA). Cette dernière a bénéficié de la bénédiction du président de la République lors d’une marche qu’elle a organisée le 28 décembre dernier.


Le président Bozizé a encouragé son initiative tout en demandant aux jeunes de s’organiser en groupes d’auto-défense pour surveiller leurs quartiers respectifs. Cette organisation a pour mission essentielle de soutenir les efforts du gouvernement quant au maintien de la sécurité à l’intérieur de Bangui, la capitale, et ses environs. C’est à ce titre que les jeunes, qui se sont regroupés au sein de la COCORA, érigent des barrières sur certaines artères de la capitale, dans le souci de contrôler les passants et tout ce qu’ils transportent dans leurs véhicules. Certes, à des moments pareils, tous ceux qui se disent nationalistes doivent doubler de vigilance, car la question de la sécurité n’est pas seulement l’œuvre du gouvernement.


Cependant, les jeunes recrutés pour la cause n’étant pas formés en matière de sécurité, ni n’ayant pas l’habilité professionnelle qu’il faut, ont déçu. Ils se sont permis de commettre des actes regrettables. Non seulement en arrêtant les passants, ils leur demandent leurs pièces d’identité avec des menaces et des armes blanches dans les mains, entre autres des machettes et arcs. Ils exigent que les passants leur donnent de l’argent pour le café. Pas plus tard que dans la nuit du 2 janvier, ils ont tué à coup de machette un jeune commerçant au KM5, le grand centre commercial de Bangui. Décidément, cette instruction de Bozizé n’a d’impact que sur la pauvre population.


Et pourtant, la République centrafricaine est un Etat de droit dans lequel la sécurité et l’ordre public ne doivent être assurés que par des éléments de la police et de la gendarmerie. C’est d’ailleurs ce qu’ont condamné les organisations de la société civile, le BINUCA et l’opposition démocratique centrafricaine.

 

Source : http://www.afrik.com/centrafrique-des-milices-civiles-sement-la-terreur

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 23:30

 

 

 

discotheque-a-Bangui.jpg

 

 

BANGUI, 04 jan 2013 (AFP) - En pleine journée, des filles en mini-jupes, hauts talons, lèvres couvertes de gloss, se trémoussent sur la piste devant un immense miroir. Des hommes sur des tabourets boivent du whisky tout en esquissant quelques mouvements. Dans la capitale centrafricaine, Bangui, couvre-feu oblige, les boîtes de nuit sont devenues des boîtes de jour.


Elles ouvrent à midi et ferment à 18H00 en raison du couvre-feu qui court de 19H00 à 5H00 du matin depuis une semaine à cause de la menace de la rébellion Séleka, à présent à 160 km de Bangui. Le gouvernement a instauré un couvre-feu pour prévenir des incursions rebelles et mieux contrôler d'éventuels pilleurs.


Au Zodiaque, dans le centre-ville, des videurs contrôlent l'entrée. La musique assourdissante traverse une double porte capitonnée. Ce n'est pas la grande affluence mais une fois entré dans la salle, rien ne permet de déceler qu'il fait bien jour dehors.


"Ce n'est pas plein, c'est à moitié plein. Le 1er de l'an, comme le 31, était sous couvre-feu, il y avait du monde comme une nuit normale",explique Achille Kongba, propriétaire de deux boîtes, le Plantation et le Zodiaque. Il a averti ses clients de ses nouveaux horaires de jour avec des publicités à la radio.


"J'ouvre pour couvrir les charges. En 2001, 2002, il y avait eu trois mois de couvre-feu. On ne pouvait pas rester fermé autant de temps et on ouvrait déjà la journée", explique-t-il.


A l'intérieur, Jacques, un homme d'une trentaine d'années, un verre dans une main, une cigarette dans l'autre, plaisante: "Dans d'autres pays, après la boîte, on tape +l'After+. Il y a aussi les Happy hours... Je ne dis pas que ça va devenir une habitude parce que normalement on travaille mais là, on est en vacances forcées et il faut vivre. On a déjà connu ça en 2001 et 2002 et 2003".


"On a envie de s'exprimer, de vivre. Le peuple souffre. On nous impose ça: la rébellion, la guerre. Les gens qui font ça ne pensent pas au peuple. Il faut que tout le monde se mette à une table de négociation et qu'on arrête les armes",poursuit-il.


Son voisin, géologue au chômage, ajoute: "On en a marre. Je ne peux pas travailler dans l'arrière-pays à cause de l'insécurité. Tous les 10 ans, c'est la même chose. Qu'on nous laisse vivre tranquille !"


"On ne peut pas sortir à cause du couvre-feu alors on vient l'après-midi",assure Manuelle, lycéenne en classe de terminale. "C'est pas pareil mais c'est bien aussi l'après-midi. Il y a plus de place sur la piste". "Et puis là, on rentre à 19H00, on mange, on regarde la télévision et on se couche", explique-t-elle.


Mamita, étudiante, renchérit: "On a peur que les rebelles arrivent ici mais on vient s'amuser".


Cynthia Konaté, elle, se plaint: "En ce moment, il n'y a que les Centrafricains qui viennent. D'habitude, il y a les Français, les Camerounais, les Sud-Africains, les Guinéens... Des gens de tous les pays. C'est mieux quand il y a le mélange, c'est plus sympa".


Dehors, Steve, vendeur de rue, propose sur une petite table sa marchandise, soit tout l'équipement pour la boîte de nuit: cartes téléphoniques, cigarettes en paquet ou à l'unité, bonbons pour l'haleine et préservatifs. Mais "les préservatifs en ce moment, je n'en vends pas", assure-t-il.


Au Safari, une boîte voisine, les scènes sont similaires. Sur les murs, des peintures faussement naïves d'Africaines dénudées. Une vingtaine de personnes, dont une majorité de femmes, dansent devant des miroirs ou par petits groupes.


La plupart des +belles de jour+ ne font que danser et ne consomment pas, sauf si quelqu'un "leur mouille la gorge", raconte une des filles. "On n'a pas d'argent mais on aime bien s'amuser", précise une autre. Les patrons les laissent entrer sans payer.


18H00, bientôt l'heure de fermeture, le disc-jockey lance l'une de ses cartes maîtresses, "Gangnam Style". Trois filles s'alignent aussitôt sur la piste imitant à la perfection et de manière synchronisée la chorégraphie désormais planétaire. Le tube coréen fait son chemin partout. Sur les dance-floors occidentaux les plus branchés jusqu'aux boîtes de jour banguissoises. En temps de paix, comme de troubles. 

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 23:21

 

 

 

barrieres-des-patriotes-a-Bangui.jpg

 

 

 

Bangui, 4 janvier (RJDH) –Depuis la prise de la ville de Sibut (160 kilomètres) par les rebelles du Séléka, des jeunes des différents quartiers de Bangui, constitués en autodéfense, érigent des barrières qui leur permet de vérifier les pièces d’identité des passants afin d’éviter une quelconque infiltration des rebelles dans la capitale. Mais à croire certains habitants, ces jeunes munis d’armes blanches se livreraient à d’autres activités qui n’ont rien à voir avec la sécurité.

 

« Non seulement ils effraient les gens la nuit avec les machettes qu’ils possèdent, ils fouillent systématiquement les passants et prennent leurs biens, notamment de l’argent, des téléphones portables qu’ils trouvent sur les gens la nuit», a déploré un habitant du 5ème arrondissement de la ville, interrogé ce matin par le RJDH. 

 

Au-delà de ces actes de ‘’braquage’’, Gisèle Rounguia, habitant le quartier Yassara, est plus inquiète de la circulation incontrôlée des arcs, des machettes dans les quartiers. Cela pourrait entraîner des dérapages dans la société. « Il ne faut pas qu’après les gens s’entretuent comme ce qu’on a vu dans certains pays d’Afrique», a-t-elle dit. 


Pour elle, certains habitants de Bangui s’inquiétèrent de moins en moins de l’entrée des rebelles dans la capitale, mais plutôt des conséquences des machettes qui circulent en masse. Celle-ci craint surtout la naissance tacite des milices dans le pays pendant les mutineries des années antérieures. 

Une autre source a quant à elle souhaité que les contrôles se fassent d’une manière légale par les forces de l’ordre, afin d’éviter du désordre et la confusion. « J’ai déjà vu au niveau du carrefour de l’Avenue Benz-vi-Koudoukou, des jeunes qui ont barricadé la route et ont fait descendre les passagers d’un bus, alors qui faisait déjà jour. Je crois que le contrôle sur les grandes artères devraient être assurées par des policiers, des gendarmes ou des militaires et non par des jeunes civils», a-t-elle souhaité. 


Toutefois, ces barrières sont jugées nécessaires par les habitants de certains quartiers. Un homme âgé de 52 ans qui habite le 5ème arrondissement a fait savoir que des jeunes qui érigent des barrières pendant la nuit assurent la sécurité des passants. 


Ce phénomène a débuté aussitôt après le discours du chef de l’Etat, François Bozizé, 28 décembre où il a appelé la jeunesse à la vigilance. C’était à l’issue d’une marche de protestation contre la rébellion, organisée par la coalition des patriotes contre la rébellion armée (COCORA). 

 

 

 

NDLR : Selon nos informationsDjodjo Bozizé a réuni ce jour à la Mairie du 3ème Arrondissement au km5, vingt-neuf chefs de quartiers à qui il a intimé l'ordre de continuer à constituer des comités de vigilance et leur a distribué des matchettes. Il leur a dit que si quelqu'un s'attaque à ces jeunes, que les chefs de quartiers lui fasse appel pour régler leurs comptes aux mécontents. Toujours selon nos sources, Papy et Rodrigue Bozizé seraient les commanditaires des profanations d etombes de musulmans constatés au cimetière musulman de Bangui. Et dire qu'avec tout cela, leur président de papa veut demeurer au pouvoir jusqu'en 2016 ! 

 

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 17:39

 

 

 

enfant-soldat.jpg

 

 


GENEVE AFP / 04 janvier 2013 17h02 - Un nombre croissant d'enfants sont recrutés par les rebelles mais aussi par les milices pro-gouvernementales en Centrafrique, a indiqué l'Unicef (Fonds des Nations unies pour l'enfance) vendredi à Genève, en réclamant l'arrêt immédiat de ces agissements.



L'Unicef appelle à la cessation immédiate du recrutement d'enfants par tous les groupes armés en République centrafricaine, a déclaré une porte-parole de l'organisation, Marixie Mercado, à la presse.

 


Selon l'Unicef, environ 2.500 enfants -- filles et garçons -- se retrouvaient déjà dans des groupes armés, y compris des groupes d'autodéfense, en Centrafrique avant même que le conflit n'éclate en décembre.


 
Depuis lors, cette pratique, qui constitue une grave violation des droits des enfants, a pris de l'ampleur, mais l'organisation ne parvient pas encore à la chiffrer, a expliqué la porte-parole.

 

Ces jeunes, notamment ceux séparés de leurs familles, peuvent être obligés de combattre, de transporter des fournitures ou risquent d'être abusés sexuellement, déplore le représentant de l'Unicef en Centrafrique, Souleymane Diabate, dans un communiqué.



Un certain nombre de groupes rebelles et plusieurs milices pro-gouvernement sont devenues plus actives ces dernières semaines dans la capitale Bangui et à travers le pays. Des sources fiables nous ont informés que des enfants sont nouvellement recrutés dans leurs rangs, a expliqué Souleymane Diabate.



Pour l'Unicef, plus de 300.000 enfants ont déjà été affectés par les violences, ce qui les rend plus vulnérables aux enrôlements comme soldats.



Evacuation des humanitaires expatriés 

 


En raison de l'insécurité en Centrafrique, l'Unicef a évacué 14 membres de son personnel international la semaine dernière et a transféré son centre opérationnel au Cameroun.

 

Le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a évacué pour sa part l'ensemble de son personnel international -- soit une dizaine de personnes -- entre le 26 et le 30 décembre, a indiqué à l'AFP une porte-parole, Fatoumata Lejeune-Kaba.



Le personnel local, soit une soixantaine de personnes, a peu à peu été transféré vers Bangui, a-t-elle ajouté.


Pour sa part, le Comité international de la Croix-Rouge, qui avait évacué vers le Cameroun huit de ses collaborateurs internationaux fin décembre, opère toujours avec 6 expatriés et quelque 200 employés centrafricains, a indiqué à l'AFP un porte-parole à Genève.

 

Les Nations unies ne donnent en revanche pas de détail sur l'évacuation du personnel humanitaire pour des raisons de sécurité, a expliqué un porte-parole du Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l'ONU (Ocha), Jens Laerke.



Quelque 316.000 personnes vivent dans les régions touchées par les violences, et environ 700.000 autres à Bangui risquent de se voir affectées par une escalade des combats, selon l'ONU.

 

Des informations font aussi état de la fuite de personnes qui se réfugient au Cameroun et en République démocratique du Congo (RDC), a indiqué M. Laerke.



Sur le terrain, la coalition rebelle Séléka a arrêté son offensive lancée le 10 décembre dans l'attente de négociations à Libreville, à une date encore incertaine.



Alors que les Centrafricains qui avaient fui les attaques des groupes armés dans le nord du pays commencent tout juste à regagner leurs villages, la situation reste difficile pour des milliers de personnes toujours déplacées, explique le CICR dans un communiqué.

 

Dans le nord, à Ndélé, les personnes qui avaient fui les combats ces dernières semaines commencent tout juste à revenir de la brousse, et le marché a repris. Mais une incertitude générale plane sur le pays, déclare Arnaud de Baecque, chef adjoint de la délégation du CICR en Centrafrique.



A Bangui, la population est inquiète, selon le CICR qui, avec la Croix-Rouge locale, se prépare à toute éventualité. Dans une optique préventive, un chirurgien est venu évaluer le soutien dont ont besoin les hôpitaux de la capitale centrafricaine, détaille M. de Baecque.

 

En outre, le responsable indique que les parties au conflit se sont montrées ouvertes à ce que le CICR visite les détenus.



(©) 
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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 16:34

 

 

 

Mgr-Nestor-Nongo-Aziagbia-En-Centrafrique-le-peuple-est-pri.jpg

 

http://www.la-croix.com

 

En Centrafrique, les rebelles du Séléka menacent désormais Bangui, la capitale, contrôlée par le régime du président François Bozizé. Dans un courrier adressé à la Croix, l’évêque du diocèse de Bossangoa, Mgr Nestor Nongo Aziagbia (Sma) exhorte au dialogue. Document :

 

Bossangoa, le 31 décembre 2012


Pour un Centrafrique réconcilié


Dans les préambules de son message à l’occasion de la Journée Mondiale de la Paix 2013, sa Sainteté Benoît XVI exprime le vœu d’un monde meilleur pour tout être humain : « Chaque année nouvelle porte en elle l’attente d’un monde meilleur. Dans cette perspective, fondée sur la foi, je prie Dieu, Père de l’humanité, de nous donner la concorde et la paix afin que puissent se réaliser pour tous les aspirations à une vie heureuse et prospère ».


POLITIQUE DU SUR-PLACE


Ces vœux semblent retentir dans le vide en ce qui concerne le peuple centrafricain. Les aspirations à une vie heureuse, au bonheur et à la prospérité paraissent une illusion ou plutôt une utopie qui ne sera jamais à la portée des citoyens et des citoyennes de ce pays dont la devise exhorte pourtant à l’unité et à la concorde dans la dignité par le travail. Quelle ironie ! Alors que tous nos voisins se livrent à la bataille contre le sous-développement, les Centrafricains semblent avoir opté pour la politique du sur-place.


Serait-il que le peuple ait pris goût à la facilité ? Il est certes vrai que le démon des guerres civiles, disons plutôt fratricides, et des rébellions à répétition a donné envie à beaucoup de nos compatriotes de vivre au dépens des autres par le racket. Il suffit d’avoir une arme. En ce sens, on dirait que tout le pays est une poudrière. Les événements militaro-politiques ont malheureusement permis la dissémination de ces engins de mort. Les incidents se multiplient et la vie humaine n’est pas tant prise en considération.


L’ESPOIR D’UN RECOMMENCEMENT ÉTAIT RÉEL


De nombreuses initiatives soutenues par la communauté internationale ont pourtant donné confiance au peuple. Des signes positifs ont été donnés à travers divers rendez-vous où des protagonistes se sont parlé comme des frères. Ils se sont fait des promesses et ont pris des engagements à l’endroit du peuple. Même si les conditions de vie demeuraient difficiles, les Centrafricains et les Centrafricaines commençaient à se reconstruire. Peut-être n’envisageait-on pas des lendemains brillants, mais l’espoir d’un recommencement était réel.


Le peuple avait-il tort d’aspirer à une vie heureuse et pacifique ? Pour beaucoup de nos concitoyens et concitoyennes, ce rêve s’est transformé en un véritable cauchemar avec l’avancée fracassante des rebelles du Séléka contre le régime du président François Bozizé. Même si l’objectif de ces opposants militaro-politiques est de contraindre le régime à la table de négociation, toutefois c’est encore le peuple qui est pris en otage. En effet, en ce qui concerne le diocèse de Bossangoa dont je suis le Pasteur, la chute de Kabo et de Batangafo a été suivie de quelques exactions contre la population qui a été dépouillée de son bétail et d’autres ressources. On déplore par endroits des saccages et même des cas de viol. Ce sont des accusations graves dont il conviendrait de vérifier la véracité.


UN COMPROMIS EST TOUJOURS POSSIBLE À TRAVERS LE DIALOGUE


Il se peut qu’il y ait des manquements dans l’application des différents accords qui ont été signés depuis toutes ces années. Le sentiment d’injustice justifie-t-il la prise d’arme ? N’y aurait-il pas d’autres voies à explorer pour la résolution de ces différends ? Le bien commun, le développement de tous les hommes et de tout homme ne sauraient émaner d’une quelconque violence.


La sagesse nous exhorte à la tempérance et au dialogue. Quels que soient les malentendus, un compromis est toujours possible à travers le dialogue. Opter pour cette voie royale, c’est manifester le désir d’une vie humaine pleine, heureuse et accomplie. Aussi le Pape lance à tous les chrétiens et aux personnes de bonne volonté de relever le défi d’une paix véritable. Cette dernière nous engage dans notre responsabilité individuelle. Tel est le sens du message des Béatitudes qu’il nous propose en cette Journée Mondiale de la Paix : « Heureux les artisans de paix, parce qu’ils seront appelés fils de Dieu » (Mt 5,9) Alors devenons les artisans de la Paix dans notre pays en privilégiant le dialogue, la concorde et la fraternité.

 

Mgr Nestor Désiré Nongo Aziagbia (Sma), évêque de Bossangoa

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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 14:49

 

 

 

 

ville-de-Bangui-taxis4.jpg

 

 

Le Point.fr - le 29/12/2012 à 09:40

 

Les denrées alimentaires de base, comme le manioc, ont fortement augmenté et les habitants craignent l'arrivée prochaine des rebelles.

 

"On ne mange plus convenablement. Le manioc est devenu cher, tout est devenu plus cher", se plaint Angèle Bodero, une commerçante du marché Sambo, le plus grand Bangui, où l'avancée des rebelles a fait flamber les prix des denrées alimentaires. L'alliance Séléka, qui menace de renverser le régime du président François Bozizé, a lancé une offensive le 10 décembre dans le nord de la Centrafrique. Depuis, elle a pris plusieurs villes stratégiques se rapprochant dangereusement de Bangui, la capitale. Cette crise est venue s'ajouter aux difficultés de vie des Centrafricains qui figuraient déjà parmi les populations les plus pauvres de la planète.

Pagne délavé et usé pour couvrir ses jambes, gouttelettes de sueur perlant à son front, Angèle, assise sur un minuscule tabouret, vend des condiments. Ses trois bassines - noire, rouge, vert - sont posées à même le sol. Elle vit avec entre 1 500 francs CFA et 2 000 francs CFA par jour (2,2 à 3 euros). "Avec le même argent, on achète moins", souligne-t-elle, expliquant que la vie était déjà dure avant. Avec la rébellion, "les déplacements [hors de Bangui] sont difficiles. Donc, l'approvisionnement est plus difficile. Certains font de la surenchère", explique-t-elle.

Le manioc a augmenté de 50 %

À la flambée des prix s'ajoute désormais la peur. "J'ai peur comme tout le monde. Si les rebelles arrivent, où est-ce que je peux aller ?" s'interroge-t-elle. Des milliers de personnes se faufilent dans tous les sens entre échoppes, vendeurs à la sauvette, tables ou bidons sur lesquels sont posées des marchandises allant des gousses d'ail aux claquettes, du manioc aux pyramides d'oeufs frais, du savon sous toutes ses formes aux bidons d'huile...

Les voitures, dont des centaines de taxis jaunes qui chargent clients, grossistes et détaillants, se fraient difficilement un passage dans ce marché de plusieurs kilomètres carrés. Le manioc, l'aliment de base des Centrafricains, a augmenté de près de 50 %, le sachet passant de 13 000 francs CF à 18 000 francs CF (19,80 à 27,40 euros). Ce sachet nourrit une famille entre 15 jours et un mois. L'huile de palme, autre aliment de base, est passée de 15 000 à 17 000 francs CF (22,8 à 25,9 euros). Le gombo, un des condiments vendus par Angèle, de 500 francs CF à 750 (76 centimes à 1,15 euro)...

"Mes enfants ne mangent plus normalement"

"Il y a un impact réel du mouvement rebelle sur nos vies. Tu as une somme pour la nourriture, mais la réalité est là, tu achètes moins et tu manges moins", explique une cultivatrice, femme d'un militaire retraité qui n'a pas touché sa pension depuis six mois. "On tient par la grâce de Dieu", admet-elle. Le mari de Clarisse Nafé est malade et ne travaille plus. Privée de moyens, elle dit vivre grâce à la solidarité de la famille et de membres de son église. "Les prix montent. C'est un combat quotidien. C'est de la souffrance. Mes trois enfants ne mangent plus normalement. Il ne faut pas que le pays s'enlise dans le conflit sinon ce sera encore plus dur", raconte-t-elle.

"Bozizé a été élu [lors d'un scrutin contesté en 2011], que peuvent faire les rebelles de plus que lui ?" s'interroge-t-elle. Un peu plus loin, Jean Gueré, visage creusé par les rides, tente de vendre des tamis à farine qu'il fabrique lui-même au prix de 250 francs CFA (36 centimes d'euro) l'unité. Il affirme vivre avec environ 50 000 francs CFA par mois environ (75 euros), mais craint des jours encore plus difficiles. 

"Quand les gens ont moins d'argent, ils n'achètent que la nourriture. C'est la priorité. Pas mes tamis. Aujourd'hui, c'est la crise. C'est dur. Il faut la paix pour qu'on puisse travailler et s'en sortir", affirme-t-il. Euphrasie Ngotanga vend des produits maraîchers. "Le concombre a augmenté. La tomate surtout... Les gens l'achètent moins. Ils ne viennent plus. C'est la galère pour tout le monde", affirme-t-elle. "Si je parviens à tout écouler, je peux m'occuper de ma famille. Mais si je n'écoule pas tout, ce sera difficile." "J'ai peur que les rebelles arrivent. On ne va pas vendre des produits s'il n'y a pas la paix, lance-t-elle. Et alors, comment donnera-t-on à manger à nos enfants ?"

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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 21:05

 

 

 

Bangui ville

 

 

Par Marc-Antoine Bindler avec Jean-Sébastien Soldaïni


http://www.europe1.fr  le 27 décembre 2012 à 20h11

 

TÉMOIGNAGE E1 - Installée à Bangui depuis 30 ans, une Française assure ne pas craindre pour sa sécurité.

 

Après le "caillassage" de l'ambassade de France en Centrafrique mercredi, les Français installés à Bangui ne se sentent pas particulièrement menacés par les troubles qui secouent le pays. Jeudi, le président centrafricain François Bozizé, menacé par une rébellion aux portes de la capitale, a appelé à l’aide Washington et l’ex-puissance coloniale française. Le chef d’État semble désormais très isolé, la France ayant indiqué qu’elle n’interviendrait pas.

 

Jacqueline, résidente française en Centrafrique depuis une trentaine d'années a témoigné jeudi au micro d'Europe 1. Elle assure de ne pas craindre pour sa sécurité même si elle ne se fait pas d'illusion sur d'éventuels pillages.

 

• Des manifs "anti-blancs". "La ville est déserte. Personne ne sort", assure Jacqueline. "J'ai reçu des messages d'amis travaillant à l'ambassade me disant de ne pas me déplacer jeudi à cause d'appels à des manifestations anti-blancs et antimusulmans qui auraient été diffusés sur les ondes de la radio nationale", explique-t-elle.

 

Habituée, Jacqueline confie qu'elle ne craint pour sa sécurité "car c'est la quatrième fois depuis 1996 qu'(elle) vit ce type d'événements". "Il y a une présence de 200 soldats français sur place donc je ne suis pas inquiète" affirme-t-elle

 

• Des pillages à prévoir. Pas de doute pour Jacqueline : "je suis convaincue qu'il y aura des pillages si les rebelles pénètrent dans la ville", explique-t-elle, car "ces armées rebelles se payent sur les habitants". "Si je n'y assiste pas, ça ne me gêne pas" confie la Française d'un ton léger, "je ne suis qu'à deux kilomètres de l'ambassade et je pense que c'est relativement facile de la rejoindre afin de me mettre à l'abri de ça".

 

 

 

NDLR : Face aux rumeurs persistantes faisant état d'infiltration des rebelles dans la capitale par motos taxis, le gouvernement a décidé par arrêté d'interdire l'accès dans la ville de Bangui aux motos taxis de 18 h à 6 h du matin.

 

Par ailleurs, quatre éléments des FACA auraient été abattus à bout portant sur une barrière de sécurité dans la localité de Bogangolo. 

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 02:15

 

 

 

 

S’il y a une caractéristique intolérable du pouvoir de Bozizé qui est une grave et qui est à dénoncer fermement car il s’agit d’une violation inadmissible des droits de l’homme, c’est sa propension à procéder aux enlèvements des citoyens pour les mettre au frais dans des endroits secrets et spéciaux tel que les geôles sordides du camp de Roux, situées sur la moyenne corniche du Bas Oubangui, l’OCRB ou la prison spéciale et personnelle de Bozizé du centre d’instruction militaire de Bossembélé surnommée « Guantanamo », placée sous le commandement du sanguinaire tristement célèbre capitaine Vianney Semndiro, où les visites sont interdites et où les détenus subissent des sévices et tortures cruelles, voire dans certains cas, disparaissent purement et simplement. Bozizé et ses enfants terribles qui se permettent de faire arrêter arbitrairement des citoyens, de les jeter en prison ou de vouloir les enterrer vivant, doivent le moment venu, rendre des comptes à la justice s’ils sortent vivant de l’apocalypse populaire qui les attend s’il advenait que le président de papa perde son pouvoir qui est en train de vaciller ces jours-ci.


La rédaction 

 

 

 

general-francois Yangouvonda Bozizé

Bozizé et ses enfants terribles 

 

Francis Bozizé

 

Djodjo Bozizé casque aux oreilles

Djodjo Bozizé

 

 

Papy-Bozize.JPG

Papy Bozizé

 

 

 

Rodrigue Bozizé

Rodrigue Bozizé  

 

 

Socrate-Bozize.JPG

Socrate Bozizé 

 

Kevin-Bozize.JPG

Kévin Bozizé

 

 

 

Les détenus de la prison du centre d’instruction militaire de Bozizé à Bossembélé dont on ignore le sort : (liste non exhaustive)

 

Jean Bianga

 

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caporal-chef-Gouhoutou.JPG

Brice Quentin Gouhoutou, Caporal-chef arrêté par François Joseph Bozizé alias Djodjo depuis le 15 mars 2012 à 19 h 45. Sa famille est sans nouvelles de lui depuis cette date. Son père, le Pasteur Barthélemy GOUHOUTOU a écrit au ministre de la justice en date du 23 août 2012, lettre demeurée jusqu'ici sans réponse.  

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Crépin Moussa

 

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Serge Venant Magna

Serge Magnan, enlevé un beau matin de son bureau au cabinet du ministre des finances depuis un peu plus de quatre mois maintenant. Sa famille qui ignore ce qu'on lui repproche est sans nouvelle de lui jusqu'à présent. Son épousé, étudiante en 5ème année de médecine, vient de décéder à Dakar en laissant un bébé de 5 mois. Des rumeurs font état de sa présence au "Guantanamo" de Bossembélé.  

 

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Les disparus, avec forte présomption d’avoir été torturés et assassinés

 

 

Charles-Massi-cl.JPG

* Charles Massi, colonel, ancien ministre d’Etat, leader de la CPJP, porté disparu de puis fin décembre 2009. Peu de temps après sa disparition, son épouse qui a été refoulée de Bangui par Bozizé alors qu'elle tentait d'obtenir des informations sur le sort de son mari, décède à Paris peu après son retour de la RCA. 

 

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* Hassan Ousman, leader de mouvement politico-militaire, le MNSP, porté disparu depuis janvier 2010 alors qu’il était hébergé au camp M’poko de la MICOPAX

 

 

 

caporal Abdel Kani Djimé

 

 

* Abdel Kani Djimé, Caporal, ex-aide de camp de Charles Massi, Sa disparition remonterait au 24 septembre 2012 dans le 5èeme arrondissement de Bangui, date de son enlèvement par un mystérieux commando. 

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 13:07

 

 

Bozizé en galante compagnie KNK

 

BANGUI - 11 décembre 2012 12h47 (AFP) - L'attaque lundi de Ndélé, grosse ville du nord de la Centrafrique dont une partie de la population a fui les combats, est l'oeuvre d'une faction dissidente de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), a appris l'AFP mardi de sources concordantes.

De sources concordantes, les hommes de l'UFDR ont aussi attaqué les villes de Sam Ouandja et Ouadda, deux villes situées au nord-est du pays (200 km de Ndélé), où l'armée n'est pas ou peu présente.

Les liaisons téléphoniques avec la région sont coupées, seuls les téléphones satellitaires permettant de communiquer avec Ndélé, ville de 15 à 20.000 habitants. Aucun bilan officiel n'a été donné, mais une source militaire proche du Haut commandement a indiqué que "les FACA (Forces armées centrafricaines) ont perdu (au moins) un homme à Ndélé".

Le +colonel+ Naokoro, partisan du chef dissident de l'UFDR, Michel Djotodia, qui remet en cause les accords de paix signés en avril 2007, a revendiqué les attaques: "Je confirme que les villes de Ndélé, Sam Ouandja et Ouadda, sont sous contrôle (de la faction) de l'UFDR du président Djotodia".

"Nos forces ont fait prisonniers des éléments des FACA à Sam Ouandja. Nous avons récupéré un véhicule équipé d'une mitrailleuse lourde. Les FACA sont en débandade", a-t-il ajouté

"Cela fait six ans aujourd'hui que nous avons signé des accords de paix avec le gouvernement. Mais rien n'a été fait pour pour nous sortir de la misère. Nous voulons que le gouvernement nous dise où nous en sommes avec ces accords de paix", s'est insurgé le colonel Naokoro.

La source militaire proche du Haut commandement a affirmé à l'AFP que "l'armée était en train de procéder à la relève du détachement de Ndélé. Malheureusement, le convoi est tombé en panne à 7 km de Ndélé la veille de l'attaque. Il est obligé de reculer de 45 km pour attendre les instructions en vue d'une contre-attaque".

"Seule une quinzaine d'éléments du précédent détachement était restée à Ndélé en attente de la relève quand l'attaque a été lancée", a poursuivi cette la source.

"D'après les informations recueillies sur place, les FACA se sont retirées de la ville au moment de l'attaque", a encore affirmé la source.

Les FACA étaient soutenues par les hommes de l'ex-rébellion de la Convention des patriotes pour le justice et la paix (CPJP) qui occupent la ville en bonne intelligence avec l'armée depuis les accords de paix signés en 2011.

"Les éléments de la CPJP ont opposé une résistance, mais ils ont été mis en déroute par nos hommes et obligés de fuir", a assuré le "colonel" Naokoro.

Joint mardi par l'AFP, un dirigeant de l'ex-rébellion de l'UFDR, proche de de son chef Zakaria Damane qui a signé les accords de paix avec le pouvoir, assure que "depuis lundi matin les hommes de Michel Djotodia ont surpris et désarmé les éléments des FACA à Sam Ouandja et à Ouadda, avant de lancer l'attaque contre Ndélé où il n'y avait que quelques dizaines d'éléments de l'armée qui ont tous fui. D'après nos informations, ils ont mis en déroute les éléments des forces armées centrafricaines (FACA)".

Lundi, une source militaire avait précisé: "Des hommes armés sont entrés dans la ville en tirant à l'arme automatique. Puis de fortes détonations ont commencé à se faire entendre, provoquant la débandade parmi les habitants qui ont fui en direction des villes voisines, ou encore de la brousse".

Ndélé, carrefour du nord près de la frontière tchadienne et par où passent de nombreux convois entre le Soudan et le Cameroun, avait été le théâtre d'affrontements violents entre différentes rébellions et l'armée entre 2007 et 2010.

L'attaque de lundi survient alors que l'armée centrafricaine est confrontée depuis septembre au nord de Bangui, à une série d'attaques attribuées à une faction rebelle de la CPJP refusant elle aussi les accords de paix signés par leur mouvement.

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