Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 12:47

 

 

pygmee-avec-son-panier.jpg

 

TFI

 03:15 Mercredi 01 décembre sur TF1

Documentaire

Durée : 0:55 min

Résumé

Les chants et danses traditionnels des Pygmées Baaka de la République Centrafricaine ont été proclamés «patrimoine immatériel de l'humanité», par l'Unesco. En 2003, l'Unesco a lancé un plan de sauvegarde de cette tradition orale, vieille comme le monde, et menacée de disparaître. La forêt tropicale de Centrafrique est une terre de mystère et de légendes. Du coeur de cette épaisse jungle, résonnent des chants et de la musique étrange. Ce sont les pygmées Baaka qui chantent et dansent pour plaire aux esprits de la chasse et de la récolte de miel. Leur vie est une chanson sans fin qui exprime leur spiritualité et leur profonde communion avec la forêt

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 02:45

 

 

bria

 

 

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 23 Novembre 2010 13:09

Trois femmes ont été violées par un groupe d’hommes armés non identifiés la semaine dernière au village  Ouzougrou,  situé à 70 km de la ville de Bria.

 

Après le forfait, les violeurs se sont dispersés dans la nature, tandis que les femmes sont conduites à l’Hôpital préfectoral de Bria pour des soins.

 

Selon des informations révélées par le correspondant de Radio Ndeke Luka à Bria, ces hommes ont attaqué le village tôt le matin et ont commencé à tirer en l’air.

 

Profitant de la confusion, ils se sont saisis de ces femmes dont une de 24 ans en grossesse de 8 mois, une de 27 ans allaitant encore un enfant de 18 mois et la dernière âgée d’une trentaine, pour commettre le forfait.

 

Aucune perte en vie humaine, ni de dégât matériel n’a été enregistré après le retrait de ces malfrats.

Aucune procédure judiciaire ni une enquête n’est ouverte pour l’instant pour mettre la main sur les auteurs de cet acte.

 

 

 

NDLR : Même en plein procès du chef du MLC actuellement à la CPI, on trouve encore des hommes armés non identifiés qui vont commettre des viols, il faut croire que cette institution de justice pénale internationale n'est pas suffisamment dissuasive. C'est à désespérer de ces violeurs ! 

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 02:36

 

 

jeunes-filles-centros-copie-1.jpg

 

 

 

ROME - AFP / 18 novembre 2010 09h12 - Pour lutter contre les mutilations génitales, dont sont victimes chaque année des millions de filles dans le monde, mieux vaut s'appuyer sur les valeurs des communautés que combattre les traditions locales, estime l'Unicef dans un rapport rendu public jeudi.

"Les mêmes facteurs qui ont motivé la décision de parents de mutiler leur fille peuvent les amener à arrêter cette pratique si la norme sociale évolue", a constaté le centre de recherches Innocenti de l'Unicef, basé à Florence, auteur de ce rapport, après avoir examiné "les stratégies prometteuses" qui soutiennent des communautés en Egypte, Ethiopie, Kenya, Sénégal et Soudan.

Dans ces pays, une attention particulière a été apportée à "l'implication des membres éminents de la communauté, comme les chefs religieux et locaux", même si les politiques nationales -et en particulier l'interdiction de l'excision- et les médias ont aussi permis "d'encourager le processus".

A chaque fois, la question a été abordée en partant des besoins des communautés, du respect des droits de l'Homme, des motivations qui poussaient une famille à adopter la pratique.

"Quand l'excision est considérée comme la seule façon d'agir, le tout premier pas est de prendre conscience qu'il existe une alternative à cette pratique", soulignent les auteurs.

Ainsi au Sénégal, une loi a interdit les mutilations génitales, mais a suspendu son application pendant deux ans, le temps d'organiser une série de rencontres avec les membres des communautés dans les régions où cette pratique est répandue.

Selon les auteurs du rapport, les initiatives contre l'excision ont trop souvent consisté à "combattre les traditions locales".

Dans les pays étudiés, au contraire, l'excision comme rite initiatique peut être remplacée par une "déclaration de renoncement".

A condition toutefois que celle-ci soit publique et surtout collective, "car une famille ne le fera que si elle croit que la plupart ou tous les autres feront le même choix au même moment".

"Malgré les progrès réalisés dans les communautés bénéficiaires des interventions, surtout au Sénégal, les taux de prévalence nationaux des mutilations génitales restent élevés", reconnaît toutefois l'Unicef.

Celle-ci rappelle que modifier des pratiques qui existent parfois depuis des siècles "est un processus complexe qui prend du temps".

Mais selon les auteurs du rapport, ces stratégies permettent aussi de remettre en cause d'autres pratiques discriminatoires, comme le mariage forcé ou la violence contre les femmes.

(©)

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 02:37

 

 

jeunes-filles-centros.jpg

 

 

3 filles décédées dans la Ouaka suite à leur excision

Radio Ndéké Luka Vendredi, 05 Novembre 2010 14:11

3 filles sont décédées en deux jours, entre les 3 et 4 novembre 2010 dans la préfecture de la Ouaka après avoir été excisées.

Les faits se sont déroulés dans deux villages distincts de cette partie centre de la République centrafricaine. Le 1er cas a été enregistré le mercredi 3 novembre au village de Gbotogbadja, situé à 30 km de Bambari sur l’axe sur l’axe Alindao où deux filles ont trouvé la mort. Le second cas a eu lieu le jeudi 4 du même mois au village Kobadjia situé à 30 km sur l’axe Kouango et la victime est une fille de 10 ans qui a succombé à cet acte de mutilation génitale.

Alertée, l’ONG Mercy Corps qui œuvre dans le domaine de la lutte contre les violences faites aux femmes et une association des femmes de la Ouaka, sont descendues sur le terrain et ont constaté les faits.

Ces organisations ont également saisi les autorités administratives et judicaires de la localité. Pour l’instant, aucun des auteurs des actes n’a été appréhendé. Une enquête judiciaire est ouverte à cet effet.

 

Centrafrique : Le mariage forcé prend de l’ampleur

Ai- Rca- Vendredi, 05 Novembre 2010 15:48 - "Une fille musulmane, âgée d'environ 15 ans et habitant la commune de Mambéré dans la sous-préfecture de Nola et  en fuite pour Bangui a été interceptée par mes éléments  et placée en garde-à-vue.  Selon des  informations venues de mon collègue de Mambéré, elle évitait  un mariage forcé entre elle et un vieux d'au moins  60 ans ».

 Ces  explications sont  du  Commissaire de la ville de Mbaiki Freddy Ngonzo joint au téléphone par l'agence Ai qui s'est insurgé contre cette pratique qui n'honore pas, selon lui, la Centrafrique.

"J’ai pu mettre  la main sur cette fille et je suis actuellement à la recherche des  voies et moyens pour la renvoyer à  Boda", a-t-il poursuivi,  expliquant que  les parents musulmans font la sourde oreille malgré les appels incessants  contre le mariage forcé, les interminables séminaires sur le respect des droits humains, la scolarisation des jeunes filles et autres.

Selon une source policière, l'affaire remonte au mois d'octobre dernier. La jeune fille a été proposée contre son gré  au mariage avec un richissime homme d’affaire musulman.

La même source a également  déploré cette situation qui, selon lui, va  certainement déclencher une procédure judiciaire dès que la jeune fille sera à Nola.

La fille a regagné la ville de Nola sous escorte policière.  Elle sera remise au procureur de la république pour exploitation.

Kabongo Ai Bangui

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 23:17

 

 

Bokassa 1er

 

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 03 Novembre 2010 14:08

Ce 3 novembre marque le 14ième anniversaire de la mort de l’ex-empereur de Centrafrique. Quel souvenir ses anciens sujets gardent-ils aujourd’hui de lui ? Il est difficile de répondre à cette interrogation à en croire les réactions des fils du pays qui sont divisés sur ses réalisations. Les réactions enregistrées par Radio Ndeke Luka présentent un souvenir mitigé. Selon certains centrafricains Bokassa a été un dictateur. Pour d’autres, c’était un vrai bâtisseur dont ses œuvres demeurent visibles.

Jean Bedel Bokassa a été ressortissant de l'Ecole militaire de Saint-Louis au Sénégal. Il termina sa carrière dans l'armée française, avec le grade de capitaine et fût d’abord  détaché comme conseiller militaire technique de l'armée française pour la création, la formation et l'encadrement de l'armée centrafricaine naissante.

C'est par la suite qu'il demanda son départ de l'armée française pour être incorporé comme officier supérieur dans l'armée centrafricaine.  Son cousin, David Dacko, président de la  République Centrafricaine fit appel à ses services pour réorganiser l'armée du pays et le nomma chef d'état-major en 1964. Il accéda ensuite au pouvoir le soir du 31 décembre 1965, à la faveur de ce qu'on appela le « coup d’Etat de Saint Sylvestre ».

Bokassa se couronna finalement empereur le 4 décembre 1977 au cours d'une cérémonie à laquelle 5 000 invités assistèrent, notamment le ministre français de la Coopération, Robert Galley sans la présence d’un quelconque chef d’Etat.

Il justifiait ses actions en déclarant que la création d'une monarchie aiderait la Centrafrique à se distinguer des autres pays africains et à gagner le respect des autres pays du monde.

Seulement, en 1979 à travers une opération dite « Baracuda » il fut éjecté de son trône impérial et remplacé par son cousin David Dacko.

Le 12 juin 1887, au terme d’un procès, il fut reconnu non coupable des charges de cannibalisme mais la peine de mort fut confirmée pour les autres charges. Sa peine fut d'abord commuée en prison à vie en février 1988, puis en 10 ans de réclusion. Il fut amnistié par le défunt président André Kolingba en 1993 et mourut en 1996 d'un arrêt cardiaque. Il a été inhumé dans son ancien palais de Bérengo (sud du pays).

Aucune manifestation officielle n’a marqué l’anniversaire de sa mort à Bangui.

 

 

NDLR : L'état désastreux de la RCA et la misère sans nom dans laquelle végètent aujourd'hui les Centrafricains, après plus de sept années de régime d'un certain François qui était prétendument venu les "libérer", les amène à se souvenir de certains aspects positifs du règne de Bokassa qui aura été et demeure malgré tout, qu'on le veuille ou non, un pittoresque et sanguinaire dictateur.

 

 

 

Centrafrique, où vas-tu ?

Je suis né un peu avant l’indépendance de mon pays et j’ai connu une enfance joyeuse. Actuellement mon cœur saigne quand j’assiste impuissant au dépérissement de l’Etat et à l’agonie de mon beau pays.  Comment peut-on expliquer le chaos que la Centrafrique traverse actuellement?  Comment y remédier? Nos dirigeants ont-ils vraiment le souci de développer ce pays ou sont-ils simplement incompétents ou dépassés?  Quel héritage nous a laissé chacun d’eux?   

De Dacko I entre 1959 et 1965 : il n’a fait que gérer une situation post coloniale, sans grande vision de l’avenir de notre pays. De cette période, je ne peux me souvenir que de la Jeunesse pionnière Nationale (JPN).  

De Bokassa entre 1966 et 1979 : mis à part son côté criminel pour lequel il a été rattrapé, jugé et condamné puis amnistié, tous les Centrafricains sont unanimes à reconnaître que Bokassa fut le grand bâtisseur.  L’Université de Bangui, l’Aéroport Bangui Mpoko, la Cité de l’OCAM, le Stade Omnisport, la télévision en couleur, la première en Afrique francophone etc., sont à inscrire à son actif. Il a vigoureusement cherché l’autosuffisance alimentaire en lançant « l’opération Bokassa » et il a promu l’élevage au point que le cheptel bovin dépassait naguère le nombre d’habitants.  La Fédération Nationale des Eleveurs Centrafricains (FNEC) était citée en exemple par la Banque Mondiale comme un modèle réussi de développement  du secteur de l‘élevage en Afrique. La RCA était le grenier de la sous région. Bangui était la ville « lumière », la « coquette ».  Elle était la seule ville de la sous région à disposer des infrastructures routières et hôtelières (Safari hôtel, Rock Hôtel, hôtel Saint Sylvestre), capables d’abriter les grandes messes internationales.  Bokassa avait valorisé les femmes au point de nommer Mme Elisabeth Domitien Premier  Ministre, une première en Afrique et même dans le monde. Il avait propulsé le sport centrafricain à son apogée et la RCA  a été championne d’Afrique de Basketball.  En quatorze ans de pouvoir, J’aurai retenu que le centrafricain était respecté et avait le sens de l’honneur pour son pays les frasques de Bokassa mis à part.

De Dacko II entre 1979 et 1981 : parachuté par la France pour remplacer Bokassa, il a été incapable de gérer la transition de la dictature à la démocratie.  Ayant  prétexté une guerre civile imminente, il a très vite confié les rênes du pouvoir au général André Kolingba qui n’était pas du tout préparé à assumer ce rôle.  Dacko II n’a été qu’un passage éphémère. Je n’aurai retenu que son premier passage.

De Kolingba entre 1981 et 1993 : c’est la gestion pépère du pays avec les réalisations comme CENTRAPALM, SOGESCA et le palais de l’Assemblée Nationale avec l’aide de la Chine de Taiwan.  Maigres réalisations au regard de l’aide extérieure reçue. Il avait instauré le tribalisme comme mode de gouvernement mais la communauté internationale lui a forcé la main pour accepter le pluralisme politique et d’organiser des élections libres. Il créa le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC), et se présenta à sa propre succession. Il perdit lamentablement le pouvoir dans une première élection démocratique en 1993.  Et il se représenta en 1998, puis en 1999 et 2005 et se fit battre à chaque fois. Son principal héritage au peuple aurait été la paix, et une relative stabilité entachée vers la fin de son régime par une vague répressive, en particulier dans le Nord-Ouest du pays, qui demeure un point sombre dans son bilan. 

De Patassé entre 1993 et 2003 : c’était le seul président élu démocratiquement, qui a bénéficié aussi bien du soutien de l’élite centrafricaine que de la classe paysanne.  Beau parleur et manipulateur hors pair, Patassé savait mettre les foules en délire et avait même fini par convaincre sa propre personne, qu’il était investi par un pouvoir céleste.  Il promettait de redonner au pays sa grandeur d’antan et de le conduire sur le sentier de la croissance et du développement économique.  Mais au début  de son règne, au lieu de sécuriser son régime, il s’est lancé par contre dans l’audit de la gestion du régime précédent. Un audit économiquement coûteux et inutile, qui a provoqué l’ire des dignitaires déchus, encore présents militairement.  Au final, Patassé a passé ses deux mandats à gérer des crises militaro-politiques dont les vagues ont, sans pitié, emporté son régime.  Agé de 73 ans, affaibli et sans grands moyens financiers,  il veut se faire réélire pour une troisième fois avant de prendre sa retraite politique. Isolé et dépourvu de machine électorale, il n’incarne plus cette vision d’une nouvelle Centrafrique, mais continue de rêver que le milieu rural lui est acquis. Sa candidature n’est autre chose qu’une manœuvre politique de Bozizé pour affaiblir le MLPC dont Patassé  n’est plus le chef. Les Centrafricains retiendront de lui comme seul héritage qu’il a aboli l’impôt per capita. 

Bozizé, de 2003 à l’heure actuelle : tout le monde dit, avec raison, qu’il a été le dernier de sa promotion à l’école des officiers créée naguère par Bokassa et qu’il est hanté par un complexe d’infériorité qu’il n’arrive pas à dominer. Il passera à l’histoire comme le président qui a interrompu la marche de la jeune démocratie centrafricaine, dans le seul but de prouver au monde et à lui-même, qu’il n’est pas un officier raté et pour assouvir sa soif du pouvoir et d’enrichissement.  Et dire qu’il n’aurait jamais réussi à prendre seul  le pouvoir par ses propres moyens n’eussent été tous les soutiens et appuis décisifs multiformes et de toutes parts qu’il a reçus ! Son régime aura été une mauvaise parenthèse de plus dans l’histoire dramatique de ce pays.

Il est aussi  l’un des rares  présidents africains à être accompagné tout au long de son mandat, de conseils et de moyens financiers massifs.  Mais il brille par sa médiocrité et son ingratitude. Très vite, il a oublié pourquoi et grâce à qui il est arrivé au pouvoir. Il s’est émancipé de ses parrains et écarté ses compagnons de lutte pour « familiariser » son pouvoir et instaurer le « favoritisme clanique et régional ». Il étend son emprise sur l’armée en faisant de son fils le Ministre délégué à la défense, sur la justice par le biais de son cousin Firmin Feindiro nommé procureur de la République et son officieux conseiller juridique, et les mines par son neveu Sylvain Ndoutingaï. 

Il a aussi  fait main basse sur le Trésor Public sans rendre des comptes à personne (Cour des comptes, Inspection des Finances). Les hommes d’affaires centrafricains sont de gré ou de force enrôlés dans le KNK, son  parti, au risque de perdre le droit d’exercer.  Les jeunes quant à eux, sont employés dans des « tâches parasitaires » à savoir, agents de renseignement ( « tontons macoutes ») ou encore  dans des structures de voyous comme l’association politique Bozize Doit Rester (BDR), créée de toutes pièces et ex nihilo par un mafieux aventurier, selon un mauvais exemple gabonais dont il a cru s’inspirer.  Quel bénéfice la nation peut-t-elle tirer d’une telle pratique?  Ces jeunes ne seraient-ils pas mieux valorisés si on leur apprenait un métier afin de produire et participer à la croissance économique de leur pays ?  

En huit années de pouvoir, Bozizé a excellé dans les manquements à la morale et il a transformé la démocratie en une dictature sanguinaire de fait. Il a dépassé tous les records de violation de la constitution et des droits de l’homme. Il se contredit constamment, manipule, préconise le tout répressif de l’opposition et humilie ses ministres qui ne sont que des exécutants des décisions présidentielles.

La RCA se trouve, désormais, projetée plus de 30 ans en arrière.  Aujourd’hui, l’économie, la santé et l’éducation sont en ruine. L’insécurité règne sur les 2/3 du territoire national, triste résultat pour un prétendu général d’armée. La Banque Mondiale classe la RCA 183 sur183 pays dans le monde pour le climat des affaires, le PNUD nous classe 179 sur 182 pour l’indice de développement humain (IDH) et nous sommes le premier pays en Afrique Centrale et 10è dans le monde pour le taux de prévalence du VIH/SIDA. Aujourd’hui, un élève de classe de terminale n’est même pas capable de faire correctement une simple rédaction. Bangui n’est plus qu’un gros village avec ses délestages chroniques. Il n’y a aucune stratégie d’investissements publics dans les infrastructures de base. Le réseau de distribution d’eau et d’énergie connait une grave dégradation. Les routes dans la capitale Bangui sont impraticables tant il y a de trous et nids de poule. Mais malgré ce triste bilan, le comble est  que Bozizé cherche à  se succéder  à lui-même.   

La Bonne Gouvernance et la Démocratie sont deux ingrédients nécessaires, dans la gestion d’un pays lorsqu’un dirigeant veut assurer à son peuple un niveau de bien-être social élevé. La Centrafrique n’a connu ni l’un ni l’autre depuis son indépendance en Août 1960. 

Pourquoi faut-il que la Centrafrique rate toujours le coach à chaque croisement  crucial de son histoire ?  Tout cela doit cesser. Qui aura le courage, l’audace et la ténacité de proposer un projet de société avec plus de justice, d’égalité, de respect de la personne humaine et de répartition des richesses ?

Qui est capable de diriger la RCA après une telle descente aux enfers ?

Le peuple doit empêcher le pays d’être entraîné dans l’abîme.  Car nul n’ignore qu’il est souverain et saura faire le bon choix le moment venu.  Il s’agira cette fois-ci, non seulement de choisir pour la démocratie, mais aussi, de se battre pour sauvegarder cette démocratie.

Le temps perdu est un temps qui nous perd tous.

Il faut que Bozizé s’en aille !    

Hilaire Touabona (Lyon France)

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 23:15

 

 

Balance-justice.jpg

 

Ai- Rca- Mardi, 26 Octobre 2010 14:42  « Je souhaite très vivement que cette assemblée générale ouvre des voies afin de répondre aux aspirations des justiciables qui espèrent obtenir de bonnes décisions de  justice prises sans complaisance,  fondées sur le droit et rien que le droit »,  a déclaré le Ministre de la Justice  Laurent Ngon Baba, à l’ouverture le 25 octobre à Bangui des travaux de l’assemblée générale des magistrats.

Selon les organisateurs, cette assemblée générale va permettre aux magistrats d’échanger sur les différents thèmes liés à la bonne administration de la justice tels que l’éthique, la déontologie judiciaire, la gestion de la carrière, les rapports entre les magistrats et les avocats.

Pour le chef de ce département ministériel,  cette rencontre est la bienvenue car elle se tient au moment où le corps  judiciaire s’apprête à accueillir des auditeurs de justice qui viendront renforcer le  corps.

Selon le  garde des sceaux, ces assises sont une  tradition prescrite par les textes  qui organisent le fonctionnement des institutions judiciaires en République Centrafricaine. Des institutions conçues de manière à ce que chaque année, en marge de la rentrée solennelle des cours et tribunaux, les principaux acteurs de la justice que sont les magistrats et les juges des juridictions administratives et financières se retrouvent au cours d’une assemblée générale  pour débattre des questions liées  au bon fonctionnement du pouvoir judiciaire.

« J’invite les chefs des juridictions à veiller à la bonne marche de la profession  car la sécurité juridique et surtout judiciaire constitue le vecteur de la relance économique d’un pays post conflit comme le nôtre », a déclaré  le garde des sceaux pour qui,  il est de temps de s’interroger sur l’insuffisance des magistrats centrafricains tant en terme de qualité que de quantité.

« C’est -à-dire un juge formé en connexion avec le contexte politique, économique, social et culturel du milieu nationale et international dans lequel il est appelé à exercer sa délicate mission qui est celle de dire  le droit »,  a-t-il expliqué.

Et de conclure : « un juge doit dire  le droit non pas pour sa satisfaction personnelle mais pour la satisfaction du peuple au nom de qui il rend quotidiennement justice ».

L’ assemblée générale prendra fin le 30 octobre prochain.

Kabongo, Ai Bangui

 

 

NDLR : Les propos de ce ministre de la justice de Bozizé sont aux antipodes de la volonté politique et des pratiques de son patron dont le seul objectif est de tout faire pour assujettir les magistrats centrafricains et toutes les institutions judiciaires. Le dernier exemple en date est le refus du dictateur Bozizé de se conformer à l'arrêt rendu par le Conseil d'Etat dans la question essentiele du découpage des circonscriptions électorales des législatives. Est-il concevable qu'un président de la République puisse disposer d'une prison spéciale comme c'est le cas du bagne de Bossembélé pour Bozizé ? Est-il normal qu'un président de la République fasse une descente dans un parquet pour y ordonner des arrestations de citoyens ? Le vrai défi des magistrats centrafricains aujourd'hui est de pouvoir exercer librement leur profession et de relever ces défis d'ingérence permanente de celui-là même qui est pourtant le président du conseil supérieur de la magistrature et qui veut les soumettre coûte que coûte à son dictat. Tout le reste n'est que brassage d'air inutile.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 00:22

 

 

Boz-et-sa-soldatesque.jpg

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 25 Octobre 2010 13:39

Les militaires retraités entendent entrer en grève à partir du mercredi 29 octobre 2010. Ils réclament ainsi le paiement de 12 mois d’arriérés de pensions qui remontent à l’époque  du feu président André Kolingba et de l’ancien président  Ange Félix Patassé.

Selon Jérémie  Keungo, un des retraités,  de toutes les démarches menées auprès des institutions concernées, aucun résultat n’est positif en leur faveur.

Il précise que c’est le ministère des finances qui a toujours refusé de les satisfaire, bien que le chef d’Etat ait donné une instruction dans ce sens.

Il y a une semaine, ces mécontents avaient remis un mémorandum au gouvernement centrafricain et l’Union Européenne, suite à une marche pacifique.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 22:23

 

 

pousseur-de-viande-Bangui.jpg

 

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 16 Septembre 2010 13:48

La municipalité de Bangui réagit ce 16 septembre 2010 à la plainte de la population suite aux conditions d’abattage des bœufs à l’abattoir de Ngola (Principale abattoir de la Capitale).

Ces abattages échappent aux règles d’hygiène définies dans le code d’hygiène en Centrafrique. Les bêtes sont abattues et dépouillées à même le sol ; ce qui peut être une source de contamination pour la population de la ville.

La situation avait été décriée en début de semaine sur Radio Ndeke Luka par Mahamat SALLET, Directeur Général de la Société d’Etat des Gestions des Abattoirs (SEGA).

Le chef de Service d’Hygiène et Assainissement à la Mairie de Bangui, Jean Pierre SAMITO, pointe du doigt l’Association Nationale des Bouchers Centrafricains (ANBC) qui rend la tâche difficile aux techniciens de la SEGA et personnel de la Mairie.

Il précise que les bouchers ne voient que leur propre intérêt sacrifiant ainsi la santé de la population.

La loi n° 03/04 du 20 janvier 2003 portant Code d’hygiène en Centrafrique fait interdiction de la vente de viande de manière anarchique sur l’ensemble du territoire national.

 

NDLR : Ce problème de conditions d'hygiène insalubres aussi bien à ce qu'on appelle improprement abattoirs de Ngola qui est un véritable défi aux normes vétérinaires et de santé publique ainsi que le mode de transport de la viande de boeuf pour ravitailler les différentes boucheries situées dans les marchés de la ville de Bangui, ne date pas d'aujurd'hui. Tant que la chaîne des responsables ne sera pas clairement démantelée et tous ceux qui en tirent de juteux profits financiers dénoncés et frappés, ce manège persistera. 

Les abattoirs de la SEGA à Kolongo ont été désertés au profit de ce qui fait office d'abattoir à Ngola à la faveur des mutineries de 1996 et 1997 et cette situation hélas qui ne devait être que temporaire dure depuis. Depuis l'arrivée de Bozizé et ses "libérateurs" au pouvoir, les choses ont empiré. Mme Monique Bozizé est à la tête d'un important parc de pousseurs qui assurent le transport de la viande de boeuf  pour livrer les différentes boucheries dans les marchés de Bangui dans d'effrayantes conditions d'hygiène.

Tous ceux qui on essayé de mettre fin à ce scandale se sont cassé les dents et ont jeté l'éponge. Un commissaire de police a même failli se faire tuer pour avoir osé empêcher ce mode de transport de viande. Les protecteurs des pousseurs se trouvent paradoxalement à la présidence de la République. La mairie de Bangui ne peut absolument rien tant que les profiteurs de ce manège sont aussi intouchables comme ils s'en vantent.   

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 01:34

 

 

t-l-com.jpg

 

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 15 Septembre 2010 13:29

Le personnel de la Société Centrafricaine de Télécommunications (SOCATEL), balaie du revers de la main l’appel à la reprise de travail lancé le 14 septembre 2010, par le président du Conseil de Gestion de ladite société, Gervais NDOKOBANDA.

 

Selon Louis Salvador NGOH du Syndicat Chrétien de la Socatel, la grève va être maintenue jusqu’au versement du salaire du mois d’août à l’ensemble du personnel.

 

Il a relevé que le personnel ne cèdera en aucune tentative de sanction qui, pour les grévistes, ne sera que violation de la Convention 87 du code du travail qui garantit la liberté syndicale.

 

Le syndicat de la Socatel a fait cette mise au point en réaction à la mesure prise par le conseil de gestion d’ouvrir une liste de présence pour sanctionner ceux qui refuseraient de venir au travail.

 

La grève observée par les travailleurs de la Socatel a été déclenchée lundi, pour une durée indéterminée. Le personnel réclame son salaire du mois d’août et les trois mois de salaries des deux Responsables syndicaux dont l’un d’eux a déjà perçu les siens.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 02:18

 

 

université de Bangui

 

 

Ai- Rca Jeudi, 09 Septembre 2010 17:00 - Le bureau exécutif de l'Aneca (Association Nationale des Etudiants de Centrafrique) représenté par son vice président Serges Ihano a donné le  8 septembre une conférence de presse à l'amphithéâtre de la Faculté des Sciences de la Santé (Facss) de l'Université de Bangui.

C’était  pour apporter des éclairages sur l'incident qui s’est produit dans la nuit  du samedi 4 à dimanche 5 septembre dernier au service des soins intensifs du complexe pédiatrique où un infirmier à failli perdre sa vie dans l'exercice de sa fonction.

Le but de cette rencontre avec la presse était d'échanger sur les problèmes récurrents que rencontrent les étudiants de la FACSS admis à faire des stages pratiques dans les établissements hospitaliers.

« Vers 23 heures nous avons reçu un bébé de cinq mois  qu'accompagnaient un externe  et deux internes  en plus des parents du bébé», a expliqué Abakar Mahamadou,  étudiant en 3è année de l'Infirmier diplômé d'Etat (IDE).

«Le bébé était installé dans son lit et les internes m'ont recommandé à ce qu'il soit mis sous l'oxygénothérapie parce qu’il présentait  déjà des détresses respiratoires », a-t-il poursuivi.

Selon Mahamadou, quelques minutes après, la fréquence respiratoire du bébé s'est améliorée et les deux internes et l'externe ont rebroussé chemin laissant le bébé et ses parents au service des soins intensifs où il montait la garde.

Et d'ajouter : « je me suis retiré pour administrer d'autres soins aux autres malades. Deux minutes après,  la mère de l'enfant commença à s'agiter ».

« A mon arrivée, l’enfant avait  déjà rendu l’âme » a conclu, visiblement abattu, M Mahamadou

Selon des témoins, le père du bébé, Capitaine d’armée,  très furieux a sorti son arme et a menacé  l'infirmier, lui enjoignant de s'expliquer sur la mort de son enfant.

Selon ces mêmes témoins,  M Abakar n’a pas pu être sauvé que grâce à la mère de l'enfant qui a supplié son mari de ne pas tirer sur l'infirmier.

Pour le vice-président de l'Aneca Ihano, ce comportement est très fréquent dans les hôpitaux de Bangui. Parfois les parents se ruent sur le personnel soignant pour le rosser et/ou simplement l'insulter.

« Le  but de cette rencontre avec la presse est d’amener  la population et plus particulièrement les autorités à prendre des mesures adéquates pour garantir la sécurité de nos collègues de la FACSS » a-t-il martelé.

Il convient de préciser que cet incident survint après celui de l'Hôpital Communautaire  où les parents des malades ont maltraité un étudiant stagiaire. Cas similaire à l'Hôpital de l'Amitié où des garde- malades  ont battu un stagiaire.

Kabongo, Ai Bangui.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société