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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 16:23

 

 

sida malade

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 04 Mars 2011 13:53

La ville de Nola connaît depuis plus d’une semaine une rupture sans précédent de préservatifs. Cette information est rendue publique ce 4 mars 2011 par le correspondant de Radio Ndeke Luka à Nola. Selon les responsables de l’Association centrafricaine pour le marketing social (ACAMS) de la ville, cette rupture peut être constatée sur l’ensemble du territoire centrafricain, car la consommation de préservatifs a doublé au cours des 10 derniers mois dans le pays.

« De 4.500.000 unités au début de l’année 2010, la consommation de préservatifs (masculin et féminin) est passée à 8.500.000 en début 2011 en Centrafrique », ont affirmé des responsables de l’Association pour le marketing social de Nola au correspondant de la Radio.

Quoiqu’il en soit, la population de la ville minière de Nola se dit inquiète de cette rupture. Elle est très dangereuse pour la population de cette ville centrafricaine frontalière avec le Cameroun et le Congo. A cela s’ajoute les chantiers diamantifères qui attirent de milliers de personnes chaque année.

Dans le bilan 2010 publié par le centre de dépistage volontaire de la ville de Nola en début 2011, le taux de prévalence du VIH/sida est de 18%.

 

NDLR : Avec un taux de séro-prévalence aussi inquiétant à Nola, ce problème aussi sérieux est visiblement loin d’être la préoccupation des autorités qui n’ont de tête que pour les préparatifs de l’investiture de provocation de Bozizé du 15 mars prochain.

 

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 01:35

 

 

gendarmes SRI

 

                         Robert Levitt ici entre deux gendarmes de la SRI

 

 

gendarmes voleurs

 

Robert Levitt avec les gendarmes truands de la SRI et David Wisner 

de l'ambassade des USA à Bangui

 

 

La mésaventure que viennent de vivre dans le pays de Bozizé un citoyen américain du nom de  Robert Levitt et son ami de nationalité tchèque, Peter Joda mérite d’être portée à la connaissance de l’opinion publique aussi bien centrafricaine qu’étrangère. Cela non pas dans le but de faire cesser ce genre de chose parce que de toute façon tant que le régime de Bozizé demeurera en place, il n’y a quasiment aucun espoir que ce genre d’abus cesse mais justement, afin de stigmatiser ces pratiques honteuses et scandaleuses dont se rendent régulièrement coupables et en toute impunité certains dignitaires du régime de Bozizé et même la progéniture de celui-ci.

De par la corruption qui y règne et la nature des affaires qui y sont traitées qui rapportaient généralement beaucoup  d’argent à Aimé Vincent Bozizé alias Pappy - un des enfants de Bozizé qui la dirigeait avant de se retrouver à Tours en France, ainsi qu’au Procureur de la République Firmin Feindiro, - ce qui se passe à la Section Recherche et Investigation (SRI), la police politique du pouvoir bozizéen défraie suffisamment la chronique et alimente très souvent la presse banguissoise qui en fait ses choux gras mais doit toujours être dénoncé avec fermeté. Il s’agit d’une véritable bande de voleurs organisée qui sévit méthodiquement par le racket et l’extorsion de fonds à certains citoyens nationaux et étrangers, souvent musulmans  et occidentaux qui ont le malheur de tomber sous leurs pattes.

Pour le cas du citoyen du pays d’Obama qui nous intéresse ici, tout a commencé le 13 janvier 2011, où M. Robert Levitt et son ami un citoyen tchèque Peter Joda, alors en voyage d'affaires en République centrafricaine, ont été arrêtés sans raison plausible dans la ville de Mbaiki alors qu’ils étaient en train de dîner dans un restaurant, au motif qu'ils n’étaient pas munis du permis indispensable pour circuler dans cette ville qualifiée de « zone minière ». Encore des pratiques de l’indéboulonnable ministre des mines et argentier de Bozizé, le tristement Sylvain Ndoutingai. Ils sont transférés à Bangui et mis en geôle à la tristement célèbre SRI où ils passeront mine de rien, quatorze jours. Avec d'autres touristes européens on leur a reproché d’être des espions.

Toujours pendant leur incarcération, ils ont été invités à payer des amendes au Ministère des Mines. Cependant, même après avoir payé les amendes en espèces, ils ont été maintenus en détention au motif qu'il fallait du temps pour « compléter le dossier ». C’est grâce aux interventions des ambassadeurs des USA et de France à Bangui, les contacts quotidiens de M. Levitt avec son avocat à Nice en France, Me Claire Verneil et après de nombreuses discussions qu’ils seront libérés et leurs passeports  restitués après que chacun ait pu se délester de 500.000 F CFA allés sans doute tout droit dans les poches de Ndoutingai, Firmin Feindiro et du lieutenant Serge Kossi, un parent des Touaboy qui est commandant de la SRI en l’absence de Pappy Bozizé.

C’est donc le 27 janvier 2011, soit quatre jours après l’élection présidentielle et législative du 23 janvier 2011 en Centrafrique que les deux malheureux ont pu quitter le territoire centrafricain pour regagner la France. Dans la narration de sa captivité, M. Levitt rapporte que durant leur séjour avec son ami à la SRI, il leur a été donné d’observer que quotidiennement, des gendarmes de la SRI accompagnaient des personnes en détention dans des établissements bancaires de la place pour retirer de l’argent avec leur carte de crédit au guichet automatique ou effectuer des opérations de transfert d’argent par Western Union. Pour ceux des détenus qui refusaient ou qui, pour une raison quelconque, ne pouvaient payer, on les menaçait de prolonger leur durée d’emprisonnement (entre 3 mois et 2 ans). Toujours selon M. Levitt, chaque jour des promesses de libération étaient formulées par les responsables de la SRI mais annulées à chaque fois au motif des prochaines élections.

Le racket et l’extorsion d’argent aux étrangers est l’une des principales activités de prédilection et sources d’enrichissement de certains dignitaires du régime Bozizé comme le Procureur de la République de Bangui, Firmin Feindiro, l’ex directeur des services de renseignement à la présidence, Aristide Reboas , le ministre d’Etat chargé des mines, le corrompu Sylvain Ndoutingai, ainsi que tous des enfants de Bozizé, Jean Francis, Aimé Vincent alias Pappy, Jean François alias Djodjo, Rodrigue, Socrate, Franklin, Teddy, Kévin, Giscard, on en oublie. C’est à certains d’entre eux que le président de la CEI, le faux et criminel pasteur Joseph Binguimalé a donné divers marchés de la CEI de gré à gré de plus de 500 millions de F CFA sans la moindre exécution.

Le niveau de corruption de la famille et du clan Bozizé en Centrafrique aujourd’hui n’a sans doute rien à envier à celui du clan des Trabelsi en Tunisie qui défraie actuellement la chronique après la chute de l’ex-président Zine Abidine Ben Ali, sa fameuse épouse Leila et sa famille. A l’échelle de la République centrafricaine, ce fléau ternit non seulement gravement l’image du pays mais est évidemment très dissuasif pour tout investisseur qui aurait envie de venir dans un tel pays. Concernant le triste sort qui est souvent fait aux occidentaux par le régime de Bozizé, ce qui est déconcertant et incompréhensible est l’apathie et le manque de réactivité des diplomates de ces pays à Bangui, qui privilégient et se contentent de leur stérile tête à tête avec le dictateur sanguinaire.

 

Ci-dessous le fac simile du récépissé délivré à Robert Levitt

 

RL-Arrest.

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 23:48

 

 

cantine-avec-produits-PAM.jpg

 

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 04 Février 2011 13:28

La rentrée scolaire 2010-2011 du fondamental 1 de la ville de Birao (nord du pays), vient de se dérouler, ceci avec plus de 3 mois de retard par rapport à la date officielle. Une rentrée rendue possible grâce à l’arrivée il y a 2 semaines des enseignants titulaires dans le cycle primaire.

Les raisons de ce retard considérable accusé dans le calendrier scolaire est du selon nos sources, aux dernières crises militaro-politiques qui ont contraint le personnel enseignant à ne pas regagner les postes dans les délais. Il s’agit notamment des attaques perpétrées par les rebelles de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix et celles de l’Armée de Résistance du Seigneur.

D’après le correspondant de Radio Ndeke Luka, « cette reprise enthousiasme certains parents d’élèves qui regrettent cependant un manque d’enseignants titulaires au lycée de la ville ». Des fonctionnaires en poste dans la région se portent parfois volontaires pour assurer des cours en remplacement provisoire du personnel encore absent.

A Bangassou (est), c’est aussi la reprise des cours au fondamental 1, après un mouvement de grève observé par l’équipe enseignante de la localité suite à l’arrestation d’un de leurs. Ce dernier avait provoqué la mort d’un élève, suite à une correction corporelle. Selon le correspondant de la Radio Ndeke Luka dans la région, « l’inspecteur de ce secteur scolaire menace de limoger les auteurs de cette grève ».

Par ailleurs à Berberati (ouest), les professeurs vacataires du lycée de cette ville ont suspendu les cours. Ils réclament d’après Arsène Congé, censeur du 1er cycle, « les arriérés des frais de vacation de l’année antérieure ».

Un argument que réfute Dominique Dounféïna, proviseur. Ce dernier précise plutôt que « l’origine de la grogne tient au fait que ces professeurs n’ont pas reçu des gadgets de la campagne électorale des candidats aux élections du janvier dernier ».

 

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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 00:28

 

 

billets-CFA.jpg

 

Les commerçants de Bouar contre les impôts

Radio Ndéké Luka Vendredi, 28 Janvier 2011 14:55

Les opérations économiques de Bouar (ouest de Centrafrique) s’insurgent ce vendredi 28 janvier contre la hausse de 12% sur les taxes et patentes édictées dans la loi de finances 2011. Ils rejoignent de ce fait ceux du marché central de Bangui qui ont boudé la même loi jeudi, lors d’une réunion avec les responsables des régies financières.

Selon Joachim Toukouna délégué de ces commerçants, cette situation les « interpelle et ils exigent du gouvernement une révision de la mesure».

Pour Claire Dougou, chef de centre préfectoral des impôts dans cette localité, il s’agit « des reformes enclenchées par le gouvernement pour sécuriser ses recettes. La nouveauté dans ces reformes, indique-t-il est que l’impôt libératoire est supprimé au profit de l’impôt global unique, calculé sur la base de 12% sur les chiffres d’affaires et taxes comprises, inférieures à 30 000 000 de francs CFA (environ 45,734 euros».

Signalons que pour cette année, la préfecture de la Nana Mambéré devrait verser 195 000 000 de francs CFA (environ 297,275 euros) au trésor public. Il faut dire aussi que la taxe de valeur ajoutée (TVA) est passée de 18% en 2010 à 19% pour l’année en cours.

 

Rupture de préservatifs à Bouar

sida malade

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 28 Janvier 2011 11:53

Depuis quelques jours, il y a pénurie de préservatifs dans la ville de Bouar (Ouest de la Centrafrique). Cette situation serait liée à la fermeture de l’antenne de l’ACAMS (Association Centrafricaine pour le Marketing Social), unique structure d’approvisionnement du produit.

On ignore encore les raisons de la fermeture de l’antenne. Les milieux sanitaires sont déjà inquiets : cette rupture des préservatifs est de nature à contribuer à une montée en flèche de contaminations liées aux infections sexuellement transmissibles, les grossesses non désirées et le VIH-SIDA à Bouar (ouest du pays).

Pierre Malékia, chef de l’équipe préfectorale de lutte contre le VIH-SIDA a expliqué que la pénurie a déjà pour conséquence le développement d’un marché noir où le prix du paquet de 3 préservatifs masculins « génériques » est passé de 50 francs CFA (environ 0,07 euros) à 100  francs CFA (environ 0,15 euros) et ceux de «lovers plus » grimpé de 100 francs CFA à 150 (environ 0,22 euros). Il a confié au correspondant de Radio Ndeke Luka que « la santé de la population locale est en jeu. » Parmi les trois méthodes de prévention du VIH-SIDA que sont « la fidélité, l’abstinence et l’usage des préservatifs, a-t-il encore indiqué, la dernière méthode, celle de l’usage du préservatif, est la plus prisée par la population et surtout la jeunesse ».

Selon les derniers chiffres officiels, le taux de la séroprévalence du VIH-SIDA est de 6,2% en Centrafrique. Un taux qui classe le pays au 1er rang en Afrique Centrale et 10ème au monde.

 

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 02:17

 

 

sida malade

 

 

Jeudi dernier, les auditeurs de Radio France Internationale ont dû suivre avec effarement  l’émission de la journaliste Claire Hedon « Priorité Santé » consacrée à la lutte contre le Sida en Centrafrique. Aux questions précises posées par la journaliste, plusieurs médecins et responsables nationaux dont le ministre de la santé,  ont tenté d’avancer des explications plus ou moins maladroites et en tout cas très embarrassées devant le véritable fléau de la corruption et des malversations financières qui gangrènent particulièrement le Comité national de Lutte contre le Sida (CNLS) dont enfin la tristement célèbre coordinatrice vient seulement d’être limogée.

Cette corruption structurelle au CNLS est malheureusement à l’origine de nombreuses ruptures intempestives des précieuses molécules d’ARV dont ne doivent pourtant pas manquer les nombreux malades du SIDA pour lesquels le Fonds Mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme a dégagé une enveloppe de 40 millions de dollars US sur cinq ans. Les interlocuteurs de Claire Hedon ont fait semblant de ne pas comprendre pourquoi le Fonds mondial décide parfois de suspendre ses décaissements, occasionnant ainsi de dommageables ruptures d’ARV aux malades. Ils ont même poussé le ridicule jusqu’à évoquer le cas de certains pays africains où des malversations auraient aussi été commises sans qu’ils aient pu subir le même sort que le Centrafrique.

Ils faisaient clairement au Mali et à la Mauritanie où le Fonds mondial, suite à ses contrôles périodiques, avait constaté des malversations financières portant sur plusieurs millions de dollars. Mais dans le cas de ces deux pays, les auteurs de ces détournements ont été identifié, épinglés et mis en prison. Or en Centrafrique, force est de constater malheureusement que les auteurs et coupables de corruption et autres détournements, non seulement ne sont nullement inquiétés mais continuent d’être protégés et d’exercer tranquillement leurs fonctions comme si de rien n’était. C’est cela qui est totalement inadmissible et que le Fonds mondial ne saurait tolérer, d’où les sanctions. L’impunité des auteurs de malversation, c’est bien connu en République centrafricaine, non seulement ne risquent rien du tout mais narguent tout le monde et se prévalent ouvertement de la couverture des dignitaires du pouvoir bozizéen.   

Durant l’émission, on a malheureusement suivi avec émotion les différents témoignages de certains malades qui décrivaient et parlaient de leur pitoyable sort dans des termes saisissants, et des conséquences des ruptures d’ARV à la suite des sanctions prises par le Fonds mondial pour protester contre les malversations et détournements criminels au CNLS. Le mal de l’impunité est la caractéristique principale de ce régime dictatorial et sanguinaire de Bozizé où des assassins bien connus dans son proche entourage tels que le capitaine Eugène Ngaikoisset alias le « boucher de Paoua » et autres Olivier Koudémon alias Gbangouma, malgré leur multiples forfaits, continuent de jouir de leur totale liberté et de narguer les familles de leurs victimes et commettre d'autres crimes.

Rédaction C.A.P 

 

La lutte contre le Sida en Centrafrique

  claire-Hedon.jpg

Par Claire Hédon RFI jeudi 16 décembre 2010

Emission enregistrée à Bangui par Claire Hédon

Un peu plus d’un mois avant les élections présidentielles en République Centrafricaine, où en est-on des objectifs du Millénaire pour le développement ? La République centrafricaine, un des pays les plus pauvres du monde, est durement touchée par l'épidémie de VIH. Le taux de prévalence dans la population adulte, c'est-à-dire le pourcentage de personnes touchées par le VIH, est de 6, 2%, il serait descendu à 4,7% d’après un dernier rapport de l’UNICEF, un chiffre qui demande à être confirmé par d’autres études. La République centrafricaine est le dixième pays au monde le plus infecté, le premier d’Afrique centrale ! Seulement 25% ont accès à un traitement antirétroviral. Cette année un réseau de corruption a détourné pendant des mois les crédits et les médicaments destinés aux malades du sida. Où en est-on aujourd’hui ? Comment se passe l’accès aux traitements ; 

Nous faisons le point avec:

Dr Lucien Baté, coordinateur nationale par intérim du CNLS, le comité national de lutte contre le sida

Dr Henri Diemer, coordinateur du programme national d’accès aux ARV

Dr Lala, président du CCM. 

Gaston Kossimatchi, membre de la coordination RECAPEV, réseau centrafricain de personnes vivant avec le VIH sida.

Gilbert Grémalé, de l’association « Vivre et laisser vivre ».

André Nalké Dorogo, Ministre de la Santé de Centrafrique.

Dr Marcel Mbeko, directeur du centre de référence des IST et de la thérapie ARV

Une émission enregistrée au centre de référence des IST et de la thérapie ARV à Bangui.

 

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 00:03

 

 

pousseur de viande Bangui

 

 

Ai- Rca- Vendredi, 17 Décembre 2010 09:50  La Société d'Etat de Gestions  des Abattoirs (SEGA) a lancé le  15 décembre dans les 8 huit arrondissements  que compte Bangui, la capitale une vaste opération de lutte contre l'insalubrité dans des gargotes de la capitale.

Selon une source à la SEGA, cette opération vise d'abord à sensibiliser les tenanciers sur l'insalubrité entretenue dans certaines gargotes de la ville qui sont transformées en  lieux d'abattage des petits ruminants et  qui sont ensuite  livrés à la consommation humaine.

Après la visite de quelques gargotes dans 4 des  8 arrondissements de Bangui, le docteur vétérinaire mandaté par la SEGA, Patrick Ningata a dressé un premier bilan : « Le constat fait est amer, car  l'endroit où  vendeurs et tenanciers de gargotes abattent les animaux  est très  insalubre".

A en croire M Ningata,  cette série de visite lui a permis de voir dans quelles conditions les petits ruminants et les volailles sont abattus. Les  conditions qui, selon lui,  ne respectent pas les normes  établies par la SEGA.

Pour le docteur vétérinaire, cette opération est d'abord une campagne de sensibilisation et dans les jours à venir les moyens seront mis en place pour que les vendeurs ou les tenanciers de gargotes puissent respecter les textes en vigueur.

"Tout abattage doit se faire à la SEGA. L'abattage des petits ruminants  et des bovins",  a-t-il spécifié.

Kabongo, Ai Bangui

 

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 23:22

 

 

Bangui-quartier-Kassai.jpg

 

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 08 Décembre 2010 13:24

Les occupants traditionnels du site de la cimenterie de Sangbi à Bimbo réclament le versement de leurs dédommagements qu’ils attendent depuis plusieurs mois. Selon ces occupants, le chef de l’Etat avait ordonné au ministère de l’agriculture depuis le mois d’août dernier de régulariser leur situation mais jusque-là, aucune suite n’est favorable.  Le ministère de l’agriculture a quant à lui réagi en précisant, sans autre explication, que le dossier est en cours.

 

Ces occupants traditionnels au nombre de 162 ont abandonné leurs champs depuis le mois de janvier 2010 au profit des travaux du site de la cimenterie centrafricaine. Ils ont reçu des promesses de la part des autorités centrafricaines leur promettant un dédommagement. « Jusque là aucune suite n’est favorable malgré les multiples démarches entreprises » a affirmé à Radio Ndeke Luka Jean Pierre BIALO un des délégués de ces occupants traditionnels. « Pour le moment notre seule revendication, c’est le versement de nos dus » poursuit-il.

 

Une commission avait été mise en place au mois de mai dernier pour expertiser le site et évaluer le coût du dédommagement. Cette commission après évaluation a proposé une somme de trente cinq millions de FCFA (convertir en euros).

 

Estimant que le coût est trop élevé, le gouvernement centrafricain a demandé la mise en place d’un nouveau comité pour réévaluer la situation.  Le nouveau comité doit regrouper des experts issus de divers départements ministériels concernés, ainsi que de la sous préfecture de Bimbo.

 

Le ministère de l’Urbanisme a affirmé avoir envoyé déjà trois de ses experts au ministère de l’Agriculture pour siéger dans ce comité. Autrement dit, la balle est dans le camp du ministère de l’agriculture habilité à former ce comité de réévaluation.

 

Or de son côté, le ministère de l’agriculture et du développement rural a affirmé avoir aussi fait le nécessaire. Le dossier est en cours et très bientôt, le comité fera son travail. Après réévaluation, le dossier sera transmis au gouvernement en vue de décompter la situation. Selon le ministère, les occupants traditionnels de ce site de cimenterie doivent patienter un moment. Le temps que l’expertise finisse.

Les occupants traditionnels menacent désormais de descendre dans la rue si aucune solution n’est trouvée dans l’immédiat.

 

 

 

NDLR : Cette cimenterie va-t-elle voir le jour un jour ? Dans une de nos parutions récentes, nous avions fait état de ce que les pseudos hommes d'affaires Indiens et partenaires de Bozizé avaient une fois la cérémonie de pose de la première achevée, solliciter aux autorités centrafricaines l'autorisation d'importer de l'Inde des sacs de ciment que d'en fabriquer sur place à Bimbo. Ensuite, il ont demandé à Bozizé de leur octroyer un permis pour faire du diamant. Tout semble donc indiquer que ce n'est pas avant longtemps que le dédommagement des déguerpis leur sera versé pour que la cimenterie puisse être construite un jour.

 

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 00:11

 

 

centrafrique-copie-1.gif

 

 

 

Lundi, 06 Décembre 2010 14:11

Le calme est revenu à Birao (nord de Centrafrique), et la population commence à regagner la ville, après que l’armée tchadienne ait aidé les FACA (Forces armées centrafricaines) à chasser le 30 novembre 2010, les rebelles de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP).

Le correspondant de Radio Ndeke Luka dans cette localité a pu regagner Bangui et a livré un témoignage sur les événements.

Selon lui, le bilan de l’incursion de la CPJP le 24 novembre est de 7 morts dont un civil. Après la contre-offensive menée deux jours plus tard par l’armée centrafricaine soutenue par son homologue du Tchad, notamment par des bombardements aériens, le bilan s’est élevé cette fois, selon le gouvernement centrafricain, à 71 personnes sont tuées dont 65 côté assaillants.

Birao doit faire face actuellement à une grave pénurie alimentaire. Le correspondant de la radio a fait part du pillage systématique des magasins de la ville. Il a précisé que les rebelles se sont surtout intéressés aux produits de première nécessité.

Les populations qui s’étaient réfugiées en brousse dés le premier jour de l’attaque commencent à revenir en ville et à regagner leurs habitations. Toutefois les communications restent coupées et il est toujours impossible de joindre un abonné de téléphonie mobile à Birao.

 

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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 17:08

 

 

sidaction

 

Centrafrique : Le Sida ne passera pas !!!

Ai-Rca- Samedi, 04 Décembre 2010 12:25 Le pays célèbre ce jour  la journée mondiale Sida autour du thème : « accès universel et droits humains » avec son slogan « Stop Sida, tenons nos promesse ».

Dans son discours prononcé à la veille  de cette journée, le Ministre de la Santé publique, André Nalké Dorogo, a souligné que,  pour conduire ce combat, le président de la république a accepté de présider personnellement le comité national de lutte contre le Sida (CNLS),  instance de décision.

« Cet engagement porte ses fruits puisque le dernier rapport de l’Onu Sida du mois de novembre 2010 révèle que dans les 56 pays dont la République Centrafricaine, le nombre de nouvelles infections  a reculé de près de 20% en dix ans, les décès liés  au Sida ont diminué de près de 20% sur les cinq dernières années et les personnes vivant avec le virus voient leur nombre se stabiliser », a-t-il dit.

Selon M Dorogo, ceci est sans doute un signal encourageant qui exige des Centrafricains plus d’actions audacieuses et des choix intelligents afin de briser la trajectoire de l’épidémie.

Cette journée, à l’en croire, constitue une occasion privilégiée pour mobiliser la population centrafricaine en faveur du dépistage volontaire et d’une meilleure protection individuelle, de proposer des services de soins, de traitement et de soutien de qualité pour les personnes infectées et affectées par le VIH.

Pour le Membre du gouvernement,  « le thème de cette année, est une interpellation non seulement à l’endroit des autorités politico sanitaires, des leaders d’opinion et des communautés mais aussi chacun de nous, là où il se trouve et quel que soit son domaine d’activité,  à promouvoir l’accès universel à la prévention, au traitement, à la prise en charge psychosociale et aux droits des personnes infectées et/ou affectées par le VIH/Sida en République Centrafricaine »

« Je vous exhorte à vous engager résolument dans la lutte contre ce fléau qui ne concerne pas que les autres. Pour ma part, le gouvernement en prenant ses responsabilités par deux fois cette année pour mettre à disposition des ARV montre assurément la voie et compte sur l’engagement et la solidarité pour infléchir  sensiblement la courbe de l’infection à VIH » a-t-il conclu.

Il convient de préciser que, la journée mondiale de lutte contre le Sida est célébrée en Centrafrique le 4 décembre de chaque année dans le souci de distinguer les manifestations liées à la commémoration de la date anniversaire de la proclamation de la République Centrafricaine, qu’est le  1er décembre.

Kabongo, Ai Bangui

 

NDLR : La phraséologie volontariste en apparence des autorités centrafricaines contraste singulièrement avec la triste réalité sur le terrain faite de corruption, de malversation et de mauvaise gestion au CNLS ayant pour dramatiques conséquences des ruptures de stocks d’ARV à répétition, d’examens de CD 4 qui ne sont plus financés ainsi que de carence de préservatifs dans certaines villes du pays.

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 17:44

 

 

 

sida malade

 

 

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 03 Décembre 2010 14:03

 

La République Centrafricaine célèbre à partir du 03 jusqu’au 04 décembre 2010 en différé la journée mondiale de lutte contre le sida. Le Ministère de la santé publique et de la population, a opté pour ce décalage en raison de la coïncidence de la date du 1er décembre, avec la commémoration de la proclamation de la République centrafricaine couplée cette année avec la fête de l’indépendance du pays.

« Droits et obligations des personnes vivant avec le VIH/Sida », est le thème retenue pour l’année 2010. Selon un rapport publié en novembre 2010 par l’ONUSIDA, « en 26 ans de vie, le sida a considérable réduit l’économie mondiale. Elle à fait environ 30 millions  de victimes et 10 millions de malades restent dans l’attente d’un traitement ».

En République Centrafricaine,  des efforts de la part du gouvernement et des partenaires ont contribué à baisser la courbe des infections au VIH, pendant ces cinq dernières années. Du fait que certains malades sont sous traitement antirétroviraux, a déclaré à Radio Ndeke Luka, André Nalké Dorogo, Ministre de la santé. Il demande aux centrafricains de s’impliquer davantage dans la lutte contre cette maladie.

Le président du réseau des personnes vivant avec le VIH/Sida (PVVS), Luc Vindo, a indiqué que la prise des antirétroviraux réduit le décès des PVVIH. Le droit des personnes vivant avec le VIH, existe en République Centrafricaine, mais elles continuent de souffrir a-t-il ajouté. « Il faut insérer dans le budget de l’état un fond alloué pour l’achat des médicaments antirétroviraux », suggère-t-il, car « présentement le stock n’est pas suffisant pour les malades du sida », a-t-il conclu

Zéro nouvelle infection à VIH. Zéro discrimination. Zéro décès lié au sida dans le monde, c’est l’engagement que prend l’ONUDSIDA en cette journée  mondiale de lutte contre cette pandémie du siècle. Propos tenus en Centrafrique par le directeur exécutif du programme Michel SIDIBE, toujours à l’occasion des activités relatives à cette journée.

 

NDLR : En RCA qui occupe le 10ème rand mondial du taux de prévalence et détient le record sous régional, la lutte contre le VIH SIDA a beaucoup souffert de la prédation et des malversations de la coordinatrice du CNLS Hyacinthe Wodobodé qui vient enfin d’être limogée mais qui a eu largement le temps de commettre suffisamment de dégâts. Les nombreuses ruptures d’ARV dues à sa mauvaise gestion de cette dame qui a longtemps bénéficié d’une protection au plus haut niveau des autorités centrafricaines, ont été préjudiciables au fonctionnement de cet important service et occasionné  beaucoup de décès parmi les malades.   

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