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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 02:13

 

 

 

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Par Journaldutchad.com, ifaw.org - 01/05/2011

Cela porte au moins à 150 le nombre d’éléphants tués pour leur ivoire dans la région du Logone oriental au sud du Tchad au cours des 12 derniers mois

 

Une tragédie vient de frapper le Tchad où 30 éléphants ont été retrouvés morts en début de semaine, dépourvus de leurs défenses, celles-ci ayant été retirées par les braconniers. Ces derniers auraient aussi abattu un militaire qui tentait de protéger les éléphants. Ce nouveau massacre porte au moins à 150 le nombre d’éléphants tués pour leur ivoire dans la région du Logone oriental au sud du Tchad au cours des 12 derniers mois. On estime que la population d’éléphants du Tchad s’est effondrée de près de 40% passant de 4 000 individus en 2006 à environ 2 500 d’après le plus récent dénombrement effectué en 2010. Ces animaux ont principalement été braconnés pour leur ivoire. Céline Sissler-Bienvenu, directrice de la région Afrique francophone pour le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW –www.ifaw.org) souligne que des groupes de braconniers très bien armés et organisés traversent régulièrement la frontière Sud du Tchad (laquelle est partagée avec le Cameroun, la Centrafrique et le Soudan) en quête d’éléphants. L’ivoire est exporté illégalement hors d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Ouest pour alimenter les marchés en Asie et en Europe, et très souvent, l’argent récolté aide à financer l’achat d’armes qui serviront dans le cadre de conflits régionaux, à l’image de ce qui se passe dans la région du Darfour, au Soudan et en Centrafrique, précise Sissler-Bienvenu.

 La lutte contre le braconnage est un défi permanent pour le Tchad qui est l’un des pays les plus pauvres et les plus corrompus au monde, la majeure partie de sa population vivant sous le seuil de pauvreté. Sissler-Bienvenu considère que la seule réponse permettant de mettre fin à ces attaques sanglantes contre les éléphants du Tchad et les autres éléphants menacés d’Afrique, est de réduire la demande pour l’ivoire, notamment en Chine, et s’assurer que les rangers des pays de l’aire de répartition de l’éléphant reçoivent la formation adéquate et l’équipement nécessaire pour affronter les braconniers professionnels. Depuis 2009, IFAW finance des projets d’appui à la lutte anti-braconnage (évaluation des besoins, formation pratique, équipement) auprès des rangers et autorités en charge de la conservation dans les pays d’Afrique centrale qui rencontrent d’importantes difficultés à mettre fin à ce trafic sanglant et cruel qu’est celui de l’ivoire, déclare Sissler-Bienvenu. Désormais, ce dont ont besoin ces pays, c’est que la communauté internationale s’engage durablement à soutenir financièrement ces rangers formés et motivés afin qu’ils parviennent efficacement à protéger leurs éléphants.

 

Compte tenu des problèmes de sécurité au Tchad, à ce jour, IFAW n’a pas encore été en mesure d’apporter son appui à la lutte contre le braconnage qui y sévit. Dès que la situation le permettra, IFAW se rapprochera du gouvernement tchadien afin de lui proposer son aide. Il y a quelques semaines, les douaniers thaïlandais ont saisi plus de deux tonnes de défenses d’éléphants africains représentant la prise d’ivoire illicite la plus importante de ces dernières années – les 247 défenses, estimées à 2,8 millions d’euros étaient cachées dans une cargaison de poissons congelés en provenance du Kenya. Une analyse ADN est actuellement en cours afin d’identifier l’origine réelle de cet ivoire.

La Chine et le Japon ont acheté 108 tonnes d’ivoire lors d’une vente unique en novembre 2008 au Botswana, à l’Afrique du Sud, à la Namibie et au Zimbabwe. Ces ventes légales fournissent toute la couverture nécessaire à l’expansion du commerce illégal de l’ivoire. IFAW dirige des projets d’appui à la lutte anti-braconnage pour protéger les éléphants là où ils vivent. C’est pourquoi, outre le travail réalisé pour améliorer les politiques et en sus du soutien apporté aux rangers et aux patrouilles de lutte contre le braconnage dans les parcs nationaux de Tsavo (Kenya) et de Liwonde (Malawi) entre autres, IFAW a développé un programme d’appui à la lutte anti-braconnage dispensé par une équipe d’experts.

 

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 01:24

 

 

 

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       défilé des travailleurs centrafricains le 1er mai 2011 à Bangui

 

 

Par Sébastien Lamba - 01/05/2011

Ils étaient quelques milliers des différents départements ministériels, des sociétés parapubliques et privées à commémorer la fête du 1er Mai

 

C’est par un défilé sur l’Avenue des Martyrs, dimanche 1er Mai 2011, à Bangui, que les travailleurs centrafricains ont célébré leur fête en présence du Président de la République, François Bozizé et des ambassadeurs accrédités en poste à Bangui. Le Secrétaire Général, par intérim de l’Union Syndicale des Travailleur de Centrafrique (USTC), Jean Lebrun Siovène, a signifié que «nous profitons de cette journée pour faire valoir notre revendication pour attirer l’attention du gouvernement afin que nous puissions autour d’une table trouver une solution qui puisse satisfaire les travailleurs centrafricains». Il a indiqué que ces revendications portent sur les conditions de vie des travailleurs, notamment le décret d’application du nouveau statut général de la Fonction Publique; la revalorisation de l’allocation familiale; la réactivation de la Commission de la création de la caisse autonome de retraite.

 Le secrétaire Général des Syndicats progressistes de Centrafrique, Daniel Gue-Toro, a quant à lui demandé au gouvernement de Touadéra III, de payer les arriérés des deux régimes précédents et de revoir le Smig du secteur privé par la révision du Convention du Commerce inadapté.

En revanche, les travailleurs affiliés au sein des différentes Centrales syndicales ont défilé avec des banderoles, où l’on pouvait lire «Qui paie gouverne»; «le panier de la ménagère est trop faible»; «la révision des conventions collectives et accords d’établissement; «Mise en place effective de la caisse Nationale de Sécurité Sociale». En Outre, environ 200 travailleurs des secteurs public et privé ont reçu samedi 30 avril à Bangui, des distinctions honorifiques des mains du Premier ministre, Faustin Archange Touadéra, dans le cadre des manifestations de la fête du travail célébrée le 1er mai.

 

 

NDLR : En débauchant le secrétaire Général de l’une des plus grandes centrales syndicales, Noel Ramadan pour le faire entrer au gouvernement, Bozizé et Touadéra pensaient sans doute qu’ils feraient ainsi taire les justes revendications des travailleurs centrafricains et les grèves. Ils doivent à présent déchanter de leurs illusions à en juger par la teneur des déclarations des responsables syndicaux ici rapportées.

 

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 16:33

 

 

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Par Sebastien Lamba - 26/04/2011

Le Pasteur Suprême Evangéliste, François Bozizé était l’invité du Temple «la Nouvelle Jérusalem», dimanche 24 avril 2011, à Bangui

 

La construction du Temple rénové de l’Eglise Céleste de Galabadjia a été réalisée grâce au financement du Président de la République François Bozizé, Président du Comité National de ladite église. Au cours du Culte, en tant que Président du Comité National de l’Eglise Christianisme Céleste, le Pasteur Suprême Evangéliste, François Bozizé, a oint les dix (10) nouveaux devanciers dont sept (7) femmes, puis leur a remis les diplômes à l’issue d’une formation reçu au Bénin, selon la doctrine de ladite Eglise.

Le suprême Evangéliste Jacob Oschoffa,Oschoffa-fils.jpg dans sa prédication tiré des livres de l’Exode 13: 1 à 3; Thessalonissiens 4: 9 à 12 et Chroniques 7: 1 à 45, a entretenu les fidèles sur le concept de l’amour de Dieu. Il a exhorté les fidèles à aimer leurs prochains avec tous leurs défauts s’ils veulent faire la volonté de Dieu. Il a loué l’initiative du Président de la République, François Bozizé, qui pour être reconnaissant à Dieu, lui a construit un Temple afin de permettre aux chrétiens de se retrouver chaque dimanche. Il a aussi demandé aux chrétiens d’en faire autant.

Il convient de rappeler que l’Eglise Christianisme Céleste avait été créée au Bénin en 1947, par le prophète Oschoffa. C’était en 1987, que cette Eglise a vu le jour à la Cité de Galabadjia, dans le 8èmearrondissement de Bangui; Boëing et PK15 sur la route de Boali.

 

NDLR : Il n’est pas normal que pour cette cérémonie à caractère purement privé, Radio Centrafrique qui est une station nationale d’un Etat laïque, ait été monopolisée toute la matinée de ce jour pour couvrir ce genre de chose qui est n’est que de l’opium, comme dirait quelqu’un, pour le peuple centrafricain. Incapable de résoudre les nombreux et vrais problèmes auxquels sont confrontés au quotidien les Centrafricains, Bozizé choisit de les distraire et d’illusionner ses compatriotes dans des activités soporifiques de sa prétendue église.

 

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 20:29

 

 

ARV

 

 

Mardi, 12 Avril 2011 14:59

 

Le Fonds Mondial vient d’acheter un stock d’antirétroviraux pour remédier à la rupture de ces produits en Centrafrique. L’annonce de la reprise de la distribution aux séropositifs a été faite ce mardi 12 avril 2011, par l’Unité de Cession de Médicament (UCM), structure choisie par le Comité National de Lutte contre le Sida (CNLS) pour la distribution.

Cette disponibilité des antirétroviraux intervient au moment où les personnes vivant avec le VIH-SIDA dénonçaient la rupture sur l’ensemble du territoire depuis 3 mois.

« Nous sommes dans une situation dramatique face à cette rupture, car notre traitement se fait pour toute la vie », s’est lamenté sur les ondes de Radio Ndeke Luka, Gabriel Moléré, chargé de programme au Réseau des Personnes vivant avec le VIH-SIDA (RECAPEV).

En réponse à ce cri de détresse, Blaise Guiouko, responsable du suivi et évaluation du CNLS, a précisé que « les séances de distribution des ARV aux patients débuteront vendredi 15 avril prochain ». Il a expliqué la rupture par « le gel du financement du Fonds Mondial à la République Centrafricaine ».

Plusieurs sources concordantes révèlent en effet que le gel du financement a été provoqué par un l’absence des pièces justificatives concernant les dépenses effectuées sur les fonds alloués par le partenaire dans le cadre de la lutte contre le VIH-SIDA, le paludisme et la tuberculose en Centrafrique.

 

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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 15:45

 

 

ARV

 

 

Ai- Rca- Samedi, 09 Avril 2011 14:03 -La Coordination nationale de l’Organisation Non Gouvernementale (ONG) « Ensemble pour une Solidarité Thérapeutique Hospitalière En Réseau (ESTHER) » organisera du 11 au 13 avril prochain dans la salle de réunion du Laboratoire National de Biologie Clinique et de Santé Publique à Bangui une série de conférences scientifiques sur le thème : « le diagnostic, pronostic et prise en charge de la coïnfection VIH/Hépatites virales en contexte Afrique Centrale ».

 Cette série de conférences qui, s’inscrit dans le cadre du partenariat hospitalier  entre l’Hôpital Européen Georges Pompidou de Paris et le Centre National de Référence des IST et de la Thérapie Antirétrovirale de Bangui  est organisée au profit des médecins prescripteurs d’Anti-Retro Viral (ARV).

Financées par l’ESTHER et placées sous l’égide du Ministère de la Santé, ces conférences ont pour objectif d’aborder la problématique de la prise en charge complexe de l’infection par le VIH ainsi que des co morbidités dont les hépatites.

Ces assises  ainsi organisées permettront aussi, selon des organisateurs,  d’évaluer les protocoles de traitements appliqués, de dégager des nouvelles pistes pour d’autres modalités de traitement en conformité avec les nouvelles recommandations de l’Organisation Mondiale de Santé (Oms) et les directives nationales.

Selon le coordonnateur adjoint de l’ONG ESTHER –RCA Edgard Gremboui, en plus de ces objectifs généraux, les conférences  permettront si Dieu le veut «  la formation  des 20 médecins prescripteurs d’ARV sur la prise en charge de la coïnfection VIH/Hépatites Virales, l’amélioration du suivi biologique des patients con infectés, formulation des recommandations pour l’amélioration de la prise en charge de la coïnfection VIH/Hépatite Virale »

Cette série de conférences sera animée tour à tour par un intervenant venu de l’Hôpital Européen Georges Pompidou de Paris et 10 intervenants locaux.

Kabongo, Ai Bangui

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 16:01

 

 

 

Bozize KNK

 

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 07 Avril 2011 14:26

La journée mondiale de la santé est célébrée ce 7 avril dans le monde et en République centrafricaine. Seulement, la santé de la population centrafricaine reste cependant déplorable dans presque toutes les régions du pays.

« Lutte contre la résistance aux antimicrobiens: agir aujourd'hui pour pouvoir soigner encore demain ». C’est autour de ce thème que le monde célèbre cette journée. Un thème qui vise selon l’OMS à « préserver les avancées spectaculaires de la médecine permettant de traiter des maladies qui, il y a quelques décennies étaient mortelles ».

« La propagation mondiale de la résistance aux antimicrobiens, thème de cette journée, menace l’efficacité de nombreux médicaments utilisés aujourd’hui et risque de remettre en cause les progrès importants qui ont été accomplis contre les principaux agents infectieux mortels », peut-on lire sur le site internet de l’OMS.

En République centrafricaine, la situation reste cependant préoccupante même pour l’accès aux soins de santé primaires. Dans la préfecture de la Nana Mambéré (Nord-ouest du pays), on assiste à une absence des formations sanitaires et les ressources humaines pouvant répondre aux préoccupations des centrafricains de cette région.

L’hôpital peu équipé de la ville ne cesse de recenser des cas de paludisme, de la malnutrition, de la diarrhée et les infections respiratoires aigües chez les enfants de 0 à 15 ans.

Même situation dans la région de Berberati dans le sud. Depuis le début de mois de mars, 70% des consultations à la pédiatrie de la ville, représentent des cas d’anémies. Victor Mbondo, chef du service de la pédiatrie affirme que c’est le paludisme qui est la cause de cette maladie de carence de sang.

Alors que dans la ville de Bangassou (au Centre est), les personnes fuyant les exactions de la LRA et qui se trouve dans cette ville, n’ont pas bénéficié d’une assistance sanitaire. Ces personnes « abandonnées à elles même » vivent dans une situation sanitaire déplorable. De l’avis du médecin en chef adjoint de l’hôpital de la ville, ces personnes n’ont pas été recensées au service hospitalier.

Aucune manifestation officielle n’a eu lieu cependant ni à Bangui, capitale du pays, ni dans certaines villes de province du pays.

 

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 03:04

 

 

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le ministre de l'Education nationale

AmbroiseZawa

 

Ai- Rca- Lundi, 14 Mars 2011 16:20 -

Dans un communiqué de presse parvenu ce jour  au desk central de l’agence Ai, le coordonnateur du projet d’appui au programme sectoriel de l’éducation (Papse) déplore un cas de vol des manuels scolaires, don du fonds catalytique IMOA-FTI.

 

 

 " Le mardi 15 février 2011 au KM5, quartier populaire de la capitale et centre commercial, un vendeur ambulant a été pris en flagrant délit de possession et de vente des manuels de français distribués gratuitement dans les écoles publiques et privées de Bangui et de nos provinces » , a indiqué le communiqué  qui  a précisé que, grâce à un don du Fonds Catalytique IMOA-FTI, la République Centrafricaine pour la première fois dans son histoire, a disposé de 1 300 000 manuels de français et de mathématiques.

« Ces manuels sont strictement interdits de vente à la vente et ont été distribués dans toutes les écoles publiques et privées de l’enseignement fondamental 1, conformément aux directives du Premier ministre », a-t-on appris.

Malheureusement, déplore ce communiqué « des compatriotes peu scrupuleux et insensibles à la souffrance des écoliers centrafricains en ont subtilisés et les écoulent pour continuer de s’enrichir frauduleusement au détriment des parents d’élèves mal informés ».

Aux élèves,  aux parents d’élèves et  aux représentants des forces de l’ordre, le coordonnateur du projet Papse, Jonas Guezewane, les a invités  à contribuer  pour la sauvegarde de ce patrimoine.

« Il revient donc  à chacun de veiller à l’application de cette consigne  dont dépend la stratégie de l’amélioration de la qualité de l’enseignement tant attendu par tous », a-t-il dit.

A en croire M Guezewane, tous les  contrevenants et leurs  complices doivent savoir  qu’ils s’exposent à des poursuites judiciaires pour recel.

Kabongo, Ai Bangui

 

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 16:57

 

 

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(Journal de Bangui 09/03/2011)

Le Centrafricain est le Président de l’Association des Parents des Martyrs et victimes de l’ex-empereur Bokassa

Henri Dondra exprime son désarroi au sujet du décret présidentiel réhabilitant l’ex-empereur Bokassa. Il a expliqué que depuis les événements du 18 janvier 1979, les victimes ne sont pas indemnisées. L’Association compte saisir le Conseil d’Etat, pour annuler le décret pris par le président Bozizé.

Monsieur le Président votre association des parents des enfants Martyrs a été créée en quelle année?

L’Association a été mise en place dès la chute de l’empereur Bokassa le 20 septembre 1979. Et après analyse du dossier de l’association des différentes familles de victimes, nous avons eu la réponse un peu plus tard.

Quel est l’objectif de cette Association?

Cette association avait pour objectif d’abord l’indemnisation des parents des victimes d’agressions et de tortures et de protéger à l’avenir les enfants contre toutes les agressions, tortures en dehors de la loi de la République et d’éviter que la génération future devienne aussi des martyrs.

Le 30 décembre 2010, le Président de la République a réhabilité par décret présidentiel, l’ex-empereur Bokassa, en tant que Président de l’Association des Parents des martyrs, quels sont vos sentiments?

Dès la prise de cette mesure, nous avons réagi avec force. Nous aurions voulu que Bokassa soit condamné pour crime contre de l’humanité d’une part. Mais, d’autre part, il a été gracié. Dès sa réhabilitation, nous avons déclaré que le décret est de nullité absolu. Nous sommes en train d’entreprendre des démarches auprès du Conseil d’Etat pour demander l’annulation de ce texte officiel.

Comment voyez-vous l’avenir de cette démarche?

La démarche que nous avons engagée se poursuit sur le plan procédural, puisque nous savions que le texte a été pris en violation avec la loi en vigueur. Et que si nous ne réagissons pas dans le délai prescrit par la loi, nous risquons de tomber sous le coup de la déchéance. Vous savez qu’il y a une loi qui demande à ce que les victimes de Bokassa soient indemnisées. Car, une justice s’était prononcée en rendant sa décision au terme de loi. On ne va pas aujourd’hui, par un décret présidentiel annulé cette loi.

Pensez-vous que cette décision serait d’une motivation électoraliste ou politique?


Cette décision est électoraliste, parce que l’élection présidentielle était prévue le 23 janvier 2011, il fallait chercher à gagner le corps électoral de la préfecture de la Lobaye, la région natale de Bokassa.

Comment compter-vous réagir et avec quel moyen de bord?

Nous comptons réagir avec une démarche purement juridique. Nous avons engagé une procédure, conformément au texte en vigueur, en demandant l’annulation de ce décret par une plainte que nous avons déposé au Conseil d’Etat.

Vous n’avez pas peur pour votre sécurité?

L’état de notre sécurité est tellement précaire dans la mesure à tout moment on peut venir nous enlever. Mais, nous avons pris une mesure courageuse en termes de martyrs. Je suis victime de mes droits notamment ma pension au Trésor public est bloquée en plus de mon fils que j’ai perdu en 1979.

© Copyright Journal de Bangui

 

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 23:02

 

 

sidaction

 

 

par Barré-Sinoussi Delfraissy et Sicard

Source : (http://www.rue89.com) 03/08/2011 - 16:26 Rue89

Le projet de loi « Immigration, intégration et nationalité » [1], qui est examiné en seconde lecture à l'Assemblée nationale ce 8 mars , est en passe de remettre en cause la législation nationale de 1998 [2] permettant à des étrangers résidant en France et gravement malades d'obtenir un titre de séjour temporaire pour être soignés sur notre territoire.

Dans un amendement à l'article 17 ter [3] [présenté par l'ex-député Thierry Mariani [4], aujourd'hui secrétaire d'Etat chargé des Transports, ndlr], ce projet de loi propose de remplacer la notion d'accès effectif aux traitements et aux soins dans le pays d'origine du patient, par la notion floue de « disponibilité des traitements ».

Chacun sait que dans bon nombre de pays à ressources limitées, la disponibilité d'un traitement est loin de signifier que celui-ci est accessible à tous et en tout lieu. Comment laisser croire que chacun puisse avoir accès aux traitements nécessaires dans des pays sans système de sécurité sociale, où l'offre de soin est inégalement répartie sur le territoire, où les carences en termes de personnel de santé sont majeures, où l'approvisionnement en médicaments dépend de l'aide internationale et de la stabilité politique des pays ?

Renvoyer des patients avec des pathologies graves sans qu'aucune garantie sérieuse de prise en charge ne leur soit donnée équivaut à m’engager leur pronostic vital.

La législation actuelle n'est ni laxiste ni coûteuse

Depuis l'adoption du projet de loi lors de son premier passage à l'Assemblée nationale en octobre, de nombreuses initiatives de la société civile et des professionnels de santé ont plaidé pour la suppression de l'amendement de l'article 17 ter, sur la base d'arguments scientifiques, médicaux et économiques.

Jusqu'ici, les porteurs de ce projet de loi sont restés sourds à leurs arguments. La législation actuelle n'est pourtant ni laxiste ni coûteuse. Au contraire, si la loi est modifiée, la peur de l'expulsion va enfoncer dans la clandestinité des patients en situation déjà précaire, menaçant leur pronostic vital et faisant peser des risques inutiles en matière de santé publique.

L'absence de vaccination, de dépistage, de traitement précoce ou l'arrêt de traitements en cours entretient le risque de diffusion de maladies infectieuses ainsi que l'apparition et la dissémination de pathogènes résistants aux traitements sur notre territoire.

Un recul éthique, médical, social, juridique et politique

L'injustice et la discrimination ne sont pas de bonnes stratégies en matière de santé. En tant que médecins et chercheurs, acteurs de la lutte contre le sida et du droit à la santé, nous n'acceptons pas le recul éthique, médical, social, juridique et politique que constitue cet amendement.

Nous demandons aux parlementaires de considérer nos arguments rationnels et, tout comme les sénateurs l'ont fait en février dernier [5], de rejeter l'article 17 ter du projet de loi « Immigration, Intégration, Nationalité ».

 

Par le professeur Françoise Barré-Sinoussi, lauréate 2008 du prix Nobel de Médecine ; le professeur Jean-François Delfraissy, chef de service au CHU de Bicêtre, et Didier Sicard, ancien président du Comité consultatif national d'éthique (CCNE).

 

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 16:39

 

 

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Source: United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs - Integrated


N'DÉLÉ , 4 mars 2011 (IRIN) - Après des décennies de violence politique, de déplacement et d'insécurité résultant des affrontements entre les groupes rebelles et les forces gouvernementales ainsi qu'avec des bandits armés, des milliers de personnes en République centrafricaine (RCA) sont vulnérables aux maladies et n'ont qu'un accès très limité aux services de santé, disent les agences humanitaires.

Selon le Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies (OCHA), de nombreux centres de santé au nord et au sud-est de la RCA ont été victimes de pillages ou ne sont plus opérationnels, parce que les travailleurs médicaux sont souvent obligés de quitter la région.

Dans l'ensemble, l'accès aux services de santé est très limité dans tout le pays, sauf à Bangui, la capitale ; en outre, l'insécurité empêche ou retarde les réponses aux besoins sanitaires dans le nord et dans le sud de la RCA, en particulier dans les préfectures orientales attaquées par les rebelles. Les organisations non gouvernementales (ONG) utilisent des services mobiles pour aider les milliers de déplacés dans les zones non couvertes par les installations de base du ministère de la Santé.

Dans le nord, autour de Kaga Bandoro et de Bocaranga, il est généralement possible d'accéder par la route, malgré les tensions intermittentes entre le gouvernement et les forces d'opposition. Cependant, dans les régions plus reculées entre Kabo et Sida, et dans les zones du nord proches de la frontière du Tchad, l'insécurité pose des problèmes plus sérieux, restreignant l'accès des organisations humanitaires.

En RCA, la plupart des 192 000 personnes déplacées à l'intérieur du pays (PDI) - le chiffre a augmenté de 30 000 depuis le début de 2010 - ne vivent pas dans des grands camps organisés. Ils cherchent refuge dans des petits campements de fortune, qu'ils installent, pour se protéger, à une certaine distance des routes le long desquelles sont situés leurs villages.

Beaucoup de villages pouvaient autrefois se targuer d'avoir des postes de santé et des dispensaires, quelquefois même des services d'hospitalisation. Mais aujourd'hui, peu ont conservé leur personnel et la plupart ont été pillés.

« Certaines zones au nord du pays sont entièrement coupées de toute assistance médicale. Les travailleurs humanitaires ne peuvent se déplacer que sur certains axes principaux, et atteindre ceux qui se sont enfuis dans la brousse ou dans des zones qui nous sont inaccessibles est un défi majeur, » ont dit à IRIN des travailleurs sanitaires.

Le plus gros des secours est distribué par des vols du Service aérien humanitaire des Nations Unies (UNHAS) dans les régions en crise comme N'délé, Birao au nord et Zémio au sud-est.

« L'UNHAS remplit très bien cette fonction, mais ils sont débordés depuis un certain temps et n'ont pas la flexibilité requise pour répondre aux besoins urgents. La mission devrait recevoir un autre avion, ce qui devrait grandement améliorer les choses, mais même ainsi, un transport uniquement aérien est problématique pour tout le monde, » ont dit à IRIN des travailleurs sanitaires qui ont demandé à rester anonymes.

A l'est, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, Médecins sans Frontières Espagne, par exemple, travaille avec le ministère de la Santé pour fournir des services médicaux au principal hôpital de recours. Des équipes médicales mobiles sont également utilisées dans certaines parties de la préfecture où l'accès est difficile, mais elles sont limitées aux deux axes principaux de Ngarba et de Miamani-Golongosso/Miamani Chari.

Toutefois après les évènements de Birao dans la province de Vakanga, au nord-est du pays, où 8 000 personnes ont été déplacées après une attaque des rebelles, le gouvernement a conseillé aux ONG de s'abstenir d'essayer d'atteindre certaines régions.

Des besoins non satisfaits

Des questions essentielles telles que la réhabilitation des infrastructures, le manque de personnel et la prévention des maladies « n'ont jamais été traitées [complètement] ni par le ministère de la Santé ni par la communauté internationale. Tous, nous réagissons à des crises urgentes sporadiques liées aux épidémies saisonnières ou à l'accès insuffisant aux soins de santé de base en raison du déplacement[des populations] et de l'insécurité, » a dit à IRIN un travailleur sanitaire qui a choisi l'anonymat.

« L'incapacité du gouvernement à fournir des services dans les zones où les ONG ont difficilement accès et le fait que dans certaines de ces zones, les statistiques à elles seules indiquent un état d'urgence, font qu'on comprend aisément pourquoi les ONG du secteur de la santé sont encore obligées de fournir des soins d'urgence, » a dit à IRIN

Leland Montell, directeur de l'International Rescue Committee.

Depuis 2008, le gouvernement n'a consacré que 1,5 pour cent du PIB à la santé publique, ce qui explique qu'il dépend de quelque 19 ONG médicales pour fournir les médicaments et le matériel médical, et améliorer les compétences des travailleurs sanitaires.

Le paludisme reste la première cause de morbidité, et représente 13,8 pour cent des décès. On assiste à une résurgence des épidémies de méningite ainsi que d'autres maladies transmissibles, comme le virus sauvage de la polio, la rougeole et la fièvre jaune, mais les maladies principales sont les maladies hydriques, les infections cutanées et les infections respiratoires.

Le rapport 2011 sur la Procédure d'appel global indique que seulement 30,5 pour cent de la population (28 pour cent en zone urbaine et 32 en zone rurale) a accès à une eau de boisson salubre. Selon l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), la production agricole a été abandonnée dans beaucoup d'endroits en raison de l'insécurité, et les paysans n'ont pas accès à leur capital productif, car ils ont perdu semences, outils et récoltes quand ils ont été obligés de s'enfuir. Soixante-sept pour cent de la population vit avec moins de 1 dollar [par jour] et des milliers souffrent d'insécurité alimentaire ou dépendent des agences humanitaires.

Selon le Fonds des Nations unies pour l'enfance, 16 pour cent des enfants de moins de cinq ans sont atteints de malnutrition aiguë et 6,6 pour cent de malnutrition aiguë sévère, mais il n'existe que 25 centres de nutrition thérapeutiques et 60 centres de soins ambulatoires, qui ne couvrent que le tiers des cas qui devraient être gérés.

Selon le groupe sectoriel santé du pays, alors que la couverture vaccinale nationale avait atteint le chiffre record de 87,76 pour cent pour la diphtérie, la coqueluche et le tétanos en 2006, le déplacement [forcé] a rendu impossible le maintien d'un tel niveau et celui-ci est tombé à 76,4 pour cent en 2009.

La mortalité des moins de cinq ans est de 176 décès pour 1 000 naissances vivantes et la mortalité infantile de 106 décès pour 1 000 naissances vivantes. Le pays a aussi le taux de mortalité maternelle le plus élevé d'Afrique, soit 1 355 pour 100 000 naissances vivantes, rapporte le groupe sectoriel santé.

 

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